Simon Bertrand. Assembler, dessiner, transcrire

Finissant de la maitrise en arts visuels et médiatiques, UQAM

Artiste : Simon Bertrand

23 octobre 2009 - 21 novembre 2009

Vernissage : 22 octobre 2009, 17 h 30

La Galerie de l’UQAM présentera l’exposition Simon Bertrand. Assembler, dessiner, transcrire du 23 octobre au 21 novembre 2009. Le vernissage aura lieu le jeudi 22 octobre, à 17 h 30, et l’artiste y sera en plein travail. Quotidiennement, celui-ci reviendra sur place au cours de l’exposition afin de continuer ses réalisations.

Assembler, dessiner, transcrire

Tenter de copier l’intégralité de la Bible et de l’Odyssée d’Homère, ou essayer de tracer des cercles parfaits à la main constituent les exercices fastidieux auxquels se consacre Simon Bertrand. L’artiste met en œuvre trois procédés artistiques distincts, soit l’assemblage, le dessin et la transcription. Lors de l’exposition, ceux-ci seront séparés en trois stations. Sans jamais vraiment cesser son travail, l’artiste passera d’une station à une autre lors de ses séances de travail dans la Galerie. Simon Bertrand met à l’épreuve ces différents procédés en les répétant individuellement sur une longue période de temps. Les accumulations qui en résultent sont le point de départ d’une réflexion sur l’appropriation, la non-linéarité temporelle et l’aboutissement dans le travail.

Station de transcription

Il s’agit ici de transcrire deux livres, l’Odyssée d’Homère et la Bible – Nouvelle traduction. L’intention est de réunir sur une seule surface un texte en entier afin de le donner à voir dans sa totalité. L’écriture menue et linéaire permet à l’artiste de compresser le récit tout en rendant la lecture possible.

« Je ne suis pas chrétien, ni croyant, mais je reconnais la place et l’importance des écritures bibliques, tout comme les écrits d’Homère. J’ai le sentiment de les connaître intimement, même si je ne les ai pas lus. Je sens aussi qu’ils ont joué et jouent encore un rôle important dans ma vie, dans la manière dont j’ai été éduqué et dans ma façon de percevoir ce qui m’entoure : la souffrance, la mort, l’amour. Il s’agit donc, à travers la transcription, de tenter de saisir cet héritage qui est en moi malgré moi, de m’en imprégner, de le prendre, de le faire mien. L’héritage est si bien assimilé que nous ne le percevons plus, mais nous en dépendons toujours. »

Station de dessin 

Cet exercice a pour but de dessiner un cercle parfait d’un mètre de diamètre à main levée. Les traits accumulés marquant cette progression renvoient à la notion de perfectionnement dont la nature implique ou suppose une sorte d’obsession. L’objectif visé étant concrètement impossible, l’idée même de point de chute est constamment remise en question.

« On peut y voir une caricature de la pratique artistique, voire de ma propre pratique, et de l’ambition démesurée de l’artiste qui se prend au sérieux dans son processus. Pour moi, il y a de l’ironie dans cette image de la figure de l’artiste au travail. »

Station d’assemblage 

Des objets et des matériaux préalablement trouvés ou achetés sont assemblés sur une base quasi-quotidienne. De manière spontanée et sans but spécifique, sinon celui d’éprouver le procédé de l’assemblage, l’artiste forme des arrangements polysémiques de petites dimensions et les accumule de façon chronologique sur une période indéterminée. Les assemblages sont perçus davantage comme les produits de l’exercice que comme des sculptures à proprement parler.

« De par sa facture et son aspect performatif, chaque station renvoie à une temporalité qui est propre au corps. Ces accumulations sont pour moi la matérialisation de multiples durées formant des itinéraires irréguliers, des trajets fractals. Aussi, elles donnent à voir ce qui est en train de se faire dans un processus qui se renouvelle incessamment et compulsivement. »

L’artiste

Simon Bertrand est un artiste multidisciplinaire. Né au Québec, il vit et travaille dans la région de Montréal. Ses réalisations ont été présentées dans différentes galeries et centres d’expérimentations dont Art Mûr, la Galerie Verticale, la Galerie VAV et le Centre de Diffusion et d’Expérimentation des étudiants de la maîtrise en arts de L’ÉAVM (CEDx). Il termine, avec Assembler, dessiner, transcrire ses études de maîtrise en arts visuels et médiatiques.

Appuis

Conseil de recherches en sciences humaines
Bourse du Fonds des professeurs de l’ÉAVM