La Galerie est fermée pour les fêtes. Réouverture le 8 janvier dès 17 h 30 pour le vernissage des expositions Le Désordre des choses et Marie-Ève Martel. Transcender l'architecture.

2014_desordremelaniesmith_gMelanie Smith et Rafael Ortega, Bulto, extrait vidéo, 2011. Avec l’aimable autorisation de la Galerie Peter Kilchmann, Zurich.

Le Désordre des choses

Edith Brunette, Michel de Broin, Arkadi Lavoie Lachapelle, Mathieu Lefevre, Emmanuelle Léonard, Christine Major, Maria Marshall, Catherine Opie, Melanie Smith et Rafael Ortega, Pilvi Takala, Rosemarie Trockel

Commissaires : Marie-Ève Charron et Thérèse St-Gelais

 

9 janvier au 21 février 2015
Vernissage : 8 janvier, 17h30
Visite de l’exposition en compagnie des commissaires : 27 janvier, 13 h à 13 h 45

 

[Plus d'informations]

Le Désordre des choses, dont le commissariat est assuré par  Marie‑Ève Charron et Thérèse St-Gelais, rassemble des œuvres autour de la question de la désobéissance et du désordre pour la dimension démocratique qu’elles renferment et en ce qu’elles défient certaines autorités et convenances. Le public pourra découvrir les œuvres d’Edith Brunette, de Michel de Broin, d’Arkadi Lavoie Lachapelle, de Mathieu Lefèvre, d’Emmanuelle Léonard, de Christine Major, de Maria Marshall, de Catherine Opie, de Melanie Smith et de Rafael Ortega, de Pilvi Takala et de Rosemarie Trockel.

 

L’exposition

Le Désordre des choses rassemble des œuvres qui font de la désobéissance une voie salutaire. Comment l’art peut-il manifester l’insoumission dans les démocraties libérales? Comment, dans ce contexte où les libertés sont relatives, l’art actuel arrive-t-il à se faire critique sans littéralement afficher un engagement militant?

Défiant par la bande l’autorité et les convenances, les œuvres présentées aménagent des zones de résistance dans lesquelles s’incarnent des contre-pouvoirs. Elles démasquent ce qui, sous les dehors tranquilles de la normalité, semble dénué de puissance et offrent de la banalité, une version politique. Elles bousculent les réalités prédéfinies qu’elles détournent parfois avec humour.

Ici, des mises en situation et des objets inusités éprouvent la régulation des usages dans l’espace urbain. Par de simples actions, des personnages exposent leur capacité d’agir et leur refus de ployer sous les normes ou l’imposition de canons. Des compositions traitent avec causticité de traditions artistiques ou des figures qui les incarnent. Des lieux convenus de l’art sont occupés par intrusion. Des divisions au sein d’un débat sont préférées à la gestion de l’ordre social par consensus. Des représentations montrent, impudiques, des figures malséantes quand d’autres dévoilent froidement des environnements réglés de communautés fermées. C’est ainsi que les œuvres choisies donnent l’occasion de révéler des formes variées de conditionnement tout comme la mise en doute de leur autorité.

Dans Le Désordre des choses, la dissension n’est pas synonyme d’un mal à éradiquer, mais plutôt l’exercice d’une vigilance critique dont la vitalité s’avère primordiale.

 

Les commissaires

Critique d’art au quotidien Le Devoir, Marie-Ève Charron écrit régulièrement pour la revue esse, arts + opinions dont elle a fait partie du comité de rédaction. Auteure également pour des catalogues, ses plus récentes publications ont porté sur le travail d’Anthony Burnham, de Michael Merrill et des Fermières Obsédées. Elle a été commissaire de l’exposition collective Au travail (Musée régional de Rimouski, 2010) et a coorganisé, avec Marie-Josée Lafortune et Thérèse St-Gelais, Archi-féministes!, une exposition de groupe présentée chez Optica (2011-2012). Depuis 2004, elle enseigne l’histoire de l’art à l’UQAM, ainsi qu’au Cégep de Saint-Hyacinthe.

Thérèse St-Gelais est professeure à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) où elle enseigne l’histoire de l’art contemporain et l’apport des femmes aux arts visuels. Commissaire pour les expositions Ghada Amer (Musée d’art contemporain de Montréal, 2012) et Loin des yeux près du corps (Galerie de l’UQAM, 2012), elle a aussi dirigé les colloques (et leurs actes) État de la recherche « Femmes : théorie et création » dans la francophonie (2010) et L’indécidable. Écarts et déplacements de l’art actuel (2008). Elle a coorganisé, avec Marie-Ève Charron et Marie-Josée Lafortune, l’exposition Archi-féministes! (Optica, 2011-2012).

 

2015_memartelnew_gMarie-Ève Martel, esquisse préparatoire au projet Transcender l'architecture, 2014.

Marie-Ève Martel. Transcender l'architecture

Finissante à la maîtrise en arts visuels et médiatiques, UQAM

 

9 janvier au 14 février 2015
Vernissage : 8 janvier, 17h30

 

[Plus d'informations]

L’architecture dont il est question ici et qui se trouve au cœur des réflexions de l’artiste sur le paysage, est celle qu’elle a rencontrée au cours de ses pérégrinations à travers l’Amérique du Nord. Marie‑Eve Martel s'intéresse à notre façon d'habiter et de construire l'espace, aux lieux et à leur histoire, mais surtout aux valeurs que ces lieux véhiculent et à l'imaginaire qu'ils déclenchent.

 

Transcender l’architecture

Sorte de portraits sociohistoriques, les œuvres de Marie-Eve Martel explorent la symbolique architecturale, « l'espace vécu » et la notion de la connaissance. C’est à travers l'étude de deux bâtiments bien distincts – la cabane rustique dans les bois à Walden Pond (Concord, MA) inspirée du livre Walden ou la Vie dans les bois de Henry David Thoreau; et la bibliothèque moderne Beinecke Rare Book and Manuscript Library de l'Université Yale (New Haven, CT) – que l’artiste crée un dialogue poétique et philosophique sur ce qu’est un « lieu de la connaissance ». D’un côté, la cabane de Walden représente l’autonomie, l’autosuffisance et l’expérimentation, tandis que la bibliothèque de la prestigieuse université américaine symbolise, d’une certaine façon, le savoir institutionnalisé et le pouvoir de l’état.

En faisant dialoguer ces deux lieux, l’artiste questionne notre manière de construire, à travers l'architecture, un ordre existentiel, social/politique, tout comme elle explore l'impact psychologique de cet ordre physique, le rapport « subconscient » aux lieux et à la « poétique de l'espace ». En présentant simultanément deux points de vue architecturaux reflétant deux idéologies en apparence opposées – d'une part la connaissance institutionnalisée, de l'autre la connaissance « libre » – l’artiste souhaite créer un espace de réflexion entre-deux. À travers la peinture, le dessin et la sculpture sont abordés les processus de production, d'accessibilité et d'acquisition de la connaissance reflétés par chaque bâtiment.

 

À propos de l’artiste

Marie-Eve Martel vit dans les Basses-Laurentides et travaille selon une approche interdisciplinaire où se mêlent peinture, dessin et sculpture. Elle a été récipiendaire de différentes bourses (CALQ, Fondation Elizabeth Greenshields) et a effectué des résidences au Klondike Institute of Art and Culture au Yukon (2009), de même qu’au Vermont Studio Center aux États-Unis (2011). Son travail a fait l’objet de plusieurs expositions individuelles notamment au Centre national d’exposition, Jonquière, 2013; au Centre d’exposition d’Amos, Amos, 2013; au Centre d’artistes Regart, Lévis, 2013; au Centre d’artistes Vaste et Vague, Carleton, 2011; et a également été présenté à l’occasion d’expositions collectives au Québec, ainsi qu’à Vancouver et à Toronto.

www.marieevemartel.com

GALERIE DE L’UQAM

Université du Québec à Montréal
1400, rue Berri, Pavillon Judith-Jasmin, Local J-R 120
Montréal, Québec
Ouvert du mardi au samedi, de midi à 18h.
Entrée libre

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