Salle des maquettes

Commissaire : Anne Philippon

Artistes : Edmund Alleyn, John Baldessari, Taysir Batniji, Charles-Antoine Blais Métivier, Shary Boyle, Julie C. Fortier, Sophie Calle, Maurizio Cattelan, Thomas Corriveau, Patrick Coutu, Cranfield and Slade, Michel de Broin, Raphaëlle de Groot, Manon De Pauw, Max Dean, Wim Delvoye, Pierre Dorion, Suzanne Duquet, Olafur Eliasson, Graham Fagen, Yves Gaucher, General Idea, Gilbert & George, Jenny Holzer, Roni Horn, Marc-Antoine K. Phaneuf, Jean-François Proulx, Stéphane La Rue, Jouets Lafrance, Raymond Lavoie, Micah Lexier, Miranda Maher, Piero Manzoni, Paul McCarthy, Jason McLean, Annette Messager, Otobong Nkanga, Yoko Ono, Didem Özbek, Giuseppe Penone , Yann Pocreau, Denis Rousseau, Sarkis, Cindy Sherman, Michael Snow , Nancy Spero, Lawrence Weiner, Martha Wilson, Dana Wyse

8 mars 2019 - 13 avril 2019

Vernissage : 7 mars 2019, 17 h 30

La Galerie de l’UQAM ouvre Salle des maquettes, une exposition proposée par Anne Philippon, conservatrice adjointe, et rassemblant plus de 40 artistes du Québec, du Canada et de l’international. Tirées de la Collection d’œuvres d’art de l’UQAM et de la Petite collection, les pièces exposées s’attachent à montrer diverses modélisations de la pratique artistique. Elles rendent visible le travail de recherche et de réflexion qui sous-tend le développement d’une œuvre, d’une série, voire d’une carrière entière.

L’EXPOSITION

L’exposition Salle des maquettes rassemble des œuvres tirées de la Collection d’œuvres d’art de l’UQAM et de la Petite collection, dans lesquelles on peut observer les traces du processus créatif de l’artiste. Divers indices et documents viennent éclairer le propos en dévoilant les moyens mis en action pendant la réalisation d’une œuvre.

Par son titre, cette exposition évoque la dimension expérimentale de la maquette, employée souvent dans le domaine de l’art comme outil de travail pour révéler la trame visuelle d’un projet. Salle des maquettes se compose, d’une part, d’esquisses préparatoires, d’ébauches, d’éléments en série et de petits objets de nature singulière. Ces œuvres exemplifient à échelle réduite un concept destiné à être réalisé avec plus d’ampleur ou, au contraire, rendent compte d’un projet plus important déjà exécuté. D’autre part, certaines propositions se caractérisent par l’emploi de motifs récurrents présentant de subtiles variations d’une œuvre à l’autre. Elles deviennent alors des espaces exploratoires où la récurrence formelle ou thématique témoigne d’un travail en constante évolution. Elles traduisent ainsi les différentes dynamiques qui enrichissent la démarche d’un ou d’une artiste, et matérialisent parfois la synthèse de son travail.

Enfin, cette exposition protéiforme permet d’instaurer des connexions fécondes au sein de la collection institutionnelle, tout en renforçant le rôle fondamental de cette dernière au point de vue de la recherche et du développement des connaissances. Dans le sillage de la réflexion amenée par Raymond Lavoie, dont la pièce prête son titre à l’exposition, les œuvres de Salle des maquettes agissent comme des révélateurs des différents enjeux qui traversent les pratiques artistiques. Elles rendent compte dès lors des multiples façons dont les artistes réinvestissent notamment les questions liées au statut de l’objet d’art, à la figure de l’artiste, à l’identité et à l’histoire.

LA COLLECTION D’ŒUVRES D’ART DE L’UQAM

Lors de sa création en 1969, l’Université du Québec à Montréal hérite de la collection de l’École des beaux-arts de Montréal, rassemblant des objets d’art d’époques et de provenances diverses, dont une momie égyptienne et près de 3 000 gravures d’étudiant·e·s de l’atelier d’Albert Dumouchel. En 1975, lors de la création de la galerie universitaire, un premier espace est attribué à la Collection sur la rue Saint-Urbain, jusqu’à ce que la Galerie de l’UQAM soit aménagée au sein du pavillon Judith-Jasmin, nouvellement construit (1979). Elle y exerce son mandat depuis, lequel est notamment axé sur la recherche, la présentation d’expositions et de programmes éducatifs, de même que la consolidation de la collection institutionnelle.

Au fil des années, des gestes sont successivement posés dans le but de mieux documenter les caractéristiques de la Collection et d’orienter son développement. C’est ainsi qu’une politique d’acquisition très rigoureuse guide le travail du comité d’acquisition, que l’inventaire est mis à jour annuellement et qu’une réflexion en continu nourrit divers projets de diffusion. Ces initiatives visent à permettre une meilleure appréciation de ce bien collectif que représente la collection institutionnelle, mais aussi une reconnaissance de l’apport significatif du domaine des arts visuels à la communauté universitaire, que ce soit en regard de la recherche, de l’enseignement, de la vie culturelle de l’UQAM ou de son rayonnement à l’échelle nationale et internationale. À ce jour, la Collection d’œuvres d’art de l’UQAM compte plus de 4 000 objets et œuvres d’art.

LA PETITE COLLECTION

La Galerie de l’UQAM développe depuis 2009 un cabinet de curiosités unique au Canada. Il comprend un ensemble d’objets multiples produits par des artistes réputé·e·s nationalement et internationalement, le plus souvent numérotés, signés et en éditions limitées. Ce corpus incite à considérer des objets de statuts différents, à ouvrir la recherche sur une grande variété d’artistes actifs·ives partout dans le monde et à réfléchir à de nouveaux modes d’exposition.

À PROPOS DE LA COMMISSAIRE

Détentrice d’une maitrise en études des arts de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), Anne Philippon est, depuis 2016, conservatrice adjointe à la Galerie de l’UQAM où elle assure la gestion de la Collection d’œuvres d’art de l’UQAM, coordonne la présentation des expositions et leur circulation ainsi que la production des publications. En tant que commissaire, elle a mené divers projets d’exposition, notamment à EXPRESSION, Centre d’exposition de Saint-Hyacinthe (Karine Payette. L’ombre d’un doute, 2017), à la Salle Alfred-Pellan de la Maison des arts de Laval (Sonia Haberstich. Se perdre est agréable et Nicolas Fleming. Et ce n’était qu’un commencement, 2015) et à la Galerie de l’UQAM (La Petite collection. Grandeur et splendeur, 2013, co-commissariat avec Pascale Tremblay). Elle collabore de façon régulière à différentes publications traitant d’art contemporain et a également été membre de plusieurs jurys.

PARTENAIRES

 

Œuvres liées

Activité liée