Wim Delvoye, Cloaca No 5, 2006 © Wim Delvoye Wim Delvoye, Cloaca No 5, 2006 © Wim Delvoye

Wim Delvoye. Cloaca No 5

Commissaire : Wayne Baerwaldt


16 janvier au 14 février 2009
Vernissage : jeudi 15 janvier, à 17 h 30

 

[Plus d'informations]

Pour la toute première fois au Québec, les amateurs d’art et les curieux auront la chance d’apprécier, dès le 16 janvier à la Galerie de l’UQAM, l’une des œuvres les plus importantes et controversées de l’artiste contemporain mondialement reconnu Wim Delvoye. Le vernissage du jeudi 15 janvier aura lieu en présence exceptionnelle de l’artiste, compte tenu du nombre impressionnant de ses expositions en cours dans le monde.

Après Kaohsiung (Taiwan) et Luxembourg (Luxembourg), c’est maintenant au tour de Montréal d’accueillir Cloaca N° 5, la cinquième version des prototypes de la série Cloaca, elle-même exposée dans le monde entier. L’exposition est organisée et mise en circulation en collaboration avec la Illingworth Kerr Gallery de l’Alberta College of Art + Design (Calgary).

Une œuvre d’art pourvue de besoins humains

Mais qu’est-ce que Cloaca N° 5 et pourquoi fascinera-t-elle même les plus rébarbatifs à l’art? À la jonction entre l’art et la science, Cloaca N° 5 est une machine/sculpture reproduisant le système digestif humain, de la mastication à l’expulsion des déchets. Chaque étape a été parfaitement recréée : enzymes, bactéries et composantes chimiques présentes dans notre propre système y ont été implantées afin de permettre le processus de digestion. Une fois installée par l’équipe technique de l’artiste, la machine sera nourrie deux fois par jour à heures fixes au cours d’un rituel bien précis.

Inspirée par notre consommation

La démarche artistique de Wim Delvoye s’inspire de la logique marchande de notre système de consommation contemporain. Tout en revisitant le « branding » par l’appropriation de logos et d’images de marques connus, l’artiste réalise des expériences qui défient la bioéthique. D’ailleurs, le logo de Cloaca N° 5 reprend la grille graphique d’un parfum bien connu… La marque Wim Delvoye se vend et se consomme également sous les formes les plus variées (figurine à l’effigie de l’artiste, t-shirts, papier de toilette, etc.). Plusieurs des produits dérivés seront mis en vente à la Galerie pendant l’exposition.

Cloaca N° 5 nous invite non seulement à réfléchir à ce qu’est la vie – où elle commence et où elle se termine – mais elle esquisse aussi un parallèle entre l’abject et l’artistique et suscite une réflexion sur la manière de les percevoir. Au plan macroéconomique, Cloaca No 5est une représentation du matérialisme pur et de la consommation à outrance. Elle est une allégorie de notre société postindustrielle, une critique de l’hyper-capitalisme.

À propos de Wim Delvoye

Né en 1965 à Wervik, dans la campagne flamande, Wim Delvoye vit et travaille à Gand, en Belgique. Ses œuvres ont été présentées lors de nombreuses expositions individuelles et collectives dans des galeries privées et publiques, des musées et des biennales partout dans le monde, notamment au Centre Georges Pompidou (Paris), au Casino Luxembourg, au New Museum of Contemporary Art (New York), à la Biennale de Venise, au MOCA (Shangai) et au Kunstwerke (Berlin). Il fait partie d’une génération d’artistes flamands qui ont révolutionné l’art contemporain. Parmi ses œuvres les plus connues on retrouve la série Cloaca, Art Farm, Gothic Work, 9 Muses et SexRays.

Site Web de l’artiste : http://www.wimdelvoye.be/

Activités gratuites pour le public

- Repas inaugural— 15 janvier à 17 h 30

Le vernissage de l’exposition sera l’occasion d’une soirée festive où quatre artistes, Valérie Blass + Anthony Burnham, Sylvie Cottonet Stephen Schofield, prépareront sur place un repas composé de trois services pour Cloaca No 5.

- Table de réflexion — 3 février à 17 h 30

Que pensez-vous de Cloaca? Une table de réflexion où se rencontrent une historienne de l’art, un gastro-entérologue et une sociologue pour exprimer leurs points de vue sur l’œuvre de Wim Delvoye.

- Midi art contemporain— Tous les mercredis de 13 h à 13 h 45

Un médiateur est sur place pour échanger avec le public. Apportez votre lunch et venez manger en compagnie de Cloaca!

- Projection — 14 février de 16 h à 18 h

Le court-métrage Next Floor de Denis Villeneuve sera projeté en boucle à l’occasion de la clôture de l’exposition. Une gracieuseté de PHI GROUP.
Next Floor met en scène un banquet luxueux et grotesque où onze personnes participent à une étrange procession gastronomique. Il a reçu le Grand prix Canal + du meilleur court métrage au Festival de Cannes 2008.
Des « cupcakes », offerts gracieusement par Itsi Bitsi, seront servis au public pour l’occasion.

- Wim Shop

Venez voir les marchandises en vente à la Galerie.

Le carnet éducatif

La Galerie de l'UQAM publie une brochure éducative offerte gracieusement aux visiteurs pour les guider dans leur parcours de l'exposition.

Licence Creative Commons
Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

2009_boudreauOlivia Boudreau, Pelages, 2007, vidéo

Olivia Boudreau. Pelages

Finissante à la maîtrise en arts visuels et médiatiques, UQAM

 

16 janvier au14 février 2009
Vernissage : jeudi 15 janvier, à 17 h 30

 

[Plus d'informations]

La Galerie de l’UQAM présentera, du 16 janvier au 14 février 2009, Pelages, une installation vidéo de cinq heures d’Olivia Boudreau.

http://www.oliviaboudreau.com/pelages.html

L’exposition

Un vêtement à haute connotation symbolique sur le plan culturel, coupé dans une matière animale, la peau d’un renard. Une surface de séduction récupérée d’une logique immanente à l’animal et à l’homme : un manteau de fourrure comme point de rencontre entre deux réalités du corps. Pelages réunit la possibilité d’enfiler une représentation provocante, culturelle et érotique du corps en même temps que la possibilité de devenir animal, de retrouver la logique initiale du vivant. Entre la représentation de la femme portant un manteau de fourrure et celle de l’animal arborant son pelage, la vidéo rend visible par sa durée une mécanique du corps, une oscillation entre être et représenter.

Pendant presque cinq heures, le corps négocie la pose. Pris au piège dans cet espace de représentation, comme un lion en cage, ce sont des dizaines de poses que le corps produit. La durée de Pelages démontre que ce qui est donné à voir du premier coup d’œil est trompeur et qu’au-delà de l’image, se trouve une expérience engageant la perception. La réconciliation entre l’image (son pouvoir plastique) et le corps (son potentiel de variabilité) est le paradoxe que présente Pelages.

Le travail de l’artiste

Le travail d’Olivia Boudreau s’appuie sur une première intuition : puisque nous sommes incapables d’opérer un total contrôle de notre image pendant une longue période de temps, la durée propre à la vidéo permet de rendre visible une certaine dynamique du corps coincé entre l’image et l’être. Depuis plusieurs années, l’artiste explore la durée par le biais de la performance et de l’image vidéo. Les postures performatives choisies abordent les thèmes de l’érotisme, de l’intimité, de l’animalité et de la vulnérabilité du corps. Elles ont parfois un caractère d’interdit ou de grande intimité qui semble indicible, « immontrable ». Cependant, l’approche structurelle et conceptuelle de cette démarche les rend partageables. Une béance est alors produite : l’écart entre une forme très construite et la représentation du corps qu’elle supporte. Cet espace revient au spectateur, à sa subjectivité et devient l’occasion de faire une expérience questionnant l’acte même de représenter, mais surtout, celui de percevoir.

L’artiste

Olivia Boudreau est une artiste de la performance et de la vidéo. Elle vit et travaille à Montréal. Son travail a été remarqué lors d’expositions récentes à Montréal (Optica, Galerie Leonard et Bina Ellen de l’Université Concordia, Galerie SBC) et elle participait au Colloque de la 4e Manif d’art de Québec. Avec Pelages, elle termine sa maîtrise à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM.

Site web de l’artiste : www.oliviaboudreau.com/index.html

2009_pauwManon De Pauw, L'apprentie 2, 2008, épreuve numérique sur papier archive, 56,8 x 76,2 cm, Coll. de l'UQAM (2009.7)

Manon De Pauw. Intrigues

Commissaire : Louise Déry


27 février au 28 mars 2009
Vernissage : jeudi 26 février, à 17 h 30

 

[Plus d'informations]

La Galerie de l’UQAM inaugurera, le jeudi 26 février prochain à 17 h 30, l’exposition Manon De Pauw. Intrigues, consacrée à l’artiste montréalaise Manon De Pauw, une des figures montantes du milieu de l’art contemporain québécois et canadien. Le commissariat est assuré par Louise Déry.

Exposition

Manon De Pauw. Intrigues réunit des œuvres qui jalonnent le parcours de l’artiste depuis le début des années 2000. Photogrammes, photographies, monobandes, vidéoperformances, dispositifs interactifs et installations à projections multiples proposent des investigations aussi variées que poétiques de la lumière et de l’image. Le maniement des accessoires, des matières et des couleurs, le déploiement des gestes, des mains et des corps, le recours à divers moyens de captation et de projection mécanique et numérique et l’utilisation de surfaces d’inscription, telles que le papier, la table, l’écran ou la boîte lumineuse, participent de ce protocole d’expérimentation artistique qui génère une écriture visuelle traversée par divers âges de l’image.

Si Manon De Pauw explore l’apparaître de l’image – avec sa part d’imprévisible, sa matérialité en suspens, son potentiel narratif, son empreinte et sa mouvance –, c’est qu’une grande partie de son travail naît dans la chambre noire ou dans la pénombre de l’atelier. Elle sait se saisir de ce souffle si fragile de l’image en train de jaillir sous l’effet de la lumière autant qu’elle parvient à en enregistrer la fluidité lumineuse pour créer ce corps bien tangible de l’image qui s’affirme devant nos yeux.

Les notions de « corps pédagogique », d’« apprenti », d’« épreuve », d’« atelier » ou de « répertoire » présentes dans les titres des œuvres définissent mieux que toutes autres la nature profonde d’une recherche centrée sur l’expérimentation et le processus d’invention de l’image. Silhouettes spectrales, corps en rotation, effets de transparence et d’opacité, lueurs fugaces ou soutenues devant les rayons de la lumière, effets de temporalité multiples et présences sonores nourries par l’arsenal technologique fabriquent un fascinant manège qui ne peut qu’intriguer le regard et relancer notre quête inassouvie d’image.

Catalogue

Un catalogue exhaustif présentant plus d’une soixantaine de reproductions des œuvres de l’artiste, est en cours de préparation. Il s’agira de la première monographie consacrée à Manon de Pauw dont la pratique, malgré son importance, n’a pas encore fait l’objet d’une étude approfondie et reste peu documentée. Le livre reflétera de près le contenu de l’exposition tout en faisant le point sur le parcours de l’artiste depuis les dix dernières années.

Notes biographiques de l’artiste

Manon De Pauw vit et travaille à Montréal. Son travail a été présenté dans de nombreuses expositions collectives, événements et festivals, au Canada, en Europe et en Amérique Latine, notamment au Musée d’art contemporain de Montréal (2006 et 2008), au Centro Nacional de las artes à Mexico (2006), à la galerie g39 à Cardiff en Angleterre (2005) et au Musée national des beaux-arts du Québec (2004). Parmi ses expositions individuelles, notons celles de la galerie Optica et La Chambre Blanche (en collaboration avec Michel Laforest) en 2006, du centre d’exposition Expression à Saint-Hyacinthe (2005), de la galerie Sylviane Poirier art contemporain (2004) et deDARE-DARE (2003). L’artiste est diplômée de l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM et enseigne la photographie à l’Université Concordia.

Site Web de Manon De Pauw : www.manondepauw.com

La commissaire

Commissaire, auteure, éditrice et professeure de muséologie et d’histoire de l’art, Louise Déry détient un doctorat en histoire de l’art (1991). Elle est directrice de la Galerie de l’Université du Québec à Montréal depuis 1997. Elle a été conservateure en art contemporain au Musée national des beaux-arts du Québec et au Musée des beaux-arts de Montréal et a dirigé le Musée régional de Rimouski. Depuis les années 90, elle a travaillé avec quantité d’artistes, a publié près de 50 catalogues d’exposition et a contribué à la promotion du travail de David Altmejd, en tant que commissaire du pavillon du Canada à la Biennale de Venise 2007. Elle a remporté en 2007, année de sa création, le prix de la Fondation Hnathyshyn pour l’excellence de sa contribution comme commissaire d’exposition au Canada.

Les activités publiques gratuites

- L’atelier ouvert 

Un espace installatif et performatif occupe la petite salle de la galerie. On y retrouve un dispositif de projection composé d’une table lumineuse, de caméras, de projecteurs, de papiers et matériaux divers. Lors de séances de travail en solo ou avec la complicité d’artistes qui ont marqué son parcours, Manon De Pauw effectuera un travail sur la présence performative, l’image et la lumière. Le public sera témoin d’un processus de création en direct, dans une ambiance de concentration feutrée et d’attention portée aux gestes posés. Actions performatives, structures chorégraphiques, tâches répétitives et expérimentations spontanées habiteront ce lieu de recherche qu’est l’atelier ouvert, transformant ainsi son dispositif spatial et visuel.

5 mars – en solo
12 mars – en solo
19 mars – Danièle Desnoyers, chorégraphe
26 mars – Sylvie Tourangeau, performeuse

- Nuit Blanche avec Manon De Pauw et Nancy Tobin
Horaire : 22 h à 12 h a.m. La Galerie sera ouverte de 20 h à 3 h a.m.

Lors de la Nuit Blanche, Manon De Pauw improvisera dans l'atelier ouvert avec l’artiste sonore Nancy Tobin. Elles construiront ensemble un espace visuel et sonore, jouant avec l’intensité des couleurs et des fréquences, manipulant des matières autant visibles qu’invisibles. Les deux artistes ont déjà eu l’occasion de collaborer dans le cadre de la pièce Là où je vis de la chorégraphe Danièle Desnoyers (Le Carré des Lombes). La Nuit Blanche sera l'occasion de faire cohabiter une fois de plus leurs deux univers.

Nancy Tobin est une artiste sonore et conceptrice pour les arts de la scène. Ces vingt dernières années, ses conceptions pour metteurs en scène et chorégraphes ont été présentées au Festival Transamérique, Festival d’Avignon, Edinburgh International Festival et le Berliner Festwochen. Spécialisée dans l’amplification de la voix pour le théâtre, Nancy Tobin intègre des systèmes de haut-parleurs inusités afin de transformer, de moduler et de façonner les sons. Elle termine présentement DelayToys-Berceuses, une composition portant sur la mémoire, le ludisme, le silence et la contemplation.

Site Web de l’artiste : www.mmebutterfly.com


2009_pad_gVue de l'exposition Passage à découvert 2009, photo : L.-P. Côté

Passage à découvert 2009

Finissantes et finissants du baccalauréat en arts visuels et médiatiques, UQAM

17 au 25 avril 2009 
Vernissage : jeudi 16 avril, à 17 h 30

[Plus d'informations]

La Galerie de l’UQAM présente Passage à découvert 2009, du 17 au 25 avril prochain, une exposition qui fera découvrir les travaux des étudiants finissants du programme de baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’UQAM. Le vernissage aura lieu le jeudi 16 avril à 17 h 30.

Passage à découvert 2009 est une exposition organisée en collaboration avec l’École des arts visuels et médiatiques. Depuis plusieurs années, l’appellation Printemps/Plein temps était en usage lors de la présentation de cet événement de fin d’études. Le nouveau titre, Passage à découvert, sera désormais utilisé pour souligner la curiosité, la liberté et la vivacité créatrices des étudiants qui viennent démontrer, une fois de plus, l’actualité de plusieurs propositions de la relève. Par la même occasion, l’exposition permet de rendre compte du professionnalisme de ces nouveaux diplômés, de même que de la richesse et de la diversité des programmes de l’École qui privilégie une formation pluridisciplinaire. La soirée du vernissage est l’occasion d’une grande fête de fin d’année.

Une publication regroupant les travaux de plus de soixante-quinze étudiants finissants sera lancée lors de la soirée du vernissage.


Pascal Concert, <i>Madone de Bentalha</i>, 2001-2002 © SODRAC Pascal Concert, Madone de Bentalha, 2001-2002 © SODRAC

Pascal Convert. Madone de Bentalha

Commissaire invitée : Gaëlle Morel


4 septembre au 10 octobre 2009
Vernissage : vendredi 11 septembre, à 20 h


[Plus d'informations]

Le Mois de la Photo à Montréal et la Galerie de l’UQAM invitent le public à découvrir, du 4 septembre au 10 octobre, l’exposition Pascal Convert. Madone de Bentalha. Le commissariat du 11e Mois de la Photo à Montréal est assuré par Gaëlle Morel sur le thème Les Espaces de l’image. Le vernissage aura lieu en présence de l’artiste, le vendredi 11 septembre, à 20 h.

Le travail de cet artiste d’exception est à découvrir absolument pour sa lecture de notre époque et pour sa profondeur artistique et humaine. Il a déjà intéressé plusieurs personnalités françaises du milieu de l’art, tels que Catherine Millet, Philippe Dagen et Georges Didi-Huberman qui ont abondamment publié sur cette œuvre singulière et sur l’artiste.

L’exposition

L’exposition est consacrée à une pièce majeure de l’artiste français Pascal Convert, soit la Madone de Bentalha. Un documentaire ainsi qu’un montage photographique accompagnent l’œuvre et la contextualisent. La Madone de Bentalha est une majestueuse transposition en cire de la célèbre photographie de presse d’Hocine Zaourar présentant une femme éplorée devant le massacre survenu à Bentalha pendant la guerre civile algérienne. Cette photo a fortement marqué l’actualité politique des années 1990 en Algérie. À cette époque, qualifiée de décennie noire, un processus électoral interrompu donne lieu à une guerre civile durant laquelle 150 000 à 200 000 personnes sont tuées.

Rappelons les faits :

Pendant la nuit du 22 au 23 septembre 1997, des bombardements ont lieu à Bentalha, une petite ville de la banlieue d'Alger. Enfants, femmes et hommes sont attaqués, brutalisés, égorgés. Les autorités en place font état de 85 morts. En réalité, il y aurait eu environ 600 morts. À l'époque du massacre de Bentalha, Hocine Zaourar est affecté à l'Agence France-Presse. Le lendemain du drame, avec quelques rares journalistes, il quitte Alger pour Bentalha malgré une forte présence policière sur les lieux. Il se rend, notamment, à l'hôpital Zmiri d'El Harrach où ont été transportées les victimes. C'est là qu'il prend la photographie, alors titrée Massacre de Bentalha, qui deviendra l'image culte diffusée comme la Madone de Bentalha. Celle-ci fait la une de la presse mondiale et apparaît sur 750 couvertures le même jour. La veille de la remise du prix World Press 1997 qui récompensera le travail d'Hocine Zaourar, Oûm Saad, la femme qui a été photographiée, fait une sortie médiatique. Elle porte plainte pour droit à l'image, diffamation et informations mensongères, notamment du fait de sa culture musulmane au sein de laquelle le motif de la madone est étranger. Le procès intenté contre le photographe aussi bien que contre l'Agence France-Presse aboutit à un non-lieu en 2003. Encore aujourd'hui, l'écho de cette polémique se fait entendre.

En s'appropriant cette image tragique et en actualisant le thème de la lamentation, Pascal Convert expose à la fois son intérêt pour le documentaire comme genre artistique et sa filiation à une longue tradition de la sculpture religieuse. On ne peut qu'imaginer avec étonnement l'incroyable défi qu'a constitué la réalisation de l'œuvre, faite entièrement de cire polychrome. D'échelle humaine, la figure exprime une souffrance qui renvoie non seulement à l'événement qui en est le prétexte, mais à toute l'iconographie chrétienne de la pietà.

L'artiste

Pascal Convert est né en 1957 à Mont-de-Marsan, en France. Il vit et travaille à Biarritz. Madone de Bentalha est sa première exposition solo en Amérique. Avec ses premières œuvres graphiques et ses premiers moulages de diverses parties de son propre corps, Pascal Convert se saisissait de matériaux personnels et quotidiens – son appartement, ses bras, ses objets usuels – pour en fixer le souvenir. Au début des années 1990, l'artiste délaisse ces traces autobiographiques pour se tourner vers l'histoire collective et ses personnages enfouis ou oubliés : le résistant Joseph Epstein, Anna Politovskaïa ainsi que Lucie et Raymond Aubrac. Si Pascal Convert produit également des œuvres audiovisuelles de type documentaire, la technique de l'empreinte constitue le processus fondateur de sa démarche.
Pascal Convert a présenté son travail notamment au Centre Pompidou à Paris et dans plusieurs autres villes françaises comme Lyon, Bordeaux et Nanterre. Il a de plus exposé à Tokyo et au Luxembourg où ses œuvres ont été acquises par des institutions.

Le Mois de la Photo à Montréal

Le Mois de la Photo à Montréal lancera sa 11e biennale internationale de photographie contemporaine le 10 septembre 2009. Organisé autour du thème Les Espaces de l'image et élaboré par la commissaire invitée Gaëlle Morel, l'événement présentera plus d'une vingtaine d'expositions individuelles d'artistes en provenance du Québec, du Canada, du Chili, de la Chine, de la Colombie, des États-Unis, de la France, d'Israël, du Liban, des Pays-Bas, de la République démocratique du Congo, du Royaume-Uni, de la Suisse et de la Turquie.
www.moisdelaphoto.com

Les activités publiques gratuites

- Conférence de Pascal Convert

Le vendredi 11 septembre, à 12 h 30

- Journées de la culture

Le vendredi 25 septembre, de 15 h à 18 h
Introduction au travail de l’artiste français Pascal Convert et discussion sur la relation de l’art à l’image journalistique

Le samedi 26 septembre de 13 h à 17 h

- Le Mois de la Photo à Montréal propose un parcours culturel dans la ville. En suivant le trajet proposé par les navettes gratuites, le public pourra parcourir les différentes expositions de la programmation. Plus de détails sur www.moisdelaphoto.com

Appuis

Conseil des Arts du Canada et du Mois de la Photo à Montréal.

Le carnet éducatif

La Galerie de l'UQAM publie une brochure éducative offerte gracieusement aux visiteurs pour les guider dans leur parcours de l'exposition ; il comprend notamment un texte de l'artiste intitulé Médée l'Algérienne.

Licence Creative Commons
Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

Jacko Restikian, Autour du MACM, 2008Jacko Restikian, Autour du MACM, 2008

Jacko Restikian. Made in China

Finissant à la maîtrise en arts visuels et médiatiques, UQAM


4 septembre au 10 octobre 2009
Vernissage : jeudi le 11 septembre, à 20 h

 

[Plus d'informations]

La Galerie de l’UQAM présente l’exposition Made In China de Jacko Restikian, du 4 septembre au 10 octobre 2009. Par le truchement de la recirculation de toiles fabriquées en Chine, Jacko Restikian explore le concept de la postproduction et le rapport entre la production, le producteur et l’usager. Il transformera l’espace de la Galerie en un magasin symbolique où l’on vend, à prix modique (1 $ - 1,25 $), des petites toiles vierges fabriquées en Chine. Pendant l’événement, l’artiste utilisera ces toiles comme objets de performance, et comme accumulation d’un « ready-made » dans l’espace d’exposition. Il invitera les visiteurs de la Galerie et deux performeurs (Christian Bujold et Geneviève Senécal) à faire usage de l’espace et des toiles, selon certaines balises, non comme simples participants, mais plutôt comme producteurs individuels et collectifs de l’œuvre elle-même.

En outre, le rapprochement entre l'installation et l'aire d'accueil de la Galerie associe la vente de ces toiles à la diffusion des éditions de catalogues et de livres d'art. Cependant, la signification de cette association symbolique et métaphorique se transforme du moment qu'on amorce la vente des toiles, car alors l'installation devient un potentiel d'absence. Le vide probable de la salle, après la vente, défait conceptuellement les corrélations contenu et contenant, exposant et exposé. En revanche, il met en relief la dialectique présence et absence qui annonce l'usager comme consommateur et producteur, dé-constructeur et constructeur. D'ailleurs, la fonction de la toile qui fait référence à la peinture est infléchie, même trahie par la vente qui insiste sur sa valeur d'échange commercial. La toile devient le signe à la fois d'un potentiel d'espace pictural et d'une marchandise en circulation. Les acheteurs des toiles, les performeurs et l'artiste, associés à des transporteurs, en expérimentent la charge et la valeur sociale et esthétique.

Ici, le titre Made in China s'ajoute comme une équivalence du mythe du « bon marché » dans la nouvelle économie symbolique et matérielle du management néolibéral. En effet, la Chine est évoquée non pas comme une histoire d'une société (qui nous échappe) mais plutôt comme un signe de délocalisation, c'est-à-dire de déplacement des ressources humaines, matérielles et naturelles.

Se fonder sur le constat que le processus de la recirculation est une postproduction semble à l'artiste une stratégie qui permet de soulever des questions sur le produit socioculturel, le mode de production, le producteur et l'usage. En se basant sur un concept de Nicolas Bourriaud, il définit la postproduction comme étant une production secondaire, une attitude d'utilisation du bagage et des données culturels existants, qu'ils soient matériels ou conceptuels. La recirculation de la toile et son mode d'emploi créent un contexte ambigu esthétique et fonctionnel. La postproduction comme un acte d'usage pensé et développé peut-elle brouiller ou ébranler l'identité du producteur, de l'artiste?

Présentation du projet par Anne Bertrand, coordonnatrice artistique chez Skol : le mercredi 30 septembre, à 13 h

Performances aléatoires (sans heures précisées à l'avance) : tout au long de l'exposition en collaboration avec Christian Bujold et Geneviève Senécal

Notes biographiques

Jacko Restikian est un artiste multidisciplinaire. Originaire du Liban, il vit et travaille à Montréal depuis six ans. Son travail a été présenté au Québec (Galerie Mai, B-312 et Le Lobe) et à Beyrouth (Espace SD, Zico House). Il achève, avec Made in China, ses études de maîtrise à l'École des arts visuels et médiatiques de l'UQAM.

Les activités publiques gratuites

- Journées de la culture

Le vendredi 25 septembre, de 15 h à 18 h
Introduction au travail de l’artiste français Pascal Convert et discussion sur la relation de l’art à l’image journalistique

Le samedi 26 septembre de 13 h à 17 h
Le Mois de la Photo à Montréal propose un parcours culturel dans la ville. En suivant le trajet proposé par les navettes gratuites, le public pourra parcourir les différentes expositions de la programmation. Plus de détails sur www.moisdelaphoto.com

Simon Bertrand, <i>Les réécritures</i> (oeuvre en cours), 2009, photo : Sylvain Légaré © Simon BertrandSimon Bertrand, Les réécritures (oeuvre en cours), 2009, photo : Sylvain Légaré © Simon Bertrand

Simon Bertrand. Assembler, dessiner, transcrire

Finissant à la maîtrise en arts visuels et médiatiques, UQAM


23 octobre au 21 novembre 2009
Vernissage : jeudi le 11 septembre 2009

 

[Plus d'informations]

La Galerie de l’UQAM présentera l’exposition Simon Bertrand. Assembler, dessiner, transcrire du 23 octobre au 21 novembre 2009. Le vernissage aura lieu le jeudi 22 octobre, à 17 h 30, et l’artiste y sera en plein travail. Quotidiennement, celui-ci reviendra sur place au cours de l’exposition afin de continuer ses réalisations.

Assembler, dessiner, transcrire

Tenter de copier l’intégralité de la Bible et de l’Odyssée d’Homère, ou essayer de tracer des cercles parfaits à la main constituent les exercices fastidieux auxquels se consacre Simon Bertrand. L’artiste met en œuvre trois procédés artistiques distincts, soit l’assemblage, le dessin et la transcription. Lors de l’exposition, ceux-ci seront séparés en trois stations. Sans jamais vraiment cesser son travail, l’artiste passera d’une station à une autre lors de ses séances de travail dans la Galerie. Simon Bertrand met à l’épreuve ces différents procédés en les répétant individuellement sur une longue période de temps. Les accumulations qui en résultent sont le point de départ d’une réflexion sur l’appropriation, la non-linéarité temporelle et l’aboutissement dans le travail.

Station de transcription : Il s’agit ici de transcrire deux livres, l’Odyssée d’Homère et la Bible - Nouvelle traduction. L’intention est de réunir sur une seule surface un texte en entier afin de le donner à voir dans sa totalité. L’écriture menue et linéaire permet à l’artiste de compresser le récit tout en rendant la lecture possible.

« Je ne suis pas chrétien, ni croyant, mais je reconnais la place et l’importance des écritures bibliques, tout comme les écrits d’Homère. J’ai le sentiment de les connaître intimement, même si je ne les ai pas lus. Je sens aussi qu’ils ont joué et jouent encore un rôle important dans ma vie, dans la manière dont j’ai été éduqué et dans ma façon de percevoir ce qui m’entoure : la souffrance, la mort, l’amour. Il s’agit donc, à travers la transcription, de tenter de saisir cet héritage qui est en moi malgré moi, de m’en imprégner, de le prendre, de le faire mien. L’héritage est si bien assimilé que nous ne le percevons plus, mais nous en dépendons toujours. »

Station de dessin : cet exercice a pour but de dessiner un cercle parfait d’un mètre de diamètre à main levée. Les traits accumulés marquant cette progression renvoient à la notion de perfectionnement dont la nature implique ou suppose une sorte d’obsession. L’objectif visé étant concrètement impossible, l’idée même de point de chute est constamment remise en question.

« On peut y voir une caricature de la pratique artistique, voire de ma propre pratique, et de l’ambition démesurée de l’artiste qui se prend au sérieux dans son processus. Pour moi, il y a de l’ironie dans cette image de la figure de l’artiste au travail. »

Station d’assemblage : des objets et des matériaux préalablement trouvés ou achetés sont assemblés sur une base quasi-quotidienne. De manière spontanée et sans but spécifique, sinon celui d’éprouver le procédé de l’assemblage, l’artiste forme des arrangements polysémiques de petites dimensions et les accumule de façon chronologique sur une période indéterminée. Les assemblages sont perçus davantage comme les produits de l’exercice que comme des sculptures à proprement parler.

« De par sa facture et son aspect performatif, chaque station renvoie à une temporalité qui est propre au corps. Ces accumulations sont pour moi la matérialisation de multiples durées formant des itinéraires irréguliers, des trajets fractals. Aussi, elles donnent à voir ce qui est en train de se faire dans un processus qui se renouvelle incessamment et compulsivement. »

Notes biographiques

Simon Bertrand est un artiste multidisciplinaire. Né au Québec, il vit et travaille dans la région de Montréal. Ses réalisations ont été présentées dans différentes galeries et centres d’expérimentations dont Art Mûr, la Galerie Verticale, la Galerie VAV et le Centre de Diffusion et d’Expérimentation des étudiants de la maîtrise en arts de L’ÉAVM (CEDx). Il termine, avec Assembler, dessiner, transcrire ses études de maîtrise en arts visuels et médiatiques.

Le Carnet éducatif

La Galerie de l'UQAM publie une brochure éducative offerte gracieusement aux visiteurs pour les guider dans leur parcours de l'exposition : il comprend notamment un texte de l'artiste intitulé Médée l'Algérienne

Appuis

Conseil de recherches en sciences humaines
Bourse du Fonds des professeurs de l’ÉAVM

Oscar Muñoz, <i>Line of Destiny </i>(extrait), 2006, vidéo. Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de la Galería Alcuadrado (Bogotá) © Oscar MuñozOscar Muñoz, Line of Destiny (extrait), 2006, vidéo. Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de la Galería Alcuadrado (Bogotá) © Oscar Muñoz

Oscar Muñoz. Traces d’une mémoire évanescente

Commissaire : José Roca


23 octobre au 21 novembre 2009
Vernissage : jeudi 22 octobre, à 17 h 30

Exposition mise en circulation par Prefix Institute of Contemporary Art, Toronto

 

[Plus d'informations]

La Galerie de l’UQAM inaugurera, le jeudi 22 octobre prochain à 17 h 30, la première exposition solo à Montréal consacrée à l’artiste colombien de renommée internationale Oscar Muñoz. Le commissariat est assuré par José Roca et l’exposition est organisée par Prefix Institute of Contemporary Art (Toronto). Le vernissage aura lieu en présence de l’artiste et du commissaire et sera précédé, le même jour, par une conférence à 12 h 30. Lors de celle-ci, le commissaire et Oscar Muñoz feront une présentation de son travail.

Exposition

Oscar Muñoz. Imprints For a Fleeting Memorial [Traces d’une mémoire évanescente] offre un aperçu du travail de l’artiste colombien Oscar Muñoz qui, depuis plus de 30 ans, crée un important corpus d’œuvres d’art explorant la relation entre l’image et la mémoire. L’exposition réunit plus d’une dizaine d’œuvres. De la photographie à la gravure en passant par le dessin, l’installation, la vidéo et la sculpture, Muñoz brouille les frontières formelles en inventant des techniques sans précédent. Son expérimentation porte en fait sur la fabrication de l’image et se poursuit dans l’utilisation de matériaux improbables tels que de la soie sérigraphique déposée sur de l’eau, des cubes de sucre, du café, des coupures de journaux, des cigarettes.

Ayant choisi de délaisser les applications traditionnelles des diverses techniques artistiques pour les adapter – sans compter l’intégration occasionnelle de mécanismes d’autodestruction des œuvres –, Muñoz a développé une démarche qui s’ancre aussi bien dans les qualités intrinsèques des matériaux que dans les associations poétiques qu’ils évoquent.

Notes biographiques de l’artiste

Né à Biarritz en 1951, Oscar Muñoz vit et travaille à Cali, en Colombie. Durant les cinq dernières années, son travail a été reconnu en Europe et en Amérique du Nord, avec des expositions de groupe à travers l’Europe et les États-Unis. Ses œuvres ont été acquises notamment par le Tate Modern de Londres, le Musée d’art contemporain de Los Angeles (MOCA), le Musée d’art de Miami, le Musée Hirshhorn à Washington, le Musée des beaux-arts de Houston et La Caixa à Barcelone. La participation de Muñoz à la 52e Biennale de Venise a été particulièrement remarquée et a constitué un temps fort de l’événement.

Le commissaire

José Roca travaille à Bogota en Colombie de même qu’à Philadelphie aux États-Unis où il est actuellement le directeur artistique de Philagrafika 2010. Pendant plus de dix ans, il a dirigé le programme des arts à la Banco de la Republica à Bogota, l’imposant comme l’une des institutions les plus respectées dans le circuit de l’Amérique latine. Roca a été co-commissaire de la 1re Triennale Poly/graphic de São Paulo au Brésil (2006), de l’Encuentro de Medellín MDE07 (2007) et de Cart[ajena], une série d’interventions urbaines à Carthagène en Colombie (2007). Il a de plus participé au jury de la 52e Biennale de Venise (2007).

Prefix

Prefix Institute of Contemporary Art est à la fois une galerie d’art et une maison d’édition située à Toronto. Organisme à but non lucratif, Prefix travaille à promouvoir l’appréciation et la compréhension de la photographie, des médias et de l’art numérique contemporain.

Les activités publiques gratuites

- Conférence d’Oscar Muñoz et José Roca 
Le jeudi 22 octobre à 12 h 30, local R-M130, pavillon des Sciences de la gestion (315, rue Sainte-Catherine Est)

Les appuis

Pour la production de cette exposition, la Galerie de l’UQAM a reçu l’appui du ministère du Patrimoine canadien, dans le cadre du volet Fonds des expositions itinérantes, et du Conseil des Arts du Canada.

Guerrilla Girls, Guerrilla Girls’ Montage, 2006-2009, dimensions et médias variables, gracieuseté www.guerrillagirls.comGuerrilla Girls, Guerrilla Girls’ Montage, 2006-2009, dimensions et médias variables, gracieuseté www.guerrillagirls.com

Guerrilla Girls. Troubler le repos

Commissaire : Mélanie Boucher


4 au 19 décembre 2009
Vernissage : jeudi 3 décembre, 17h30 

 

[Plus d'informations]

La Galerie de l’UQAM présentera, du 4 au 19 décembre, une importante exposition des Guerrilla Girls. Pour la première fois en sol québécois, des œuvres de ce collectif d’artistes féministes et anonymes, reconnu sur la scène artistique internationale, seront exposées. Le commissariat est assuré par Mélanie Boucher et le vernissage aura lieu en présence de deux membres fondatrices du collectif. Le projet est organisé dans le cadre de la commémoration entourant le 20e anniversaire de la tuerie à l’École Polytechnique.

L’exposition

L’exposition Guerrilla Girls. Troubler le repos / Disturbing the Peace réunira une vingtaine d’affiches des Guerrilla Girls réalisées entre 1985 et 2009, ainsi qu’un documentaire portant sur la démarche du collectif. De plus, dans le cadre des événements commémoratifs, les Guerrilla Girls ont accepté de concevoir Troubler le repos / Disturbing the Peace, une œuvre sur le thème de la violence contre les femmes et la misogynie dans la société. Produite par la Galerie de l’UQAM, l’œuvre y sera exposée en primeur.

Afin de conserver leur anonymat, les membres du collectif portent un masque de gorille lors de leurs apparitions publiques. Depuis 1985, les Guerrilla Girls dénoncent les inégalités entre les sexes par l’entremise d’interventions et d’affiches schématiques au contenu provocateur, souvent teinté d’humour. Leurs réalisations, qui ne ménagent rien ni personne, s’en prennent généralement au monde de l’art. Cependant, elles touchent à d’autres thèmes : l’industrie du cinéma, les écarts sociaux, les minorités ethniques, la guerre ainsi que, à l’évidence, les intérêts et les droits des femmes.

L’exposition offre un bon aperçu de la démarche du collectif et l’inscrit en sol canadien pour mieux la faire connaître à un moment choisi de notre histoire, soit à l’occasion de la commémoration du drame survenu le 6 décembre 1989, à l’École Polytechnique. Ce jour-là, un homme ouvrit le feu sur vingt-huit personnes et abattit quatorze femmes. Il dit avoir agi pour combattre le féminisme. L’œuvre Troubler le repos / Disturbing the Peace des Guerrilla Girls témoigne de la haine envers les femmes et le féminisme.

L’affichage public

Dès le 23 novembre, plus de 2500 affiches de l’œuvre Troubler le repos / Disturbing the Peace seront placardées dans les espaces publics de la ville de Montréal, dans les établissements d’éducation et dans les commerces. Cette initiative est cohérente avec la démarche des Guerrilla Girls qui, depuis la formation du collectif, présentent régulièrement des œuvres dans les espaces publics afin de créer un fort impact, de capter l’attention de la population et de susciter des débats d’idées.

Publication

Une publication bilingue portant sur les Guerrilla Girls est en cours de préparation et paraîtra d’ici le printemps 2010.

Les événements commémoratifs

Le projet d’exposition et d’affichage dans l’espace public sont proposés dans le cadre de la commémoration de la tuerie de l’École Polytechnique. Les Événements commémoratifs auront lieu du 4 au 19 décembre 2009, à l’UQAM. Ils comprendront également un colloque international, une exposition thématique et un rassemblement public. Les partenaires responsables des Événements commémoratifs sont, avec la Galerie de l’UQAM, l’Institut de recherches et d’études féministes de l’UQAM, le Service aux collectivités de l’UQAM, Muséografik et la Fédération des femmes du Québec.

Le collectif

Guerrilla Girls est un collectif d’artistes anonymes fondé en 1985. Leurs actions, affiches, autocollants, livres, vidéos et autres objets de type pamphlétaire sont produits sous la forme de multiples. Le travail du collectif fut présenté dans de nombreux pays (États-Unis, Argentine, Chine, Espagne, Italie, Grèce, Mexique, Pays-Bas, Royaume-Uni, Serbie, Turquie, etc.) et dans les hauts lieux de l’art contemporain (Biennale de Venise, MASS MoCA, Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía, Tate Modern, Whitney Museum of American Art, Centre Georges Pompidou, etc.). Après plus de vingt ans d’existence, les Guerrilla Girls figurent maintenant parmi les artistes internationaux marquants de notre époque.
www.guerrillagirls.com

La commissaire

Mélanie Boucher poursuit un doctorat en histoire de l’art à l’UQAM. En 2008, Intrus/Intruders au Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) se déroulait sous son commissariat. En 2003, elle était co-commissaire de ORANGE, L’événement d’art actuel de Saint-Hyacinthe. Au cours des dix dernières années, elle a également été commissaire d’autres expositions, entre autres au MNBAQ, à la Galerie de l’UQAM, au Musée d’art de Joliette, au Musée régional de Rimouski et à Expression, Centre d’exposition de Saint-Hyacinthe. En 2005, elle recevait le Prix Relève de la Société des musées québécois.

Appuis

Conseil des Arts du Canada
Transit. Collectif de commissaires et de critiques indépendants

Documentation

Licence Creative Commons
Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

2009_parametres_pVue de l'exposition Paramètres 2009. Photo: L-P Côté

Paramètres 2009

Étudiants et étudiantes au baccalauréat en arts visuels et médiatiques, UQAM

 

4 au 12 décembre 2009
Vernissage : jeudi 3 décembre, à 17 h 30

 

[Plus d'informations]

L’École des arts visuels et médiatiques (ÉAVM) présente l’exposition annuelle Paramètres 2009 à la Galerie de l’UQAM. Du 4 au 12 décembre, le public est invité à y découvrir les artistes de la relève. L’exposition sera composée de travaux d’étudiant(e)s sélectionné(e)s par un jury composé de professeur(e) et chargé(e)s de cours de l’ÉAVM.

La présente édition de Paramètres revêt un caractère particulier car elle est l'occasion de souligner la contribution de tous les étudiant(e)s, professeur(e)s et professionnel(le)s qui ont édifié ensemble l'UQAM au cours des 40 dernières années.

L’exposition souligne l’effervescence et la vivacité des diverses approches créatrices des étudiant(e)s ainsi que le professionnalisme auxquels ils aspirent. L’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM privilégie une formation pluridisciplinaire et Paramètres 2009 permet de témoigner de la richesse, de la diversité de ses programmes et de la qualité des travaux réalisés par ses étudiant(e)s.

Les Bourses d’excellence de la Fondation McAbbie et le Prix d’excellence Omer De Serres seront remis à l’occasion du vernissage qui aura lieu le jeudi 3 décembre, à 17 h 30.



Conseil des arts du Canada Conseil des arts du Canada

GALERIE DE L’UQAM

Université du Québec à Montréal
1400, rue Berri, Pavillon Judith-Jasmin, Local J-R 120
Montréal, Québec
Ouvert du mardi au samedi, de midi à 18h.
Entrée libre