2018_Soulevements_PenafielEstefanía Peñafiel Loaiza, Et ils vont dans l’espace qu’embrasse ton regard, 2016, image tirée du diptyque vidéo HD, couleur, son, 38 min 57 s et 37 min 10 s. © Estefania Peñafiel Loaiza / Production : Jeu de Paume, Paris

 

 

Soulèvements : entre mémoires et désirs

Colloque organisé par la Galerie de l'UQAM dans le cadre de l'exposition Soulèvements


Vendredi 7 septembre 2018
9 h - 18 h

Salle Marie-Gérin-Lajoie, Pavillon Judith-Jasmin, UQAM
405 rue Sainte-Catherine Est, local J-M400

Places limitées
Inscription requise :
https://sites.grenadine.uqam.ca/sites/galerie/fr/soulevements
Billets réguliers : 25 $  |  Billets étudiants : 15 $
En français, avec traduction simultanée en Langue des signes québécoise (LSQ)  

Conférence inaugurale de Georges Didi-Huberman
Invité·e·s : Nicole Brossard, Katrie Chagnon, Philippe Despoix, Dalie Giroux, Jean-François Hamel, Ginette Michaud, Tamara Vukov

Direction : Louise Déry, directrice de la Galerie de l’UQAM, avec la complicité de Katrie Chagnon, conservatrice de recherche à la Galerie Leonard & Bina Ellen de l’Université Concordia

 

INTRODUCTION


Organisée dans le cadre de la présentation montréalaise de Soulèvements, cette journée de colloque propose de repartir de la question formulée par Georges Didi-Huberman dans l’introduction du catalogue de l’exposition, et reprise dans son essai à titre d’hypothèse de travail, à savoir : « comment les images puisent-elles si souvent dans nos mémoires pour donner forme à nos désirs d’émancipation ? Et comment une dimension “poétique” parvient-elle à se constituer au creux même des gestes de soulèvement et comme geste de soulèvement ? » À cette interrogation, Didi-Huberman ajoute : « [o]n ne se soulève pas sans une certaine force. Quelle est-elle ? D’où vient-elle ? N’est-il pas évident – afin qu’elle s’expose et se transmette à autrui – qu’il faut savoir lui donner forme ? Une anthropologie politique des images ne devrait-elle pas, elle aussi, repartir de ce simple fait qu’il faut à nos désirs l’énergie de nos mémoires, à condition d’y faire travailler une forme, celle qui n’oublie pas d’où elle vient et qui, de ce fait, se rend capable de réinventer les possibles ? » Telle est donc l’hypothèse à partir de laquelle l’historien de l’art et philosophe nous invite à penser la représentation des peuples du point de vue d’une anthropologie politique des émotions collectives : « ce serait la force de nos mémoires quand elles brûlent avec celles de nos désirs quand ils s’embrasent – les images ayant à charge, quant à elles, de faire flamboyer nos désirs à partir de nos mémoires, nos mémoires au creux de nos désirs. »

Pensée selon une opposition entre pouvoir et puissance (ou impouvoir) politique, cette articulation dialectique entre mémoires et désirs nous apparait particulièrement féconde pour aborder les enjeux de l’exposition dans le contexte spécifiquement québécois et canadien, soit pour interroger les formes et les modalités ce que l’on pourrait nommer – non sans prendre en compte le caractère problématique d’une telle formulation – « notre » histoire (politique, esthétique, intellectuelle, sociale, culturelle) de soulèvements. Ce colloque regroupera ainsi des penseurs et penseuses de différentes générations et issu·e·s de diverses disciplines autour de questions faisant à la fois écho au projet historico-théorique de Didi-Huberman, et aux mémoires et désirs dont sont porteuses nos luttes passées, présentes et futures. Une telle rencontre sera notamment l’occasion de réfléchir à la conflictualité inhérente aux mouvements d’émancipation propres au Québec et au Canada, tout comme à l’idée de collectivité ou de « peuples » qui l’accompagne, car parler de « nos mémoires » et de « nos désirs », dans le contexte actuel, n’a bien sûr rien d’évident.

 

PROGRAMME


9 h – 9 h 30 : Accueil et inscriptions

 

9 h 30 : Mots de bienvenue

Louise Déry, directrice, Galerie de l’UQAM
Guillaume Lafleur
, directeur de la diffusion et de la programmation, Cinémathèque québécoise

 

9 h 45 : Conférence d’ouverture

RACINE OU TOURBILLON ? À la recherche du « grand temps »
Georges Didi-Huberman

Philosophe, historien de l’art et commissaire de l’exposition Soulèvements 

[Résumé et notice biographique]

Le désir de soulèvement est un désir de « grand temps », comme lorsqu’on dit : « Il est grand temps ! » Temps pour en finir et pour recommencer. Comme en tout désir se forme donc une image, ou plutôt des images : car il y en a de concurrentes. Deux images ici se feront donc face, toutes deux élaborées dans l’Allemagne weimarienne : la racine selon Heidegger et le tourbillon selon Benjamin. Deux images pour évoquer le « grand temps », mais qui le faisaient très différemment et pour des enjeux, politiques autant que philosophiques, très opposés.

Philosophe et historien de l’art né en 1953, Georges Didi-Huberman est directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. En 2015, le prix Theodor W. Adorno, qui récompense les contributions exceptionnelles dans les domaines de la philosophie, de la musique, du théâtre et du cinéma, lui est décerné. Georges Didi-Huberman est depuis 1982 l’auteur d’une cinquantaine d’ouvrages et d’essais mêlant philosophie et histoire de l’art, comme L’Œil de l’histoire, composé de 6 tomes publiés entre 2009 et 2016. Depuis les expositions Atlas. Comment porter le monde sur son dos?, présentée successivement à Madrid, à Karlsruhe et à Hambourg en 2011, et L’empreinte, organisée au Centre Georges-Pompidou en 1997, Georges Didi-Huberman a été co-commissaire, avec Arno Gisinger, de l’exposition Nouvelles histoires de fantômes au Palais de Tokyo à Paris en 2014.

Période de questions

 

11 h 15 : Pause

 

11 h 30 : Séance 1 – GESTES

Modérateur : Sylvano Santini

[Notice biographique]

Sylvano Santini est professeur régulier au Département d’études littéraires de l’Université du Québec à Montréal. Il y enseigne la sémiologie tardive, les théories du rapport entre le texte et l’image et les avant-gardes. Il prépare un essai  sur la « cinéfiction », concept qu’il a créé pour définir le rapport performatif de la littérature au cinéma. Chercheur régulier au centre de recherche sur le texte et l’imaginaire (Figura) à l’UQAM, il y organise et anime plusieurs activités.

« Parlez, désirs ! » Le geste poétique de Georges Didi-Huberman
Ginette Michaud

Professeure titulaire au Département des littératures de langue française, Université de Montréal

[Résumé et notice biographique]

« Intensifier la pensée pour aiguiser notre regard sur le monde » : ces mots traduisent au plus près le désir de levée qui traverse tous les écrits de Georges Didi-Huberman et qui l’amène à « se soulever vers quelque chose de plus radical et de plus vrai ». Je m’attacherai ici à ce geste de regard posé avec la même acuité, la même attention sur les êtres et les œuvres, les choses, vivantes et inanimées, les survivances de l’histoire et les évènements du « monde ». Quels traits distinguent ce geste poétique (politique, éthique) ? Comment nous apprend-il à voir autrement l’art, et non seulement lui mais aussi ce qu’on appelle tranquillement la « vie » ? Simultanément réfléchis et inséparables, « voir, écrire, penser » donnent aussi lieu à une poétique autre de l’ekphrasis qui ne se satisfait plus de la description. Nous suivrons ce « souci poétique par excellence » dans Passer, quoi qu’il en coûte (2017) et Aperçues (2018) où cette relation d’appel entre image et concept, entre le style et les « êtres de désir » est la voie d’accès privilégiée pour « lire ce qui n’a jamais été écrit » (Benjamin), en n’oubliant pas l’injonction venue d’une phrase dans un rêve : « Rendre visible c’est porter secours».

Ginette Michaud est professeure au Département des littératures de langue française de l’Université de Montréal. Membre du comité international responsable de l’édition des séminaires de Jacques Derrida depuis 2005, elle a coédité les deux volumes du Séminaire La bête et le souverain (Galilée, 2008 et 2010), de même que ses écrits sur les arts, Penser à ne pas voir, et l’architecture, Les arts de l’espace (Éditions de la Différence, 2013 et 2015). Auteure de Cosa volante. Le désir des arts dans la pensée de Jean-Luc Nancy (Hermann, 2013), elle a coordonné le numéro « Ekphrasis » de la revue Études françaises (2015) dans lequel ont paru plusieurs « Aperçues » du livre éponyme de Georges Didi-Huberman, à qui elle a consacré plusieurs textes. Trois livres paraîtront cet automne : La vérité à l’épreuve du témoignage (PUM), Sarah Kofman et Jacques Derrida. Croisements, écarts, différences (avec Isabelle Ullern, Hermann) et Néons et sakuras (avec Alice Michaud-Lapointe, Héliotrope). Ginette Michaud est membre du CRILCQ, de la Société royale du Canada et lauréate en 2017 du prix ACFAS Adrien-Pouliot.

Mémoire des gestes, dynamique des images – autour de la chute du Mur
Philippe Despoix

Professeur associé en littérature comparée, Université de Montréal

[Résumé et notice biographique]

Je partirai de ces gestes et mots anonymes devant la caméra sur lesquels s’arrête Marcel Ophüls, dans son documentaire Novemberdays, au moment où les masses de Berlin Est traversent pour la première fois le Mur le 9 novembre 1989, pour réfléchir sur l’humour critique avec lequel le réalisateur les relie à une mémoire proprement médiale de l’histoire allemande. Videograms of a Revolution sera ensuite l’occasion d'explorer avec Harun Farocki et Andrej Ujica le brouillage des images et le mouvement même des caméras lors du soulèvement contre le dictateur roumain Ceaucescu fin décembre 1989. Au delà des enjeux suscités par la multiplication des captations vidéo et le contrôle de leur diffusion, je pointerai combien dans l’élan contre la tyrannie affleurent traditions et paroles rituelles en proposant d’ouvrir le débat sur la performativité spécifique de ce type de gestes et images.

Philippe Despoix est professeur associé en littérature comparée à l’Université de Montréal où il a, ces dernières années, dirigé la revue Intermédialités puis le Centre de recherche intermédiales sur les arts, les lettres et les techniques (CRIalt). Il a été fellow au Research Center for Cultural Studies de Vienne en 2009 ainsi qu’au Center for Advanced Studies BildEvidenz de la Freie Universität Berlin en 2014. Spécialiste de la pensée allemande, ses recherches portent plus particulièrement sur les relations entre médias, processus mémoriels et écriture de l’histoire. Ses publications comprennent entre autres les volumes coédités : Siegfried Kracauer penseur de l'Histoire (MSH, 2006), Travailler – Harun Farocki (Intermédialités, 11/2008), Siegfried Kracauer – Sur le seuil du temps. Essais sur la photographie (PUM, 2014), Chanter, rire et résister à Ravensbrück (Le Genre Humain, 59/2018). Il travaille actuellement à une série d’ouvrages qui envisagent la bibliothèque Warburg et son réseau dans une perspective intermédiale.

Discussion

 

12 h 30 – 14 h 00 : Dîner

 

14 h 00 : Séance 2 – CONFLITS

Modérateur : Sylvano Santini

S’éprouver ingouvernable (avec Maurice Blanchot)
Jean-François Hamel

Professeur au Département d’études littéraires, Université du Québec à Montréal

[Résumé et notice biographique]

Il n’est pas rare qu’au cœur des soulèvements, comme en deçà ou au-delà de la colère qui les alimente, une singulière allégresse s’empare des insurgés : l’ordinaire des jours parait suspendu, les assignations sociales révoquées, la servitude volontaire surmontée, la peur de l’État dissipée. La joie qui accompagne la rupture du consentement à l’ordre établi, que Simone Weil a remarquablement décrite dans les grèves du Front populaire, ponctue aussi les semaines insurrectionnelles de mai et de juin 1968. Avec ses camarades du Comité d’action étudiants-écrivains, Maurice Blanchot s’est engagé corps et âme dans cette grève générale qui a immobilisé la France et fait vaciller le pouvoir. Ses écrits militants éclairent la dialectique de la joie et de la peur qui structure l’expérience sensible des insurgés lorsque l’exercice de leur « droit à l’insoumission » les amène à s’éprouver ingouvernables.

Jean-François Hamel est professeur au Département d’études littéraires de l’Université du Québec à Montréal. Ses recherches portent sur les poétiques de l’histoire et les politiques de la littérature. Il a publié trois essais dans la collection « Paradoxe » des Éditions de Minuit : Revenances de l’histoire. Répétition, narrativité, modernité (2006), Camarade Mallarmé. Une politique de la lecture (2014) et Nous sommes tous la pègre. Les années 68 de Blanchot (2018). Avec Éric Hoppenot, il a établi une nouvelle édition des écrits politiques de Blanchot, Mai 68, révolution par l’idée (Gallimard, coll. « Folio le Forum », 2018).

« C’est qui qui mène le monde? » Quelques figures de révolte aux marges de la British North America
Dalie Giroux

Professeure agrégée au Département d’études politiques, Université d’Ottawa

[Résumé et notice biographique]

En « restituant les images » de quelques « soulèvements » dans la vallée du Saint-Laurent (e.g.: le feu du Parlement en 1849, le rassemblement pour le FLQ en octobre 1970, la « Pluie de pierre » de Whiskey Trench en 1990, le Sommet des Amériques en 2001, le barrage innu sur la route 138 en 2012), il s’agira de commencer à esquisser, sous le mode du paradoxe et de l’ambivalence, une topographie (figures, affects, consistances) de l’espace nord-américain en tant que forme de vie coloniale/impériale.

Dalie Giroux enseigne la théorie politique à l’Université d’Ottawa depuis 2003. Ses recherches proposent une théorie politique et un plan d’expérimentation interdisciplinaire des formes d’articulation entre l’espace, le langage et le pouvoir dans notre monde contemporain. Elle a publié Le Québec brûle en enfer. Essais politiques (M Éditeur, 2017).

Soulèvements fugitifs : Perceptibilités sociales et trajectoires infrapolitiques sur les territoires de Montréal / Tio'tia:ke depuis la fin des années 1980
Tamara Vukov

Professeure au Département de communication, Université de Montréal

[Résumé et notice biographique]

Georges Didi-Huberman nous propose une anthropologie des émotions collectives à travers le va-et-vient entre mémoires et désirs, les énergies et les forces déclenchées dans « nos histoires de soulèvements », propres au Québec et au Canada. Ici, le « nous » et le « propre » deviennent des questions clefs : comment les constitue-t-on dans nos réflexes politiques, ainsi que dans nos désirs ? Quelles lacunes et quels effacements s’opèrent dans ce « nous » et ce qu’on considère « propre », avec toutes les nuances et la gamme d’émotions collectives qui y résonnent ? Qu’est-ce qui fait qu’un évènement politique bascule dans l’ordre de la visibilité sociale, et comment passe-t-on des imperceptibilités de l’ordre infrapolitique (selon James C. Scott) aux soulèvements ouverts, et vice versa ? À partir de ces questions, je propose d’esquisser certaines (non-)images liées à des moments de soulèvements traversés dans mon propre parcours politique ici à Montréal / Tio'tia:ke depuis la fin des années 1980. Ainsi, j’entends me pencher sur des moments politiques qui ne sont pas toujours les plus visiblement associés aux soulèvements au Québec, et réfléchir aux traces esthétiques et affectives que ces évènements moins marqués ont laissées.

Tamara Vukov est chercheuse, réalisatrice, et écrivaine basée à Montréal. Elle est professeure au Département de communication de l’Université de Montréal, où elle enseigne des cours en communication politique et en recherche-création. Tamara Vukov s’intéresse principalement aux politiques des évènements médiatiques en rapport avec l’élaboration des politiques d’immigration par les gouvernements, particulièrement en ce qui concerne leur impact sur la gouvernance du statut des migrants. Elle s’intéresse aussi aux diverses formes de pratiques de contre-politique, construites autour de l’utilisation des médias numériques indépendants, de l’Internet et des médias artistiques engagés qui sont mobilisés par des réseaux militants et des mouvements sociaux reliés à la justice pour les migrants et à la justice mondiale.

Discussion

 

15 h 30 : Pause

 

16 h 00 : Conférence d’honneur

INCENDIE OU PRONOMS : respirer
Nicole Brossard

Poète, romancière et essayiste

[Résumé et notice biographique]

Soulèvements : le mot titille-t-il parce qu’en en parlant nous nous tenons à portée de révolte et de rébellion, parce qu’il sous-entend un devoir éthique de résistance ou parce qu’il nous relance sur la piste de notre humanité souffrante (la passionnée) à partir de laquelle l’art élabore ses arguments d’ardeur et de beauté, de colère, d’horizon et de beauté encore. Est-ce le point d’appui ou le degré de frustration qui détermine la puissance du soulèvement et son potentiel virtuel d’ancrage idéologique à long terme dans la réalité. Une fois installé dans la durée, on pourra sans doute qualifier le soulèvement de révolution entendant par là qu’une phase d’organisation s’est immiscée dans la respiration du mouvement qui à l’origine n’était qu’instinct de soudain rêver respirer.

Poète, romancière, essayiste, née à Montréal en 1943, Nicole Brossard est lauréate de plusieurs prix littéraires dont le Prix Athanase-David, le Prix Molson du Conseil des arts du Canada et le Prix international de littérature francophone Benjamin Fondane pour l’ensemble de son œuvre. Co-auteure de l’Anthologie de la poésie des femmes au Québec et du film Some American Feminists, elle a publié plus de trente livres (Le Désert mauve, 1987, La lettre aérienne, 1985, Ardeur, 2008) pour la plupart traduits en plusieurs langues. Elle est membre de l’Académie des lettres du Québec.

Période de questions

 

17 h 00 : Discussion et retour sur la journée de réflexion

Georges Didi-Huberman et Katrie Chagnon, historienne de l’art et conservatrice de recherche à la Galerie Leonard & Bina Ellen de l’Université Concordia

[Notice biographique]

Katrie Chagnon détient un doctorat en histoire de l’Université de Montréal et occupe, depuis 2015, le poste de conservatrice de recherche Max Stern à la Galerie Leonard & Bina Ellen de l’Université Concordia. Ses recherches portent principalement sur les théories et discours sur l’art, les approches psychanalytiques et féministes, et la phénoménologie. Sa thèse, intitulée De la théorie de l’art comme système fantasmatique : les cas de Michael Fried et de Georges Didi-Huberman, proposait une analyse approfondie de l’œuvre de ces deux historiens de l’art. Katrie Chagnon est également active dans le milieu de l’art contemporain depuis une quinzaine d’années en tant qu’auteure, critique d’art et commissaire d’exposition. Parmi ses publications récentes figurent une importante monographie sur l’artiste Alexandre David, ainsi que plusieurs articles, essais et catalogues d’exposition. Elle vit et travaille à Montréal.

 

 

18 h 00 : Fin de la journée

 

 

 

Production

L’exposition Soulèvements est organisée par le Jeu de Paume, Paris, et réalisée par la Galerie de l’UQAM en collaboration avec la Cinémathèque québécoise pour la présentation à Montréal, et avec la participation du Museu Nacional d’Art de Catalunya, Barcelone, MUNTREF - Museo de la Universidad Nacional de Tres de Febrero, Buenos Aires, SESC São Paulo, MUAC - Museo Universitario Arte Contemporáneo - UNAM, Mexico.

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Partenaires

Soulèvements est l’un des 200 projets exceptionnels soutenus par l’initiative Nouveau chapitre du Conseil des arts du Canada. Avec cette initiative de 35 M$, le Conseil des arts appuie la création et le partage des arts au cœur de nos vies et dans l’ensemble du Canada.

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Conseil des arts du Canada Conseil des arts du Canada

GALERIE DE L’UQAM

Université du Québec à Montréal
1400, rue Berri, Pavillon Judith-Jasmin, Local J-R 120
Montréal, Québec
Ouvert du mardi au samedi, de midi à 18h.
Entrée libre