2013_carolwainio_pCarol Wainio, Tapestry, 2009, acrylique sur toile. Avec l'aimable autorisation de Paul Petro Contemporary Art, Toronto, et de la TrépanierBaer Gallery, Calgary.

Carol Wainio. The Book

Commissaire : Diana Nemiroff

 

10 janvier au 22 février 2014
Vernissage : jeudi 9 janvier à 17 h 30

Exposition produite par la Carleton University Art Gallery, Ottawa

 

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Organisée et mise en circulation par la Carleton University Art Gallery, à Ottawa, cette exposition monographique a été montrée dans cinq autres lieux à travers le Canada et terminera sa tournée à Montréal. Carol Wainio s’intéresse à la puissance narrative des images. Dans la présente exposition, elle utilise les références à l’imagerie des contes de fées et des livres illustrés afin de créer un dialogue avec le contexte sociopolitique actuel. Le projet, de la commissaire Diana Nemiroff, réunit un corpus de 15 œuvres réalisées entre 2002 et 2010.

The Book

Les livres illustrés, qui visent à instruire de jeunes lecteurs à l’aide d’images et d’idées sur le monde, constituent le point central des réflexions récentes de Carol Wainio sur le rôle changeant et contradictoire de la représentation. Pourtant, plusieurs des œuvres de l’artiste évoquent une atmosphère de désenchantement et de perte plutôt que de merveilleux. Les livres y deviennent des monuments en ruine, des structures provisoires dans un paysage jonché de sacs de plastique et de chaussures bon marché jetées au rebut. La production de masse remplace la rareté et les échanges commerciaux, mais, malgré cette transformation, la pauvreté demeure omniprésente. Les sujets des contes traditionnels européens – la pauvreté et l’excès, la culture savante et la culture populaire, le désir et la consommation, le camouflage et les formes de reconnaissance inscrites dans les représentations ou l’habillement – deviennent des commentaires sur la société de consommation actuelle et sur les inégalités qu’elle entraîne.

À propos de l'artiste

Le travail de Carol Wainio combine le viscéral, le pictural et le discursif afin de créer des structures questionnant non seulement ​​la pratique de l'art, mais aussi des sujets venant « d'un ailleurs au-delà du domaine de la peinture ». Ses œuvres rassemblent des références et des approches diverses pour explorer les nuances de l'histoire, la narration, la représentation, l'environnement et la nature changeante de l'expérience humaine.

Carol Wainio a obtenu une maîtrise de l’Université Concordia, en 1985, et a depuis été largement exposée, notamment au Musée des beaux-arts du Canada, au Musée des beaux-arts de l’Ontario, au Musée d’art contemporain de Montréal, de même qu’à l’international au Stedelijk Museum d’Amsterdam, à la Biennale de Venise, à la Galleria Comunale d’Arte Moderna à Bologne, ainsi qu’aux États-Unis et en Chine. Au Canada, ses œuvres font partie de collections privées et publiques, telles que celles du Musée des beaux-arts du Canada, du Musée des beaux-arts de Montréal, du Musée des beaux-arts de l’Ontario et du Glenbow Museum.

Carol Wainio est née à Sarnia, Ontario, en 1955, et vit maintenant à Ottawa et à Montréal. Elle a enseigné au Nova Scotia College of Art and Design, à la University of Western Ontario, à l’Université Concordia et à l’Université d’Ottawa. Son travail est représenté par la TrépanierBaer Gallery, à Calgary, et par Paul Petro Gallery, à Toronto.

La commissaire

Après avoir agi à titre de conservatrice au Musée des beaux-arts du Canada, Diana Nemiroff a été nommée directrice de la Carleton University Art Gallery d’Ottawa (2005-2012). En 2011, elle a remporté un prix d'excellence de l'Association des galeries d'art de l'Ontario pour l’ensemble de ses réalisations et a été intronisée à la Société Royale du Canada. En reconnaissance d'une carrière exceptionnelle dédiée à la promotion des arts visuels canadiens, Nemiroff a été honorée, en 2012, par le Conseil des arts du Canada avec le Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques.


 

2013_isabelleguimont_pIsabelle Guimond, Mascarade, 2013, huile sur toile, 121,92 x 182, 9 cm. Avec l’aimable autorisation de l’artiste.
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Isabelle Guimond. Rêve, Baby, Rêve!

Finissante à la maîtrise en arts visuels et médiatiques, UQAM


10 janvier au 22 février 2014

Vernissage : jeudi 9 janvier, 17 h 30


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Sortir. Agir. Errer. Faire la fête. Aller au contact des choses et des gens directement. Tirer ses représentations picturales de ce qui l’entoure, de ses microcontextes. C’est dans cette pensée picturale qu’Isabelle Guimond construit son rapport au monde à travers ses peintures à la facture tantôt léchée, tantôt trash.

Rêve, Baby, Rêve!

Inspirée d’une chanson du groupe Suicide, l’exposition se veut un appel à la liberté, une recherche de nouveaux espaces où subsisterait encore la conviction que quelque chose peut se produire. L’artiste nous invite à garder nos rêves brûlants pour toujours; notre liberté ne sera conservée qu’à ce prix. Des rêves d’extrêmes face à des situations limites, de douces délinquances pour se sentir vivant : Isabelle Guimond propose des tableaux criards de grandes dimensions. Rêve, Baby, Rêve!, c’est Hochelaga-Maisonneuve. C’est la violence parfois corrosive qui habille la quotidienneté de ses rues. Ce sont les motifs de clôture frost, de piles de déchets, de matelas contaminés. C’est avant tout une humanité colorée et singulière à la recherche du paroxysme de l’existence. Cette survivance, malgré tout, fait image et révèle un fort potentiel poétique.

Le travail d’Isabelle Guimond est fait d’allers-retours. Elle se met en mouvement : entre la rue et l’atelier; entre le saisissement d’une représentation picturale par la voie photographique et son dessaisissement dans l’acte de peindre; entre la nécessité de raconter le monde dans lequel elle vit et les réalités du travail de la matière.

À propos de l’artiste

Isabelle Guimond vit et travaille à Montréal. Son médium de prédilection est la peinture, mais sa pratique s’étend aux champs de l’estampe, de la matière sonore, de l’installation et de la performance. Son travail a été présenté aux États-Unis et au Canada. Elle fut récipiendaire de la bourse FARE en 2013. L’exposition collective Espejo Negro, à laquelle elle a participé en août dernier à la Galerie Les territoires, sera présentée au Mexique en 2014. Prochainement, elle participera à une exposition de groupe réunissant quatre artistes peintres complétant leur maîtrise à Concordia et à l'UQAM, et qui questionne l’incidence des institutions sur les discours et les pratiques, projet mis sur pied par la Galerie B-312 en collaboration avec Eliza Griffith (Concordia) et Christine Major (UQAM). Elle figurera également dans la programmation du Centre des arts actuels Skol pour l’exposition Ras le bol!, dont le commissariat est assuré par Ève Dorais. Isabelle Guimond détient un baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’UQAM et y termine actuellement sa maîtrise.


isabelleguimond.ca

 


2014_shalevgerz_gEsther Shalev-Gerz, Entre l'écoute et la parole : Derniers témoins. Auschwitz 1945-2005, 2005, triptyque vidéo (extrait).

Esther Shalev-Gerz. La mémoire en mouvement

Commissaires : Annette Hurtig et Charo Neville

 

7 mars au 12 avril 2014
Vernissage : jeudi 6 mars à 17 h 30

Exposition produite par la Kamloops Art Gallery, Kamloops

 

[Plus d'informations]

La Galerie de l’UQAM présente La mémoire en mouvement, troisième étape de la première exposition monographique itinérante au Canada d’Esther Shalev-Gerz. L’exposition réunit des œuvres majeures de l’artiste reconnue internationalement pour ses recherches dans les domaines de la démocratie, de la citoyenneté, de la mémoire culturelle et des politiques de l’espace public. Des auteurs de renom tels que Georges Didi-Huberman et Jacques Rancière ont d’ailleurs écrit sur le travail de Shalev-Gerz.

L’exposition est organisée et mise en circulation par la Kamloops Art Gallery (Kamloops, Colombie-Britannique) et le commissariat a été réalisé par Annette Hurtig et Charo Neville. Après la présentation à Kamloops et à la Morris and Helen Belkin Art Gallery (UBC), Vancouver, l’exposition à la Galerie de l’UQAM comporte l’ajout de deux installations majeures de l’artiste. 

La mémoire en mouvement

Élaborés à travers un dialogue continu avec des personnes qui partagent leurs expériences individuelles et collectives, les installations et travaux d’art public d’Esther Shalev-Gerz revisitent la notion traditionnelle du portrait et contribuent au débat contemporain autour des enjeux de la représentation. Le travail de l’artiste témoigne d’une investigation soutenue des caractéristiques transitionnelles du temps et de l’espace en corrélation avec la transformation des identités, des lieux et des histoires. Dans tous ses projets, elle interroge simultanément notre compréhension des fonctions sociales et l’importance de la pratique artistique.

La plupart de ses œuvres, par leur dispositif singulier, créent des allers-retours entre passé et présent et placent le visiteur devant sa propre histoire pour l’amener à en soupeser la valeur linguistique, culturelle et historique. Par exemple, White-Out (2002), qui met en présence le destin d’une femme Samie vivant en Suède – où jusque dans les années 70, les Samis, leur langue, leur culture et leurs chants n’étaient pas respectés ni acceptés – permet d’établir une relation étroite avec le sort des Premières nations en Amérique du Nord. Dans une autre œuvre, D’eux (2009), l’artiste fait indirectement dialoguer le célèbre philosophe français Jacques Rancière et une jeune philosophe libanaise, Rola Younes, à propos de leurs expériences respectives de renouvellement et d’enrichissement de leur perception et de leur rapport au monde. Younes évoque sa passion pour l’apprentissage des langues et de leur culture quand Rancière lit à voix haute un extrait de son texte le Spectateur émancipé, dans lequel il décrit un moment constitutif de sa pensée qui l’a amené à « reformuler les rapports établis entre voir, faire et parler » et où il commente la fonction de l’art contemporain.

L’artiste Esther Shalev-Gerz poursuit ainsi un processus consistant à démêler les particularités identitaires liées à la construction dans le temps de l’histoire et de la mémoire. Sa pratique artistique problématise la façon dont nous comprenons notre place dans le monde et présente un échange d’idées élaborées à partir de situations de communication mises en forme au moyen de la vidéo, de la photographie, de la sculpture et de l’installation.

À propos de l’artiste

Née à Vilnius en Lituanie, Esther Shalev-Gerz a grandi en Israël et vit à Paris depuis 1984. Elle est professeure des beaux-arts à Valand Academy à l’Université de Göteborg en Suède depuis 2003. En 2010, son œuvre a été le sujet d’une exposition d’envergure au Jeu de Paume à Paris et, en 2012, au Musée cantonal des beaux-arts à Lausanne, en Suisse. Depuis 1983, elle réalise en Europe des commandes d'art public et des interventions dans l'espace où les questions identitaires et de mémoire sont mises de l'avant (Israël, Allemagne, Canada, France, Royaume-Uni, Suède, Suisse et États-Unis). Soulignons que l’artiste a été sélectionnée par le gouvernement canadien comme l’une des 6 finalistes pour la réalisation du Monument national de l’Holocauste qui sera érigé à Ottawa.

www.shalev-gerz.net

Conférence de l'artiste

Mercredi le 5 mars, à 12 h 40, local R-M120

L’artiste prononcera une conférence dans le cadre du Programme Intervenants Culturels Internationaux (ICI) de l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM.
Pavillon des Sciences de la gestion, UQAM, 315 rue Sainte-Catherine Est

 

Appuis financiers :
Ministère du Patrimoine canadien
Conseil des arts du Canada
Service de Coopération et d'Action Culturelle du Consulat général de France à Québec

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2014_jeansebastienvague_pJean-Sébastien Vague, Premières alliances, 2011, tatouage.

Jean-Sébastien Vague. À la hauteur

 Finissantes à la maîtrise en arts visuels et médiatiques, UQAM


7 mars au 12 avril 2014
Vernissage : jeudi 6 mars à 17 h 30


[Plus d'informations]

La Galerie de l'UQAM présente l’exposition À la hauteur, du duo Jean-Sébastien Vague, composé des finissantes à la maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM Jade Barrette et Sophie Rondeau. La construction identitaire constitue la trame de fond de la pratique du duo, qui se développe, au quotidien, comme un véritable laboratoire performatif. Les normes sociales, en particulier celles qui façonnent l’image de soi et la condition des femmes, y sont remises en question dans le but d’inquiéter les modèles identitaires convenus. À ce titre, À la hauteur est une tentative critique de conformisme et de perfectionnement de la féminité, un entraînement aussi intensif que vain effectué en regard des valeurs dominantes et des stéréotypes véhiculés par les médias populaires.

À la hauteur

Chez Jean-Sébastien Vague, le corps et son image, les comportements et attitudes sont les matériaux d’expériences inscrites à même le vécu des artistes. La transformation de leur apparence, par exemple au moyen d’un code vestimentaire en vigueur depuis près de trois ans, permet de générer et d’analyser des réactions et des regards nouveaux sur soi, aussi bien personnels qu’extérieurs. L’usage inhabituel de techniques et d’attributs liés au culte du corps trompe les attentes et met en relief la rigidité des codes sociaux.

À la hauteur poursuit cette recherche sur la présentation de soi, cette fois sous l’angle de la performativité du genre féminin, par le port ininterrompu d’un accessoire plus séducteur que fonctionnel : des talons aiguilles hauts de 12 cm. Le duo se prêtera ainsi au cliché de la coquetterie, souvent associée à la féminité. Pour toute la durée de l’exposition et dans toutes les sphères de leur vie, les deux acolytes arboreront leur nouvelle parure malgré l’encombrement et le malaise que cela occasionne. Saisissant au passage les réactions de son entourage, Jean-Sébastien Vague vaquera à ses occupations tout en diffusant ses observations en direct sur les murs de la galerie via une application Web créée sur mesure par Hugo Laliberté. Au fil des cinq semaines de la performance, l’exposition prendra forme par le récit quotidien d’une expérience d’apprentissage du conformisme, non dépourvue d’ironie.

À propos de l’artiste

Jean-Sébastien Vague est le nom propre qui lie Jade Barrette et Sophie Rondeau dans une pratique performative en duo. La dynamique relationnelle est le moteur d’expérimentations quant aux possibilités d’interchangeabilité et d’interdépendance de l’individu, induites par l’engagement réciproque. Fondé en 2008 lors de leurs études à l’École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg, le duo a aussi effectué en 2013 un stage de création au Studio national des arts contemporains, Le Fresnoy. Jean-Sébastien Vague a présenté son travail en France et au Québec, notamment dans le cadre de l’événement HORS PAIRS présenté par la Galerie Verticale (Laval), en collaboration avec le Festival VIVA! Art Action 2013. Le film Les vagues impostures sera lancé lors du 32e Festival international du film sur l’art (FIFA, Montréal), en mars 2014.

www.jeansebastienvague.net

Appuis financiers :
Conseil de recherches en sciences humaines
Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture


2014_pad_gVue de l'exposition Passage à découvert 2014, photo: L.-P. Côté.

Passage à découvert 2014

Finissantes et finissants du baccalauréat en arts visuels et médiatiques

25 avril au 10 mai 2014
Vernissage : jeudi 24 avril à 17 h 30

[Plus d'informations]

L’exposition Passage à découvert est rendue possible grâce à la collaboration de l’École des arts visuels et médiatiques de l'UQAM qui y présentera en grande primeur les travaux de ses finissants au programme de baccalauréat, lesquels forment la prochaine relève artistique et pédagogique du milieu des arts québécois.

Exposition

Passage à découvert 2014 démontre la vivacité créatrice, la curiosité et la liberté des étudiants. L’exposition  témoigne, une fois de plus, du professionnalisme des nouveaux diplômés, en plus de faire valoir la richesse et la diversité des programmes offerts par l’École des arts visuels et médiatiques, laquelle privilégie une formation pluridisciplinaire.

Grande fête de fin d’études

Le vernissage du 24 avril sera l’occasion d’une grande fête de fin d’études. Cette soirée d’inauguration nous fera voyager du dessin à la sculpture, de la peinture à la gravure, de la photographie aux arts médiatiques, sans oublier la performance.

À cette occasion, dix prix et bourses d’excellence seront remis à des étudiants : les prix d’excellence Jacques-de-Tonnancour, Irène-Senécal, ainsi que Robert-Wolfe, la bourse Charest-Wallot, le prix du Centre des arts et des fibres du Québec offert par Diagonale, le prix Hubert-Rousseau, le prix du Bureauphile et celui de Faux–Cadres CANAL. En plus de ce lot de prix et de mentions annuels, nous sommes fiers d’annoncer à la fois un nouveau prix d’excellence offert par l’École des arts visuels et médiatiques et une nouvelle bourse de la direction de l’École. Le vernissage aura lieu en présence de la doyenne de la Faculté des arts, Mme Louise Poissant.

École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM

Depuis sa création, l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM est à l’affût des enjeux artistiques en mouvance et compte parmi les plus importantes écoles universitaires au Canada, tant au niveau de la création que de l’enseignement des arts visuels. Le nombre d’artistes et de pédagogues formés à l’UQAM et reconnus sur les plans national et international témoigne avec éloquence de cet engagement indéfectible. Mentionnons notamment David Altmejd, Valérie Blass, Raphaëlle de Groot, Jean-Pierre Gauthier, Pascal Grandmaison, Isabelle Hayeur, Manon de Pauw et Julie Trudel.

eavm.uqam.ca 


2014_FO_pLes Fermières Obsédées, Le marché du zombie, performance réalisée dans le cadre de la Manif d'Art 7, 2014. Photo : Christian Élie Roy.

Les Fermières Obsédées. Le marché du zombie

 

Projection du film réalisé par Les Fermières Obsédées lors de leur performance à la Manif d'Art 7
Une production de la Manif d'Art et de Vidéo Femmes

Mercredi 11 juin, 17h00 - 18h30 
Projection en boucle du film d'une durée de 14 min.

Visionnez la bande annonce du film

[Plus d'informations]

La Galerie de l'UQAM présentera, en primeur montréalaise, Le marché du zombie, un film réalisé par le collectif d’artistes Les Fermières Obsédées lors de leur performance à la Manif d’art 7 de Québec, le 3 mai dernier. Le film, d’une durée de 14 minutes, sera projeté en boucle le mercredi 11 juin 2014, entre 17 h  et 18 h 30, à la Galerie de l’UQAM, et ce, en présence des membres du collectif, Eugénie Cliche et Annie Baillargeon.

Entrée libre

Le marché du zombie 

Évoluant entre manifestation et festivité, Le marché du zombie est une marche déambulatoire au rythme d’une musique effrénée se concluant par une performance. Accompagnées, pour l’occasion, de la performeuse Isabelle Lapierre (active au sein du collectif depuis 2008), de la pianiste Marie-Hélène Blay (active au sein du collectif depuis 2008) et de la tubiste Audray Boivin-Laframboise, Les Fermières Obsédées se donnent corps et âme dans l’articulation d’un discours chanté. Elles y expriment leurs aspirations, faisant l’étalage des luttes de pouvoir associées aux enjeux politiques et économiques actuels. Munies de leurs pompons au format surdimensionné, les Fermières Obsédées invitent les spectateurs à se joindre au groupe et à déambuler autour de cette comédie musicale inspirée des plus belles aberrations de notre temps. À la fois festif et déstabilisant, l’événement est une satire de notre société et est, selon la commissaire invitée de la Manif d’art 7 Vicky Chainey Gagnon, « une résistance manifestive ».

Le film

Une équipe de documentaristes du centre d’artistes Vidéo Femmes a capté la performance. Les Fermières Obsédées ont utilisé les images obtenues pour réaliser ce projet vidéo unique dans le cadre d'une résidence de création de quatre jours dans le studio de Vidéo Femmes. Cette vidéo, allant du trash au burlesque, rapporte les faits et gestes des artistes sous l'influence de musique live lors de leur parcours performatif présenté lors de l’inauguration de la Manif d’Art 7.

Les Fermières Obsédées

Fondé en 2001, le collectif d’artistes Les Fermières Obsédées est composé d’Eugénie Cliche et d’Annie Baillargeon et offre des prestations sonores et visuelles à la croisée des disciplines. La pratique de ces artistes, qui évolue entre l’art, le social et le politique, met en scène le genre féminin dans une perspective critique. Eugénie Cliche et Annie Baillargeon sont toutes deux titulaires d’un baccalauréat en arts visuels de l’Université Laval. Avec le collectif Les Fermières Obsédées, elles ont présenté leur travail lors de divers festivals et événements au Québec et en Amérique du Nord, ainsi qu’en Europe et en Australie. Elles ont réalisé des performances au New Dance Horizons (Regina, CA, 2013), au Fluid Festival/MS:T (Calgary, CA, 2012), au Rapid Pulse International Performance Art Festival (Chicago, US, 2012). À Montréal, on a récemment pu apprécier leur travail lors du Festival Phénoména (Les bulles explosives, Bain St-Michel, octobre 2013) et lors du spectacle-événement Mayday Remix de la chorégraphe Mélanie Demers (Usine C, mars 2014).

fermieresobsedees.com

Production

Les Fermières Obsédées présentent : Le marché du zombie,
un film des Fermières Obsédées produit par la Manif d’Art et Vidéo Femmes

Concept et réalisation : Annie Baillargeon et Eugénie Cliche
Les Fermières Obsédées : Annie Baillargeon, Eugénie Cliche et Isabelle Lapierre
Musique originale et direction musicale : Marie-Hélène Blay
Musiciens : Marie-Hélène Blay (clavier, piano et séquence), Éric Langlais (batterie), Audray Boivin-Laframboise (tuba et clavier fender rhodes), Lyne Goulet (saxophone alto et baryton), Pierre Richard (contrebasse et basse électrique)
Figurant.e.s : Marianne Béliveau, Catherine-Emma Bisson, Nathan Boily, Julie Gagnon, Steven Girard, Eugénie Paradis-Charette, Julie Pichette, Jean-Michel René, Geneviève Robitaille, Sarah Smith, Thon
Technicienne de son : Gabrielle Noël-Bégin
Réalisation technique : Patrick Marchand
Régie : Geneviève Thibault
Assistante de production : Josée Landry-Sirois
Équipe de tournage : Paméla Bisson, Franie-Éléonore Bernier, Anne-Marie Bouchard, Hélène Dugas
Montage vidéo et sonore : Anne-Marie Bouchard
Production : Manif d’Art, Conseil des arts et des lettres du Québec, Ville de Québec, Bureau des grands événements, Gervais Savard / Carnaval de Québec, Vidéo Femmes, avec la collaboration de Spirafilm

CALQmaniflogo_video_femmes

 


2014_michaelblum_p© Michael Blum

Michael Blum. Notre histoire | | Our History

dans le cadre du programme de résidence

 

2 septembre au 4 octobre 2014 
Vernissage et lancement de la publication : jeudi 4 septembre, 17h30

 

[Plus d'informations]

Le projet Notre histoire || Our History de l’artiste Michael Blum porte sur la question des identités québécoise(s) et canadienne(s). L’exposition est le fruit d’un travail effectué dans le cadre du programme de résidence d’été de la Galerie. L’artiste a construit, dans la salle d’exposition même, un musée proposant une ré-écriture fantaisiste de l’histoire du Québec et du Canada, en plus d’accompagner le projet d’une publication regroupant les réponses de personnalités publiques à un sondage portant sur la vision identitaire des répondants.

L’exposition

Michael Blum, originaire de Jérusalem et installé à Montréal après avoir vécu en Europe et aux États-Unis, vit ici depuis quatre ans. Ici, c’est l’UQAM, Montréal, le Québec, le Canada, voire l’Amérique du Nord! L’artiste a été témoin de la vaste mobilisation étudiante du Printemps érable en 2012, de la controverse sur le projet de Charte des valeurs du Québec soumis à la consultation en 2013 par le Parti Québécois alors au pouvoir, et de la défaite cinglante de ce même gouvernement en avril 2014. Il a décelé dans cette conjoncture un enjeu sensible et donc propice à l’investigation des liens entre les diverses générations, entre Québécois et Canadiens de souche ou immigrants, et entre francophones et anglophones. À la faveur de notre invitation à réaliser une résidence d’artiste et une exposition à la Galerie de l’UQAM, il a adopté, comme il le fait fréquemment, la posture de l’enquêteur pour conduire sa propre étude sur le sujet.

Inspiré de sa propre expérience d’immigrant, Michael Blum a mis au point un double musée d’artiste, côté Québec et côté Canada, entrées séparées et sortie commune. Tel un « vrai » musée, l’installation présente d’un côté l’histoire du Québec et de l’autre, l’histoire du Canada via des artéfacts, un système de classification, une scénographie bien établie et un appareil référentiel à l’appui, le tout entre vérité et fiction, entre démonstration savante et mythification fantaisiste.

Le musée comme œuvre d’artiste a tout pour intéresser une galerie universitaire investie de considérations nombreuses et changeantes sur l’exposition et sur l’instrumentalisation du savoir produit par le domaine muséal. Le projet de Michael Blum est doublement intéressant en ce qu’il exemplifie en le parodiant le genre de l’exposition comme musée d’artiste, tout en s’interrogeant sur les symboles de cohésion ou de division culturelle, sociale et politique. La Galerie de l’UQAM prend acte, avec Notre histoire || Our History, d’une chronique tantôt réelle, tantôt imaginaire du pays, remuée par les perceptions critiques, mais ludiques de l’artiste en figure d’enquêteur. 

D’autre part, l’artiste a développé un sondage, « non-scientifique » de son propre aveu, adressé à plus de 600 personnalités publiques du domaine politique, artistique, journalistique et universitaire, afin de jeter les bases de son projet artistique. Les opinions exhaustives des 86 répondants sont rassemblées dans une publication, entre cynisme et humour, entre candeur et ferveur, en anglais comme en français. Elles ont constitué une sorte de terrain réflexif au quotidien. La publication, qui n’est pas le catalogue de l’exposition ni un essai, se veut plutôt le rapport d’une recherche conduite par l’artiste désireux d’examiner l’histoire de son pays d’accueil à la lumière d’une certaine actualité l’ayant mis en présence de cette vertigineuse notion qu’est « l’identité ». Le livre dévoile les réponses aux questions suivantes :

  • Le Québec, pour vous, qu’est-ce que c’est?
  • Comment expliqueriez-vous la différence entre le Québec et le Canada à un étranger?
  • Si un musée devait conserver l’histoire des différences entre le Québec et le Canada, comment l’envisageriez-vous?
  • Comment voyez-vous les relations entre le Québec et le Canada d’ici deux ou trois générations?
  • Quelle serait une langue commune possible autre que le français et l’anglais?

L’artiste

Michael Blum est né à Jérusalem en 1966. Il a fait des études en histoire à l’Université Paris-I Panthéon-Sorbonne et en photographie à l’École nationale supérieure de la photographie, à Arles (France). Par l’intermédiaire de vidéos, de publications et d’installations, il développe un travail qui vise une relecture critique de la production de la culture et de l’histoire. Parmi ses projets majeurs se trouvent A Tribute to Safiye Behar (9e biennale d’Istanbul, 2005), Lippmann, Rosenthal & Co. (De Appel, Amsterdam, 2006), Cape Town - Stockholm (On Thembo Mjobo) (Mobile Art Production, Stockholm, 2007), Exodus 2048 (Van Abbemuseum, Eindhoven, 2008; New Museum, New York, 2009), Faktories und Felder (Israeli Center for Digital Art, Holon, 2012), ainsi que Guerre et paix (VOX – Centre de l’image contemporaine, Montréal, 2014). Son travail a fait l’objet de plusieurs publications incluant Monument to the Birth of the 20th Century (Revolver-Archiv für aktuelle Kunst, Francfort, 2005); Mein Land (Unrast Verlag, Münster, 2008); et Avec d’autres vêtements, c’est une autre femme (Musée de la Diaspora, Tel Aviv, 2008). Depuis 2010, il est professeur à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM. blumology.net

La résidence

Depuis 2009, la Galerie de l’UQAM invite des artistes en résidence. Cette formule biennale permet à un artiste de travailler dans les espaces de la Galerie tout au long d’un été et d’exposer le résultat de ses recherches dès l’ouverture de la programmation automnale. Cette proposition relève du mandat de l’institution qui cherche à témoigner du rapport dynamique entre exposer et publier, entre le fait de montrer et celui d’interpréter. Il est possible de consulter le résultat des deux précédentes résidences : David Sprigg, en 2009, et Stéphane Gilot, en 2011. galerie.uqam.ca/fr/capsules-videos.html


2014_myriamjacoballard_pMyriam Jacob-Allard, Un coin du ciel (extrait),
2014, vidéo.

Myriam Jacob-Allard. Un coin du ciel

finissante à la maîtrise en arts visuels et médiatiques, UQAM

 

2 septembre au 4 octobre 2014 
Vernissage : jeudi 4 septembre, 17h30

 

[Plus d'informations]

Dans le projet Un coin du ciel, Myriam Jacob-Allard s’intéresse à l’archétype de la « mère » dans la culture country western québécoise. En explorant l’imagerie et les chansons populaires de cette culture, ce projet examine les limites subtiles entre imaginaire collectif et réalités individuelles, tout en observant les tensions et les malaises qui peuvent découler de cette distorsion.

Un coin du ciel

Puisque la culture country western est fortement ancrée dans une tradition orale, Un coin du ciel présente des prises de parole et des discours hétéroclites. Sous forme de portraits, l’exposition déploie des perceptions et des identités multiples qui questionnent les modèles figés de la figure de la « mère » issus de la tradition country western. En créant des mouvements d’aller-retour entre récits personnels et collectifs, ces portraits permettent d'envisager la construction d'identités à travers les transmissions de mère en fille. De plus, ils font réfléchir à la notion de lignage dans la culture, donc aux possibilités de legs ou de pertes qui peuvent survenir d'une génération à l'autre.

Un coin du ciel tente de perpétuer la mémoire de la culture country, souvent méconnue, sans pour autant en faire un hommage. La présentation d’archives familiales en dehors de leurs contextes culturels (spectacles, festivals, maison, etc.) permet de focaliser l’attention du visiteur autant sur les lacunes et les maladresses, que sur les agréments de ces documents éclectiques. Ce projet provoque ainsi des réflexions sur les répercussions d’une pensée collective sur des individus et sur la façon dont le mythe les façonne.

À propos de l’artiste

Myriam Jacob-Allard privilégie une approche interdisciplinaire et travaille principalement avec la performance, la vidéo et l’installation. Elle a remporté différents prix et bourses de création, dont celles du CRSH et du FRQSC. Elle a participé à plusieurs expositions collectives au Québec, en Amérique du Sud et en Europe, et a réalisé les expositions individuelles Maman(s) au Centre des arts actuels Skol (2014), Country en trois temps au sous-sol de l’église St-Édouard (2009), ainsi que l’installation performative Renaissance no.6 dans le cadre du OFFTA (2011). Elle présentera prochainement Maman(s) à l’Écart (2015). Myriam Jacob-Allard détient un baccalauréat en arts visuels de l’Université Concordia et complète actuellement sa maîtrise en arts visuels et médiatiques à l'Université du Québec à Montréal. myriamjacoballard.com

Remerciements

Denis Allard, Alice Gervais, Claire Jacob, Émilie Jacob-Allard, la famille Jacob, Nicolas Larouche, Simon Plouffe, David Tomas, Olya Zarapina, le Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) et le Fonds de recherche du Québec -  Société et culture (FRQSC).


2014_graemepatterson_pGraeme Patterson, Secret Citadel (extrait), 2013, animation vidéo.

Graeme Patterson. Secret Citadel

Commissaires : Melissa Bennett et Sarah Fillmore

 

23 octobre au 6 décembre 2014 
Vernissage et lancement de la publication : mercredi 22 octobre, 17h

 

[Plus d'informations]

La Galerie de l’UQAM présente Secret Citadel, exposition majeure de l’artiste canadien Graeme Patterson. Finaliste au prestigieux prix Sobey pour les arts 2014, Patterson explore avec inventivité et nostalgie le thème de l’amitié, et ce, de l’enfance au difficile passage à l’âge adulte. Résultat de cinq années de travail, ce récit semi-autobiographique présente l’évolution de l’amitié d’un bison et d’un cougar anthropomorphiques, unis par le jeu ou déchirés par la maladresse.

L’exposition, en tournée canadienne, est coproduite par la Art Gallery of Hamilton et le Musée des beaux-arts de la Nouvelle-Écosse, sous le commissariat de Melissa Bennett et Sarah Fillmore. Après Montréal, l’exposition sera présentée à l’hiver 2015 à la Southern Alberta Art Gallery, à Lethbridge, en Alberta, et, à l’automne 2015, à la Surrey Art Gallery, à Surrey, en Colombie-Britannique.

Secret Citadel

Secret Citadel met en scène un film d’animation et quatre grandes installations composées de mondes miniatures représentant chacun une étape de la vie des deux protagonistes. Le spectateur y découvre des animations image par image relatant l’histoire du cougar et du bison, c’est-à-dire de Patterson et de son ami d’enfance qu’il a depuis perdu de vue. En créant ces dispositifs, l’artiste souhaite transporter le spectateur dans un univers parallèle où ses expériences et souvenirs personnels s’entremêlent à la fiction.

Bien que Patterson se concentre ici sur les difficultés de l’amitié masculine en réinterprétant des fragments de son vécu, l’exposition permet de réfléchir plus globalement à la complexité et aux subtilités inhérentes à chaque relation interpersonnelle, ainsi qu’aux liens sociaux qui s’effritent à l’âge adulte. De manière générale, l’artiste souhaite susciter la réflexion sur les thèmes de la nostalgie, de la perte et de la résilience.

Visionner la bande-annonce de l'exposition : http://youtu.be/hyIr0ZOVaSY

À propos de l’artiste

Finaliste représentant la région de l’Atlantique au prix Sobey 2014, Graeme Patterson est originaire de Saskatoon et vit actuellement à Sackville au Nouveau-Brunswick. Sa pratique a débuté par une exploration autodidacte de l’animation image par image, et s’est étendue au montage de grandes installations de sculptures en modèles réduits mariant animations, robotique, son, musique et divers éléments interactifs. Il a été nominé pour un prix JUNO en 2011 et a gagné le Prix Victor-Martyn-Lynch-Staunton en arts médiatiques du Conseil des arts du Canada en 2012.
www.graemepatterson.com

Appuis

Conseil des arts et des lettres du Québec
Conseil des arts du Canada




Conseil des arts du Canada Conseil des arts du Canada

GALERIE DE L’UQAM

Université du Québec à Montréal
1400, rue Berri, Pavillon Judith-Jasmin, Local J-R 120
Montréal, Québec
Ouvert du mardi au samedi, de midi à 18h.
Entrée libre