2015_piccinini_g2Patricia Piccinini, Sitting Room, 2.30pm, de The Fitzroy Series, 2011, épreuve à développement chromogène

Patricia Piccinini. Une autre vie

1er septembre au 9 octobre 2015
Vernissage : vendredi 11 septembre, 19h
Visite commentée en compagnie de l’artiste, du commissaire Joan Fontcuberta et de l’historienne de l’art Ariane de Blois : vendredi 11 septembre, 12 h 45

Le Mois de la Photo à Montréal
La condition post-photographique
Commissaire invité : Joan Fontcuberta

[Plus d'informations]

Le Mois de la Photo à Montréal présente, en partenariat avec la Galerie de l’UQAM, Une autre vie, la première exposition solo de Patricia Piccinini au Canada. Dans la foulée de la thématique de cette 14e édition de la biennale internationale de l’image contemporaine, La condition post-photographique, l’exposition Une autre vie jette un regard intrigant et ambivalent sur les relations entre espèces dans un contexte de bricolage génétique. À travers la photographie, la vidéo et la sculpture, Piccinini crée un monde où humains, animaux et monstres cohabitent, voire s’entraident.

L’exposition

En ce monde envahi non par des extraterrestres, mais par des images, Patricia Piccinini s’interroge sur notre avenir en tant qu’humains. Pour ce faire, elle se détourne de l’image monstrueuse pour se concentrer sur l’image du monstre : monstrum, monstrare, le monstre se montre.

Piccinini parodie la monstruosité et la monstration, qu’elle présente comme des antichambres de l’apocalypse. Dans son univers surprenant et envoûtant, les formes biologiques et esthétiques oscillent entre Frankenstein et Walt Disney, Pixar et H. R. Giger, et L’Île du docteur Moreau et la brebis Dolly. En Australie, d’où vient l’artiste, la faune a connu une évolution endémique, donnant lieu à l’apparition d’espèces inexistantes ailleurs dans le monde. Combien de temps survivront-elles si leur environnement est menacé? Tel un commando de sauvetage, Piccinini conçoit de nouvelles espèces dont la mission consistera à protéger les animaux en voie d’extinction. Ce geste salvateur nous rappelle à quel point la vie échappe de plus en plus aux contraintes de la nature grâce aux implants, à la fécondation in vitro, au clonage, à la biotechnologie, aux mutations… en somme, grâce au bricolage génétique.

Une autre vie traduit la fascination et l’horreur du monstrueux lorsque ce dernier s’installe dans le quotidien, reflétant ainsi l’inquiétante étrangeté freudienne. Si l’être humain est un animal qui sait et qui peut sourire, comme l’affirme George Steiner, que nous réserve le post-humanisme? Saurons-nous dire non aux nouvelles barbaries? Nous n’y parviendrons, probablement, que si nous décidons d’humaniser les technologies au lieu de techniciser les personnes.

L’artiste

Née en 1965 à Freetown, en Sierra Leone, Patricia Piccinini vit et travaille à Melbourne, en Australie. Elle a présenté ses œuvres dans des expositions individuelles et collectives à Tolarno Galleries à Melbourne (2015); à l’Australian Center for Contemporary Art à Melbourne (2014); à la National Portrait Gallery of Australia à Canberra (2014); au Museum of Contemporary Art à Sydney (2014); au Canberra Museum and Gallery (2013); au Museum of Contemporary Art à Taipei (2013); à l’Haunch of Venison à Londres (2012); au Victoria and Albert Museum à Londres (2011); au Museum of Contemporary Photography de Columbia College à Chicago (2011); au Mori Art Museum à Tokyo (2010); au Frye Museum à Seattle (2007); et à la Biennale de Venise (2003). Ses œuvres font partie de plusieurs collections publiques en Australie, telles que celles de la National Gallery of Australia, de l’Université de Melbourne, de la Waverly City Gallery et du Parliament House. En 2014, elle a remporté l’Artist Award de la Melbourne Art Foundation. Elle est représentée par Tolarno Galleries à Melbourne et par la Roslyn Oxley9 Gallery à Sydney. patriciapiccinini.net

Entrevue avec l’artiste : https://youtu.be/Swx7ewLxyfw

Le commissaire

Près de quarante ans de pratique tant artistique que théorique axée sur les conflits entre nature, technologie et vérité confirment l’engagement fécond de Joan Fontcuberta envers la photographie. Né à Barcelone en 1955, Fontcuberta est l’auteur d’une douzaine d’ouvrages portant sur différents aspects de l’histoire, de l’esthétique et de l’épistémologie de la photographie. Il a signé de nombreuses expositions internationales dont Fotografia 2.0 (Círculo de Bellas Artes, PhotoEspaña, Madrid, 2014), Artwork as Collection (FotoColectania, Barcelona, 2013), From Here On (Les Rencontres d’Arles, 2011), Idas & Chaos. Trends in Spanish Photography 1920-1945 (International Center of Photography, New York, 1987). En 1982, il a cofondé la biennale de photographie Primavera Fotográfica à Barcelone et il a été directeur artistique des Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles en 1996. De 2008 à 2014, il a assumé la présidence de l’Association des artistes visuels de la Catalogne. Sa production artistique a fait l’objet d’expositions individuelles au Museum of Modern Art à New York et au Chicago Art Institute, entre autres. Ses œuvres font partie de plusieurs collections d’institutions, notamment le Metropolitan Museum of Art à New York, le Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa et le Centre Georges-Pompidou à Paris. Il a remporté le Prix international de la Fondation Hasselblad en 2013.

Le Mois de la Photo à Montréal, 14e édition – La condition post-photographique

L’ère post-photographique, explorée par le commissaire Joan Fontcuberta pour cette 14e édition du Mois de la Photo à Montréal, se caractérise par la massification des images de même que par leur circulation et leur disponibilité sur Internet. Déployée dans 16 lieux d’exposition, la biennale présentera 29 artistes canadiens et internationaux qui posent un regard critique sur cette présence massive des images et sur leur disponibilité absolue dans la culture visuelle. moisdelaphoto.com

Le carnet éducatif 

La Galerie de l'UQAM publie une brochure éducative offerte gracieusement aux visiteurs pour les guider dans leur parcours de l'exposition.

Licence Creative Commons
Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

 

2015_hotte_g2Anne-Renée Hotte, Solistes, 2015, image tirée de l'installation vidéo

Anne-Renée Hotte. Solistes

Finissante à la maîtrise en arts visuels et médiatiques, UQAM

1er septembre au 9 octobre 2015
Vernissage : vendredi 11 septembre, 19h

[Plus d'informations]

La Galerie de l'UQAM présente Solistes de l’artiste Anne‑Renée Hotte, finissante à la maîtrise en arts visuels et médiatiques de l'UQAM. L’installation composée de tableaux vidéographiques présente, en alternance et en simultané, une série de vignettes sur trois surfaces de projection. Par la cohabitation du paysage et de l’humain, elle y ancre les dualités et symbioses entre l’appartenance au groupe et l’individualité.

L’exposition

Orchestrées de manière à créer une progression rythmique par l’alternance et la juxtaposition d’images et de leur bande sonore, les séquences projetées dans l’espace de la galerie explorent la notion de communauté globale à travers divers éléments harmonieux et dissonants. L’ensemble formé par les différentes scènes évoque l’idée d’une communauté nécessairement imparfaite construite par le son. En explorant la musicalité de chaque scène, Anne-Renée Hotte s’intéresse à l’expérience d’une symphonie déphasée où la somme des sons est parfois mélodieuse ou cacophonique.

L’agencement opéré par l’artiste pour lier les vidéos entre elles traduit le rythme d’un monde où les notions de nature et culture participent à une logique du décentrement du récit, à un glissement des visions. Par exemple, des tableaux font se côtoyer une violoniste multipliée par des miroirs et un groupe de personnes faisant crisser les pneus de leurs voitures. De telles associations déploient des liens forts mais ambigus entre le son et l’image. Ainsi, Solistes présente une oscillation entre un état personnel d’introspection et l’appartenance à un monde plus vaste, révélant certains paradoxes de la vie humaine.

L’artiste

Anne-Renée Hotte vit et travaille à Montréal. Diplômée en photographie à l’Université Concordia (2010), elle complète actuellement sa maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal. Son travail a été présenté dans plusieurs lieux à l’étranger et au Québec, notamment à la Galerie Artem (Quimper, France), à la Galerie de l’Université de l’Indonésie (Jakarta), à Volta NY (New York, États-Unis), à Caravansérail (Rimouski), à la FOFA Gallery (Montréal) et à la Galerie Trois Points (Montréal). En 2013, elle a réalisé, pour le Centre hospitalier de l’Université de Montréal, une œuvre d’art public qui sera exposée durant toute la durée de la construction du nouveau centre. Elle est également cofondatrice du centre d’artistes autogéré Les Territoires, qui a ouvert ses portes en 2008. Elle est représentée par la Galerie Trois Points.

2015_bull_g2Vue de l'exposition Hank Bull. Connexion au Musée d'art du Centre de la Confédération, 2015

Hank Bull. Connexion

Commissaires : Joni Low et Pan Wendt

23 octobre au 5 décembre 2015
Vernissage et lancement du catalogue : jeudi 22 octobre, 17h30

Visite commentée de l’exposition en compagnie de l’artiste : le jeudi 5 novembre, 17 h à 18 h
Présence de l’artiste dans l’exposition pour rencontrer les visiteurs : les vendredi et samedi 6 et 7 novembre, durant les heures d’ouverture de la Galerie

Exposition produite et mise en circulation par le Musée d'art du Centre de la Confédération, Charlottetown, Île-du-Prince-Édouard

[Plus d'informations]

Hank Bull. Connexion est une exposition majeure de l’artiste canadien Hank Bull. Méconnu du grand public malgré son importance fondamentale dans le développement des arts visuels au Canada, Hank Bull occupe une place centrale dans un réseau mondial d’artistes et d’institutions variées. L’exposition transforme les archives personnelles de l’artiste, couvrant une période de plus de cinquante ans, en une installation sculpturale. Ni une rétrospective ni une exposition d’archives, Hank Bull. Connexion cherche plutôt à faire sens des matériaux récoltés par l’artiste tout au long de sa carrière et à mettre en lumière une pratique artistique basée sur la collaboration

L'exposition

Depuis les années 1970, l’artiste multimédia de Vancouver Hank Bull joue un rôle de liaison entre les artistes et les milieux artistiques à l’échelle internationale. D’abord inspirée par la musique expérimentale, l’art postal, Fluxus et les performances absurdes associées à Dada et à la pataphysique, une bonne part de sa pratique a été éphémère et dialogique, produite pour un public underground dans des contextes improvisés ou dirigés par l’artiste. La performance, la communication et la création de réseaux ont donc souvent éclipsé la production d’objets matériels. Pourtant, ceux-ci ont joué un rôle important dans la carrière de Bull, comme documents, outils de communication, accessoires et objets esthétiques en soi. Hank Bull. Connexion examine les traces matérielles d’une vie vécue en tant que forme d’art en exposant la collection variée de l’artiste comme une installation sculpturale.

Présentée en différents états d’ordre et de chaos, cette panoplie d’objets – accessoires de performance, photographies, vidéos, documents, technologie – met en évidence un réseau de relations avec des artistes et des milieux du monde entier. Elle incarne une pratique axée sur la collaboration qui fait constamment appel à la juxtaposition et à l’échange au-delà des frontières – qu’elles soient géographiques, temporelles, culturelles, politiques, disciplinaires ou psychiques. L’agencement d’objets créé par Bull, dans lequel un vase décoratif en céramique peut confortablement siéger à côté d’une pile de journaux politiques ou d’un accessoire de cinéma, reflète l’expérimentation de façons collectives de travailler, de vivre et d’être ensemble, qui se trouve au cœur de cette approche. Les liens entre des objets apparemment incongrus suscitent des associations inattendues tout en se prolongeant vers leur signification sociale élargie et leur histoire. Pour Bull, l’art est une manière d’être dans le monde, de réagir à la matière du social, d’improviser avec elle et de la sculpter. Connexion propose une notion élargie de l’artiste en tant qu’agent de liaison entre les gens.

L'artiste

Hank Bull est né à Calgary (Alberta) en 1949 et vit à Vancouver depuis une quarantaine d’années. Artiste multimédia et engagé, il a été un membre important du légendaire centre d’artistes Western Front Society depuis 1973. Il est aussi le fondateur et directeur exécutif du Centre A depuis 1999, un organisme dédié à la diffusion de l'art contemporain asiatique. Hank Bull est un pionnier dans l’utilisation des technologies de télécommunication et il s’est joint, entre 1978 et 1986, à un réseau mondial d'artistes qui ont produit des œuvres collectives utilisant la transmission à distance de vidéo et de texte. Lors de son voyage autour du monde avec l’artiste Kate Craig dans les années 1980, il a fait la rencontre de nombreux artistes au Japon, en Indonésie, en Inde, au Cameroun, en Yougoslavie et en France. Dans le sillage de cette expérience, il a fondé, avec Robert Filliou, l’association The Afro-Asiatic Combine (1983), dédiée à la recherche de l'influence de la pensée africaine et asiatique sur la culture occidentale. Son travail a été présenté au Museum of Modern Art (1991), de même qu’à la Biennale de Venise (1986), à la Documenta de Kassel (1987) et à Ars Electronica (1982, 1989). Membre actif de sa communauté, il a servi pendant cinq ans sur le Comité sectoriel pour les arts et la culture de la Commission canadienne de l'UNESCO et a été un contributeur régulier à Point des arts, une initiative de Son Excellence Michaëlle Jean, gouverneure générale. Ses œuvres se retrouvent dans les collections du Musée des beaux-arts du Canada, du Netherlands Media Art Institute, ainsi que dans de nombreuses collections privées.

Les commissaires

Joni Low est une commissaire indépendante et auteure vivant à Vancouver. Parmi ses commissariats récents, notons Fountain: the source or origin of anything, un projet de Laiwan comprenant une murale photographique extérieure de grand format et une oeuvre web (The Wall: CBC Plaza, 2014), ainsi que Idle Wild de DRIL art collective (Café for Contemporary Art, 2012). Ses écrits ont été publiés dans de nombreux catalogues d'expositions, de même que dans les revues Canadian Art, C Magazine, Fillip, The Capilano Review et Yishu: Journal of Contemporary Chinese Art. Elle est membre de Other Sights for Artists’ Projects et de la Doryphore Independant Curators Society, et a travaillé au sein de nombreuses institutions dont la Vancouver Art Gallery, Long March Space Beijing et le Centre A, où elle a développé un centre de références spécialisé sur l'art asiatique contemporain.

Conservateur au Musée d’art du Centre de la Confédération à Charlottetown (CCAG), Île-du-Prince-Édouard, depuis 2010, Pan Wendt a également travaillé comme un commissaire indépendant, critique d’art, et a été conservateur adjoint au Confederation Centre Art Gallery de 2007 à 2010. Notons parmi ses projets les expositions suivantes : James Lee Byars: Letters from the World’s Most Famous Unknown Artist (Mass MoCA, 2004); Colleen Wolstenholme: A Divided Room (CCAG, 2008); Funkaesthetics (with Luis Jacob, Justina M. Barnicke Gallery, 2009); Free Parking (CCAG, 2011); Aganetha Dyck: Guest Workers (CCAG, 2011); Swintak et Don Miller: Artist-Run Bunker, Vol. 1 (CCAG, 2012); et Quotation (CCAG, 2013). Il est co-commissaire de l’exposition Art in the Open à Charlottetown depuis sa création en 2011. Il a enseigné à l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard, siégé à de nombreux jurys locaux et nationaux, et publié dans diverses revues d’art contemporain et catalogues d'art.

Le catalogue

Le vernissage du 22 octobre sera aussi l’occasion de lancer la publication accompagnant l’exposition. Richement illustré, le catalogue est publié par le Musée d’art du Centre de la Confédération en collaboration avec la Burnaby Art Gallery. Construite comme le serait un cahier de notes de l’artiste, la publication poursuit le travail de l’exposition en créant des liens multiples entre les éléments disparates des archives rassemblées. La publication comprend aussi des textes de Hank Bull, des commissaires Joni Low et Pan Wendt ainsi que des contributions de Serge Guilbault, Alex Muir, Kevin Rice et Ellen van Eijnsbergen.

Activités gratuites

L’artiste offrira une visite commentée de l’exposition le jeudi 5 novembre, 17 h – 18 h

L’artiste sera présent dans l’espace d’exposition pour rencontrer le public les vendredi et samedi 6 et 7 novembre, durant les heures d’ouverture de la Galerie

Visites commentées de l’exposition :

Offertes en tout temps. Réservations requises auprès de Philippe Dumaine, 514 987-3000, poste 3280, ou dumaine_allard.philippe@uqam.ca

Appuis

CCFA_BW_black_96_f CALQinb-Converti CCAG_fr

Le carnet éducatif 

La Galerie de l'UQAM publie une brochure éducative offerte gracieusement aux visiteurs pour les guider dans leur parcours de l'exposition.

Licence Creative Commons
Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
2015_bouvier_p2Louis Bouvier, détail de l'exposition TOUT n'est pas un sandwich, 2015, impression jet d'encre, dimensions variables. Photo : Adrien Baudet

Louis Bouvier. TOUT n'est pas un sandwich

Finissant à la maîtrise en arts visuels et médiatiques, UQAM

23 octobre au 5 décembre 2015
Vernissage : jeudi 22 octobre, 17h30

[Plus d'informations]

En mobilisant des références variées appartenant à différents univers et cultures, Bouvier manipule les objets et représentations qui nous entourent et les réorganise de manière à élaborer une microculture à l’intérieur de la galerie. Au sein d’une même œuvre, il combine sculptures, objets trouvés, images photographiques et dessins, venant délibérément brouiller la lecture que l’on peut faire de chacun de ces éléments.

L'exposition

Louis Bouvier s’intéresse au potentiel discursif émergeant de rencontres improbables entre différents objets et images provenant d’époques et de cultures variées, déployant à la fois des références au « grand art » et à la culture populaire. Son travail se manifeste par un processus d’accumulation et de juxtaposition d’éléments hétéroclites et anachroniques – tels que des dessins de paysages, des images de sculpture gréco-romaine, des signes de gang de rue, des amphores et des canards en céramique, etc. – qui cohabitent et se confrontent. Ce faisant, l’artiste crée un réseau de sens entre des éléments incongrus qui ailleurs ne se côtoieraient pas. Ainsi, il réfléchit à la perméabilité des catégories sous lesquelles on classe les objets et les œuvres d’art, ainsi qu’aux rapports hiérarchiques qu’elles impliquent.  

Dans l’exposition, l’amoncellement des éléments et les dispositifs de présentation audacieux accentuent ce foisonnement étonnant d’idées et d’images. Le regard irrévérencieux de l’artiste porte alors à reconsidérer leur statut primaire. Cette nouvelle épaisseur de sens transforme notre lecture. L’exposition devient alors dépositaire d’un nouveau propos, cette fois légèrement décalé, rendant le réel poreux à de nouvelles idées.

L'artiste

Louis Bouvier vit et travaille à Montréal, d’où il est originaire. Connu pour ses dessins photoréalistes de grand format, il intègre maintenant sculptures et objets trouvés à ses œuvres. Son travail a été exposé au Québec, aux États-Unis et en Europe.  À l’été 2014, il a participé à la manifestation d’art public Aires Libres à Montréal, dont le commissariat était assuré par Aseman Sabet. Il présentera en novembre 2015 une exposition solo à La Maison des artistes visuels francophones (Winnipeg). Louis Bouvier détient un baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’UQAM et y termine actuellement sa maîtrise.

www.louisbouvier.com

Activités gratuites

Visites commentées de l’exposition :

Offertes en tout temps. Réservations requises auprès de Philippe Dumaine, 514 987-3000, poste 3280, ou dumaine_allard.philippe@uqam.ca

2015_jpaube_rome_gJean-Pierre Aubé, Radio Vaticana, 2015, image tirée de la vidéo

Jean-Pierre Aubé. Electrosmogs

Commissaire : Louise Déry

Exposition présentée à RAM radioartemobile (Rome)

14 mai au 27 juin 2015
Vernissage : jeudi 14 mai, 19 h
Table ronde : jeudi 14 mai, 17 h - 19 h

[Plus d'informations]

L'exposition Electrosmogs de Jean-Pierre Aubé mettra en relation le projet V.L.F. Natural Radio – réalisé en Finlande, en Écosse et au Québec et proposant en son et en images des basses fréquences émanant de phénomènes naturels tels que les aurores boréales – avec la série Electrosmogs. Deux nouvelles œuvres vidéographiques y seront présentées : Electrosmog Venezia, réalisée dans le cadre de la Biennale de Venise et Radio Vaticana, qui présente une captation du signal de Radio Vatican, l’un des plus importants sites d’émission de fréquences radio au monde.

Table ronde

L'ouverture de l'exposition sera précédée d'une table ronde organisée par RAM radioartemobile à 17 h, et réunira différents profils de chercheurs et penseurs autour de la question des fréquences radio.

Participants :
Jean-Pierre Aubé, artiste
Louise Déry, historienne de l'art, commissaire de l'exposition
Giuseppe Di Giugno, physiciendont la recherche à partir des années 70' se concentre sur l'audiodigitale, fondateur de IRIS
Michelangelo Lupone, compositeur, chercheur, créateur de paysages sonores
Cristian Stanescu, astrophysicien
Luca Zevi, architecte et urbaniste

Démarche de l'artiste

Diplômé de la maîtrise en arts visuels et médiatiques de l'UQAM, Jean-Pierre Aubé est reconnu pour son travail de représentation sonore et visuelle des basses fréquences et des fréquences radio à partir de méthodes et de technologies ingénieuses qui lui permettent d'ausculter la magnétosphère et l'espace. Il est devenu, au fil des années, une sorte d'artiste explorateur qui, muni d'antennes insolites, de récepteurs radio, de logiciels de sa propre création et de quincaillerie informatique variée, capte une variété de fréquences dont il modélise les données en d'étonnants paysages présentés au moyen de chartres, de photographies, d'enregistrements audio et de vidéos.

Pour la commissaire Louise Déry, Jean-Pierre Aubé est un paysagiste d'un genre inédit. Magicien des ondes et du son, il attire notre attention sur une part invisible du monde qui nous entoure, sur sa poésie, son écologie et les périls qui le guettent. Elle rappelle que « de tout temps, les artistes ont observé le ciel. Je vois Jean-Pierre Aubé comme un héritier de la grande tradition romantique, debout devant l'espace sidéral, l'écoutant autant que le regardant, capable d'en évoquer la démesure, nous laissant songeurs devant son immensité encombrée par les effets d'une empreinte technologique inéluctable. Dans notre époque où le ciel se vend par morceaux pour accommoder la demande en communication et où des pouvoirs redoutables s'exercent pour dissimuler ou épier le contenu des transmissions, le travail de Jean-Pierre introduit de vastes considérations sur le respect et l'abus de la planète et de ce qui l'entoure, et sur les effets qui en résultent pour chaque être humain ».

Jean-Pierre Aubé

Né en 1969 à Kapuskasing, Ontario, vit et travaille à Montréal.
Formation : Maîtrise en arts visuels et médiatiques, Université du Québec à Montréal
Expositions : Centre d'exposition de St-Hyacinthe (2015), Le Fresnoy (Tourcoing, 2013), Centre canadien d'architecture (Montréal, 2012), Clark (Montréal, 2012), Séquence (Saguenay, 2011), Musée d'art contemporain de Montréal (2011), AXENÉO7 (Gatineau, 2010), Galerie de l'UQAM (Montréal, 2008 et 2010), Musée national des beaux-arts du Québec (Québec, 2008), Palais du Tau (Reims, 2008), Ludwig Museum (Budapest, 2007), ZKM (Karlsruhe, 2005)
Performances : Elektra (2012 et 2011, Montréal), MUTEK (2010, Montréal), Mois Multi (Québec, 2005), @rt Outsiders (2005, Paris)
Prix : Prix Giverny Capital 2013
www.kloud.org

Louise Déry

Ph.D. en histoire de l'art, Louise Déry dirige la Galerie de l'UQAM depuis 1997, après avoir été conservatrice au Musée national des beaux-arts du Québec et au Musée des beaux-arts de Montréal. Elle a réalisé de très nombreuses expositions accompagnées de catalogues (Rober Racine, Dominique Blain, Raphaëlle de Groot, Nancy Spero, David Altmejd, Michael Snow, Giuseppe Penone, Shary Boyle, Sarkis...) dont une trentaine présentées en Europe, en Turquie, aux États-Unis et en Asie. Elle a été commissaire du pavillon du Canada à la Biennale de Venise avec une exposition sur David Altmejd (2007) et y a présenté une performance de Raphaëlle de Groot en 2013.

RAM radioartemobile

Plateforme d'art contemporain située à Rome, dédiée à la recherche visuelle et sonore. RAM, née en 2004, a créé le SoundArtMuseum, une archive permanente d'œuvres sonores disponible en ligne. RAM LIVE, la radio Web de RAM, dédiée à l'art contemporain, diffuse en continu 24 heures par jour à http://live.radioartemobile.it

Adresse :

RAM radioartemobile
Via Conte Verde n.15 - Roma
t. +39 06 44704249
www.radioartemobile.it

2014_videozoomcarrier_pJacynthe Carrier, Parcours, 2012, extrait de la vidéo

Vidéozoom. L’entre-images

Sophie Bélair Clément, Olivia Boudreau, Jacynthe Carrier, Michel de Broin, Pascal Grandmaison, Frédéric Lavoie,  Aude Moreau

Commissaires :  La Fabrique d'expositions (Julie Bélisle, Louise Déry et Audrey Genois)

McIntosh Gallery, Western University, London (ON)
7 novembre au 14 décembre 2014
Vernissage : jeudi le 6 novembre, 20 h

Galerie d’art Foreman, Université Bishop’s, Sherbrooke (QC)
16 avril au 4 juillet 2015
Vernissage : mercredi le 15 avril, 17 h

[Plus d'informations]

Vidéozoom. L’entre-images présente une compilation vidéographique d’œuvres de sept artistes du Québec qui ne se définissent ni comme vidéastes, ni comme cinéastes, mais bien comme artistes visuels motivés par l’exploration de l’image en mouvement. Les œuvres qui se trouvent réunies ici ne déploient que trop brièvement leur recherche et ne se veulent aucunement représentatives, dans l’absolu, de la pratique vidéographique et filmique du Québec. Il faudrait un format beaucoup plus ambitieux que celui-ci pour rendre compte de son effervescence impressionnante. Il serait également approprié de prendre en compte le fait que de nombreux artistes – et c’est le cas pour tous ceux que nous avons sélectionnés –, réalisent des œuvres filmiques qui doivent être exposées dans des musées et des galeries en tant qu’installations, leur projection étant conditionnée par des paramètres de formats et d’équipements spécifiques, dans des espaces permettant une expérience de l’œuvre contrôlée de manière particulière pour les visiteurs. La présente exposition, qui prend la forme d’une programmation réunissant toutes les œuvres sur un même écran, offre cependant l’avantage de traduire des sensibilités partagées, de montrer des affinités pour une image souvent très soignée, de témoigner d’attentions à la présence sonore, de révéler des stratégies elliptiques et efficaces de l’image.

Ce projet s’offre donc comme un aperçu, une ouverture, une brèche dans l’immense production d’images qui caractérise le monde actuel. Il faut voir les œuvres comme s’il s’agissait de regarder à travers une fente, une sorte d’entre-images, autant pour ce qu’elles représentent au sein des pratiques contemporaines, que pour ce qu’elles sont individuellement par leurs propres dimensions formelles et narratives : entre la vidéo et le cinéma, entre la pellicule et l’image numérique, entre la présence visuelle et la réalité sonore. Cette notion de l’entre-images, empruntée au théoricien Raymond Bellour1, est d’abord intéressante parce qu’elle sous-entend que nous devons chercher en profondeur, creuser la surface des images, ne pas nous contenter de passer de l’une à l’autre distraitement, superficiellement. De ce fait, il ne s’agit pas de nous arrêter au « passage des images ». Une telle notion implique que la prolifération et la saturation d’images ne sont pas le véritable problème que nous rencontrons aujourd’hui. Comme l’a écrit Pierre Scheffer, « saturés ou pas d’images, nous n’en savons rien, nous n’en saurons jamais rien. Nous n’étions pas au temps des cavernes, où probablement les mecs étaient saturés d’images parce qu’ils avaient la gueule sur leurs graffiti et que c’était bien pire que la télé2 ». Ce propos déjoue un a priori très répandu à l’effet que nous ne saurions plus regarder une image parce qu’il y en a trop. Nous croyons plutôt que ce qui compte, c’est ce qui se passe entre elles, ou entre elles et le son qui les accompagne, ou entre elles et le son et le texte qui les racontent en parallèle. Témoin de leur mouvement, il faut pouvoir capturer leur immobilité. Devant ces figures animées, il faut « refigurer » leur image. Soumis à leur dimension sonore, il faut retrouver leur silence.

Les œuvres réunies pour cette édition de Vidéozoom sur le Québec sont donc un moment d’arrêt sur le travail d’artistes qui sont parmi les plus captivants et les plus entreprenants en matière de recherche sur l’image. Dans ces courtes vidéos se trouve abordée une variété de sujets touchant autant au politique, à la culture populaire, à l’imaginaire télévisuel et cinématographique qu’à l’image poétique. L’accent est mis tantôt sur la forme, tantôt sur la narration ou le contenu, mais le son, le temps, l’archive, le paysage et la performance constituent des éléments de composition entre lesquels ce qui nous est donné à voir se construit.

Plusieurs des œuvres ont été réalisées en fonction d’un paramètre spécifique proposé aux artistes : celui de présenter une œuvre de courte durée, soit moins de quatre minutes. Cette concentration de l’image dans le temps produit un double résultat. D’une part, se restreindre ainsi oblige l’artiste à accélérer le processus de mise en forme de l’idée dans l’image, afin de parvenir à une certaine efficacité perceptive et narrative. D’autre part, une œuvre courte peut produire, chez celui ou celle qui la regarde, un effet de ralentissement : il nous est loisible de prendre le temps de bien regarder, découper, scruter les images une par une pour apprécier pleinement ce qui est donné à voir dans un cadre temporel plus aisément assimilable que devant un long métrage. Dans l’entre-images, un langage prend forme, entre ce qui est perçu et nommé, entre ce qui est vu et désigné, entre le monde et l’art. Car aujourd’hui les images nous confrontent véritablement à ce qu’elles incarnent ou désincarnent, construisent ou déconstruisent, rééditent ou réinventent. Elles sont plus souvent une proposition qu’une démonstration et en cela, elles se font accueillantes.

La Fabrique d’expositions, Montréal, octobre 2012



[1] Depuis le début des années 80, Raymond Bellour a développé une riche analyse des liens entre le cinéma, la vidéo, la photo et les régimes mixtes d’images.
Il a créé, avec Serge Daney, la revue de cinéma Trafic (1991) et publié notamment L’entre-Images (1990) et L’entre-Images 2 (1999). Il a collaboré à l’exposition Passages de l’image au Centre Pompidou et été commissaire de Thierry Kuntzel. Lumières du temps et de Thierry Kuntzel-Bill Viola. Deux éternités proches, au Fresnoy, Tourcoing (France).

[2] Pierre Scheffer, dans Maurice Mourier, Comment vivre avec l’image, Paris, PUF, 1989, p. 340.

2015_videozoom_gPascal Grandmaison, Soleil différé, 2010-2012, image tirée de la vidéo

Vidéozoom. L’entre-images

Sophie Bélair Clément, Olivia Boudreau, Jacynthe Carrier, Michel de Broin, Pascal Grandmaison, Frédéric Lavoie,  Aude Moreau

Commissaires :  La Fabrique d'expositions (Julie Bélisle, Louise Déry et Audrey Genois)

La Maison folie, Mons, Belgique
17 au 27 septembre 2015
Vernissage : jeudi 17 septembre

Présentée dans la cadre du Ailleurs en folie Montréal / Québec
Mons 2015, Capitale européenne de la Culture

 

[Plus d'informations]

Vidéozoom. L’entre-images présente une compilation vidéographique d’œuvres de sept artistes du Québec qui ne se définissent ni comme vidéastes, ni comme cinéastes, mais bien comme artistes visuels motivés par l’exploration de l’image en mouvement. Les œuvres qui se trouvent réunies ici ne déploient que trop brièvement leur recherche et ne se veulent aucunement représentatives, dans l’absolu, de la pratique vidéographique et filmique du Québec. Il faudrait un format beaucoup plus ambitieux que celui-ci pour rendre compte de son effervescence impressionnante. Il serait également approprié de prendre en compte le fait que de nombreux artistes – et c’est le cas pour tous ceux que nous avons sélectionnés –, réalisent des œuvres filmiques qui doivent être exposées dans des musées et des galeries en tant qu’installations, leur projection étant conditionnée par des paramètres de formats et d’équipements spécifiques, dans des espaces permettant une expérience de l’œuvre contrôlée de manière particulière pour les visiteurs. La présente exposition, qui prend la forme d’une programmation réunissant toutes les œuvres sur un même écran, offre cependant l’avantage de traduire des sensibilités partagées, de montrer des affinités pour une image souvent très soignée, de témoigner d’attentions à la présence sonore, de révéler des stratégies elliptiques et efficaces de l’image.

Ce projet s’offre donc comme un aperçu, une ouverture, une brèche dans l’immense production d’images qui caractérise le monde actuel. Il faut voir les œuvres comme s’il s’agissait de regarder à travers une fente, une sorte d’entre-images, autant pour ce qu’elles représentent au sein des pratiques contemporaines, que pour ce qu’elles sont individuellement par leurs propres dimensions formelles et narratives : entre la vidéo et le cinéma, entre la pellicule et l’image numérique, entre la présence visuelle et la réalité sonore. Cette notion de l’entre-images, empruntée au théoricien Raymond Bellour1, est d’abord intéressante parce qu’elle sous-entend que nous devons chercher en profondeur, creuser la surface des images, ne pas nous contenter de passer de l’une à l’autre distraitement, superficiellement. De ce fait, il ne s’agit pas de nous arrêter au « passage des images ». Une telle notion implique que la prolifération et la saturation d’images ne sont pas le véritable problème que nous rencontrons aujourd’hui. Comme l’a écrit Pierre Scheffer, « saturés ou pas d’images, nous n’en savons rien, nous n’en saurons jamais rien. Nous n’étions pas au temps des cavernes, où probablement les mecs étaient saturés d’images parce qu’ils avaient la gueule sur leurs graffiti et que c’était bien pire que la télé2 ». Ce propos déjoue un a priori très répandu à l’effet que nous ne saurions plus regarder une image parce qu’il y en a trop. Nous croyons plutôt que ce qui compte, c’est ce qui se passe entre elles, ou entre elles et le son qui les accompagne, ou entre elles et le son et le texte qui les racontent en parallèle. Témoin de leur mouvement, il faut pouvoir capturer leur immobilité. Devant ces figures animées, il faut « refigurer » leur image. Soumis à leur dimension sonore, il faut retrouver leur silence.

Les œuvres réunies pour cette édition de Vidéozoom sur le Québec sont donc un moment d’arrêt sur le travail d’artistes qui sont parmi les plus captivants et les plus entreprenants en matière de recherche sur l’image. Dans ces courtes vidéos se trouve abordée une variété de sujets touchant autant au politique, à la culture populaire, à l’imaginaire télévisuel et cinématographique qu’à l’image poétique. L’accent est mis tantôt sur la forme, tantôt sur la narration ou le contenu, mais le son, le temps, l’archive, le paysage et la performance constituent des éléments de composition entre lesquels ce qui nous est donné à voir se construit.

Plusieurs des œuvres ont été réalisées en fonction d’un paramètre spécifique proposé aux artistes : celui de présenter une œuvre de courte durée, soit moins de quatre minutes. Cette concentration de l’image dans le temps produit un double résultat. D’une part, se restreindre ainsi oblige l’artiste à accélérer le processus de mise en forme de l’idée dans l’image, afin de parvenir à une certaine efficacité perceptive et narrative. D’autre part, une œuvre courte peut produire, chez celui ou celle qui la regarde, un effet de ralentissement : il nous est loisible de prendre le temps de bien regarder, découper, scruter les images une par une pour apprécier pleinement ce qui est donné à voir dans un cadre temporel plus aisément assimilable que devant un long métrage. Dans l’entre-images, un langage prend forme, entre ce qui est perçu et nommé, entre ce qui est vu et désigné, entre le monde et l’art. Car aujourd’hui les images nous confrontent véritablement à ce qu’elles incarnent ou désincarnent, construisent ou déconstruisent, rééditent ou réinventent. Elles sont plus souvent une proposition qu’une démonstration et en cela, elles se font accueillantes.

La Fabrique d’expositions, Montréal, octobre 2012



[1] Depuis le début des années 80, Raymond Bellour a développé une riche analyse des liens entre le cinéma, la vidéo, la photo et les régimes mixtes d’images.
Il a créé, avec Serge Daney, la revue de cinéma Trafic (1991) et publié notamment L’entre-Images (1990) et L’entre-Images 2 (1999). Il a collaboré à l’exposition Passages de l’image au Centre Pompidou et été commissaire de Thierry Kuntzel. Lumières du temps et de Thierry Kuntzel-Bill Viola. Deux éternités proches, au Fresnoy, Tourcoing (France).

[2] Pierre Scheffer, dans Maurice Mourier, Comment vivre avec l’image, Paris, PUF, 1989, p. 340.

2014_pad_gVue de l'exposition Passage à découvert 2014.

Passage à découvert 2015

Finissantes et finissants du baccalauréat en arts visuels et médiatiques, UQAM

 

24 avril au 9 mai 2015
Vernissage : jeudi 23 avril, 17h30

 

[Plus d'informations]

Passage à découvert présente les œuvres des finissants du baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’UQAM et est l’occasion idéale pour découvrir les artistes émergents qui forment la relève artistique et pédagogique du milieu des arts québécois.

Exposition

Organisée en collaboration avec l’École des arts visuels et médiatiques de l'UQAM (EAVM), Passage à découvert 2015 démontre la vivacité créatrice, la curiosité et la liberté des étudiants. L'exposition  témoigne, une fois de plus, du professionnalisme des nouveaux diplômés, en plus de faire valoir la richesse et la diversité des programmes offerts par l'École des arts visuels et médiatiques, laquelle privilégie une formation pluridisciplinaire.

Vernissage

Le vernissage du 23 avril sera l'occasion d'une grande fête de fin d'études. Dessin, sculpture, peinture, gravure, photographie, arts médiatiques et performance seront au rendez-vous.

À cette occasion, huit prix et bourses d'excellence seront remis à des étudiants : le Prix Jean Pitre et Claude Leclerc; le Prix de la direction de l’École des arts visuels et médiatiques; la Bourse Charest-Wallot; le Prix d’excellence Robert-Wolfe; le Prix d’excellence Jacques-de-Tonnancour; le Prix d’excellence Irène-Senécal; le Prix d’excellence de l’École des arts visuels et médiatiques; et le Prix du Service des entreprises auxiliaires (Bureauphile).

Étudiants participants

Mario Aristhene

Charles Arsenault

Andréanne Bélanger

Sylvie Béraud

Tommy Besner

Marie-Soleil Bigras

Laurence Blache

Martin Blanchette

Pénélope Bourgeois

Rébecca Brilvicas Pinsonnault

Alice Brosseau Thiffault

Marianne Bruyeres

Geneviève Cadieux-Langlois

Lison Cherki

Elizabeth Deglise

Dominique Desbiens

Emily Desjardins

 

Anastasia Domerego

Fanny Dubois

Pénélope Dufresne Gervais

Ève Brunet-Marx

Sébastien Gaudette

Julie Gosselin

Maxence Gras

Maria Hoyos

Sirbu Lulia

Kamissa Ma Koïta

Gabrielle Lalonde

Zoé Lavigne

Marie-Christine Lessard

Alban Loosli

Aïda Lorrain

Julie Massicotte

 

Andrée-Anne Mercier

Jeanne Painchaud-Boulet

Marion Paquette

Valéry Pelletier

Stéphanie Perrault

Audrey Pinard-Frappier

Stéphanie Proulx Michaud

François Rioux

Lori Roy

Stephanie Santerre-Perras

Anaëlle Sauvet

Johannie Séguin

Mariane Stratis

Ariane Thibodeau

Lisa Traversy

Rachel Tremblay-Côté

Roxanne Vallée-Dubuc

Leyla Zelli

École des arts visuels et médiatiques de l'UQAM

Depuis sa création, l'École des arts visuels et médiatiques de l'UQAM est à l'affût des enjeux artistiques en mouvance et compte parmi les plus importantes écoles universitaires au Canada, tant au niveau de la création que de l'enseignement des arts visuels. Le nombre d'artistes et de pédagogues formés à l'UQAM et reconnus sur les plans national et international témoigne avec éloquence de cet engagement indéfectible. Mentionnons notamment David AltmejdValérie BlassRaphaëlle de GrootJean-Pierre Gauthier, Pascal GrandmaisonIsabelle HayeurManon de Pauw et Julie Trudel.
eavm.uqam.ca

moreau_hollywood_gAude Moreau, Untitled (Hollywood Sign), 2015, épreuve numérique, 158 x 129,5 cm. Avec l’aimable autorisation de la galerie antoine ertaskiran, Montréal.

Aude Moreau. La nuit politique

Commissaire : Louise Déry

 

6 mars au 11 avril 2015
Vernissage : 5 mars, 17h30

Visites commentées en compagnie de l'artiste et de la commissaire :
jeudi 12 mars, 12h45 - 14h
et
mercredi 1 avril, 17h30 - 18h30

 

[Plus d'informations]

La Galerie de l’UQAM présente la première exposition solo d’envergure de l’artiste Aude Moreau. Intitulée La nuit politique, l’exposition met de l’avant un corpus d’œuvres développé par l’artiste depuis 7 ans sur les panoramas nocturnes de villes telles New York, Los Angeles, Montréal et Toronto. L’exposition, dont le commissariat est assuré par Louise Déry, est une production de la Galerie de l’UQAM, en partenariat avec le Centre culturel canadien à Paris, le Casino Luxembourg à Luxembourg et The Power Plant à Toronto, institutions où elle sera ensuite présentée.

La galerie antoine ertaskiran, qui représente l’artiste, exposera également le travail d’Aude Moreau du 11 mars au 18 avril 2015.

L’exposition

Les œuvres photographiques, filmiques et sonores d’Aude Moreau jettent un éclairage inédit sur la ville nord-américaine, avec son quadrillage moderniste, ses tours vertigineuses dressées vers le ciel, ses logos lumineux au langage économique, ses vides et ses pleins qui cloisonnent ou offrent des échappées. Parce qu’elle emboîte le cinéma dans l’architecture, l’écrit dans le verre, le politique dans l’économique, la transparence dans l’opacité, voire le privé dans le public, l’artiste détourne et remodèle l’iconographie de ces images urbaines souvent stéréotypées et dont le destin, dorénavant, ne trouve guère d’issue alors que tombe la nuit politique.

L’exposition présente en première le film The End in the Background of Hollywood, tourné en hélicoptère au-dessus de Los Angeles, alors que les tours jumelles de la City National Plaza délivrent un percutant message de fin du monde. En parallèle, Inside (23/12/2014 - Los Angeles, Downtown) propose l’observation depuis la rue d’une des tours et de l’activité nocturne bien triviale qui s’y déroule et The Last Image, qui porte sur les génériques de fin de films de fin du monde. La nuit étoilée de la capitale mondiale du cinéma est également présente dans plusieurs photographies qui évoquent notamment l’emblématique signalisation de Hollywood et la présence de logos lumineux des grandes corporations financières qui en constellent le ciel. Les visiteurs reverront Sortir, tourné en hélicoptère autour de la Bourse de Montréal, Reconstruction, où défile le panorama des buildings de Manhattan depuis l’Hudson River et découvriront Less is more or… sur les célèbres tours de l’architecte Mies van der Rohe à Toronto.

Selon la commissaire, en investissant l’architecture d’un pouvoir métaphorique qui se développe entre le réel et la fiction, et entre l’image et son récit, Aude Moreau place l’observateur en position de spectateurs du présent, assujettis aux dispositifs de pouvoir et aux prises avec les scénarios de catastrophes qui défilent en une boucle sans fin. « Si les Gordon Matta-Clark, Ed Ruscha ou Mies van der Rohe sont aux sources de la pensée et des observations de l’artiste sur la ville, les quatre corpus qui se trouvent réunis dans cette exposition donnent le premier rôle à Montréal, New York, Los Angeles et Toronto. Ils sont une exhortation à se laisser immerger dans la texture des images et des trames sonores, à entrer dans la temporalité d’une fin incessante, à traverser l’entre-image pour apercevoir, dans le mouvement, une image du monde en pause, la dernière, peut-être », précise Louise Déry.

L’exposition sera accompagnée d’une publication monographique richement illustrée et contenant des essais de la commissaire et d’auteurs invités tels que Kevin Muhlen (Luxembourg) et Fabrizio Gallanti (Université Princeton). Le lancement est prévu lors de l’ouverture de l’exposition au Centre culturel canadien à Paris, en septembre prochain.

L’artiste

Depuis les années 2000, Aude Moreau développe une pratique combinant sa double formation en scénographie et en arts visuels. Qu’il s’agisse de concepts patiemment développés pendant plusieurs années pour donner lieu à des installations ambitieuses, des films et des photographies, ou d’interventions matérielles réalisés dans le contexte d’exposition comme ses célèbres tapis de sucre, Aude Moreau exerce avec pertinence un regard hautement critique sur la société du spectacle, la privatisation de l’espace public et la domination des pouvoirs économiques sur l’état du monde actuel. Son travail a été présenté au Québec, en France, aux États-Unis et au Luxembourg. Détentrice d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal, elle a été récipiendaire de la Bourse Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain (2011), ainsi que du Prix Powerhouse de La Centrale (2011). Aude Moreau est représentée par la galerie antoine ertaskiran à Montréal. audemoreau.net 

La commissaire

Louise Déry possède un doctorat en histoire de l’art et est directrice de la Galerie de l’UQAM depuis 1997. Elle a été conservatrice au Musée national des beaux-arts du Québec et au Musée des beaux-arts de Montréal. Elle a travaillé avec quantité d’artistes tels que Rober Racine, Dominique Blain, Nancy Spero, Michael Snow, Daniel Buren, Giuseppe Penone, Raphaëlle de Groot, Shary Boyle et Sarkis. Commissaire d’une trentaine d'expositions à l'étranger, dont une douzaine en Italie, de même qu'en France, en Belgique, en Espagne, en Turquie, aux États-Unis et en Asie, elle a été commissaire du pavillon du Canada à la Biennale de Venise en 2007 avec une exposition de David Altmejd et d’une performance de Raphaëlle de Groot à celle de 2013. À la Biennale de Venise de 2015, elle présentera plusieurs interventions de Jean-Pierre Aubé sur la pollution électromagnétique.

Partenaires

Centre_culturel_canadien  Casino_luxembourg      Power_plant

Support

Conseil_des_arts_fr    Bronfman

2015_moreau_gAude Moreau, Waiting for Landing, 2015, épreuve numérique. Avec l'aimable autorisation de la galerie antoine ertaskiran, Montréal

Aude Moreau. La nuit politique

Commissaire : Louise Déry

Centre culturel canadien, Paris, France
25 septembre 2015 au 13 janvier 2016
Vernissage et lancement du catalogue : jeudi 24 septembre

[Plus d'informations]

Après avoir été couronnée de succès à la Galerie de l’UQAM au printemps 2015, Aude Moreau. La nuit politique, première exposition monographique d’envergure de l’artiste, débute une tournée qui la mènera à Paris, Luxembourg et Toronto. L’exposition met de l’avant un corpus d’œuvres développé par l’artiste depuis 7 ans sur les panoramas nocturnes de villes telles New York, Los Angeles, Montréal et Toronto. L’exposition, dont le commissariat est assuré par Louise Déry, est une production de la Galerie de l’UQAM, en partenariat avec le Centre culturel canadien à Paris, le Casino Luxembourg à Luxembourg et The Power Plant à Toronto.

L’exposition

Les œuvres photographiques, filmiques et sonores d’Aude Moreau jettent un éclairage inédit sur la ville nord-américaine, avec son quadrillage moderniste, ses tours vertigineuses dressées vers le ciel, ses logos lumineux au langage économique, ses vides et ses pleins qui cloisonnent ou offrent des échappées. Parce qu’elle emboîte le cinéma dans l’architecture, l’écrit dans le verre, le politique dans l’économique, la transparence dans l’opacité, voire le privé dans le public, l’artiste détourne et remodèle l’iconographie de ces images urbaines souvent stéréotypées et dont le destin, dorénavant, ne trouve guère d’issue alors que tombe la nuit politique.

L’exposition présente en première le film The End in the Background of Hollywood, tourné en hélicoptère au-dessus de Los Angeles, alors que les tours jumelles de la City National Plaza délivrent un percutant message de fin du monde. En parallèle, Inside (23/12/2014 - Los Angeles, Downtown) propose l’observation depuis la rue d’une des tours et de l’activité nocturne bien triviale qui s’y déroule et The Last Image, qui porte sur les génériques de fin de films de fin du monde. La nuit étoilée de la capitale mondiale du cinéma est également présente dans plusieurs photographies qui évoquent notamment l’emblématique signalisation de Hollywood et la présence de logos lumineux des grandes corporations financières qui en constellent le ciel. Les visiteurs reverront Sortir, tourné en hélicoptère autour de la Bourse de Montréal, Reconstruction, où défile le panorama des buildings de Manhattan depuis l’Hudson River et découvriront Less is more or… sur les célèbres tours de l’architecte Mies van der Rohe à Toronto.

Selon la commissaire, en investissant l’architecture d’un pouvoir métaphorique qui se développe entre le réel et la fiction, et entre l’image et son récit, Aude Moreau place l’observateur en position de spectateurs du présent, assujettis aux dispositifs de pouvoir et aux prises avec les scénarios de catastrophes qui défilent en une boucle sans fin. « Si les Gordon Matta-Clark, Ed Ruscha ou Mies van der Rohe sont aux sources de la pensée et des observations de l’artiste sur la ville, les quatre corpus qui se trouvent réunis dans cette exposition donnent le premier rôle à Montréal, New York, Los Angeles et Toronto. Ils sont une exhortation à se laisser immerger dans la texture des images et des trames sonores, à entrer dans la temporalité d’une fin incessante, à traverser l’entre-image pour apercevoir, dans le mouvement, une image du monde en pause, la dernière, peut-être », précise Louise Déry.

L’exposition sera accompagnée d’une publication monographique richement illustrée et contenant des essais de la commissaire et d’auteurs invités tels que Kevin Muhlen (Luxembourg) et Fabrizio Gallanti (Université Princeton). Le lancement est prévu lors de l’ouverture de l’exposition au Centre culturel canadien à Paris.

L’artiste

Depuis les années 2000, Aude Moreau développe une pratique combinant sa double formation en scénographie et en arts visuels. Qu’il s’agisse de concepts patiemment développés pendant plusieurs années pour donner lieu à des installations ambitieuses, des films et des photographies, ou d’interventions matérielles réalisés dans le contexte d’exposition comme ses célèbres tapis de sucre, Aude Moreau exerce avec pertinence un regard hautement critique sur la société du spectacle, la privatisation de l’espace public et la domination des pouvoirs économiques sur l’état du monde actuel. Son travail a été présenté au Québec, en France, aux États-Unis et au Luxembourg. Détentrice d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal, elle a été récipiendaire de la Bourse Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain (2011), ainsi que du Prix Powerhouse de La Centrale (2011). Aude Moreau est représentée par la galerie antoine ertaskiran à Montréal. audemoreau.net 

La commissaire

Louise Déry possède un doctorat en histoire de l’art et est directrice de la Galerie de l’UQAM depuis 1997. Elle a été conservatrice au Musée national des beaux-arts du Québec et au Musée des beaux-arts de Montréal. Elle a travaillé avec quantité d’artistes tels que Rober Racine, Dominique Blain, Nancy Spero, Michael Snow, Daniel Buren, Giuseppe Penone, Raphaëlle de Groot, Shary Boyle et Sarkis. Commissaire d’une trentaine d'expositions à l'étranger, dont une douzaine en Italie, de même qu'en France, en Belgique, en Espagne, en Turquie, aux États-Unis et en Asie, elle a été commissaire du pavillon du Canada à la Biennale de Venise en 2007 avec une exposition de David Altmejd et d’une performance de Raphaëlle de Groot à celle de 2013. À la Biennale de Venise de 2015, elle a présenté plusieurs interventions de Jean-Pierre Aubé sur la pollution électromagnétique.

Partenaires

Centre_culturel_canadien  Casino_luxembourg      Power_plant

Support

Conseil_des_arts_fr    Bronfman

2015_memartelnew_gMarie-Ève Martel, esquisse préparatoire au projet Transcender l'architecture, 2014.

Marie-Ève Martel. Transcender l'architecture

Finissante à la maîtrise en arts visuels et médiatiques, UQAM

 

9 janvier au 14 février 2015
Vernissage : 8 janvier, 17h30

 

[Plus d'informations]

L’architecture dont il est question ici et qui se trouve au cœur des réflexions de l’artiste sur le paysage, est celle qu’elle a rencontrée au cours de ses pérégrinations à travers l’Amérique du Nord. Marie‑Eve Martel s'intéresse à notre façon d'habiter et de construire l'espace, aux lieux et à leur histoire, mais surtout aux valeurs que ces lieux véhiculent et à l'imaginaire qu'ils déclenchent.

 

Transcender l’architecture

Sorte de portraits sociohistoriques, les œuvres de Marie-Eve Martel explorent la symbolique architecturale, « l'espace vécu » et la notion de la connaissance. C’est à travers l'étude de deux bâtiments bien distincts – la cabane rustique dans les bois à Walden Pond (Concord, MA) inspirée du livre Walden ou la Vie dans les bois de Henry David Thoreau; et la bibliothèque moderne Beinecke Rare Book and Manuscript Library de l'Université Yale (New Haven, CT) – que l’artiste crée un dialogue poétique et philosophique sur ce qu’est un « lieu de la connaissance ». D’un côté, la cabane de Walden représente l’autonomie, l’autosuffisance et l’expérimentation, tandis que la bibliothèque de la prestigieuse université américaine symbolise, d’une certaine façon, le savoir institutionnalisé et le pouvoir de l’état.

En faisant dialoguer ces deux lieux, l’artiste questionne notre manière de construire, à travers l'architecture, un ordre existentiel, social/politique, tout comme elle explore l'impact psychologique de cet ordre physique, le rapport « subconscient » aux lieux et à la « poétique de l'espace ». En présentant simultanément deux points de vue architecturaux reflétant deux idéologies en apparence opposées – d'une part la connaissance institutionnalisée, de l'autre la connaissance « libre » – l’artiste souhaite créer un espace de réflexion entre-deux. À travers la peinture, le dessin et la sculpture sont abordés les processus de production, d'accessibilité et d'acquisition de la connaissance reflétés par chaque bâtiment.

 

À propos de l’artiste

Marie-Eve Martel vit dans les Basses-Laurentides et travaille selon une approche interdisciplinaire où se mêlent peinture, dessin et sculpture. Elle a été récipiendaire de différentes bourses (CALQ, Fondation Elizabeth Greenshields) et a effectué des résidences au Klondike Institute of Art and Culture au Yukon (2009), de même qu’au Vermont Studio Center aux États-Unis (2011). Son travail a fait l’objet de plusieurs expositions individuelles notamment au Centre national d’exposition, Jonquière, 2013; au Centre d’exposition d’Amos, Amos, 2013; au Centre d’artistes Regart, Lévis, 2013; au Centre d’artistes Vaste et Vague, Carleton, 2011; et a également été présenté à l’occasion d’expositions collectives au Québec, ainsi qu’à Vancouver et à Toronto.

www.marieevemartel.com

2014_desordremelaniesmith_gMelanie Smith et Rafael Ortega, Bulto, extrait vidéo, 2011. Avec l’aimable autorisation de la Galerie Peter Kilchmann, Zurich.

Le Désordre des choses

Edith Brunette, Michel de Broin, Arkadi Lavoie Lachapelle, Mathieu Lefevre, Emmanuelle Léonard, Christine Major, Maria Marshall, Catherine Opie, Melanie Smith et Rafael Ortega, Pilvi Takala, Rosemarie Trockel

Commissaires : Marie-Ève Charron et Thérèse St-Gelais

 

9 janvier au 21 février 2015
Vernissage : 8 janvier, 17h30
Visite de l’exposition en compagnie des commissaires : 27 janvier, 13 h à 13 h 45

 

[Plus d'informations]

Le Désordre des choses, dont le commissariat est assuré par  Marie‑Ève Charron et Thérèse St-Gelais, rassemble des œuvres autour de la question de la désobéissance et du désordre pour la dimension démocratique qu’elles renferment et en ce qu’elles défient certaines autorités et convenances. Le public pourra découvrir les œuvres d’Edith Brunette, de Michel de Broin, d’Arkadi Lavoie Lachapelle, de Mathieu Lefèvre, d’Emmanuelle Léonard, de Christine Major, de Maria Marshall, de Catherine Opie, de Melanie Smith et de Rafael Ortega, de Pilvi Takala et de Rosemarie Trockel.

 

L’exposition

Le Désordre des choses rassemble des œuvres qui font de la désobéissance une voie salutaire. Comment l’art peut-il manifester l’insoumission dans les démocraties libérales? Comment, dans ce contexte où les libertés sont relatives, l’art actuel arrive-t-il à se faire critique sans littéralement afficher un engagement militant?

Défiant par la bande l’autorité et les convenances, les œuvres présentées aménagent des zones de résistance dans lesquelles s’incarnent des contre-pouvoirs. Elles démasquent ce qui, sous les dehors tranquilles de la normalité, semble dénué de puissance et offrent de la banalité, une version politique. Elles bousculent les réalités prédéfinies qu’elles détournent parfois avec humour.

Ici, des mises en situation et des objets inusités éprouvent la régulation des usages dans l’espace urbain. Par de simples actions, des personnages exposent leur capacité d’agir et leur refus de ployer sous les normes ou l’imposition de canons. Des compositions traitent avec causticité de traditions artistiques ou des figures qui les incarnent. Des lieux convenus de l’art sont occupés par intrusion. Des divisions au sein d’un débat sont préférées à la gestion de l’ordre social par consensus. Des représentations montrent, impudiques, des figures malséantes quand d’autres dévoilent froidement des environnements réglés de communautés fermées. C’est ainsi que les œuvres choisies donnent l’occasion de révéler des formes variées de conditionnement tout comme la mise en doute de leur autorité.

Dans Le Désordre des choses, la dissension n’est pas synonyme d’un mal à éradiquer, mais plutôt l’exercice d’une vigilance critique dont la vitalité s’avère primordiale.

 

Les commissaires

Critique d’art au quotidien Le Devoir, Marie-Ève Charron écrit régulièrement pour la revue esse, arts + opinions dont elle a fait partie du comité de rédaction. Auteure également pour des catalogues, ses plus récentes publications ont porté sur le travail d’Anthony Burnham, de Michael Merrill et des Fermières Obsédées. Elle a été commissaire de l’exposition collective Au travail (Musée régional de Rimouski, 2010) et a coorganisé, avec Marie-Josée Lafortune et Thérèse St-Gelais, Archi-féministes!, une exposition de groupe présentée chez Optica (2011-2012). Depuis 2004, elle enseigne l’histoire de l’art à l’UQAM, ainsi qu’au Cégep de Saint-Hyacinthe.

Thérèse St-Gelais est professeure à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) où elle enseigne l’histoire de l’art contemporain et l’apport des femmes aux arts visuels. Commissaire pour les expositions Ghada Amer (Musée d’art contemporain de Montréal, 2012) et Loin des yeux près du corps (Galerie de l’UQAM, 2012), elle a aussi dirigé les colloques (et leurs actes) État de la recherche « Femmes : théorie et création » dans la francophonie (2010) et L’indécidable. Écarts et déplacements de l’art actuel (2008). Elle a coorganisé, avec Marie-Ève Charron et Marie-Josée Lafortune, l’exposition Archi-féministes! (Optica, 2011-2012).

 



Conseil des arts du Canada Conseil des arts du Canada

GALERIE DE L’UQAM

Université du Québec à Montréal
1400, rue Berri, Pavillon Judith-Jasmin, Local J-R 120
Montréal, Québec
Ouvert du mardi au samedi, de midi à 18h.
Entrée libre