Table ronde : Une assemblée pour le cosmos

7 octobre 2026, 18 h 00 - 20 h 00

Cette assemblée est activée par des interventions de personnes issues de différents horizons afin de débattre des relations établies au cosmos, de la politique des non-humains et de l’établissement de relations respectueuses des cosmologies et des différentes formes d’agentivités.

Lieu : Galerie de l’UQAM
Participants : Nahum, Joël Vacheron, Ségolène Guinard, Véronique Basile Hébert
Animation : Bénédicte Ramade
Gratuit
Places limitées
En français et en anglais

À propos des invité·e·s

Nahum est un artiste et musicien connu pour ses missions artistiques spatiales novatrices menées avec de grandes agences spatiales. Son travail a attiré l’attention à l’échelle mondiale en mettant en lumière le rôle crucial de la culture dans le secteur spatial et en contribuant à façonner notre compréhension du cosmos, tout en défendant une plus grande intégration des arts dans ce secteur ainsi que des activités spatiales responsables. En 2011, il a fondé le KOSMICA Institute, une plateforme consacrée à une réflexion critique et poétique sur notre rapport à l’Univers, aux activités spatiales et à leur impact sur la Terre. Son travail a notamment été présenté au Haus der Kulturen der Welt, à l’ICA de Londres et à Ars Electronica.

 

Joël Vacheron vit et travaille à Lisbonne, au Portugal. Il est titulaire d’un doctorat en sociologie de l’Université de Lausanne et d’un master en photographie et cultures urbaines de Goldsmiths, Université de Londres. En tant que journaliste et essayiste, il est régulièrement sollicité pour rédiger des textes critiques, des essais et des monographies qui font souvent le pont entre la réflexion critique et le discours public. Il est notamment l’auteur de « Cosmovisions : Une étude visuelle des fondements coloniaux de l’exploration spatiale » (Métis Presses, 2025) et cofondateur du Centre Culturel Afropea (CCA). Depuis 2011, il est maître de conférences et chercheur à l’École cantonale d’art de Lausanne (ECAL/HES-SO), où il enseigne les études visuelles.

 

Ségolène Guinard est doctorante en anthropologie à l’Université McGill. Ses recherches portent sur les images scientifiques, les infrastructures et la responsabilité, à travers un travail de terrain mené auprès du Grand Télescope Millimétrique au Mexique et autour des images de trous noirs produites par l’Event Horizon Telescope. Elle étudie également les systèmes écologiques et les habitats conçus pour l’espace extra-atmosphérique, dénonçant les approches astrocapitalistes de la vie et de l’écologie. Elle travaille comme traductrice pour des maisons d’édition indépendantes spécialisées dans les ouvrages critiques, décoloniaux et féministes. À Montréal, où elle vit, elle est active dans les milieux de la justice migrante.

 

Véronique Basile Hébert est une artiste de théâtre Atikamekw de la communauté de Wemotaci. Doctorante en recherche-création en théâtre, sur le sujet du Nitaskinan/Kitaskino, le territoire ancestral des Atikamekw Nehirowisiwok, elle détient un baccalauréat en théâtre de l’Université d’Ottawa ainsi qu’une maîtrise en dramaturgie portant sur le chamanisme chez Jovette Marchessault. Participante du programme de formation de la compagnie de théâtre autochtone Ondinnok, en collaboration avec l’École Nationale de Théâtre du Canada, elle a également été l’une des créatrices du théâtre de rue du Festival Présence Autochtone de Montréal. Professeure au département d’études littéraires à l’UQAM, elle a aussi contribué à la mise sur pied du microprogramme en Études autochtones à l’UQTR. Par ailleurs, dans sa pratique, elle priorise les productions d’œuvres intergénérationnelles et plurilingues, au sein des communautés autochtones et a collaboré aussi avec diverses compagnies de théâtre. S’inspirant de la Nature et de sa culture, elle écrit, met en scène et interprète ses spectacles avec des artistes issus de diverses origines. Son théâtre est engagé, près de ses préoccupations d’autochtone, de mère, et d’artiste bispirituelle.

 

Bénédicte Ramade est historienne de l’art, critique et commissaire d’exposition indépendante, spécialisée dans les enjeux environnementaux et écologiques artistiques, tant historiques que contemporains depuis 25 ans, en France et au Canada, à travers la recherche, le commissariat et l’édition. Elle a publié Vers un art anthropocène. L’art écologique américain pour prototype (Presses du réel) en 2022. Elle développe actuellement son expertise sur les récits environnementaux et climatiques et prépare l’exposition collective Deepfakes. Prompts du vivant avec Vox à Montréal (janvier-mars 2027). Elle enseigne à l’UQAM et l’Université de Montréal après une décennie de transmission à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

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