La nuit des idées – Proches : l’humanité dans la proximité

28 janvier 2021, 12 h 10

Date : Jeudi 28 janvier 2021, 12 h 10 – 14 h
En ligne sur la page Facebook du Consulat général de France à Québec
Entrée libre

Retrouvez l’archive des conversations sur la page Vimeo de la Galerie de l’UQAM

Invitées :
Rima Elkouri, journaliste et auteure, Montréal
Anouche Kunth, chercheuse en histoire, Paris
Véronique Leblanc, commissaire, Montréal
Sonia Recasens, commissaire, Paris
Kapwani Kiwanga, artiste, Paris
Gaëtane Verna, commissaire et directrice d’institutions muséales, Toronto

Œuvres vidéos :
Leila Zelli, artiste, Montréal
Isabelle Kanapé, réalisatrice, Pessamit

Animation : Marie-Andrée Lamontagne, écrivain, éditrice et journaliste, Montréal

Commissaire de l’évènement : Louise Déry, directrice de la Galerie de l’UQAM, Montréal

La Galerie de l’UQAM et le Consulat général de France à Québec présentent, le 28 janvier prochain, une nouvelle édition québécoise de La nuit des idées entièrement virtuelle. Sur le thème Proches, l’évènement rassemble plusieurs personnalités aux parcours uniques pour une journée de réflexions et d’échanges. Initiée par l’Institut français, La nuit des idées a lieu une fois par an, à la même date sur les cinq continents, ralliant ainsi des milliers de personnes pour une nuit de débats internationale, interdisciplinaire et intergénérationnelle autour d’une thématique commune.

Une année surprenante ne pouvait qu’engendrer une édition tout aussi inattendue de La nuit des idées : en mode 100 % virtuel. Pour cette édition, les programmations de 15 partenaires québécois se succèderont dès 9 h 45 jusqu’en fin de soirée. Les discussions organisées par la Galerie de l’UQAM seront quant à elles diffusées en plein jour, de 12 h 10 à 14 h. Toutes les activités de La nuit des idées au Québec seront à retrouver le 28 janvier 2021 sur la page Facebook du Consulat général de France à Québec.

Coordonnée par le Consulat général de France à Québec, l’édition québécoise de La nuit des idées rassemble cette année 15 partenaires rayonnant sur 6 villes : Le Lobe, Le Centre d’expérimentation musicale, la Librairie Les Bouquinistes, la Maison de la littérature, la Maison natale de Louis Fréchette, le Groupe URAV, la Galerie R3 de l’UQTR, la Galerie de l’UQAM, le Théâtre des Petites Lanternes, Sporobole, l’Université de Sherbrooke, la Délégation générale du Québec à Paris, l’ENSAD, l’Université Concordia, le Centre Pompidou, Québec BD et Lyon BD.
Programmation / Évènement Facebook

Édition 2021 : thématique et programme

Chaque année, La nuit des idées propose aux lieux participants d’imaginer leur programmation autour d’un même thème choisi pour résonner dans de nombreux domaines et s’offrir aux déclinaisons les plus variées. Le thème de cette année, Proches, permet une grande diversité de réflexions qui sont explorées tout au long de l’évènement. Il pose la question de nos rapports individuels et collectifs à l’espace, des nouvelles solidarités que la crise de nos modèles économiques et sociaux appelle à construire, mais il interroge aussi la place prise par le numérique dans nos sociétés en ces temps où les rassemblements sont impossibles. En réponse à la thématique mondiale, la commissaire et directrice de la Galerie de l’UQAM a articulé les discussions autour du thème L’humanité dans la proximité.

Ainsi, les notions d’humanité, de communauté et de proximité s’entrecroisent, dans cette nuit des idées, pour faire apparaitre certains angles de réalités aussi diverses que l’expérience de l’exil et de l’immigration, de l’altérité et de la solidarité, de l’inclusion et de l’exclusion. En convoquant l’histoire, la littérature, la communication, la muséologie et l’art, les huit participantes invitées dans le cadre de cette programmation exposent des formes d’approchement qui font vibrer l’humain. Comme historiennes, auteures, commissaires ou artistes, par leurs recherches, leurs mots, leurs œuvres et leurs gestes, elles se commettent d’une manière qui engage l’imagination afin de restaurer la mémoire, d’établir des liens, de créer un espace d’échange face à un monde inquiété auquel nous ne saurions survivre sans un profond désir de l’en-commun.

Afin d’explorer les multiples avenues soulevées par ce thème, la Galerie de l’UQAM a invité huit personnes inspirantes, audacieuses et engagées. Animée par l’écrivain, éditrice et journaliste Marie-Andrée Lamontagne, l’évènement est organisé autour de trois discussions en tandem. La première conversation réunira la chercheuse en histoire Anouche Kunth (Paris) et la journaliste et auteure Rima Elkouri (Montréal). L’évènement se poursuivra avec un échange entre les commissaires Véronique Leblanc (Montréal) et Sonia Recasens (Paris). La troisième conversation mettra en présence l’artiste Kapwani Kiwanga (Paris) et la commissaire Gaëtane Verna (Toronto). Enfin, les œuvres vidéos de l’artiste Leila Zelli et de la réalisatrice Isabelle Kanapé seront diffusées au sein de cette programmation.

Retrouvez les enregistrements de ces trois conversations sur notre compte Vimeo :

À propos de La nuit des idées

Initiée par l’Institut français, La nuit des idées a lieu une fois par an sur les cinq continents, ralliant ainsi des milliers de personnes pour une nuit de débats internationale, interdisciplinaire et intergénérationnelle autour d’une thématique commune. Cette année, La nuit des idées réunit en France et dans 75 pays de nombreux lieux de culture et de savoir pour une soirée autour du thème Proches : universités et grandes écoles, musées et centres d’art, établissements culturels, médias, bibliothèques, associations, convient leurs publics à rencontrer, en ligne, plus d’un millier d’intervenant·e·s de tous horizons. Des îles Fidji à Vancouver, d’Helsinki à Johannesburg, plus de 200 000 personnes se sont retrouvées en 2020 pour fêter la pensée.
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À propos des invitées

Née à Montréal, Rima Elkouri est chroniqueuse au quotidien La Presse et auteure. Son premier roman, Manam (Boréal, 2019), est un regard de l’intérieur sur le génocide arménien et l’importance de témoigner. Lauréate du prix Jules-Fournier du Conseil supérieur de la langue française du Québec et du prix Judith-Jasmin, elle a publié en 2014 le recueil Pas envie d’être arabe (Somme toute) qui rassemble ses meilleurs textes parus entre 2000 et 2014. Elle est coauteure du récit La liberté n’est pas un crime (Plon, 2020) et a collaboré à plusieurs ouvrages collectifs, dont Dix ans plus tard : la commission Bouchard-Taylor, succès ou échec ? (Québec Amérique, 2018), Abécédaire du féminisme (Somme toute, 2016) et Quelque part au début du XXIe siècle. Les années 00 vues par 40 jeunes créateurs et observateurs québécois (La Pastèque, 2008).

Anouche Kunth est historienne, chargée de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS, France), membre de l’Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (CNRS/EHESS). Elle est spécialiste des violences et crimes étatiques, qu’elle aborde depuis le cas arménien en se penchant plus spécifiquement sur l’après-coup du génocide de 1915. Elle prête une attention particulière aux trajectoires des rescapé·e·s, forcé·e·s à l’exil et à l’apatridie par la jeune République de Turquie qui succède en 1923 à l’Empire ottoman. Ses travaux tentent ainsi d’appréhender l’agir humain face à l’irréparable. Elle est l’auteure, notamment, des ouvrages Exils arméniens. Du Caucase à Paris (1920-1945) (Belin, 2016) et Arméniens en France, du chaos à la reconnaissance (L’Attribut, 2010, co-écrit avec Claire Mouradian). Elle est membre de plusieurs revues, en particulier de Sensibilités. Histoire, critique et sciences sociales. Elle a reçu la Médaille de bronze 2020 du CNRS.

Véronique Leblanc est commissaire indépendante, auteure et chargée de cours en histoire de l’art à l’Université du Québec à Montréal. Ses recherches portent actuellement sur l’imaginaire du commun en art actuel et sur un ensemble de pratiques artistiques qui combinent des approches collaboratives et performatives avec des stratégies documentaires. Depuis septembre 2020, elle est commissaire en résidence à la Galerie UQO, dans le cadre du projet Chercher l’ouverture, un laboratoire collectif de recherche prenant appui sur la fermeture de la galerie. Avec la commissaire Elise Anne LaPlante, elle travaille aussi à un projet artistique et communautaire intitulé Cultiver l’humilité, qui propose de concevoir nos relations aux végétaux selon des perspectives décoloniales (7e édition de la triennale ORANGE, Saint-Hyacinthe, été 2021). Elle envisage les projets d’exposition qu’elle initie et les aventures pédagogiques dans lesquelles elle s’implique comme des occasions d’apprentissage partagées.

Sonia Recasens est historienne de l’art, critique d’art et commissaire indépendante. Lauréate du Prix Spécial du Jury – Prix AICA 2019, Sonia Recasens contribue régulièrement à des publications pour des centres d’art, des musées et des maisons d’édition. En 2019, elle est par exemple invitée à rencontrer les diplômé·e·s du Pavillon Bosio, École supérieure d’arts plastiques de Monaco, pour réaliser un catalogue intitulé Paysages empruntés. Depuis 2010, elle poursuit des recherches et projets sur les artistes femmes, les artistes afrodescendant·e·s du XXe et XXIe siècle, pour une meilleure visibilité sur la scène artistique et dans l’histoire de l’art. En 2017, elle organise la première rétrospective de l’artiste Hessie aux Abattoirs de Toulouse puis au MUSAC de Leon : Hessie – Survival Art. En 2020, elle est invitée par le FRAC Aquitaine à mener une recherche critique sur les artistes femmes de la collection.

Kapwani Kiwanga est une artiste franco-canadienne installée à Paris. Kiwanga a étudié l’anthropologie et la religion comparée à l’Université McGill de Montréal, suivi d’un post diplôme à l’École des Beaux-Arts de Paris et au Fresnoy – Studio national des arts contemporains à Tourcoing. Son travail traite des asymétries de pouvoir en faisant dialoguer des récits historiques, des réalités contemporaines, des archives et des futurs possibles. En 2018, Kiwanga a été lauréate du Frieze Artist Award (États-Unis) ainsi que du prix Sobey pour les arts (Canada) et, en 2020, du Prix Marcel Duchamp (France). Elle a bénéficié d’expositions personnelles à Haus der Kunst, Munich (Allemagne) ; au Witte de With – Center for Contemporary Art, Rotterdam (Pays-Bas) ; au Kunsthaus Pasquart, Biel/Bienne (Suisse) ; au MIT List Visual Arts Center, Cambridge (États-Unis) ; au Albertinum Museum, Dresde (Allemagne) ; à Artpace, San Antonio (États-Unis) ; à la Fondation Esker, Calgary (Canada) ; à Tramway, Glasgow (Grande-Bretagne) ; au Power Plant, Toronto (Canada) ; au Logan Center for the Arts, Chicago (États-Unis) ; à la South London Gallery, Londres (Grande-Bretagne) et au Jeu de Paume, Paris (France). Elle est représentée par la galerie Tanja Wagner, Berlin ; Jérôme Poggi, Paris ; Goodman Gallery, Johannesburg, Cape Town, London.

Gaëtane Verna est directrice de la Power Plant Contemporary Art Gallery (Toronto) depuis 2012. Elle a été directrice générale et conservatrice en chef du Musée d’art de Joliette (MAJ) de 2006 à 2012. Avant sa nomination au MAJ, Verna a été conservatrice de la Galerie d’art Foreman de l’Université Bishop’s (Sherbrooke), tout en enseignant aux départements d’histoire de l’art de l’Université Bishop’s et de l’Université du Québec à Montréal. Depuis 1998, Verna a organisé des expositions d’artistes canadien·ne·s et internationaux·ales émergent·e·s, de mi-carrière et établi·e·s, dont Terry Adkins, John Akomfrah, Vasco Araújo, Miriam Cahn, Alfredo Jaar, Luis Jacob, Kimsooja, Yam Lau, Oswaldo Maciá, Mario Pfeifer, Javier Tellez, Denyse Thomasos, Bill Viola, YOUNG HAE CHANG HEAVY INDUSTRIES, Zineb Sedira et Franz Erhard Walther. Verna a édité et contribué des essais à de nombreux livres et catalogues. Elle siège au conseil d’administration du Conseil des arts du Canada et est présidente du conseil d’administration du Toronto Arts Council. Verna a également été nommée Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres par le gouvernement français en 2017 pour mettre en lumière et reconnaitre sa contribution significative à l’avancement des arts en France et dans le monde.

Née à Téhéran (Iran), Leila Zelli vit et travaille à Montréal. Détentrice d’une maitrise (2020) et d’un baccalauréat (2016) en arts visuels et médiatiques de l’UQAM, elle s’intéresse aux rapports que l’on entretient avec les idées « d’autres » et « d’ailleurs » et plus spécifiquement au sein de cet espace géopolitique souvent désigné par le terme discutable de « Moyen-Orient ». Son travail a, entre autres, été présenté à la Galerie Bradley Ertaskiran (2020), au Conseil des arts de Montréal (2019-2020), à la Galerie de l’UQAM (2020, 2019, 2015) et à la Foire en art actuel de Québec (2019). Ses réalisations font désormais partie de la collection du Musée des beaux-arts de Montréal, de la collection Prêt d’œuvres d’art du Musée national des beaux-arts du Québec et de la collection du Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul. leilazelli.com

Isabelle Kanapé est de la nation innue et elle est née à Pessamit. Isabelle a vécu sa première expérience comme réalisatrice avec le Wapikoni mobile en 2013 lors de la création du documentaire Caserne 79. Elle a également fait partie du documentaire Québékoisie, produit avec l’assistance de l’Office national du film du Canada. Fière Innue, elle prend plaisir à partager sa culture. Elle s’intéresse à la politique et à la technologie Web, et travaille comme agente de prévention au Service incendie de Pessamit. Isabelle Kanapé – Wapikoni

Marie-Andrée Lamontagne (animation) est écrivain, éditrice, journaliste et traductrice. Directrice générale, Programmation et communications au Festival littéraire international Metropolis Bleu, à Montréal, elle est aussi membre du comité de rédaction de la revue Argument, tient la rubrique de littérature étrangère dans la revue L’Inconvénient, et anime l’émission littéraire Parking nomade, à l’antenne de Radio VM. Dernier titre paru : Anne Hébert, Vivre pour écrire (Boréal, 2019), biographie de la poète et romancière Anne Hébert et fruit de quinze ans de recherche. Parus plus tôt : L’homme au traîneau (roman, Leméac Éditeur, 2012) et Montréal, la créative (document, éditions Autrement/Héliotrope, 2011).

Louise Déry (commissariat) détient un doctorat en histoire de l’art et dirige la Galerie de l’UQAM depuis 1997. Elle a été conservatrice au Musée national des beaux-arts du Québec et au Musée des beaux-arts de Montréal. Elle a travaillé avec de nombreux artistes tels que Françoise Sullivan, Dominique Blain, Raphaëlle de Groot, Michael Snow, Nancy Spero, David Altmejd, Shary Boyle, Aïda Kazarian, Sarkis, etc., s’intéressant au rapport entre le corps et la langue, à la question de l’engagement artistique et à la diffusion internationale de l’art du Québec. Elle a publié une cinquantaine de livres et catalogues, notamment la première monographie de l’artiste David Altmejd. Elle était d’ailleurs commissaire de son exposition à la Biennale de Venise en 2007. Lauréate du Prix Hnatyshyn pour l’excellence de son travail de commissaire (2007) et du Prix du Gouverneur général du Canada en arts visuels et médiatiques (2015), elle a reçu de la France le titre de Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres (2017).

Partenaires

La nuit des idées est une initiative de l’Institut français. Elle est produite par le Consulat général de France à Québec en collaboration avec la Galerie de l’UQAM, Le Lobe, Le Centre d’expérimentation musicale, la Librairie Les Bouquinistes, la Maison de la littérature, la Maison natale de Louis Fréchette, le Groupe URAV, la Galerie R3 de l’UQTR, le Théâtre des Petites Lanternes, Sporobole, l’Université de Sherbrooke, la Délégation générale du Québec à Paris, l’ENSAD, l’Université Concordia, le Centre Pompidou, Québec BD et Lyon BD. Les activités présentées par la Galerie de l’UQAM ont bénéficié du soutien du Conseil des arts du Canada, du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Fonds de recherche du Québec – Société et culture (FRQSC).