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Instruction do it de Jim Shaw                  Photo : L-P Côté, Galerie de l'UQAM

do it Montréal

Commissaire : Hans Ulrich Obrist

13 janvier au 20 février 2016
Vernissage et performances : mardi 12 janvier, 17 h 30

Exposition produite et mise en circulation par Independent Curators International (ICI), New York 

[Plus d'informations]

L’exposition do it du réputé commissaire Hans Ulrich Obrist, en circulation autour du monde depuis 23 ans, sera présentée pour la toute première fois au Québec, à la Galerie de l'UQAM. Comme le laisse présumer son titre, do it implique que l’institution d’accueil, les visiteurs et les artistes invités réalisent eux-mêmes les œuvres, celles-ci étant constituées uniquement d’instructions à accomplir. Rassemblant plus de 80 artistes québécois et internationaux, do it Montréal repense les codes traditionnels de l’exposition pour proposer de nouvelles expériences aux visiteurs et développer une réflexion sur les institutions muséales. 

do it est une exposition itinérante conçue par le commissaire Hans Ulrich Obrist et organisée par l’organisme Independent Curators International (ICI), basé à New York. L’exposiition et la publication qui l’accompagne ont été rendues possibles notamment grâce aux subventions de la Elizabeth Firestone Graham Foundation et de la Robert Sterling Clark Foundation, avec le généreux soutien de Project Perpetual ainsi que du Forum international et du conseil d’administration d’ICI.

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do it

C’est en 1993 que le commissaire Hans Ulrich Obrist et les artistes Christian Boltanski et Bertrand Lavier imaginent un concept d’exposition capable de générer continuellement de nouvelles versions d’elle-même. Ils invitent 12 artistes à proposer des œuvres fondées sur des instructions pouvant être interprétées librement d’une présentation à l’autre. Ces instructions sont ensuite traduites en neuf langues, puis diffusées à l’échelle internationale entre 1994 et 1996. Depuis, plus de 400 artistes à travers plus de 30 pays ont participé au projet, donnant ainsi un sens nouveau au concept d’exposition évolutive. Le projet voyage aujourd’hui sous la forme d’un livre, do it : the compendium, une anthologie publiée en 2012 qui rassemble 250 instructions. Pour chaque itération, l’institution d’accueil est responsable de faire une sélection au sein de cette anthologie et d’en coordonner les interprétations. Ces règles du jeu assurent non seulement la divergence entre les versions d’une même œuvre, mais aussi l’émergence d’un nouveau groupe, d’une nouvelle constellation dont l’unicité est directement liée au contexte précis où do it est (re)déployée.

Vidéo explicative du concept do it (en anglais) : https://vimeo.com/93191691

do it Montréal

L’édition montréalaise de do it comprend 60 instructions tirées du livre do it : the compendium, ainsi que 10 instructions inédites conçues par des artistes, chorégraphes, auteurs ou dramaturges québécois. 14 artistes et collectifs ont aussi été invités à interpréter les instructions d’autres artistes. Le projet se déploie en trois lieux : dans la Galerie de l’UQAM, sur le campus et chez soi, en version « à emporter ». Plusieurs activités de médiation sont prévues à la Galerie et sur le campus pour appeler les visiteurs à participer à l’interprétation des œuvres. Le public sera encouragé à partager ses réalisations avec le mot-clic #doitmtl via les médias sociaux. La soirée du vernissage et les événements du 27 janvier et du 3 février 2016 seront l’occasion de voir des artistes interpréter certaines instructions en direct : Danièle Desnoyers, Adam Kinner, Christian Lapointe, Rodolphe-Yves Lapointe, Thierry Marceau, Alexis O’Hara, Pour ici ou pour s’emporter, Françoise Sullivan et Wants & Needs Dance.

Pour cette version de do it, la Galerie de l’UQAM a délégué la commissaire Florence-Agathe Dubé-Moreau pour sélectionner des œuvres (instructions) et inviter des artistes qui repensent les fonctions et les codes de l’exposition afin d’étudier leur rôle dans la production des savoirs en arts. Elle propose de réfléchir sur le commissariat, les nouvelles muséologies et les discours ou lieux alternatifs de l’art. do it Montréal interroge les institutions muséales en revoyant leur engagement politique et social, tout comme leur place dans le système plus vaste de l’art contemporain.

Consultez l'album photo de l'exposition
Plus d'informations sur les performances

Artistes 

60 instructions tirées du livre do it : the compendium
Etel Adnan, Kathryn Andrews, Cory Arcangel, Robert Barry, Jérôme Bel, Bernadette Corporation, Louise Bourgeois, Cao Fei, Boris Charmatz, Chu Yun,  Claire Fontaine, Critical Art Ensemble, Minerva Cuevas, Jimmie Durham, Cerith Wyn Evans, William Forsythe, Simone Forti, Theaster Gates, Jef Geys, Gilbert & George, Édouard Glissant, Léon Golub, Dominique Gonzalez-Foerster, Felix Gonzalez-Torres, Joseph Grigely, Nicholas Hlobo, Carsten Höller, Pierre Huygue, Joan Jonas, Ilya Kabakov, Ragnar Kjartansson, Jiří Kolář, Július Koller, Suzanne Lacy, Bertrand Lavier, Sol LeWitt, Erik van Lieshout, Lucy R. Lippard, Jonas Mekas, Jean-Luc Nancy, Bruce Nauman, Albert Oehlen, Pak Sheung-Chuen, Christodoulos Panayiotou, Amalia Pica, Cesare Pietroiusti, Adrian Piper, Raqs Media Collective, Eszter Salamon, Peter Saville, Jim Shaw, Shimabuku, Michael Smith, Nancy Spero, Mario García Torres, Rosemarie Trockel, Hannah Weinberger, Lawrence Weiner, Erwin Wurm.

10 instructions inédites

Anonyme, Christophe Barbeau, Martine Delvaux, Chloé Desjardins, Paul-André Fortier, Gallery Girls, Michelle Lacombe, Dana Michel, David Tomas, Larry Tremblay.

14 interprétations

Louis-Philippe Côté, Danièle Desnoyers, Marc-Antoine K. Phaneuf, Adam Kinner, Vincent Lafrance, Christian Lapointe, Rodolphe-Yves Lapointe, Mathieu Lévesque, Thierry Marceau, Alexis O’Hara, Pour ici ou pour s’emporter, projets hybris, Françoise Sullivan, Wants & Needs Dance.

Le commissaire

Hans Ulrich Obrist est un commissaire d’exposition d’origine suisse, codirecteur des expositions et de la programmation et directeur des projets internationaux à la Serpentine Gallery de Londres. Il a auparavant été commissaire de l’art contemporain au Musée d’art moderne de la ville de Paris, en plus de piloter ponctuellement des événements internationaux (Biennale de Berlin, 1998; Biennale d’art contemporain de Lyon, 2007, etc.). Avec plus de deux cents projets d’exposition à son actif, Hans Ulrich Obrist est reconnu pour sa pratique innovante du commissariat qui intègre également l’écriture et la publication d’ouvrages. Il est considéré comme l’une des personnalités les plus colorées, influentes et puissantes du monde de l’art actuel.

Offre éducative

Visites commentées de l’exposition :

Offertes en tout temps. Réservations requises auprès d’Audrey Genois, 514 987-3000, poste 1424, ou genois.audrey@uqam.ca

Essais critiques :

Maude Johnson a été mandatée par la Galerie de l'UQAM pour la rédaction d'essais critiques publiés chaque semaine durant l'exposition. Cliquez les liens ci-dessous pour y accéder.

- « Quand l'exposition performe la ville »
- « Dialectique de l'interprétation »
- « L'agentivité du spectateur »
- « L'exposition en tant que témoignage politique de l'institution »

Crédits

do it est une exposition itinérante conçue par le commissaire Hans Ulrich Obrist et organisée par l’organisme Independent Curators International (ICI), basé à New York. L’exposition et la publication qui l’accompagne ont été rendues possibles notamment grâce aux subventions de la Elizabeth Firestone Graham Foundation et de la Robert Sterling Clark Foundation, avec le généreux soutien de Project Perpetual ainsi que du Forum international et du conseil d’administration d’ICI.

do it Montréal est une production de la Galerie de l’UQAM et est présentée avec l’appui du Conseil des arts du Canada. Sa réalisation a été confiée à la commissaire Florence-Agathe Dubé-Moreau, dont la participation au projet est réalisée dans le cadre de l’initiative Premier commissariat de la Galerie de l’UQAM.

Florence-Agathe Dubé-Moreau est candidate à la maîtrise en histoire de l’art à l’UQAM. Ses recherches, dirigées par Marie Fraser et soutenues par le CRSH, interrogent les effets de la reconstitution d’expositions en art contemporain. En 2013, elle a remporté le concours d’écriture Jeunes Critiques de la revue esse arts+opinions. Ses textes ont entre autres été publiés dans les revues Artichaut et esse, ainsi que dans les monographies Trevor Gould. Aquarelles 1996-2013 (2014) et BGL. Canadassimo (2015). À l’automne 2015, l’ouvrage collectif Questionner l’avenir. Réflexions sur la réactualisation de la Biennale de Montréal (2015) qu’elle a instigué et codirigé est paru aux Éditions d’art le Sabord.

Le carnet éducatif

La Galerie de l'UQAM publie un carnet éducatif offert gracieusement aux visiteurs pour les guider dans leur parcours de l'exposition.

Licence Creative Commons
Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

Appuis

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2015_moreau_gAude Moreau, Waiting for Landing, 2015, épreuve numérique. Avec l'aimable autorisation de la galerie antoine ertaskiran, Montréal

Aude Moreau. La nuit politique

Commissaire : Louise Déry

The Power Plant, Toronto
30 janvier au 15 mai 2016
Vernissage : vendredi 29 janvier, 20 h

[Plus d'informations]

Après avoir été couronnée de succès à la Galerie de l’UQAM au printemps 2015 et à Paris à l'automne, Aude Moreau. La nuit politique, première exposition monographique d’envergure de l’artiste, poursuit une tournée qui la mènera à Toronto et au Luxembourg (septembre 2016). L’exposition met de l’avant un corpus d’œuvres développé par l’artiste depuis 7 ans sur les panoramas nocturnes de villes telles New York, Los Angeles, Montréal et Toronto. L’exposition, dont le commissariat est assuré par Louise Déry, est une production de la Galerie de l’UQAM, en partenariat avec le Centre culturel canadien à Paris, le Casino Luxembourg à Luxembourg et The Power Plant à Toronto.

L’exposition

Les œuvres photographiques, filmiques et sonores d’Aude Moreau jettent un éclairage inédit sur la ville nord-américaine, avec son quadrillage moderniste, ses tours vertigineuses dressées vers le ciel, ses logos lumineux au langage économique, ses vides et ses pleins qui cloisonnent ou offrent des échappées. Parce qu’elle emboîte le cinéma dans l’architecture, l’écrit dans le verre, le politique dans l’économique, la transparence dans l’opacité, voire le privé dans le public, l’artiste détourne et remodèle l’iconographie de ces images urbaines souvent stéréotypées et dont le destin, dorénavant, ne trouve guère d’issue alors que tombe la nuit politique.

L’exposition présente en première le film The End in the Background of Hollywood, tourné en hélicoptère au-dessus de Los Angeles, alors que les tours jumelles de la City National Plaza délivrent un percutant message de fin du monde. En parallèle, Inside (23/12/2014 - Los Angeles, Downtown) propose l’observation depuis la rue d’une des tours et de l’activité nocturne bien triviale qui s’y déroule et The Last Image, qui porte sur les génériques de fin de films de fin du monde. La nuit étoilée de la capitale mondiale du cinéma est également présente dans plusieurs photographies qui évoquent notamment l’emblématique signalisation de Hollywood et la présence de logos lumineux des grandes corporations financières qui en constellent le ciel. Les visiteurs reverront Sortir, tourné en hélicoptère autour de la Bourse de Montréal, Reconstruction, où défile le panorama des buildings de Manhattan depuis l’Hudson River et découvriront Less is more or… sur les célèbres tours de l’architecte Mies van der Rohe à Toronto.

Selon la commissaire, en investissant l’architecture d’un pouvoir métaphorique qui se développe entre le réel et la fiction, et entre l’image et son récit, Aude Moreau place l’observateur en position de spectateurs du présent, assujettis aux dispositifs de pouvoir et aux prises avec les scénarios de catastrophes qui défilent en une boucle sans fin. « Si les Gordon Matta-Clark, Ed Ruscha ou Mies van der Rohe sont aux sources de la pensée et des observations de l’artiste sur la ville, les quatre corpus qui se trouvent réunis dans cette exposition donnent le premier rôle à Montréal, New York, Los Angeles et Toronto. Ils sont une exhortation à se laisser immerger dans la texture des images et des trames sonores, à entrer dans la temporalité d’une fin incessante, à traverser l’entre-image pour apercevoir, dans le mouvement, une image du monde en pause, la dernière, peut-être », précise Louise Déry.

L’exposition est accompagnée d’une publication monographique richement illustrée et contenant des essais de la commissaire et d’auteurs invités tels que Kevin Muhlen (Luxembourg) et Fabrizio Gallanti (Université Princeton). 

L’artiste

Depuis les années 2000, Aude Moreau développe une pratique combinant sa double formation en scénographie et en arts visuels. Qu’il s’agisse de concepts patiemment développés pendant plusieurs années pour donner lieu à des installations ambitieuses, des films et des photographies, ou d’interventions matérielles réalisés dans le contexte d’exposition comme ses célèbres tapis de sucre, Aude Moreau exerce avec pertinence un regard hautement critique sur la société du spectacle, la privatisation de l’espace public et la domination des pouvoirs économiques sur l’état du monde actuel. Son travail a été présenté au Québec, en France, aux États-Unis et au Luxembourg. Détentrice d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal, elle a été récipiendaire de la Bourse Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain (2011), ainsi que du Prix Powerhouse de La Centrale (2011). Aude Moreau est représentée par la galerie antoine ertaskiran à Montréal. audemoreau.net 

La commissaire

Louise Déry possède un doctorat en histoire de l’art et est directrice de la Galerie de l’UQAM depuis 1997. Elle a été conservatrice au Musée national des beaux-arts du Québec et au Musée des beaux-arts de Montréal. Elle a travaillé avec quantité d’artistes tels que Rober Racine, Dominique Blain, Nancy Spero, Michael Snow, Daniel Buren, Giuseppe Penone, Raphaëlle de Groot, Shary Boyle et Sarkis. Commissaire d’une trentaine d'expositions à l'étranger, dont une douzaine en Italie, de même qu'en France, en Belgique, en Espagne, en Turquie, aux États-Unis et en Asie, elle a été commissaire du pavillon du Canada à la Biennale de Venise en 2007 avec une exposition de David Altmejd et d’une performance de Raphaëlle de Groot à celle de 2013. À la Biennale de Venise de 2015, elle a présenté plusieurs interventions de Jean-Pierre Aubé sur la pollution électromagnétique.

Partenaires

Centre_culturel_canadien  Casino_luxembourg      Power_plant

Support

Conseil_des_arts_fr    Bronfman

2016_motion_gMyriam Laplante, Ricochet, 2014, image tirée de la vidéo

Motion. Montréal / Genève

Commissaires : La Fabrique d'expositions, Montréal et LiveInYourHead, Genève

Galerie de l'UQAM, Montréal
2 mars au 9 avril 2016
Venissage : mardi 1er mars, 17 h 30

LiveInYourHead - Institut curatorial
HEAD, Genève
19 mai au 2 juillet 2016

[Plus d'informations]

Motion. Montréal/Genève est la première rencontre en arts visuels entre Montréal et Genève. Pour l’occasion, la Fabrique d’expositions et LiveInYourHead, institut curatorial de la HEAD – Genève, ont réuni, sous une compilation vidéographique, des œuvres de 11 artistes de Montréal et de 12 artistes suisses et internationaux associés à la HEAD – Genève, Haute école d’art et de design. Un thème commun unit les réalisations : la « motion », en tant que mouvement ou encore en tant que proposition.

L'exposition

Le projet Motion est né de la conversation entre deux institutions consacrées à l’éducation et à la diffusion artistiques : la Galerie de l’UQAM à Montréal et la HEAD – Genève. Le point de départ de cet échange est un choix, par le collectif de commissaires montréalaises La Fabrique d’expositions, de vidéos d’artistes de la scène québécoise, réunies autour du concept de motion. Il en explore la dualité entre action et proposition, entre ce qui engendre le mouvement et ce qui incite à la prise de position. La rencontre des œuvres produit une variété de points de vue performatifs, esthétiques, politiques et sociologiques témoignant ce qui active et motive, aujourd’hui, la pensée de l’artiste comme acteur du monde.

En réponse à cette proposition, la HEAD – Genève présente un choix de vidéos issues de son projet Performance Proletarians. En octobre 2014, sous la houlette de Lili Reynaud Dewar et de Benjamin Valenza, un groupe d’artistes et d’étudiant-e-s transformaient l’espace d’un centre d’art en un lieu de production de performances dont le public était exclu. Ils devenaient ainsi leur propre public, connecté à celui des internautes dispersés dans le monde et absorbés par la contemplation de ce flux continu de performances envisagées sous l'angle de leur cinématographie. Pour Motion, Yann Chateigné propose une plongée en douze séquences dans l’intensité des productions de cette communauté active et vivante.

En regard de Motion, la Cinémathèque québécoise présente en outre la première projection outre-Atlantique de L’Exposition d’un Film (2014) de Mathieu Copeland, expérience singulière du cinéma qui invite une quarantaine d’artistes – plasticiens, chorégraphes, performeurs ou musiciens – à jouer et à se jouer des propriétés du dispositif cinématographique, entre film exposé et exposition filmée.

Les artistes

Jean-Pierre Aubé, Patrick Bernatchez, BGL, Caroline Boileau, Michel de Broin, Pascal Grandmaison, Nelson Henricks, Myriam Laplante, Eduardo Menz, Nadia Myre, Chih-Chien Wang / Hugo Canoilas, Matthis Collins, Verena Dengler, Christian Falsnaes, Hadley + Maxwell, Lauren Huret & Camille Dumond, Nastasia Meyrat, Lou Masduraud & Antoine Bellini, Lea Meier, Guillaume Pilet, Lili Reynaud Dewar, Benjamin Valenza

L’Exposition d’un Film

Les 7, 13 et 16 avril 2016, à 19 h, la Cinémathèque québécoise présentera L’Exposition d’un Film, un projet de Mathieu Copeland (2014, 100’) produit par HEAD – Genève avec le soutien de la HES-SO. Mathieu Copeland sera présent à la première projection, le 7 avril.

Avec la participation de Mac Adams, Fia Backström, Robert Barry, Erica Baum, Stuart Brisley, Jonathan Burrows, Nick Cave, David Cunningham, Philippe Decrauzat, Peter Downsbrough, Maria Eichhorn, F.M. Einheit, Tim Etchells, Alexandre Estrela, John Giorno, Sam Gleaves, Kenneth Goldsmith, Myriam Gourfink, Karl Holmqvist, Marie-Caroline Hominal, Myriam Lefkowitz, Franck Leibovici, Benoît Maire, Charles De Meaux, Karen Mirza & Brad Butler, Ieva Miseviit, Meredith Monk, Charlotte Moth, Phill Niblock, Deborah Pearson, Vanessa Place, Michael Portnoy, Lee Ranaldo, Lætitia Sadier, Laurent Schmid, Leah Singer, Mieko Shiomi, Susan Stenger, Sofia Diaz + Vítor Roriz, Kasper T. Toeplitz, Daniel Turner, Cosey Fanni Tutti, Alan Vega, Lawrence Weiner.

Les commissaires

Créé en 2009 par Jean-Pierre Greff, directeur de la HEAD – Genève, LiveInYourHead est à la fois un programme d’expositions, un espace d’expérimentation curatorial et un lieu de travail et de vie pour artistes et étudiant-e-s. Ses activités reposent sur un intense programme d’invitations, faite à des personnalités issues de différents horizons – artistes, curateurs-trices, critiques, designers, cinéastes, musicien-ne-s – invitées à réaliser un projet spécifique, en toute liberté mais avec la contrainte de faire en sorte qu’il soit pensé et produit en collaboration avec un groupe d’étudiant-e-s. Ces « objets curatoriaux » sont régulièrement l’occasion de coopérations et d’échanges avec des lieux partenaires, dont ces dernières années le CCA Wattis Institute à San Franscisco, le Artsonje Art Center à Séoul ou Kunstverein à Amsterdam. Le programme de LiveInYourHead est placé sous la responsabilité de Yann Chateigné.

Performance Proletarians est une proposition de Lili Reynaud Dewar et Benjamin Valenza. Production : HEAD – Genève et EBABX. Lili Reynaud Dewar est enseignante à la HEAD – Genève, programme Work.Master. Pratiques artistiques contemporaines.

La Fabrique d’expositions est un collectif de commissaires de Montréal intéressées à réaliser des projets dans un esprit de collégialité et en partenariat avec des diffuseurs variés. Elle agit ponctuellement dans le cadre de grands événements culturels situés au Canada et à l’étranger, de même qu’elle développe de nouvelles initiatives de diffusion des formes artistiques les plus actuelles. Leur plus récent projet, Vidéozoom. L’entre-images,  a été présenté dans 12 villes au Canada et à l’étranger. Les membres qui le composent travaillent ensemble depuis plusieurs années, privilégiant la mise en commun et le brassage des idées. Le collectif est formé de trois commissaires : Julie Bélisle, Louise Déry et Audrey Genois.

L’offre éducative

Visites commentées de l’exposition :

Offertes en tout temps. Réservations requises auprès de Christine Lenoir, 514 987-6150, ou galerie@uqam.ca

Appuis

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Motion est produite par la Galerie de l’UQAM, Montréal, en collaboration avec la HEAD – Genève  Galerie_Head

Performance Proletarians est une proposition de Lili Reynaud Dewar et Benjamin Valenza; et une production de la HEAD – Genève et de l’École des Beaux-Arts de Bordeaux.

Le carnet éducatif

La Galerie de l'UQAM publie une brochure éducative offerte gracieusement aux visiteurs pour les guider dans leur parcours de l'exposition.

Licence Creative Commons
Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
2016_mauxion_pCaroline Mauxion, peu n’est pas rien – déplacement #1, 2014, impression jet d’encre

Caroline Mauxion. À n'y voir que du bleu

Finissante à la maitrise en arts visuels et médiatiques, UQAM

2 mars au 9 avril 2016 
Vernissage : mardi 1er mars, 17 h 30

[Plus d'informations]

La Galerie de l’UQAM présente À n'y voir que bleu de Caroline Mauxion, finissante à la maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM. L'expression n'y voir que du bleu vient des contes de la bibliothèque bleue, collection de récits naïfs et fantastiques du XVIIè siècle. Elle signifie ne s'apercevoir de rien, n'y voir que du feu. Dans cette exposition, l'artiste s'intéresse aux aspects élémentaires de la photographie tels que le papier et l'empreinte lumineuse afin d'explorer les possibles d'une image. Par un subtil travail de la lumière et de l'espace, Caroline Mauxion se demande comment pratiquer une image photographique?

L'exposition

C'est en pensant la photographie dans sa logique indicielle que Caroline Mauxion explore l'image, tant dans sa matérialité que dans son rapport à l'espace. Ce dépôt lumineux sur la surface sensible - ce lien tangible et non visible qu'entretient le medium avec son référent, nourrit ses réflexions autant poétiquement que théoriquement. Ici, l'image ne se réduit plus seulement à une finalité iconique, elle est objet à manipuler et à mettre en espace. C'est ce que l'artiste nomme reprendre contact avec ses images dans sa pratique de la photographie et de la vidéo. 

Pour l'exposition À n'y voir que du bleu, c'est au contact de l'espace de la galerie et de la lumière naturelle de l'atelier que les images prennent place et forme. Les photographies de Caroline Mauxion sont constituées de restants de projets, d'images récurrentes qu'elle recycle au fil de ses expositions. L'image photographique n'est pas arrêtée, elle devient évolutive selon l'espace où elle s'expose. Par des captations de lumière et des gestes in situ, Caroline Mauxion transporte, déplace, manipule et installe ses images durant un processus fait d'allers-retours entre la galerie et l'atelier. Transparente, altérante ou occultante, la lumière se déplace sur le papier, l'espace et la couleur. Par des truchements parfois à peine perceptibles, le visiteur pourrait n'y voir que du bleu.

L’artiste

La recherche de Caroline Mauxion s'articule autour d'une pratique de la photographie et de la vidéo. Originaire de France, elle s'installe à Montréal il y cinq ans après une maitrise en communication et des études en photographie. Elle est récipiendaire de deux bourses de la Fondation de l'UQAM ainsi que de la bourse de la Fondation Sylvie et Simon Blais pour la relève en arts visuels (2015). Son travail a fait l'objet d'expositions individuelles à Montréal, à la galerie Les Territoires (2014), à la galerie Simon Blais (2015) et bientôt à Rimouski, au centre d'artistes Caravansérail à l'automne 2016.

carolinemauxion.com


2016_expositiondunfilm_gMathieu Copeland, L’exposition d’un film, 2014, image tirée du film

L'exposition d'un film

Réalisateur : Mathieu Copeland

Projections à la Cinémathèque québécoise
Les 7, 16 et 28 avril 2016 à 19h
Le cinéaste sera présent lors de la première projection le 7 avril

Cinémathèque québécoise
335, boul. de Maisonneuve Est, Montréal

[Plus d'informations]

La Galerie de l’UQAM est heureuse de s’associer à la Cinémathèque québécoise pour présenter la première projection outre-Atlantique de L’exposition d’un film (2014, 100 min) de Mathieu Copeland. Le film, qui a obtenu un grand succès lors de sa diffusion à la Tate Modern à Londres et au Centre Georges-Pompidou à Paris, est présenté dans le cadre de l’exposition Motion. Montréal/Genève, en cours à la Galerie de l’UQAM.

Que serait une exposition qui, au lieu de prendre place dans un musée ou dans une galerie, prendrait place au cinéma ?

Partant aussi bien de la réalité du film que des médiums qui le composent, L’exposition d’un film envisage, à travers une polyphonie sonore et visuelle, l’ensemble des textures possibles du cinéma. Le temps d’un film est ici envisagé par la disposition spatiale d’une image projetée et d’un son écouté, en somme une expérience de cinéma. Une exposition pour un contexte, soit un film présenté en salle de cinéma rassemblant 46 artistes majeurs qui ont tous un rapport spécifique au cinéma, qu’ils soient plasticiens, chorégraphes, performeurs ou musiciens. Contrainte par les propriétés intrinsèques au cinéma, cette exposition s’affirme à la fois comme un film exposé, le film d’une exposition ou encore une exposition filmée.

Avec Mac Adams, Fia Backström, Robert Barry, Erica Baum, Stuart Brisley, Jonathan Burrows, Nick Cave, David Cunningham, Philippe Decrauzat, Peter Downsbrough, Maria Eichhorn, F.M. Einheit, Tim Etchells, Alexandre Estrela, John Giorno, Sam Gleaves, Kenneth Goldsmith, Myriam Gourfink, Karl Holmqvist, Marie-Caroline Hominal, Myriam Lefkowitz, Franck Leibovici, Benoît Maire, Charles De Meaux, Karen Mirza & Brad Butler, Ieva Miseviit, Meredith Monk, Charlotte Moth, Phill Niblock, Deborah Pearson, Vanessa Place, Michael Portnoy, Lee Ranaldo, Lætitia Sadier, Laurent Schmid, Leah Singer, Mieko Shiomi, Susan Stenger, Sofia Diaz + Vítor Roriz, Kasper T. Toeplitz, Daniel Turner, Cosey Fanni Tutti, Alan Vega, Lawrence Weiner.

« L’exposition d’un film ne se contente pas de déplacer les oeuvres du «white cube» vers l’écran ou la salle de cinéma, elle tente aussi de faire en sorte que ces deux spectateurs au comportement très distinct que nous sommes chacun au musée d’une part, puis au ciné, ne fassent plus qu’un. Une expérience heureusement plutôt schizophrène que transdisciplinaire. »

Judicaël Lavrador, « À Beaubourg, L’exposition d’un film, 7e art plastique », dans Libération, 13 septembre 2015.

L’exposition d’un film de Mathieu Copeland est produit par la HEAD – Genève avec le soutien de la HES-SO.

L’exposition Motion. Montréal/Genève réunit les œuvres de Jean-Pierre Aubé, Patrick Bernatchez, BGL, Caroline Boileau, Michel de Broin, Pascal Grandmaison, Nelson Henricks, Myriam Laplante, Eduardo Menz, Nadia Myre, Chih-Chien Wang/Hugo Canoilas, Matthis Collins, Verena Dengler, Christian Falsnaes, Hadley + Maxwell, Lauren Huret & Camille Dumond, Nastasia Meyrat, Lou Masduraud & Antoine Bellini, Lea Meier, Guillaume Pilet, Lili Reynaud Dewar, Benjamin Valenza. Elle est présentée grâce à l’appui du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada.


2016_passage_pVue de l'exposition Passage à découvert 2015, Galerie de l'UQAM

Passage à découvert 2016

Finissantes et finissants du baccalauréat en arts visuels et médiatiques, UQAM

21 avril 2016 
Vernissage et remise de prix : jeudi 21 avril, 17 h

[Plus d'informations]

Découvrez le travail des artistes de la relève dans l’exposition Passage à découvert 2016 à la Galerie de l’UQAM. Cet événement d’une journée présentera les œuvres des finissantes et finissants du baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’UQAM et sera l’occasion idéale pour découvrir les artistes qui forment la relève artistique et pédagogique du milieu des arts visuels québécois.

Exposition

Organisée en collaboration avec l’École des arts visuels et médiatiques de l'UQAM (ÉAVM), Passage à découvert 2016 démontre la vivacité créatrice, la curiosité et la liberté des étudiants et étudiantes. L'exposition témoigne, une fois de plus, du professionnalisme des nouveaux diplômés, en plus de faire valoir la richesse et la diversité des programmes offerts par l'École des arts visuels et médiatiques, laquelle privilégie une formation pluridisciplinaire.

Vernissage

Le vernissage du 21 avril sera l'occasion d'une grande fête de fin d'études. Installation, vidéo, peinture et photographie seront au rendez-vous.

À cette occasion, sept prix et bourses d'excellence seront remis : le Prix Jean Pitre et Claude Leclerc; le Prix de la direction de l’École des arts visuels et médiatiques; la Bourse Charest-Wallot; le Prix d’excellence Robert-Wolfe; le Prix d’excellence Jacques-de-Tonnancour; le Prix d’excellence Irène-Senécal et le Prix d’excellence de l’École des arts visuels et médiatiques.

Avec la participation de

Louis Alex, Sophie Aubry, Maude Auger, Myriam Bélanger, Aubane Berthommé, Ann Karine Bourdeau Leduc, Jorge Oswaldo Carranza Sanchez, Marie-Félix Cayouette, Frédérique Chassé, Véronique Charpentier et Valentine Chauvet, Madeleine-Zoé Corbeil-Robitaille, Mathieu Deschênes, Karolane Doré Desrochers, Kevin Dubeau, Catherine Filteau, Patrick Foisy, Xavier Ford-Legrand, Mélanie Gingras, Denis Gosselin, Rosalie Jean, Amélie Jodoin, Camille Lacasse, Édith-Manoushka Larouche, Amélie Maltais, Alexandre Ménard, Marilyne Minier, Guillaume Pascale, Caroline Pierre, Guillaume Plourde, Marie-Andrée Poulin, Camille Prat, Roxanne Séguin, Véronique Tremblay, Thomas-Alexandre Vincent


2016_contecrepusculaire_gPierre Lapointe et David Altmejd dans le dispositif sculptural de Conte crépusculaire, Galerie de l’UQAM, 2011. Photo : Pascal Grandmaison

Conte crépusculaire

David Altmejd et Pierre Lapointe

Projections du film à la Galerie de l'UQAM

du 4 au 7 mai 2016
Place limitées
Achat de billets

Bande-annonce

Vidéo en coulisses

[Plus d'informations]

Les univers de création de l’auteur-compositeur-interprète Pierre Lapointe et de l’artiste visuel David Altmejd se sont rencontrés en 2011 pour faire naître Conte crépusculaire, un conte musical et visuel alliant musique, chant et arts visuels. Ce spectacle, coproduit par la Galerie de l'UQAM et Productions 3PM, a fait découvrir au public un univers allégorique d’une beauté fascinante au cours de six représentations à la Galerie de l’UQAM.

Cette rencontre inusitée et unique par sa liberté et son inventivité a donné lieu à une archive vidéographique, réalisée par Rénald Bellemare. Cinq ans plus tard, le public est invité à visionner le film et à revivre le spectacle en images du 4 au 7 mai 2016, à la Galerie de l’UQAM.

Dates et heures des projections :
Mercredi 4 mai, 18 h et 20 h
Jeudi 5 mai, 18 h et 20 h
Vendredi 6 mai, 18 h et 20 h
Samedi 7 mai, 13 h

Tarif régulier : 12$
Tarif réduit
(étudiants, ainés, employés de l'UQAM) : 8$

Places limitées
Achat de billets en ligne

Le film est d'une durée de 42 minutes.

Conte crépusculaire

Conte crépusculaire met en scène un roi, dans un futur lointain, qui doit céder le trône à son fils puis accéder à un autre niveau de conscience en atteignant la mort. Pour perpétuer la tradition rituelle, le roi entreprend une grande tournée d’adieux. De retour dans son royaume, exténué par le voyage, confronté prématurément à l’arrivée de sa propre mort, il est prêt à vivre la cérémonie de passage.

Création multidisciplinaire, Conte crépusculaire est en quelque sorte un « tableau vivant ». Ce mariage de la scène musicale et visuelle a permis au public de vivre une expérience inédite : il a assisté à la création en direct d’une partie du conte, alors que des éléments de la pièce étaient réalisés par David Altmejd tout au long de la mise en scène. Chaque représentation a été unique.

Le conte met aussi en scène le travail du compositeur Yannick Plamondon, de la chanteuse Émilie Laforest, du Quatuor Molinari, du musicien Philippe Brault et du jeune Sacha Jean-Claude, alors membre des Petits chanteurs du Mont-Royal.

 

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Genèse

C’est en 2006 que Pierre Lapointe et David Altmejd se sont rencontrés pour la toute première fois à la Galerie de l’UQAM. À l’époque, David Altmejd débutait son entrée fracassante dans l’univers de l’art contemporain québécois, canadien et international, notamment avec la présentation de sa première exposition solo à la Galerie de l’UQAM en 2007, et son exposition au Pavillon du Canada à la Biennale de Venise, dont la commissaire était Louise Déry, directrice de la Galerie de l’UQAM. En 2011, Louise Déry acceptait de soutenir un projet de collaboration qui fusionnerait leurs deux démarches en leur offrant une totale carte blanche. Conte crépusculaire était né.

À l’époque, la documentation vidéographique de Conte crépusculaire n’était pas destinée à être un film en soi. Devant la richesse du matériau, la Galerie de l’UQAM a souhaité en assurer la conservation en produisant cette archive visuelle du conte musical et visuel, coproduite par la Galerie de l’UQAM et Imagide.

Biographies

Né en 1981 à Alma, Pierre Lapointe vit et travaille à Montréal. Remportant le grand prix du Festival international de la chanson de Granby en 2001, il lance son premier album en 2004. Depuis, il en produit plus d’une dizaine qui connaissent un grand succès à la fois au Québec, en France et en Belgique. En plus de performer dans le cadre de nombreux festivals, il crée plusieurs spectacles inédits dans lesquels le travail visuel prend une place considérable, dont Mutantès, La forêt des mal-aimés et Pépiphonique. Outre David Altmejd, il collabore avec l’artiste visuelle Dominique Pétrin, le metteur en scène Claude Poissant et l’architecte Jean Verville. Sa carrière est ponctuée de nombreux prix, dont 13 Félix. pierrelapointe.com

Né en 1974 à Montréal, David Altmejd vit et travaille à New York, Diplômé en arts visuels de l’Université du Québec à Montréal (1998) ainsi que de l’Université Columbia (New York, 2001), David Altmejd a tenu de nombreuses expositions individuelles et collectives tant au Québec, au Canada qu’à l’étranger. Il représente le Canada en 2007 à la 52e Biennale de Venise avec l’installation The Index, sous le commissariat de Louise Déry qui lui consacre plusieurs expositions dès 2000 et publie ses deux premiers catalogues majeurs. Il a de plus participé aux biennales du Whitney Museum en 2004 et d’Istanbul en 2003. Son travail fait notamment partie des collections du Solomon R. Guggenheim Museum, du Whitney Museum, de la Art Gallery of Ontario, de l’Université du Québec à Montréal et du Musée des beaux-arts du Canada. Récemment, le Musée d’art moderne de la ville de Paris lui consacrait une grande exposition rétrospective, Flux, ayant ensuite circulé au MUDAM Luxembourg ainsi qu’au Musée d’art contemporain de Montréal. davidaltmejd.com

Appuis

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Partenaires

Productions 3PM
Pascal Grandmaison
Uniform
Les Petits chanteurs du Mont-Royal
Conservatoire de musique et d'art dramatique du Québec

 

 

2016_mcgendron_gMarie-Claude Gendron, La chute, 2015.

Marie-Claude Gendron. Nos terres louables

Finissante à la maitrise en arts visuels et médiatiques, UQAM

Transmission en direct de l’action performative dans la Galerie de l’UQAM : 26 au 30 mai 2016, de 12 h à 18 h
Entrée libre

Événement multidisciplinaire : 5 juin 2016, à 13 h, dans le cadre du OFFTA – festival d’arts vivants
Billets entre 12$ et 20$
Achat de billets en ligne

[Plus d'informations]  

La Galerie de l’UQAM présente Nos terres louables de Marie-Claude Gendron, finissante à la maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM. Pendant cinq jours, l’artiste investira le belvédère surplombant le chantier de la mine à ciel ouvert située à Malartic, en Abitibi-Témiscamingue. Son intervention performative consistera à rester immobile sur un socle, face à une caméra vidéo qui diffusera son image en temps réel, avec la mine en arrière-scène. Par sa présence stationnaire et en continu sur le site, Marie-Claude Gendron souhaite mettre en évidence la mobilisation des mouvements de résistance citoyens par opposition à l’immobilisme ambiant. Les visiteurs découvriront cet « acte d’immobilité », qui fait suite à une série d’interventions du même genre amorcée en 2013, puisqu’il sera transmis en simultané à la Galerie de l’UQAM, du 26 au 30 mai.

Les sujets soulevés par le projet seront questionnés par l’essayiste Alain Deneault, l’artiste Michelle Lacombe, l’auteur Alexis Desgagnés, le collectif d’art action AOOS et la militante Dominique Bernier, lors d’un événement multidisciplinaire présenté le 5 juin 2016, en collaboration avec le OFFTA – festival d’arts vivants.

Nos terres louables

L’inertie dominante face aux décisions de nos dirigeants entraîne des conséquences dont le territoire porte des marques indélébiles. Ici, le corps individuel de l’artiste se fait porteur d’une agression passive de longue durée. Par cette intervention transmise en téléprésence, Nos terres louables explore les notions duelles d’immobilité et d’immobilisme, de l’individu et de la collectivité, du poétique et du micropolitique.

Marie-Claude Gendron s’intéresse au comportement social en tant qu’espace de transgression de codes aux délimitations fluctuantes. Ses interventions performatives répondent à un besoin de questionner les apparentes vérités collectives et les règles tacites qui nous régissent. Avec Nos terres louables, elle poursuit ses recherches sur la simultanéité de l’absence et de la présence dans l’acte performatif.

Le 5 juin, dans le cadre du OFFTA, un événement multidisciplinaire réunira des artistes, des auteur.e.s, des militant.e.s et des performeur.e.s, intéressé.e.s par les enjeux socio-économiques de l’industrie minière, ainsi que par l’allégorie poétique et politique de la figure du résistant.

Invité.e.s :
Alain Deneault, auteur
Alexis Desgagnés, auteur
Collectif d’art action AOOS, association d’ouvriers et d’ouvrières du sensible
Dominique Bernier, co-porte-parole de la Coalition pour que le Québec ait meilleure mine
Michelle Lacombe, artiste

À propos de l’artiste

Née à Québec, Marie-Claude Gendron développe une pratique interdisciplinaire en performance, vidéo, installation et interventions in socius. En plus de s’impliquer dans l’organisation d’événements performatifs autogérés, elle a participé à plusieurs résidences, expositions et événements au Québec, au Brésil, au  Mexique, en France, en Italie, en Irlande du Nord, en Suisse et en Thaïlande. Son travail a fait l’objet de présentations solos et collectives au Bangkok Art & Culture Centre, dans le cadre des éditions 2012 et 2014 des Rencontres internationales d’art performance, à la Galerie des arts visuels de l’Université Laval et à Praxis. Elle a remporté plusieurs prix et bourses de création : Première ovation (2012, 2013), FARE (2014), Conseil des arts et des lettres du Québec (2014, 2015, 2016), Société de développement des entreprises culturelles (2016). Marie-Claude Gendron détient un baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’Université Laval et termine actuellement sa maîtrise en arts visuels et médiatiques à l'Université du Québec à Montréal. marieclaudegendron.com

Appuis

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Remerciements

Hélène Doyon, Jean-François Dugas, Pascal Audet, Katherine-Josée Gervais, Alexis Desgagnés, AOOS, Michelle Lacombe, Dominique Bernier, Alain Deneault, Marie-Andrée Poulin, Kamissa Ma Koïta, Marie-Michèle Beaudoin, Magali Babin et FARE.


2016_momie_gHetep-Bastet : détail du sarcophage, env. 600 av. J.-C., Collection d’œuvres d’art de l’UQAM (1969.3230-2)

Hetep-Bastet. Une célèbre momie à Montréal

dans la cadre de la Journée des musées montréalais

Dimanche 29 mai 2016, 10 h - 17 h
Entrée libre

Service de navettes gratuites de la Journée des musées montréalais : Circuit rouge, arrêt 6

[Plus d'informations]

La Galerie de l’UQAM est fière de présenter l’événement Hetep-Bastet, une célèbre momie à Montréal dans le cadre de la 30e édition de la Journée de musées montréalais (JDMM), le dimanche 29 mai prochain. Pour cette première participation de la Galerie de l’UQAM à la JDMM, le public sera invité à rencontrer Hetep-Bastet, la momie emblématique de la Collection d’œuvres d’art de l’UQAM, et le sarcophage qui l’accompagne. Il s’agit d’une rare occasion de découvrir ces pièces importantes et leurs multiples vies, qui s’étendent de la naissance d’Hetep-Bastet dans l’Égypte ancienne jusqu’à aujourd’hui.

Qui est Hetep-Bastet?

Hetep-Bastet est une riche Égyptienne qui aurait vécu au cours de la XXVIe dynastie des Pharaons, vers 600 ans av. J.-C. C’est en 1927 que sa momie et son précieux sarcophage sont offerts par le Musée du Caire à l’École des beaux-arts de Montréal, qui expose par la suite ce présent d’une valeur exceptionnelle dans son hall d’entrée. Probablement dans le contexte des mouvements étudiants de 1968, Hetep-Bastet se retrouve malgré elle projetée au sol par un étudiant, qui fracasse la cage de verre dans laquelle la momie est installée, abîmant du même coup son cercueil de bois. Faute de moyens, la momie et son sarcophage sont laissés tels quels et conservés dans une voûte de l’immeuble jusqu’à son transfert à l’UQAM en 1969, au moment de sa création et de son fusionnement à l’École des beaux-arts. Il faut attendre la fin des années 1990 pour que leur restauration soit entamée.

Il ne s’agit là que d’une petite partie du destin mouvementé d’Hetep-Bastet, qui devient dans les années suivantes tour à tour objet d’étude insatiable pour les égyptologues, support exceptionnel des avancées scientifiques, égérie d’un film documentaire, vedette d’expositions sur l’Égypte antique ou d’art actuel. De multiples renaissances que pourront découvrir les visiteurs lors de la Journée des musées montréalais, plus de 2 600 ans après la naissance d’Hetep-Bastet.

La dernière apparition publique de la momie remonte à 2008, alors qu’elle est prêtée au Musée canadien des civilisations dans le cadre de l’exposition Tombes éternelles – L’Égypte ancienne et l’au-delà, où elle est présentée aux côtés de 200 artefacts du Museum of Fine Arts de Boston et d’autres pièces provenant de l’Égypte ancienne présentes dans les collections canadiennes. À Montréal, on a pu la voir pour la dernière fois en 2003 dans l’exposition Sarkis. 2 600 ans après 10 minutes 44 secondes, à la Galerie de l’UQAM. L’artiste d’origine arménienne présente alors une installation sur le thème de la mort, réunissant différents objets, dont la dépouille d’Hetep-Bastet.

 

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La Journée des musées montréalais

La Journée des musées montréalais est un événement portes ouvertes incontournable, très populaire, chaleureux et festif. Elle a pour but de faire connaître les musées de Montréal et de susciter un réel attachement de la population envers ces derniers. La JDMM attire chaque printemps plus de 100 000 visiteurs en une seule journée. Elle est présentée par Québecor, en collaboration avec la STM et de nombreux autres partenaires. museesmontreal.org

La collection d'oeuvres d'art de l'UQAM

La momie Hetep-Bastet fait partie de la Collection d’œuvres d’art de l’UQAM. Cette dernière s’est constituée à partir d’un transfert de l’École des beaux-arts de Montréal (EBAM) lors de la fondation de l’Université en 1969. Gérée par la Galerie de l’UQAM, elle comprend actuellement plus de 4000 œuvres et objets qui témoignent de l’enseignement des arts à Montréal, de certains courants de l’art contemporain au Québec et de pratiques individuelles d’artistes québécois reconnus. C’est le legs de l’atelier de gravure d’Albert Dumouchel, composé de quelque 3000 estampes réalisées par ses étudiants entre 1955 et 1970 (parmi lesquels Pierre Ayot, Francine Beauvais, Louis Pelletier), qui représente l’élément majeur de cette collection. S’ajoutent à ce corpus les œuvres d’art public intégrées au campus de l’UQAM ainsi que de nombreuses œuvres acquises de façon autonome depuis 1980. Sculpture (Henri Saxe, David Altmejd, Marcel Barbeau, Danielle April, Michel Goulet), photographie (Raphaëlle de Groot, Alain Paiement, Angela Grauerholz, Geneviève Cadieux), peinture (Paterson Ewen, Janet Werner, Françoise Sullivan, Claude Tousignant, Cynthia Girard), dessin (Pierre Gauvreau, Stéphane Gilot, Edmund Alleyn), vidéo (Pascal Grandmaison, Chantal duPont, Michel de Broin, Jocelyn Robert), gravures et livres d’artistes se côtoient pour créer un portait multiple et actuel de la vivacité des arts visuels à l’UQAM. Quelques ensembles d’objets anciens de cultures et d’époques diverses, pour la plupart hérités de l’École des beaux-arts de Montréal, complètent la collection. Plus d’informations : Collection

Appuis

 

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2016_Hupfield_pArtist Field Trip, performance présidée par Maria Hupfield pour YES! Association/Foreningen JA, (art)work(sport)work(sex)work, The Power Plant Contemporary Art Gallery, 2015. ©The Power Plant

Maria Hupfield. Post Performance/Conversation Action

dans le cadre du OFFTA - festival d'arts vivants

5 juin 2016, à 13 h

Billets entre 12$ et 20$
Achat de billets en ligne

[Plus d'informations]

Maria Hupfield présente Post Performance/Conversation Action, une performance et conversation hybride, avec des artistes invités sur les thèmes de leur travail comme méthode de renforcement communautaire et de solidarité intergénérationnelle.

Création et performance : Maria Hupfield
Invitée spéciale : Alanis Obomsawin
Assistante : Lindsay Nixon

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Présenté dans le cadre de Scène contemporaine autochtone (SCA), une programmation produite par ONISHKA

À propos de l'artiste

Actuellement établie à Brooklyn, New York, Maria Hupfield est membre de la nation Anishnaabe de Wasauksing, en Ontario. Ses œuvres ont voyagé d’un bout à l’autre du pays avec l’exposition Beat Nation : art, hip hop et culture autochtone et ont été exposées au Musée d’art et design de New York, au Powerplant à Toronto, et au 7a*11d International Performance Festival. Son projet Guide touristique pour artistes a été commandé par le Musée National Autochtone du Smithsonian, à New York, avec une itération au Musée McCord, à Montréal. En 2015, elle a conçu un canot de chasse du style écorce de bouleau de neuf pieds, en feutre industriel, assemblé et exposé à Venise, en Italie, pour la première de Jiimaan. L’artiste est représentée par la Galerie Hugues Charbonneau à Montréal. mariahupfield.wordpress.com

2016_JPAfilm_pJean-Pierre Aubé, Electrosmog Venezia, performance à la Biennale de Venise, 2015. Photo : Gwenaël Bélanger

Jean-Pierre Aubé à Venise

Projection du film réalisé lors des performances de l'artiste à la Biennale de Venise 2015

7 juin 2016
Projection en continu entre 17h30 et 19h30
Film de 25 minutes

[Plus d'informations]

À l’invitation de la Galerie de l’UQAM et de la commissaire Louise Déry, l’artiste québécois Jean-Pierre Aubé a réalisé une série d’interventions en direct lors des journées d’ouverture de la dernière Biennale de Venise (6 au 8 mai 2015). Ce projet fait maintenant l’objet d’un film de 25 minutes, Jean-Pierre Aubé à Venise, qui sera présenté en grande primeur le mardi 7 juin prochain à la Galerie de l’UQAM. La projection aura lieu en présence de l’artiste et de la commissaire du projet, Louise Déry. L’entrée est gratuite.

Produits par la Galerie de l’UQAM, le film et le projet de la Biennale de Venise ont été réalisés grâce à l‘appui du Conseil des arts et des lettres du Québec.

Interventions de l'artiste à Venise - 6 au 8 mai 2015

À la Biennale de Venise, Jean-Pierre Aubé a poursuivi son investigation des fréquences radio en explorant notamment l’« électrosmog » de Venise, c’est-à-dire l’ensemble des champs électromagnétiques présents dans un lieu. Il a réalisé plusieurs captations de fréquences radio sur les sites de la Biennale, collectant, documentant et enregistrant les émissions émanant des systèmes de télécommunication personnels. Muni d’un dispositif portatif composé de plusieurs radios, antennes et ordinateurs en réseaux, il était secondé par les performeurs Myriam Laplante et Mathieu Latulippe pour scruter le ciel de Venise. Leurs interventions ont permis de prendre la mesure du smog électronique de la ville et d’en témoigner lors d’une série d’actions publiques.

Pour plus d’informations sur l’intervention de l'artiste à Venise : Biennale

Le film Jean-Pierre Aubé à Venise

La Galerie de l’UQAM a confié à Frédéric Lavoie le soin de capter des images des faits saillants du projet Electrosmog Venezia. Ces matériaux ont ensuite été montés en collaboration avec Jean-Pierre Aubé afin de créer un film de 25 minutes. Plus qu’une simple documentation des interventions d’Aubé à Venise, le film présente en images les concepts clés de l’« électrosmog » et les méthodes utilisées par l’artiste pour la captation, le traitement, l’archivage et la mise en images des ondes radio. Le film rend compte de l’esprit du projet Electrosmog Venezia, traversé par les idées de furtivité, de piratage et de surveillance. Le dispositif mobile utilisé par l’artiste, avec ses projecteurs, lasers, ordinateurs, antennes et récepteurs installés sur un chariot vénitien, prend des allures de bricolage technologique qui démystifie le caractère sophistiqué des communications électroniques proposées par les grandes entreprises.

À propos de l'artiste

Diplômé de la maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM, Jean-Pierre Aubé est reconnu pour son travail de représentation sonore et visuelle des basses fréquences et des fréquences radio à partir de méthodes et de technologies ingénieuses qui lui permettent d'ausculter la magnétosphère et l’espace. Il est devenu, au fil des années, une sorte d’artiste explorateur qui, muni d’antennes insolites, de récepteurs radio, de logiciels de sa propre création et de quincaillerie informatique variée, capte une variété de fréquences dont il modélise les données en d’étonnants paysages présentés au moyen de chartres, de photographies, d’enregistrements audio et de vidéos.

Né en 1969 à Kapuskasing, Ontario, Jean-Pierre Aubé vit et travaille à Montréal.

Formation : Maîtrise en arts visuels et médiatiques, Université du Québec à Montréal
Expositions : RAM radioartemobile (Rome, 2015), Expression (Saint-Hyacinthe, 2015), Le Fresnoy (Tourcoing, 2013), Centre canadien d’architecture (Montréal, 2012), Clark (Montréal, 2012), Séquence (Saguenay, 2011), Musée d’art contemporain de Montréal (2011), AXENÉO7 (Gatineau, 2010), Galerie de l’UQAM (Montréal, 2008 et 2010), Musée national des beaux-arts du Québec (Québec, 2008), Palais du Tau (Reims, 2008), Ludwig Museum (Budapest, 2007), ZKM (Karlsruhe, 2005)
Performances : Biennale de Venise (2015), Elektra (2012 et 2011, Montréal), MUTEK (Montréal), Mois Multi (Québec, 2005), @rt Outsiders (Paris)
Prix : Prix Giverny Capital 2013
www.kloud.org

2016_Pocreau_gYann Pocreau, image tirée du diaporama Mémoires, 2016

Yann Pocreau. Patrimoines

Dans le cadre du programme de résidence

30 août au 8 octobre 2016
Vernissage : mardi 6 septembre, 17 h 30

Activités parallèles ouvertes à tous :

Table ronde Arts actuels et soins de santé: un espace partagé : lundi 12 septembre, 13 h 30 - 17 h

Forum étudiant Muséologie, hôpitaux et patrimoines : vendredi 7 octobre, 10 h – 12h

Visites commentées de l’exposition en compagnie de l’artiste Yann Pocreau :

Mercredi 14 septembre, 17 h 30 – 18 h 30
Vendredi 7 octobre 2016, 12 h 45 – 13 h 45

[Plus d'informations]

La Galerie de l’UQAM lance la saison 2016-2017 avec l’exposition Patrimoines de l’artiste Yann Pocreau. Fruit d’un travail effectué dans le cadre du programme de résidence d’été de la Galerie de l’UQAM, l’exposition s’inscrit dans le contexte de la construction du nouveau Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) en lieu et place de l’Hôpital Saint-Luc. En résulte un projet où dialoguent patrimoine matériel et immatériel, œuvres et objets, récits et artéfacts. Il ouvre les questions de l’art et de la santé, de la mémoire, de la lumière et de leurs impacts sur le bien-être.

Afin d’explorer les idées soulevées par l’exposition Patrimoines, la Galerie de l’UQAM prévoit un programme d’activités parallèles comprenant une table ronde, un forum étudiant, ainsi que deux visites de l’exposition en compagnie de l’artiste.

L’exposition

Depuis deux ans, Yann Pocreau a la chance unique d’assister à la construction du nouveau Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM). Dans le cadre du programme d’intégration de l’art à l’architecture, l’artiste y développe une œuvre processuelle qui culminera sous la forme d’un livre en 2020. En parallèle, depuis deux ans, il accompagne sa mère dans sa démence traitée au CHUM. Devant ce double état de fait devenu son quotidien, une évidence s’est imposée : celle de réfléchir, en tant qu’artiste, sur le milieu hospitalier et sur les notions de patrimoine qu’il engage. Ainsi, le point de départ de cette exposition repose sur la disparition de l’actuel Hôpital Saint-Luc, une composante du CHUM bientôt remplacée par une nouvelle construction. S’il est ici question d’architecture hospitalière, le projet cible surtout notre attachement, même paradoxal, à ces lieux qui ont marqué notre existence, soit notre rapport à la naissance, à la santé, à la mort, et surtout à ces amis et parents que le cœur nous impose d’accompagner un jour ou l’autre, sinon d’un jour à l’autre.

L’exposition Patrimoines inaugure deux nouvelles installations constituées d’éléments récupérés à l’Hôpital Saint-Luc tels qu’un mur de chambre, des ampoules, du mobilier, quelques artéfacts et des photographies. Elle est le résultat d’une résidence d’artiste à la Galerie de l’UQAM, de longues discussions, de passionnantes rencontres et de nombreuses collaborations. Par exemple, l’artiste a laissé à Marie-Charlotte Franco, doctorante en muséologie, le soin de présenter avec son équipe une réflexion plus historique sur le patrimoine matériel et immatériel de nos hôpitaux; l’artiste et cinéaste Anna Lupien signe également avec Yann Pocreau un portrait vidéo de la très inspirante Auriette Breton, infirmière-chef et doyenne des employés de Saint-Luc. Cette exposition, qui précède l’inauguration du nouveau CHUM, saura alimenter notre réflexion collective face à la valeur symbolique de l’environnement hospitalier et des rapports humains qu’il convoque.

L’artiste

Yann Pocreau est né à Québec en 1980. Il vit et travaille à Montréal. Par la photographie, il s’intéresse aux fortes présences du lieu et du sujet, à leur intime cohabitation. Dans ses recherches récentes, il investit la lumière comme sujet vivant et questionne l’effet de celle-ci sur la trame narrative des images. Parmi ses expositions individuelles, notons Sur les lieux, projet en deux volets accueilli par Expression – Centre d’exposition de Saint-Hyacinthe (2015-2016) et par le Musée d’art contemporain des Laurentides (2016); Croisements, à Vu photo (2014) et Projections à la Fonderie Darling (2013). Il a participé à plusieurs expositions collectives, notamment Lumens au Musée régional de Rimouski (2016); Québec Gold au Palais du Tau, Reims (2008); Out of Grace à la Galerie Leonard & Bina Ellen (2010); Lucidité – Vues de l’intérieur au Mois de la Photo à Montréal (2011); Under the Radar - The New Visionaries à Guided by Invoices, New York (2012), Paperwork à la Flux Factory, New York (2013) et Sinopale 5 - Biennale de Sinop, Turquie (2014). Il a fait partie de trois expositions de la Galerie de l’UQAM : Basculer (2007), Expansion (2010) et À Montréal, quand l’image rôde, présentée au Fresnoy – Studio national des arts contemporains à Tourcoing (2013). Son travail a été commenté dans diverses publications (CV, Canadian Art, Spirale, OVNI, Next Level-UK, etc.) et ses œuvres sont présentes dans les collections de la Banque Nationale du Canada, d’Hydro-Québec, de la Ville de Montréal, du Musée des beaux-arts de Montréal, du Musée d’art de Joliette et dans la collection Prêt d’œuvres d’art du Musée national des beaux-arts du Québec. Il a été, jusqu’en 2014, coordonnateur général du Centre d‘art et de diffusion Clark et est depuis 2013 président de Regroupement des centres d’artistes autogérés (RCAAQ). Il est représentée par la Galerie Simon Blais à Montréal. yannpocreau.com

La résidence

Depuis 2009, la Galerie de l’UQAM invite des artistes en résidence. Cette formule biennale permet à un artiste de travailler dans les espaces de la Galerie tout au long d’un été et d’exposer le résultat dès l’ouverture de la programmation automnale. Cette proposition relève du mandat de l’institution qui souhaite donner les moyens aux artistes de développer d’importants projets de recherche. Il est possible de consulter le résultat des trois précédentes résidences : David Spriggs, en 2009, Stéphane Gilot, en 2011 et Michael Blum, en 2014. galerie.uqam.ca/fr/capsules-videos.html

Activités gratuites

Table ronde Arts actuels et soins de santé : un espace partagé

Lundi 12 septembre 2016, 13 h 30 – 17 h

Invités :
Azad Chichmanian, OAQ, OAA, AIA, MRAIC, LEED AP, architecte et associé chez NEUF architect(e)s
Tamar Tembeck, PhD, attachée de recherche et développement, Media@McGill, Université McGill
Dr Réjean Thomas, médecin de famille, président-directeur général et fondateur de la clinique médicale l’Actuel
Mona Trudel, professeure, École des arts visuels et médiatiques (UQAM), titulaire de la Chaire de recherche UQAM pour le développement de pratiques innovantes en art, culture et mieux-être
Yann Pocreau, artiste
Marie-Charlotte Franco, doctorante en Muséologie (UQAM)

Composée d’un panel d’experts variés (historiennes de l’art, muséologue, artiste, architecte et médecin), cette table ronde sera l’occasion de réfléchir et d’échanger sur différents enjeux qui relient l’art, l’architecture et la médecine. Au croisement de ces trois disciplines, diverses perspectives ayant pour trame de fond le bien-être des patients seront abordées, parmi lesquelles : le rôle de l’art dans les milieux hospitaliers, pour et au-delà de ses fonctions thérapeutiques; le soin apporté à la conception architecturale et à l’aménagement des lieux, et enfin, l’importance d’entretenir une médecine de proximité, notamment dans un quartier au profil social complexe comme Ville-Marie.

Forum étudiant Muséologie, hôpitaux et patrimoines

Vendredi 7 octobre 2016, 10 h – 12 h

Le projet Musée-école en collaboration avec le CHUM a permis à plus de cent étudiants du séminaire Collections et conservation (UQAM) de la maîtrise en muséologie de réfléchir aux questions patrimoniales à l’Hôpital Saint-Luc (2013), à l’Hôtel-Dieu (2014) et à l’Hôpital Notre-Dame (2015). Cet événement sera l’occasion de revenir sur leur expérience et celle des employés du CHUM ainsi que de discuter des enjeux auxquels ils ont fait face sur le terrain.

Visites commentées de l’exposition en compagnie de l’artiste Yann Pocreau

Mercredi 14 septembre 2016, 17 h 30 – 18 h 30
Vendredi 7 octobre 2016, 12 h 45 - 13 h 45

Le carnet éducatif

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Appuis

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2016_Meyer_gLieven Meyer, Away From Keyboard, 2016, image tirée de l'installation vidéo

Lieven Meyer. Away From Keyboard

Finissant à la maîtrise en arts visuels et médiatiques, UQAM

30 août au 8 octobre 2016
Vernissage : mardi 6 septembre, 17 h 30

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La Galerie de l’UQAM présente l’exposition Away From Keyboard de Lieven Meyer, finissant à la maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM. L’artiste y présente une installation vidéo explorant les nouvelles configurations de l’esthétique classique, en quelque sorte un "néoclassicisme 2.0", dans la culture numérique contemporaine. Away From Keyboard questionne notre rapport aux idéaux, entre la matérialité de la sculpture et l’évanescence des identités développées en ligne.

L’exposition

Forme clé du patrimoine culturel occidental, la sculpture classique contribue historiquement à construire un idéal de beauté par la représentation de corps ciselés, magnifiés. Or, au-delà de la question esthétique, la sculpture classique marque aussi le pouvoir religieux, politique et militaire en revendiquant l'importance historique des sujets qu’elle représente. Si le sens attribué à cette forme a aujourd’hui perdu de son poids, il n’en demeure pas moins important de questionner les implications de l’esthétique classique dans le contexte actuel.

Avec son projet Away From Keyboard, l’artiste Lieven Meyer tente de détecter l’apparition d’un néoclassicisme 2.0 dans l’esthétique de réseaux sociaux comme Second Life, où les corps idéalisés évoluent dans des architectures bigarrées. Ce glissement implique de nouvelles structures idéologiques, générées par une civilisation globalisée, néolibérale et technocrate. Au sein de la plateforme Second Life, l’expression « Away From Keyboard » (AFK) marque l’absence de l’utilisateur du clavier alors qu’il demeure encore incarné dans le monde virtuel à l’aide de son avatar. L’exposition cherche ainsi à explorer ce phénomène bipolaire, entre présence et absence, entre condition matérielle et immatérielle.

Pour Away From Keyboard, Meyer conçoit une sculpture de bronze basée sur la figuration du corps médiatisé de son avatar. Quatre projections vidéo documentent, selon divers angles, les étapes de création de cette  sculpture, posant une tension entre la production matérielle et sa réalité numérique. Il s’agit ici de réfléchir aux nouvelles figures de la beauté et du pouvoir, images de l’asymétrie des structures autoritaires contemporaines.

L’artiste

Né en 1980 à Berlin Est, Lieven Meyer a vécu au sein d’une société en profonde transformation, basée sur la fusion de deux mondes idéologiquement opposés. Cette influence se reflète dans une pratique de déconstruction et de reconstitution de la sculpture classique passant par sa confrontation à différents contextes politiques et performatifs, comme les lieux de la production artistique ainsi que le monde virtuel des médias sociaux. En recherchant des correspondances historiques et des anamorphoses, l'artiste vise à localiser une zone de méta-activité sculpturale "classiciste", inscrite au système actuel de codes et de doctrines d'une société globalisée au 21e siècle.

C’est à Berlin Est qu’il a d’abord pratiqué le dessin et la peinture en tant qu’autodidacte pendant plusieurs années, avant d’entamer ses études à l’Académie des Arts de Kiel, en Allemagne du Nord. Suite à l’obtention du baccalauréat en 2013, grâce à une bourse du DAAD (Office allemand d’échanges universitaires) et à une bourse attribuée par l’UQAM aux étudiants étrangers, il a pu poursuivre sa formation à la maîtrise à Montréal. Présentement, Lieven Meyer voyage, vit et travaille entre l'Allemagne et le Québec. lievenmeyer.com

 

2016_MoreauLuxembourg_gAude Moreau, THE END in the Background of Hollywood, 2015, image tirée de la vidéo. Avec l'aimable autorisation de la galerie antoine ertaskiran, Montréal

Aude Moreau. La nuit politique

Commissaire : Louise Déry

Casino Luxembourg, Luxembourg
24 septembre 2016 au 8 janvier 2017

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Après avoir été couronnée de succès à la Galerie de l'UQAM, au Centre culturel canadien à Paris et à The Power Plant à Toronto, Aude Moreau. La nuit politique, première exposition monographique d'envergure de l'artiste, conclut sa tournée au Luxembourg. L’exposition met de l’avant un corpus d’œuvres développé par l’artiste depuis 7 ans sur les panoramas nocturnes de villes telles New York, Los Angeles, Montréal et Toronto. L’exposition, dont le commissariat est assuré par Louise Déry, est une production de la Galerie de l’UQAM, en partenariat avec le Centre culturel canadien à Paris, le Casino Luxembourg à Luxembourg et The Power Plant à Toronto.

L’exposition

Les œuvres photographiques, filmiques et sonores d’Aude Moreau jettent un éclairage inédit sur la ville nord-américaine, avec son quadrillage moderniste, ses tours vertigineuses dressées vers le ciel, ses logos lumineux au langage économique, ses vides et ses pleins qui cloisonnent ou offrent des échappées. Parce qu’elle emboîte le cinéma dans l’architecture, l’écrit dans le verre, le politique dans l’économique, la transparence dans l’opacité, voire le privé dans le public, l’artiste détourne et remodèle l’iconographie de ces images urbaines souvent stéréotypées et dont le destin, dorénavant, ne trouve guère d’issue alors que tombe la nuit politique.

L’exposition présente en première le film The End in the Background of Hollywood, tourné en hélicoptère au-dessus de Los Angeles, alors que les tours jumelles de la City National Plaza délivrent un percutant message de fin du monde. En parallèle, Inside (23/12/2014 - Los Angeles, Downtown) propose l’observation depuis la rue d’une des tours et de l’activité nocturne bien triviale qui s’y déroule et The Last Image, qui porte sur les génériques de fin de films de fin du monde. La nuit étoilée de la capitale mondiale du cinéma est également présente dans plusieurs photographies qui évoquent notamment l’emblématique signalisation de Hollywood et la présence de logos lumineux des grandes corporations financières qui en constellent le ciel. Les visiteurs reverront Sortir, tourné en hélicoptère autour de la Bourse de Montréal, Reconstruction, où défile le panorama des buildings de Manhattan depuis l’Hudson River et découvriront Less is more or… sur les célèbres tours de l’architecte Mies van der Rohe à Toronto.

Selon la commissaire, en investissant l’architecture d’un pouvoir métaphorique qui se développe entre le réel et la fiction, et entre l’image et son récit, Aude Moreau place l’observateur en position de spectateurs du présent, assujettis aux dispositifs de pouvoir et aux prises avec les scénarios de catastrophes qui défilent en une boucle sans fin. « Si les Gordon Matta-Clark, Ed Ruscha ou Mies van der Rohe sont aux sources de la pensée et des observations de l’artiste sur la ville, les quatre corpus qui se trouvent réunis dans cette exposition donnent le premier rôle à Montréal, New York, Los Angeles et Toronto. Ils sont une exhortation à se laisser immerger dans la texture des images et des trames sonores, à entrer dans la temporalité d’une fin incessante, à traverser l’entre-image pour apercevoir, dans le mouvement, une image du monde en pause, la dernière, peut-être », précise Louise Déry.

L’exposition est accompagnée d’une publication monographique richement illustrée et contenant des essais de la commissaire et d’auteurs invités tels que Kevin Muhlen (Luxembourg) et Fabrizio Gallanti (Université Princeton).

L’artiste

Depuis les années 2000, Aude Moreau développe une pratique combinant sa double formation en scénographie et en arts visuels. Qu’il s’agisse de concepts patiemment développés pendant plusieurs années pour donner lieu à des installations ambitieuses, des films et des photographies, ou d’interventions matérielles réalisés dans le contexte d’exposition comme ses célèbres tapis de sucre, Aude Moreau exerce avec pertinence un regard hautement critique sur la société du spectacle, la privatisation de l’espace public et la domination des pouvoirs économiques sur l’état du monde actuel. Son travail a été présenté au Québec, en France, aux États-Unis et au Luxembourg. Détentrice d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal, elle a été récipiendaire de la Bourse Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain (2011), ainsi que du Prix Powerhouse de La Centrale (2011). Aude Moreau est représentée par la galerie antoine ertaskiran à Montréal. audemoreau.net 

La commissaire

Louise Déry possède un doctorat en histoire de l’art et est directrice de la Galerie de l’UQAM depuis 1997. Elle a été conservatrice au Musée national des beaux-arts du Québec et au Musée des beaux-arts de Montréal. Elle a travaillé avec quantité d’artistes tels que Rober Racine, Dominique Blain, Nancy Spero, Michael Snow, Daniel Buren, Giuseppe Penone, Raphaëlle de Groot, Shary Boyle et Sarkis. Commissaire d’une trentaine d'expositions à l'étranger, dont une douzaine en Italie, de même qu'en France, en Belgique, en Espagne, en Turquie, aux États-Unis et en Asie, elle a été commissaire du pavillon du Canada à la Biennale de Venise en 2007 avec une exposition de David Altmejd et d’une performance de Raphaëlle de Groot à celle de 2013. À la Biennale de Venise de 2015, elle a présenté plusieurs interventions de Jean-Pierre Aubé sur la pollution électromagnétique.

Partenaires

Centre_culturel_canadien  Casino_luxembourg      Power_plant

Support

Conseil_des_arts_fr    Bronfman

2016_luisjacob_gLuis Jacob, Album XII, 2013-2014, montage d'images et plastique, 148 panneaux (44.5 x 29 cm chaque). Avec l'aimable permission de Birch Contemporary, Toronto, et Galerie Max Mayer, Düsseldorf

Luis Jacob

BNLMTL 2016 – Le Grand Balcon
Commissaire : Philippe Pirotte

21 octobre au 10 décembre 2016
Vernissage : jeudi 20 octobre, 17 h 30

[Plus d'informations]

La Biennale de Montréal et la Galerie de l’UQAM s’associent pour présenter le travail de l’artiste torontois Luis Jacob dans le cadre de BNLMTL 2016 – Le Grand Balcon. Jacob déploiera dans la Galerie l’un de ses Albums, où il met en relation des centaines d’images issues de l’histoire de l’art, de la culture populaire et des fils de nouvelles.

L’édition 2016 de La Biennale de Montréal témoigne d’une approche matérialiste et sensualiste, nous invitant à mettre en scène la recherche de plaisirs sensuels – à appeler le plaisir à jouer une fois de plus un rôle déterminant dans la vie quotidienne et la prise de décision politique. Misant sur le potentiel libérateur de l’art, Le Grand Balcon nous pousse à réexaminer l’(im)possibilité d’une émancipation par le plaisir – et son urgence.

L'exposition

Les considérations historiques et urbanistiques de Luis Jacob se couplent à une approche philosophique et anthropologique qui suit l’ensemble de ses parcours artistique, littéraire et commissarial. La banque d’images trouvées puis assemblées par l’artiste dans Album XII (2013-2014) s’intéresse au cadre subjectif de l’expérience esthétique qui, de l’œuvre d’art, se projette dans une perception plus vaste, vers le regard que nous portons sur ce qui nous constitue individuellement et collectivement. Regroupées entre elles selon un libre principe de correspondance, les images suggèrent des analogies qui sont à construire, développer ou compléter par le spectateur. Le principe d’analogie se décline ainsi comme forme et comme contenu, tant dans le dialogue entre les images que dans la rencontre entre le sujet percevant et l’objet perçu.

Les extensions philosophiques des recherches de Jacob transparaissent aussi dans l’impression sérigraphique The Demonstration (2013), dont le sujet central, un monochrome blanc présenté par des mains anonymes, met en abîme l’expérience intime et complexe du regardeur, à qui revient une part importante du contenu. Ces œuvres rendent compte de la forte tangente conceptuelle du travail de Jacob, dont les formes imprévisibles et plurielles contribuent à désamorcer les nomenclatures artistiques tout en les interrogeant au détour.

BNLMTL 2016 – Le Grand Balcon

Cette édition de La Biennale de Montréal est librement inspirée de la pièce Le Balcon de Jean Genet, qui fait de cette plateforme un espace de contestation entre la révolution et la contre-révolution, la réalité et l’illusion. Comme l’affirme le commissaire Philippe Pirotte, « Le Grand Balcon sera à la fois enjoué et fataliste dans sa présentation de pièces, de corridors et de balcons où les choses peuvent – de façon très créative, constructive, jouissive – se mettre à déraper ». Le Grand Balcon est conçu et mis sur pied par le commissaire Philippe Pirotte de concert avec un comité consultatif formé de Corey McCorkle, Aseman Sabet et Kitty Scott, et en étroite collaboration avec Sylvie Fortin, directrice générale et artistique de La Biennale de Montréal. bnlmtl.org

L'artiste

Né à Lima, Pérou, en 1971, Luis Jacob vit et travaille à Toronto. Des expositions individuelles ont été consacrées à son œuvre à la Kunsthalle Lingen, à Lingen, Allemagne (2012); au Musée McCord, à Montréal (2011); au Museum of Contemporary Canadian Art, à Toronto (2011); à Art in General, à New York (2010); à la Fonderie Darling, à Montréal (2010); au Städtisches Museum Abteiberg, à Mönchengladbach, Allemagne (2009); à September, à Berlin (2008); à la Kunstverein in Hamburg, à Hambourg (2008); et à la Morris and Helen Belkin Art Gallery, à Vancouver (2007). Il a également participé à des expositions collectives au Solomon R. Guggenheim Museum, à New York (2010); au Guggenheim Museum Bilbao, Bilbao, Espagne (2010); à la Generali Foundation, Salzbourg, Autriche (2011); à la Kunsthalle Bern, à Berne, Suisse (2010); à l’Extra City Kunsthal Antwerpen, à Anvers, Belgique (2010); au Contemporary Arts Museum Houston, à Houston, Texas (2012); à l’Institute of Contemporary Art at the University of Pennsylvania, à Philadelphie (2009); et à la dOCUMENTA (12), à Kassel, Allemagne (2007).

Le commissaire

Philippe Pirotte (né en 1972, en Belgique) est historien de l’art, commissaire, critique et directeur de la Staatliche Hochschule für Bildende Künste Städelschule et de Portikus, des lieux majeurs consacrés à l’art contemporain en Allemagne et au-delà de ses frontières. Il a été l’un des directeurs fondateurs du centre d’art contemporain objectif_exhibitions à Anvers, en Belgique. De 2005 à 2011, il a été directeur de la Kunsthalle Bern, en Suisse, institution de réputation internationale où il a monté des expositions individuelles d’artistes comme Anne-Mie Van Kerckhoven, Owen Land, Oscar Tuazon, Jutta Koether, Allan Kaprow et Corey McCorkle. De 2004 à 2013, il a occupé le poste de conseiller principal de la Rijksakademie pour les arts plastiques à Amsterdam. En 2012, il est devenu conservateur principal adjoint du UC Berkeley Art Museum and Pacific Film Archive. Il a également agi comme conseiller à la direction de programmes du Sifang Art Museum à Nanjing et il est conseiller à la Kadist Art Foundation (Paris/San Francisco).

Activités publiques

Visites commentées de l’exposition en compagnie d’un médiateur
Offertes en tout temps, sans frais. Réservations requises auprès de Philippe Dumaine : 514 987-3000, poste 3280, ou dumaine_allard.philippe@uqam.ca

Présentation d’artiste de Luis Jacob (en anglais)
Table ronde en compagnie de Lena Henke, Shannon Bool et Celia Perrin Sidarous
20 octobre 2016, 13 h à 14 h 30
Centre canadien d’architecture, 1920, rue Baile, Montréal
10 $ / Gratuit pour les détenteurs de Passeport BNLMTL 2016
Activité organisée par La Biennale de Montréal

Le carnet éducatif

La Galerie de l'UQAM publie un carnet éducatif offert gracieusement aux visiteurs pour les guider dans leur parcours de l'exposition.

Licence Creative Commons
Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International

 

Partenaires

2016_biennalecredits

2016_13blackcats_gThirteen Black Cats, image tirée de Corpse Cleaner, 2016, vidéo. Avec l'aimable permission des artistes

Thirteen Black Cats

BNLMTL 2016 – Le Grand Balcon
Commissaire : Philippe Pirotte

21 octobre au 10 décembre 2016
Vernissage : jeudi 20 octobre, 17 h 30

[Plus d'informations]

La Biennale de Montréal et la Galerie de l’UQAM s’associent pour présenter le travail du collectif new-yorkais Thirteen Black Cats dans le cadre de BNLMTL 2016 – Le Grand Balcon. Thirteen Black Cats offrira en grande première Corpse Cleaner, court-métrage qui s’intéresse à l’héritage de la puissance atomique aux 20e et 21e siècles.

L’édition 2016 de La Biennale de Montréal témoigne d’une approche matérialiste et sensualiste, nous invitant à mettre en scène la recherche de plaisirs sensuels – à appeler le plaisir à jouer une fois de plus un rôle déterminant dans la vie quotidienne et la prise de décision politique. Misant sur le potentiel libérateur de l’art, Le Grand Balcon nous pousse à réexaminer l’(im)possibilité d’une émancipation par le plaisir – et son urgence.

L'exposition

Corpse Cleaner, plus récent film du collectif de recherche et de production Thirteen Black Cats, se penche tout particulièrement sur les lettres échangées par Claude Eatherly, pilote de l’armée de l’air dont le rapport météorologique positif a permis le bombardement atomique d’Hiroshima, et Günther Anders, philosophe, théoricien et militant antinucléaire allemand dont l’œuvre traduit une obsession envers la capacité de la technologie à dépasser les intentions humaines.

Alors qu’une voix hors champ nous rappelle le contenu des lettres, on apprend que le producteur hollywoodien Bob Hope a abordé Eatherly en vue de faire un film sur sa vie. Ancien nettoyeur d’accessoires cinématographiques au Hollywood Custom Palace, Anders lui confie cependant que l’appareil hollywoodien ne serait pas en mesure de traiter cet « acte fatal ».

BNLMTL 2016 – Le Grand Balcon

Cette édition de La Biennale de Montréal est librement inspirée de la pièce Le Balcon de Jean Genet, qui fait de cette plateforme un espace de contestation entre la révolution et la contre-révolution, la réalité et l’illusion. Comme l’affirme le commissaire Philippe Pirotte, « Le Grand Balcon sera à la fois enjoué et fataliste dans sa présentation de pièces, de corridors et de balcons où les choses peuvent – de façon très créative, constructive, jouissive – se mettre à déraper ». Le Grand Balcon est conçu et mis sur pied par le commissaire Philippe Pirotte de concert avec un comité consultatif formé de Corey McCorkle, Aseman Sabet et Kitty Scott, et en étroite collaboration avec Sylvie Fortin, directrice générale et artistique de La Biennale de Montréal. bnlmtl.org

Les artistes

Fondé par Lucy Raven, Evan Calder Williams et Vic Brooks, Thirteen Black Cats est un collectif de recherche et de production basé à New York. thirteenblackcats.org

Née à Tucson, Arizona, en 1977, Lucy Raven vit et travaille à New York. Ses œuvres ont été présentées sur la scène internationale dans des expositions et des projections, dont des expositions individuelles à VOX – Centre de l’image contemporaine, à Montréal (2015); au Curtis R. Priem Experimental Media and Performing Arts Center, à Troy, New York (2015); à Portikus, Francfort (2014) ; et au Yerba Buena Center for the Arts, à San Francisco (2014). Ses œuvres ont également été présentées dans des expositions collectives au Hammer Museum, à Los Angeles (2013); à la Biennale du Whitney, à New York (2012); et au Manchester International Festival, à Manchester, R.-U. (2011). lucyraven.com 

Né à Portland, Maine, en 1982, Evan Calder Williams vit et travaille à Woodstock, New York. Il est l'auteur de Combined and Uneven Apocalypse (2011), Roman Letters (2011), et de deux livres qui seront bientôt publiés, Shard Cinema et Donkey Time. Ses textes sont parus dans Film Quarterly, The New Inquiry, Radical Philosophy, World Picture, The Third Rail, et ailleurs. Il a présenté ses films, performances et œuvres audio à la Serpentine Gallery, à Londres (2014); au Images Festival, à Toronto (2014); au Festival du Nouveau Cinéma, à Montréal (2014); à Artists Space, à New York (2013); au Tramway, à Glasgow (2012); et au Whitney Museum of American Art, à New York (2012).

Née à Londres en 1979, Vic Brooks vit et travaille à Woodstock, New York. Elle est conservatrice et productrice au Curtis R. Priem Experimental Media and Performing Arts Center and Rensselear Polytechnic Institute, à Troy, New York. Elle a travaillé à LUX, à Londres, est cofondatrice de The Island, à Londres, et a été co-conservatrice à la Serpentine Gallery, à Londres.

Le commissaire

Philippe Pirotte (né en 1972, en Belgique) est historien de l’art, commissaire, critique et directeur de la Staatliche Hochschule für Bildende Künste Städelschule et de Portikus, des lieux majeurs consacrés à l’art contemporain en Allemagne et au-delà de ses frontières. Il a été l’un des directeurs fondateurs du centre d’art contemporain objectif_exhibitions à Anvers, en Belgique. De 2005 à 2011, il a été directeur de la Kunsthalle Bern, en Suisse, institution de réputation internationale où il a monté des expositions individuelles d’artistes comme Anne-Mie Van Kerckhoven, Owen Land, Oscar Tuazon, Jutta Koether, Allan Kaprow et Corey McCorkle. De 2004 à 2013, il a occupé le poste de conseiller principal de la Rijksakademie pour les arts plastiques à Amsterdam. En 2012, il est devenu conservateur principal adjoint du UC Berkeley Art Museum and Pacific Film Archive. Il a également agi comme conseiller à la direction de programmes du Sifang Art Museum à Nanjing et il est conseiller à la Kadist Art Foundation (Paris/San Francisco).

Activités publiques

Visites commentées de l’exposition en compagnie d’un médiateur
Offertes en tout temps, sans frais. Réservations requises auprès de Philippe Dumaine :514 987-3000, poste 3280, ou dumaine_allard.philippe@uqam.ca

Présentation d’artistes de Thirteen Black Cats (en anglais)
Table ronde en compagnie de Luke Willis Thompson, Michael Blum et Nathalie Melikian
19 octobre 2016, 15 h à 16 h 30
Société des arts technologiques, 1201, boulevard Saint-Laurent, Montréal
10 $ / Gratuit pour les détenteurs de Passeport BNLMTL 2016
Activité organisée par La Biennale de Montréal

Le carnet éducatif

La Galerie de l'UQAM publie un carnet éducatif offert gracieusement aux visiteurs pour les guider dans leur parcours de l'exposition.
Licence Creative Commons
Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International

 

Partenaires

2016_biennalecredits

2016_judithhopf_gJudith Hopf, image tirée de MORE, 2015, vidéo. Avec l’aimable permission de Kaufmann Repetto, Milan et New York, et Deborah Schamoni, Munich.

Judith Hopf

BNLMTL 2016 – Le Grand Balcon
Commissaire : Philippe Pirotte

21 octobre au 10 décembre 2016
Vernissage : jeudi 20 octobre, 17 h 30

[Plus d'informations]

La Biennale de Montréal et la Galerie de l’UQAM s’associent pour présenter le travail de l’artiste allemande Judith Hopf dans le cadre de BNLMTL 2016 – Le Grand Balcon. Hopf dévoilera de nouvelles sculptures hybrides intégrant des pièces vidéo antérieures.

L’édition 2016 de La Biennale de Montréal témoigne d’une approche matérialiste et sensualiste, nous invitant à mettre en scène la recherche de plaisirs sensuels – à appeler le plaisir à jouer une fois de plus un rôle déterminant dans la vie quotidienne et la prise de décision politique. Misant sur le potentiel libérateur de l’art, Le Grand Balcon nous pousse à réexaminer l’(im)possibilité d’une émancipation par le plaisir – et son urgence.

L'exposition

Les sculptures, installations et vidéos de l’artiste allemande Judith Hopf transfigurent des décors modestes et des objets ordinaires en expressions drolatiques, voire stupides, des valeurs humanistes. Hopf décrit sa méthode de travail comme une tentative de s’occuper à quelque chose « qui ne [la] met pas de mauvaise humeur ». La plupart de ses œuvres sont réalisées en petit format et en faible définition, suivant son idée que les humains, pour s’exprimer, doivent faire feu de tout bois. Pour Le Grand Balcon, elle a créé des meubles simples (une table, un banc, un socle), mais perforés, dans lesquels sont intégrés des écrans. Sur ces écrans, on voit certains des films absurdes qu’elle a réalisés et qui évoquent l’expérience contemporaine d’une société poussée à bout, exténuée, souffrant d’épuisement chronique.

BNLMTL 2016 – Le Grand Balcon

Cette édition de La Biennale de Montréal est librement inspirée de la pièce Le Balcon de Jean Genet, qui fait de cette plateforme un espace de contestation entre la révolution et la contre-révolution, la réalité et l’illusion. Comme l’affirme le commissaire Philippe Pirotte, « Le Grand Balcon sera à la fois enjoué et fataliste dans sa présentation de pièces, de corridors et de balcons où les choses peuvent – de façon très créative, constructive, jouissive – se mettre à déraper ». Le Grand Balcon est conçu et mis sur pied par le commissaire Philippe Pirotte de concert avec un comité consultatif formé de Corey McCorkle, Aseman Sabet et Kitty Scott, et en étroite collaboration avec Sylvie Fortin, directrice générale et artistique de La Biennale de Montréal. bnlmtl.org

L'artiste

Née à Berlin en 1969, Judith Hopf vit et travaille à Berlin. Son travail a fait l’objet d’expositions individuelles au Museion—museo d’arte moderna e contemporanea di Bolzano, à Bolzano, Italie (2016); à kaufmann repetto, à Milan, Italie (2015); à la Neue Galerie—Museumslandschaft Hessen Kassel (mhk), à Cassel, Allemagne (2015); au PRAXES Center for Contemporary Art, à Berlin, Allemagne (2014); au Kunsthalle Lingen, à Lingen, Allemagne (2013); au Studio Voltaire, à Londres, Angleterre (2013); à la Fondazione Morra Greco, à Naples, Italie (2013); au Malmö Konsthall, à Malmö, Suède (2012); à la Grazer Kunstverein, à Graz, Autriche (2012); à la Badischer Kunstverein, à Karlsruhe, Allemagne (2008), à Portikus, à Francfort (2007); à Secession, à Vienne (2006); au Casco—Office for Art, Design and Theory, à Utrecht, Pays-Bas (2006); et au Kunst-Werke Institute for Contemporary Art, à Berlin, Allemagne (2006). Hopf a pris part à la 8e Biennale de Liverpool (2014); à Contour 2013—6e Biennale de l’image en mouvement, à Malines, Belgique (2013); à la dOCUMENTA (13), Cassel, Allemagne (2012) ainsi qu’à des expositions collectives au Sculpture Center, à Long Island City, New York (2014) et au Hammer Museum, à Los Angeles (2013).

Le commissaire

Philippe Pirotte (né en 1972, en Belgique) est historien de l’art, commissaire, critique et directeur de la Staatliche Hochschule für Bildende Künste Städelschule et de Portikus, des lieux majeurs consacrés à l’art contemporain en Allemagne et au-delà de ses frontières. Il a été l’un des directeurs fondateurs du centre d’art contemporain objectif_exhibitions à Anvers, en Belgique. De 2005 à 2011, il a été directeur de la Kunsthalle Bern, en Suisse, institution de réputation internationale où il a monté des expositions individuelles d’artistes comme Anne-Mie Van Kerckhoven, Owen Land, Oscar Tuazon, Jutta Koether, Allan Kaprow et Corey McCorkle. De 2004 à 2013, il a occupé le poste de conseiller principal de la Rijksakademie pour les arts plastiques à Amsterdam. En 2012, il est devenu conservateur principal adjoint du UC Berkeley Art Museum and Pacific Film Archive. Il a également agi comme conseiller à la direction de programmes du Sifang Art Museum à Nanjing et il est conseiller à la Kadist Art Foundation (Paris/San Francisco).

Activités publiques

Visites commentées de l’exposition en compagnie d’un médiateur
Offertes en tout temps, sans frais. Réservations requises auprès de Philippe Dumaine : 514 987-3000, poste 3280, ou dumaine_allard.philippe@uqam.ca

Le carnet éducatif

La Galerie de l'UQAM publie un carnet éducatif offert gracieusement aux visiteurs pour les guider dans leur parcours de l'exposition.

 

Partenaires

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Conseil des arts du Canada Conseil des arts du Canada

GALERIE DE L’UQAM

Université du Québec à Montréal
1400, rue Berri, Pavillon Judith-Jasmin, Local J-R 120
Montréal, Québec
Ouvert du mardi au samedi, de midi à 18h.
Entrée libre