2018_Hupfield_gVue de l’exposition Maria Hupfield. Celle qui continue de donner, The Power Plant, Toronto, 2017. Avec la permission de l’artiste et de la Galerie Hugues Charbonneau, Montréal. Photo : Toni Hafkenscheid

Maria Hupfield. Celle qui continue de donner

Commissaire : Carolin Köchling

11 janvier - 3 mars 2018
Vernissage : mercredi 10 janvier, 17 h 30
Heures d’ouverture prolongées et activités spéciales pour la Nuit blanche à Montréal : 3 mars 2018

Exposition organisée et mise en circulation par The Power Plant, Toronto

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Les objets possèdent des significationsqui dépassent leur matérialité, des significations que nous leur donnons ou qu'eux nous transmettent. La pratique artistique de Maria Hupfield s'intéresse à révéler le pouvoir qu'ont les objets de déclencher des relations entre les humains ou les milieux. Pour son exposition, Hupfield a mis au point une installation vidéo centrée sur un objet : un paysage marin peint à l'huile par sa mère aujourd'hui décédée. L'artiste a invité ses frères et sœurs à prendre part à une performance enracinée dans les souvenirs évoqués par le tableau. Aux côtés de cette nouvelle œuvre de commande, l'exposition présente une sélection d'objets en feutre souvent activés dans les performances d'Hupfield au cours des dernières années : un canot, un habit de neige, un casque de motoneige, des mitaines et des bottes, un magnétophone à cassettes avec des écouteurs, une ampoule électrique. Celle qui continue de donner est la traduction française du nom anishinaabe de la mère de l'artiste.

2018_Bui_gMichelle Bui, Happy Like Doris Day (with garlic), 2017, impression jet d’encre sur polypropylène autocollant, 244 x 152 cm.

Michelle Bui. Pool of Plenty

Finissante de la maitrise en arts visuels et médiatiques, UQAM

11 janvier - 3 mars 2018
Vernissage : mercredi 10 janvier, 17 h 30
Heures d’ouverture prolongées et activités spéciales pour la Nuit blanche à Montréal : 3 mars 2018

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Pool of Plenty traite de la culture matérielle en suggérant que la conscience identitaire, généralement structurée par le langage écrit, peut également être articulée par les choses qui nous entourent. Objets, matériaux, aliments, végétaux sont d’abord sélectionnés pour leur disponibilité et leurs qualités tactiles avant d’être assemblés de façon à former une série d’images dévoilant leur fragilité, leur malléabilité et la temporalité qu’ils occupent. La photographie, que l’artiste abandonne parfoi au profit de la sculpture, oscille entre métaphore et matérialité brute, renforçant ainsi le statut de l’image comme objet. En faisant référence à la nature morte et aux packshots de l’industrie publicitaire, la recherche picturale répond à un désir de matérialiser des envies, d’en faire naitre par l’objet, de séduire par le viscéral et de confronter par la surface.

2018_Terriens_gVue de l’exposition Terriens, Esker Foundation, Calgary, 2017. Photo : John Dean

Terriens

Commissaire : Shary Boyle, en collaboration avec Shauna Thompson

Artistes : Roger Aksadjuak, Shuvinai Ashoona, Pierre Aupilardjuk, Shary Boyle, Jessie Kenalogak, John Kurok, Leo Napayok

10 mars – 14 avril 2018
Vernissage : samedi 10 mars, 15 h

Exposition organisée et mise en circulation par Esker Foundation, Calgary

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Nous sommes issus de la terre et nés des étoiles, boue cuite et cire pigmentée, suie et soude, encre, bois, tabac, fourrure, feu, bronze et ongles en acrylique — habitants mortels de la Terre, rêvant de notre enveloppe spirituelle ou extraterrestre. Tirées de ce contexte terrestre, les céramiques et les œuvres sur papier visionnaires de Terriens, créations individuelles et collectives de sept artistes contemporains, sont à la fois transformatrices, étrangères à ce monde et profondément humaines. Bien que les artistes de Terriens produisent leurs œuvres à partir de lieux culturellement et géographiquement distincts — de Kangiqliniq/Rankin Inlet, Kinngait/Cape Dorset, Qamani’tuaq/Baker Lake et Toronto — ils partagent une approche intuitive et axée sur le travail intensif des matériaux et de l’imagerie narrative. Leurs œuvres mettent en scène des figures détaillées soumises aux transformations et aux transmogrifications, hybrides de l’animal et de l’humain, de la réalité et du mythe, des espaces réels et imaginaires. Elles semblent émerger de mondes fantasmagoriques, et sont simultanément charnelles et physiques, sensuelles et spirituelles, étrangères et familières.

2018_Majeri_gLeyla Majeri, Harness the Sun (détail), 2016, plâtre, sac de plastique, papier teint à la main, dimensions variables

Leyla Majeri. Don't Blame Us If We Get Playful

Finissante de la maitrise en arts visuels et médiatiques, UQAM

10 mars - 14 avril 2018
Vernissage : samedi 10 mars, 15 h

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Dans un jardin, plus on s'attarde à saisir, interpréter, entretenir, délimiter et contrôler l'esprit d'une chose qui nous échappe et nous surprend, plus la distinction entre l'acte de cultiver et l'objet cultivé devient floue. Le jardin constitue un espace dans lequel diverses énergies et intentions sont à l’œuvre et où les activités humaines et non humaines, y compris celles des organismes, des produits chimiques, des déchets et du climat, sont profondément enchevêtrées et confondues. Si bien que les plantes et les gens y sont transformés et pour ainsi dire, « cultivés réciproquement ». En ce sens, Leyla Majeri appréhende le jardin comme un site performatif, là où les fantasmes envers et venant de la nature, prennent forme et se dissipent. Son projet Don't Blame Us If We Get Playful est un discours à la fois sensible et hautement fantaisiste reflétant la complexité et l’ambiguïté de nos rapports à « l’autre ». Ici, le résidu des idéologies opposant nature et culture sert de substrat, tel des ruines, pour imaginer de nouveaux jardins, des paysages dissidents, des jardins contre l’Éden.

2018_Passage_gVue de l’exposition Passage à découvert 2017, Galerie de l’UQAM, 2017

Passage à découvert 2018

Finissant.e.s du baccalauréat en arts visuels et médiatiques, UQAM

27 avril – 5 mai 2018
Vernissage : jeudi 26 avril, 17 h 30

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Passage à découvert est l’occasion de découvrir les travaux des artistes contemporain.e.s et des pédagogues de demain qui occuperont les musées, galeries et écoles. L’exposition illustre la vivacité créatrice, la curiosité et la liberté des étudiant.e.s, et témoigne du professionnalisme des diplômé.e.s, ainsi que de l’engouement que génèrent leurs projets. Présentée chaque année, cette exposition fait également ressortir la richesse et la diversité des programmes offerts par l’École des arts visuels et médiatiques, laquelle privilégie une formation pluridisciplinaire.

2018_Radar_g

RADAR 2018. Le règne de la nausée

Commissaires : Doriane Biot, Véronique Hudon, Camille Richard, Marie Tissot
Coordonnateur : Philippe Dumaine

16 mai – 16 juin 2018
Vernissage : mardi 15 mai, 17 h 30

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La Galerie de l’UQAM lance RADAR, une nouvelle initiative qui permettra à des étudiantes des programmes de cycles supérieurs en histoire de l’art, muséologie et arts visuels de l’UQAM de contribuer à la définition, au développement et à l’organisation d’une exposition. Chaque année, RADAR visera à articuler autour d’une problématique spécifique un ensemble d’œuvres dont certaines seront issues de la Collection d’œuvres d’art de l’UQAM. Cette année, alors que l’on célèbrera en aout prochain le 70e anniversaire de la publication du Refus global, la Galerie de l’UQAM entend ouvrir un questionnement sur la société actuelle et sur l’engagement des artistes. Sous le titre Le règne de la nausée, cette première édition de RADAR mettra en présence des œuvres qui révèlent les peurs bleues, peurs rouges et peurs blanches évoquées par Paul-Émile Borduas dans le manifeste du Refus global. Il y a toutes les raisons, devant le monde d’aujourd’hui, d’éprouver un désarroi semblable à celui exprimé par Borduas et ses complices en 1948. Comment ne pas ressentir, à l’heure actuelle, cet effet de nausée? 70 ans après le Refus global, il semble nécessaire de soulever cette question. RADAR 2018 cherchera ainsi à explorer les « nausées »  qui nous sont contemporaines et les moyens mis de l’avant par les artistes actuel.le.s pour les confronter.

2018_Laferte-Coutu_gAlexia Laferté-Coutu, Monument National (gauche), verre coulé, 36,8 x 22,9 x 5,8 cm et Sans titre (droite), 2017, verre coulé, graphite, oxyde bleu, 34,3 x 21,6 x 3,8 cm

Alexia Laferté-Coutu. Variations sur une ombre plusieurs fois centenaire

Finissante de la maitrise en arts visuels et médiatiques, UQAM

16 mai – 16 juin 2018
Vernissage : mardi 15 mai, 17 h 30

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Par le geste de pression d’argile souple sur la surface extérieure de bâtiments, Alexia Laferté-Coutu cherche à générer un rapport actif à la sculpture. Elle associe ce geste sculptural au procédé du cataplasme, une thérapeutique ancienne consistant à appliquer temporairement une pâte épaisse (argile, plantes) sur une partie du corps afin d’absorber les toxines. Dans le domaine de la conservation architecturale, ce même procédé est utilisé pour nettoyer des segments architecturaux ayant été ensevelis par l’accumulation de poussière de plomb ou de polluants. L’application d’une pâte à base d’argile et d’agents actifs issus de l’algue rouge permet d’absorber les impuretés adhérant à la surface de l’architecture et de révéler d’anciennes fresques, gravures, frises sculptées ou façades d’importance culturelle particulière. Dans cette installation, les cataplasmes cristallisés par le biais du moulage s’affranchissent de leur statut d’objet en suggérant des formes non identifiables au positif toujours absent.



Conseil des arts du Canada Conseil des arts du Canada

GALERIE DE L’UQAM

Université du Québec à Montréal
1400, rue Berri, Pavillon Judith-Jasmin, Local J-R 120
Montréal, Québec
Ouvert du mardi au samedi, de midi à 18h.
Entrée libre