Une programmation entre matérialité et engagement à la Galerie de l’UQAM


L’engagement s’annonce comme le thème englobant la riche programmation de l’hiver et du printemps 2018 à la Galerie de l’UQAM. Décliné sous de multiples formes – politique, performatif, matériel, communautaire, intellectuel – il devient ici moteur d’une réflexion soutenue sur les rôles de l’art et des artistes dans les transformations en cours, qu’elles soient sociales ou esthétiques.

 

Le coup d’envoi sera donné dès le 10 janvier avec l’ouverture de la très attendue exposition solo Maria Hupfield. Celle qui continue de donner. Organisée par The Power Plant à Toronto, l’exposition investigue le rôle des objets dans le travail performatif de l’artiste appartenant à la nation Wasauksing (Ontario), maintenant installée à Brooklyn. Janvier sera aussi l’occasion pour la Galerie de l’UQAM de proposer une première édition montréalaise de La nuit des idées, une initiative internationale visant à rassembler, le temps d’une soirée, des penseurs de disciplines et parcours multiples.

 

Puis, en mars, la Galerie accueillera l’important projet Terriens de la Esker Foundation à Calgary. Cette exposition, qui comprend céramiques et œuvres sur papier, est le fruit de nombreuses années de collaboration entre sept artistes contemporains du sud et du nord du Canada dont Shary Boyle, Shuvinai Ashoona et Pierre Aupilardjuk. Dès la mi-mai, la Galerie présentera la première édition de sa nouvelle initiative destinée à la relève commissariale, RADAR. Sous le titre Le règne de la nausée, l’exposition explorera, 70 ans après la publication du Refus global, les moyens déployés par les artistes actuels pour mettre en lumière les « nausées » d’aujourd’hui.

 

Mentionnons aussi les expositions de Michelle Bui, de Leyla Majeri et d’Alexia Laferté-Coutu, qui présenteront au cours de la saison les résultats de leurs recherches à la maitrise en arts visuels et médiatiques. Toutes trois abordent, par des angles variés, notre relation aux objets et matières qui nous entourent. En avril, l’événement Passage à découvert permettra, comme à chaque année, d’apprécier les travaux des finissant.e.s du baccalauréat en arts visuels et médiatiques à l’UQAM.

 

Les mois à venir permettront aussi à la Galerie de l’UQAM de faire circuler certains de ses projets d’exposition récents : Graham Fagen. The Slave’s Lament sera accueilli par la Doris McCarthy Gallery de l’Université de Toronto, Motion sera présenté au Musée d’art du Centre de la confédération de Charlottetown et Yann Pocreau. Patrimoines poursuivra une tournée montréalaise entreprise à l’automne. Finalement, 150 ans / 150 œuvres : l’art au Canada comme acte d’histoire, le plus récent projet virtuel de la Galerie, verra le jour à l’hiver 2018, rejoignant Le Projet Peinture. Un instantané de la peinture au Canada, en ligne jusqu’en novembre 2018.



Conseil des arts du Canada Conseil des arts du Canada

GALERIE DE L’UQAM

Université du Québec à Montréal
1400, rue Berri, Pavillon Judith-Jasmin, Local J-R 120
Montréal, Québec
Ouvert du mardi au samedi, de midi à 18h.
Entrée libre