Leyla Majeri. Don’t Blame Us If We Get Playful

Finissante de la maitrise en arts visuels et médiatiques, UQAM

Artiste : Leyla Majeri

10 mars 2018 - 14 avril 2018

Vernissage : 10 mars 2018, 15 h 00

La Galerie de l’UQAM accueille l’exposition Leyla Majeri. Don’t Blame Us If We Get Playful. L’artiste, finissante de la maitrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM, y propose une exploration matérielle des frontières mouvantes entre nature et culture. S’inspirant de son expérience de jardinière, Majeri offre une installation qui questionne la notion de réciprocité dans notre rapport aux choses et environnements qui nous entourent.

L’exposition

Le travail de la jardinière consiste à creuser et à entretenir plusieurs aspects de la matière, en tenant compte des besoins de celle-ci pour croitre, des types de relations bénéfiques à la vie et du rôle que la mort doit parfois y jouer. Bien que la pratique de l’artiste en atelier s’engage quant à elle dans une tout autre relation avec la matière, un rapport de réciprocité subsiste, menant parfois à une perte de maitrise et par conséquent à des résultats imprévisibles. Dans l’activité artistique tout comme dans celle du jardinage, la distinction entre le geste de cultiver et l’objet cultivé s’estompe à mesure que l’on s’attarde à saisir l’esprit d’une chose qui nous échappe et nous surprend. En prenant appui sur la pratique du jardin, Leyla Majeri élabore une approche sculpturale pour sonder les diverses matérialités, notions et apories qui émergent d’un tel croisement, offrant ainsi un regard inusité sur la relation ambivalente entre nature et culture.

Se déployant au sol, l’exposition Don’t Blame Us If We Get Playful propose un environnement dans lequel se brouillent deux pratiques qui, de manières distinctes et à différentes échelles, (re)négocient les limites de la matière. Papier, carton, plâtre et divers rebus y sont manipulés et mis en scène non pas pour prétendre à un jardin, mais bien pour en explorer les limites poreuses. Guidée par cette approche plurielle et spéculative, Leyla Majeri s’attarde aux intersections de l’imaginaire, de la nature et du politique, traçant en chemin leurs liens écologiques.

L’artiste

Leyla Majeri se concentre sur l’installation sculpturale et l’animation cinématographique qu’elle met en relation avec des préoccupations plus vastes portées sur l’écologie entre les choses matérielles, immatérielles et imaginées. Récemment, on a pu voir ses œuvres à la Parisian Laundry (Montréal, 2016), à Sounds Like, Paved Arts (Saskatoon, 2016), au Eastern Bloc (Montréal, 2016) et au Festival du nouveau cinéma (Montréal, 2015). Elle est récipiendaire d’une bourse de projet du Conseil des arts du Canada (2016) et d’une bourse de recherche du Grupmuv (UQAM, 2015). Au printemps 2017, elle effectue une résidence au centre d’artistes Est-Nord-Est (Saint-Jean-Port-Joli) pour mener une recherche sur la matière plastique et ses résidus. Sa première exposition solo, Harness the Sun (Arprim, Montréal, 2016), entamait une réflexion sur le jardin qui se poursuit à la Galerie de l’UQAM. Leyla Majeri complète actuellement une maitrise en arts visuels et médiatiques à l’UQAM.
leylamajeri.blogspot.ca

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