2006_panighi_pVue de l'exposition Gérald Panighi, photo : L.-P. Côté.

Gérald Panighi

 

13 janvier au 11 février 
Vernissage : Jeudi 12 janvier, 17 h 30

 

[Plus d'informations]

La Galerie de l'UQAM inaugure, le 12 janvier prochain à 17h30, l’exposition du jeune artiste niçois Gérald Panighi. L’événement est présenté par le Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de Nice, dans le cadre d’un échange entre la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) et le Québec, grâce à l’appui financier du Consulat général de France à Québec.

L’exposition

L’exposition rassemble plus de 450 dessins réalisés par Gérald Panighi. Dans sa pratique, l’artiste juxtapose le texte et l’image dans un geste à la fois hésitant et contrôlé. Avec un certain sens de l’économie, il aménage dans le blanc du papier ses figures  calquées et ses phrases poétiques qui ne dialoguent pas toujours, convoquant plutôt des idées furtives, des flashs de l’esprit et des anecdotes qui surprennent le visiteur par leur incohérence ou leur caractère inusité. Ces annotations semblent tirées directement du quotidien vécu par l’artiste consignant sur le papier ses constats, ses maximes, ses commentaires. 

L’artiste multiplie, cultive le détail qui le fascine et qui par sa seule présence, modifie la grandeur d’une page blanche. Perdu dans le vide, le trait fin et délicat devient fragment, instant de vie absurde qui, en mêlant au familier l’incongru, fait jaillir une inquiétante étrangeté. Ses dessins portent la trace, l’empreinte de leur réalisation. Les taches, les auréoles, les marques de mains ou de coudes entourent la figure laissant voir la vulnérabilité du support. La surface de la feuille accidentée, le papier légèrement froissé, voire gondolé, garde aussi les cicatrices de son passage dans l’atelier, comme autant de marques du temps.

L’artiste 

Né en 1974 à Menton en France, Gérald Panighi est diplômé de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de la Villa Arson de Nice, ville où il réside présentement. Son travail, surtout présenté en France, est montré pour la première fois en Amérique. Il a principalement exposé à la Villa Arson, à la Galerie des Ponchettes, à la Galerie 02 et à la Galerie Blanche. Il a également publié deux livres : La vie est une fausse barbe qui se décolle de temps en temps (gravures et texte) et la Chambre 04 (poèmes, dialogues et pensées intimes).

Activité publique gratuite

Conférence de l’artiste dans le cadre du programme ICI : le vendredi 13 janvier à 12 h 45, à la Galerie de l’UQAM

Gregory Forstner, Jeder Hat Sein, Das Isnt Meine, 2004, huile sur toile Gregory Forstner, Jeder Hat Sein, Das Isnt Meine, 2004, huile sur toile

Gregory Forstner

 

13 janvier au 11 février 2006
Vernissage : Jeudi 12 janvier, 17h30 

 

[Plus d'informations]

La Galerie de l'UQAM et la Galerie Jocelyn Wolff inaugurent, le 12 janvier prochain, à 17 h 30, l’exposition de l’artiste niçois Gregory Forstner. L’événement est présenté dans le cadre d’un échange entre la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) et le Québec, grâce à l’appui financier du Consulat général de France à Québec, de la Galerie Jocelyn Wolff et de la Galerie de l’UQAM.

L’exposition

Gregory Forstner propose une exploration de la peinture en relation avec l’histoire de l’art, histoire qu’il traite comme un vaste réservoir d’images. Cette banque de données visuelles propose les échantillons d’une mémoire artistique partagée, que l’artiste retravaille à travers le point de vue caractéristique du voyeurisme contemporain : le gros plan. L’image peinte, flottant sur un flux de citations, semble toujours être scrutée, voire auscultée, par l’artiste. À travers un dispositif qui met en scène la stratification de l’art dans le temps, l’image peinte affirme ici son caractère frontal, sa matérialité, et ses artifices de composition, comme autant de stratagèmes visant à susciter la jouissance fascinée du spectateur. Révéler les artifices de l’art, c’est à la fois provoquer le désir du voyeur, et souligner qu’il n’y a là qu’illusion.

L’artiste

Né en 1975 à Douala au Cameroun, Gregory Forstner vit et travaille maintenant à Nice. Son travail est représenté par la Galerie Jocelyn Wolff à Paris et a été montré à divers endroits en Europe dans le cadre d’expositions collectives, dont États de peinture à la Maison des Arts de Malakoff (2005), La Réserve à la Galerie des Ponchettes (Nice, 2005) et la FIAC (Paris, 2004). Dans le cadre de sa formation, l’artiste a fréquenté l’Académie des Beaux-Arts de Vienne, l’École Nationale Supérieure de la Villa Arson de Nice, ainsi que l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris.

Activités publiques gratuites

- Conférence de l’artiste dans le cadre du programme ICI :
l
e vendredi 13 janvier à 12 h 45, à la Galerie de l’UQAM

Pierre Tremblay, Continuum, 2004, installation vidéoPierre Tremblay, Continuum, 2004, installation vidéo

Pierre Tremblay. Continuum

 

13 janvier au 11 février 2006
Vernissage : Jeudi 12 janvier, 17h30 

 

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La Galerie de l'UQAM inaugure, le 12 janvier prochain, à 17 h 30, l’exposition CONTINUUM de l’artiste québécois Pierre Tremblay, réalisée dans le cadre d’un échange avec l’Université Ryerson de Toronto. L’événement est produit par la Galerie de l’UQAM grâce à l’appui du Conseil des Arts du Canada et à celui de la Faculté de Communication et de Design de Ryerson.

L’exposition

CONTINUUM est une installation vidéo qui se présente comme un paysage en mouvement. Sa composition est faite de séquences variables qui obéissent à un ordre de défilement toujours changeant, faisant en sorte qu’on n’assiste jamais deux fois de suite à la même projection. L’œuvre relève de l’aléatoire par son système de présentation, et les différentes images se côtoient et se succèdent sur une trentaine de téléviseurs, tous différents, juxtaposés et empilés. Les images ont été tournées alors que l’artiste marchait ou se promenait à vélo, prenant des vues panoramiques de l’horizon à différents moments de la journée et de l’année. Pierre Tremblay fait ressortir à la fois la fixité du monde et son activité, par le biais d’un travail poétique qui n’arrête jamais le paysage, montrant plutôt sa mouvance incessante, à la surface des écrans.

L’utilisation des nouvelles technologies s’est progressivement incrustée dans la pratique photographique de Pierre Tremblay, où le mouvement est apparu comme une nouvelle procédure permettant de moduler et d’animer le visuel. Qu’il s’agisse de portraits, de paysages, de sculptures du XIXe siècle ou encore de vues d’intérieurs, l’artiste s’ingénie à détourner les images comme il le dit lui-même, pour mieux les remettre au monde.

Une première version de l’œuvre CONTINUUM, alors intitulée Collage, fut montrée à la Société des arts technologiques (SAT),à l’intérieur de l’environnement immersif SATosphère de Luc Courchesne durant la conférence Territoires Ouverts, à l’automne 2003. L’œuvre a par la suite été présentée en 2004 à Angle, 1st International Short Film &Video Festival de Xiamen (Chine), à l’événement prog:ME de Rio de Janeiro tenu en 2005 (Brésil) et, entre autres, au Centre Georges Pompidou (Paris).

L’artiste

Originaire de la ville de Québec, Pierre Tremblay est un artiste pluridisciplinaire qui a vécu en France pendant plusieurs années. Il habite et travaille maintenant à Toronto depuis 1998, où il enseigne à la School of Image Arts de l’Université Ryerson. Son travail autour de la photographie et des nouvelles technologies est exposé depuis une vingtaine d’années tant en France qu’au Canada. L’artiste détient une maîtrise en Arts et technologie de l’image de l’Université de Paris VIII.

Activités publiques gratuites

- Colloque Toronto/Montréal. La prolifération des écrans organisé en collaboration avec le Centre interuniversitaire des arts médiatiques (CIAM) sur la recherche en arts médiatiques : les 9, 10 et 11 février

© Raphaëlle de Groot, Drawing Session at the University of Western Ontario, 2004© Raphaëlle de Groot, Drawing Session at the University of Western Ontario, 2004

Raphaëlle de Groot. En exercice

Commissaire : Louise Déry


Du 24 février au 1er avril 2006
Vernissage : 23 février, à 17 h 30

 

[Plus d'informations]

La Galerie de l’UQAM présente Raphaëlle de Groot. En exercice, à compter du 24 février 2006. L’exposition, réalisée par la commissaire Louise Déry, implique la présence fréquente de l’artiste dans l’espace d’exposition, de même que la participation active du public et de groupes de visiteurs pour l’assister dans son programme d’exercices.

La démarche de l’artiste

Installation, performance, vidéo, intervention publique, livre d’artiste, montage sonore, publication, commissariat : les réalisations de Raphaëlle de Groot ne se définissent pas vraiment en fonction d’une discipline artistique, elles s’organisent plutôt par projets. L’artiste réalise de vastes chantiers de recherches qui l’entraînent au cœur de réalités aussi diverses que celles des non-voyants, des communautés religieuses ou encore des ouvriers du textile. Elle s’y investit longuement, invente toutes sortes de stratégies pour en sonder les caractéristiques, multiplie les interventions auprès des individus concernés par ces milieux, collecte quantité de traces qu’elle classe et organise patiemment de manière à constituer des corpus témoins. Les résultats de cet impressionnant labeur brouillent l’idée que l’on se fait aujourd’hui du rôle de l’artiste. Ils en donnent une image inédite et ouverte, bien que déstabilisante et incertaine. Or, c’est dans le questionnement de cette image que réside l’entreprise de Raphaëlle de Groot.

Le contenu de l’exposition

L’exposition Raphaëlle de Groot. En exercice présente plusieurs états de la recherche de l’artiste. En guise d’introduction, certains fragments rétrospectifs d’œuvres antérieures sont réunis afin de donner, comme un fil chronologique, un aperçu d’une dizaine d’années de travail. En aparté, le visiteur découvrira des traces, spécimens et documents qu’il pourra examiner pour se faire une idée du processus de collecte et d’archivage propre à cette démarche.

Un second espace de la Galerie est alloué à la recherche la plus actuelle de Raphaëlle de Groot. On y constatera qu’elle s’emploie littéralement à transformer la figure de l’artiste, à la remodeler, à la retourner sur elle-même et à la refigurer à dessein d’en ausculter d’autres traits et d’autres facettes. Pendant toute la durée de l’exposition et souvent en direct, elle s’exercera à se suspendre dans le vide, à se fabriquer d’impressionnantes têtes en papier, à s’affubler de prothèses encombrantes, à dessiner et à filmer à l’aveugle, à interpeller le visiteur afin qu’il participe à son expérimentation. Cette mise en exercice remue plusieurs notions liées au statut de l’artiste, au travail d’atelier, à l’effort physique, à la mesure du risque et à l’émergence de l’œuvre. Elle transforme également la nature des liens de l’œuvre avec l’artiste, le commissaire, le critique, le spécialiste et le spectateur, par le fait d’une pratique artistique qui se donne pour programme de se pratiquer en public.

Un dernier volet consacré à une expérience dans une usine de textiles à Biella en Italie montre comment Raphaëlle de Groot, après s’être mise au travail et en œuvre dans un milieu réel, traite les données recueillies et les configure en archives organisées, faisant ultimement du projet artistique une œuvre en soi. Ce projet à volets multiples a été réalisé de 2002 à 2004 en collaboration avec la Cittadellarte-Fondation Pistoletto et le Lanificio F.lli Cerruti. L’initiative impliquait une résidence de six mois au sein de l’usine Cerruti.

Performance pendant la Nuit blanche

Dans le cadre de la Nuit blanche du Festival Montréal en lumière, Raphaëlle de Groot sortira de l’espace privé de l’atelier pour présenter, de 23 heures à 2 heures,une performance interactive impliquant le recours à des images vidéographiques prises en direct.

Notes biographiques

Raphaëlle de Groot détient un baccalauréat en arts visuels de l’UQAM et a participé à un programme d’échange à la State University of New York. Elle termine présentement une maîtrise à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM. Son travail a fait l’objet de plusieurs expositions individuelles à Montréal dont au Centre des arts actuels Skol (1999) ainsi qu’à Occurrence (2001) et, plus récemment, en France, au centre Le Quartier (Quimper, 2004). Elle a fait partie des expositions collectives Negotiating Us, Here and Now (Leeds City Art Gallery, Leeds, Angleterre), Just my imagination (Art Lab, University of Western Ontario, London, Canada), Ils causent des systèmes (Musée national des beaux-arts du Québec) et, entre autres, Point de chute (Galerie de l’UQAM).

Catalogue et carnet d’interprétation

La commissaire Louise Déry est en train de rédiger la première monographie importante sur Raphaëlle de Groot. Il s’agira d’un ouvrage parcourant dix ans de travail et qui sera abondamment illustré. La parution est prévue pour septembre 2006.

Pour accompagner l’exposition et guider les visiteurs, un carnet d’interprétation paraîtra dès l’ouverture pour sensibiliser le public à des notions telles que la performance, l’exercice artistique, la collecte, la résidence d’artiste, etc

Partenaires

L’exposition est produite par la Galerie de l’UQAM. L’exposition et le carnet ont été rendus possibles grâce au soutien financier du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des Arts du Canada et du Fonds québécois de recherche sur la société et la culture.

Le carnet éducatif

La Galerie de l'UQAM publie une brochure éducative offerte gracieusement aux visiteurs pour les guider dans leur parcours de l'exposition.

2006_printemps_pVue de l'exposition Printemps Plein temps 2006.

Printemps Plein temps 2006

Finissants et finissantes du baccalauréat en arts visuels et médiatiques, UQAM

 

14 au 22 avril 2006
Vernissage : Jeudi 13 avril, 17h30 


[Plus d'informations]

La Galerie de l’UQAM présente Printemps Plein temps 2006, du 14 au 22 avril, une exposition qui dévoile les travaux des étudiants finissants du programme de baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’UQAM. Le vernissage aura lieu le jeudi 13 avril, à 17 h 30.

Printemps Plein temps 2006, organisée en collaboration avec l’École des arts visuels et médiatiques, témoigne de la liberté et de la vivacité créatrice des étudiants et révèle plusieurs préoccupations de la relève. L’exposition permet par la même occasion de rendre compte du professionnalisme de ces nouveaux diplômés, de même que de la richesse et de la diversité des programmes de l’École, qui privilégie une formation pluridisciplinaire.

La soirée du vernissage est l’occasion d’une grande fête de fin d’année au cours de laquelle seront remis, aux étudiants des projets primés, le Prix d’excellence Jacques-de- Tonnancour, le Prix d’excellence Irène-Senécal, le Prix d’excellence Robert-Wolfe, la Bourse Charest-Wallot, la Bourse Marcel-Bellerive en peinture et le Prix Marie-France Desmeules.

© Janet Cardiff et Georges Bures Miller, <i>The Paradise Institute</i>, 2001.<br /> Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa, don anonyme, 2002.© Janet Cardiff et Georges Bures Miller, The Paradise Institute, 2001.
Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa, don anonyme, 2002.

Janet Cardiff et George Bures Miller. The Paradise Institute

 

5 mai au 17 juin 2006
Vernissage : jeudi 4 mai, à 17 h 30

Organisée et mise en tournée par le Musée des beaux-arts du Canada

 

[Plus d'informations]

La Galerie de l’UQAM clôturera sa programmation 2005-2006 avec l’exposition The Paradise Institute, une installation multimédia de l’artiste canadienne Janet Cardiff réalisée en collaboration avec George Bures Miller. Cette exposition, qui a reçu une reconnaissance internationale lors de sa présentation à la Biennale de Venise 2001, où on lui a octroyé un prix spécial du jury, est organisée et mise en tournée par le Musée des beaux-arts du Canada. Pour la présentation de l’événement, la Galerie de l’UQAM a reçu l’appui du Conseil des Arts du Canada.

Au cours des 15 dernières années, Janet Cardiff et George Bures Miller ont produit, en solo et en collaboration, des pièces sonores et des installations visuelles de plus en plus sophistiquées, qui changent la manière de percevoir notre environnement immédiat.  La caractéristique de leurs travaux, une manipulation dérangeante de la réalité dans des espaces personnalisés, a valu à ces deux artistes une notoriété significative autant à l'intérieur qu'à l'extérieur du monde de l'art.

The Paradise Institute

Dans le cas de l'exposition The Paradise Institute, l’expérience cinématographique multimédia à laquelle nous convient JanetCardiff et George Bures Miller modifie notre compréhension de cette expérience familière qu'est le cinéma. Puisque les films doivent être accessibles à un large public, ils ne peuvent être tournés de manière trop personnelle ou trop poétique. The Paradise Institute évite ce genre de mise à distance en invitant les visiteurs à prendre place sur des sièges, au balcon d’un cinéma. Munis d’écouteurs, les spectateurs visionnent un film d'une durée de 13 minutes, au débit rapide et à l'intrigue vaguement effrayante. La trame sonore est truffée d'interruptions qui semblent venir du « public ».

L'environnement créé par Janet Cardiff et George Bures Miller immerge le spectateur

dans une réalité qui n'est pas tout à fait différente de celle dans laquelle nous croyons vivre, c’est-à-dire un espace entre deux états de conscience que nous ne discernons pas tant qu’on ne nous réveille pas brusquement.

L'ultime réussite de l’exposition The Paradise Institute consiste en une opposition continuelle entre l'artifice de l'expérience cinématique, les perceptions personnelles et les apparitions fugaces de la réalité. L’expérience est fascinante, il faut la vivre.

© Nicolas Fleming, 2006© Nicolas Fleming, 2006

Nicolas Fleming. À ras le paysage

Finissant à la maîtrise en arts visuels et médiatiques, UQAM

 

5 mai au 17 juin 2006
Vernissage : jeudi 4 mai, à 17 h 30

 

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La Galerie de l’UQAM présentera l’exposition À ras le paysage de Nicolas Fleming, finissant à la maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM, du 5 mai au 17 juin 2006. À ras le paysage pose un questionnement sur l’actualité, la validité de la peinture.

Nicolas Fleming propose ici un travail explorant la notion d’hybridité par le biais de la performance, de l’installation et de la peinture. Avant la présentation de l’exposition, il s’est filmé en action dans un parc, alors qu’il était revêtu d’un vêtement conçu de manière à lui éviter tout contact visuel avec l’emplacement choisi pour la performance. Ainsi habillé, il a circulé, déambulé, rampé dans l’espace, portant une attention particulière à ce qu’il touchait et à ce qu’il entendait, dans le but de se créer une image mentale de l’endroit, image qu’il a ensuite reproduite sur un tableau.

Dans cette exposition, Nicolas Fleming présente la documentation vidéo de son exploration, l’uniforme de toile marqué par les gestes de sa performance, ainsi que le tableau interprétant ce lieu. L’exposition prend  la forme d’une installation qui illustre différents points de vue résultant de l’acte performatif initial.

L’artiste convie le spectateur à découvrir sa réflexion sur la pratique de la peinture qu’il questionne en usant de la performance, conservant les traces et les vestiges des actions pour les mettre en forme. Nicolas Fleming cherche ainsi à mieux cerner l’actualité de la peinture, se préoccupant de la place qu’elle occupe par rapport aux autres disciplines artistiques. Il reprend à un niveau symbolique les gestes habituels du peintre et se met lui-même en scène pour explorer différentes situations et expériences qui l’amènent à se déplacer dans des lieux extérieurs.

La recherche se fait donc par l’entremise de pratiques diverses et questionne leurs interactions potentielles. L’artiste se demande comment la peinture peut se refléter sur d’autres disciplines artistiques et comment ces mêmes disciplines peuvent à leur tour se refléter sur la peinture. Chacun des éléments constitutifs du travail propose une vision qui est propre au médium utilisé, amenant Nicolas Fleming à se demander ce qui, dans l’acte de peindre, résiste à l’épreuve de la performance et de l’installation.

L’artiste

Nicolas Fleming vit et travaille à Montréal. Il a présenté l’évolution de sa recherche dans le cadre de nombreuses expositions dont Retenir (de passage), à l’Atelier Silex en 2004 (Trois-Rivières) et Terre à terre, à Caravansérail en 2005 (Rimouski). Il prépare actuellement Seeking scapes, qui sera présentée à la Eastern Edge Gallery (Saint-John, Terre-Neuve), ainsi que le projet Un corps visité par le lieu, à l’Écart (Rouyn-Noranda).

L’artiste tient à remercier les collaborateurs de ce projet  pour leur apport varié : Thomas Corriveau, Caroline Foley, Michelle Kasprzak, Virginie Laganière, Nelly-Ève Rajotte, John Fleming, Claudine Roy, ainsi que la Galerie de l’UQAM.

Paterson Ewen, Rain over Water, 1974, acrylique sur contreplaqué gravé, collection du Museum London.Paterson Ewen, Rain over Water, 1974, acrylique sur contreplaqué gravé, collection du Museum London.

L’air du temps / Weathervane

Marlene Creates, Paterson Ewen, Rodney Graham, Tania Kitchell, Mark Lewis, Richard Rhodes, Seifollah Samadian, Alan Storey, T & T (Tyler Brett et Tony Romano), Lawrence Weiner et Chris Welsby

Commissaire : Karen Love


8 septembre au 7 octobre 2006
Vernissage : jeudi 7 septembre à 17 h 30

Organisée et mise en tournée par Oakville Galleries et la Galerie d’art d’Ottawa

 

[Plus d'informations]

La Galerie de l’UQAM inaugure sa programmation 2006-2007 avec L’air du temps / Weathervane, une exposition orchestrée par la commissaire indépendante Karen Love, regroupant des œuvres de Marlene Creates, Paterson Ewen, Rodney Graham, Tania Kitchell, Mark Lewis, Richard Rhodes, Seifollah Samadian, Alan Storey, T & T (Tyler Brett et Tony Romano), Lawrence Weiner et Chris Welsby. L’exposition est organisée et mise en tournée par Oakville Galleries et la Galerie d’art d’Ottawa.

L'exposition

Quand les effets du réchauffement planétaire s’avèrent plus catastrophiques que prévu et que des événements climatiques extrêmes menacent notre planète, parler du temps qu’il fait ne paraît plus banal. Dans le but d’examiner comment les artistes en art contemporain réfléchissent au climat, Karen Love a sélectionné un corpus de quatorze œuvres produites par des artistes canadiens durant les années 1970, 1980, 1990 et 2000, qui exploitent cette problématique afin de représenter l’idée de lieu et de condition humaine.

Au regard de l’exposition L’air du temps / Weathervane, la curiosité des artistes face aux phénomènes naturels semble inépuisable. Alors que l’étude et la présentation des aspects phénoménologiques du temps occupent une place prépondérante dans le travail de certains d’entre eux, d’autres lient les conditions atmosphériques à des préoccupations d’ordre psychologique, politique, social et environnemental à l’aide de stratégies visuelles et textuelles. Par le biais de la métaphore, ces œuvres issues d’une réflexion sur le climat provoqueront très certainement chez le visiteur une réflexion sur l’environnement, la responsabilité et l’avenir.

Publication

Un catalogue bilingue comprenant des textes de la commissaire Karen Love et de l’essayiste Elizabeth May sera disponible à la Galerie de l’UQAM au coût de 25 $.

Appuis

Pour la présentation de cette exposition, la Galerie de l’UQAM, la Galerie d’art d’Ottawa et Oakville Galleries ont reçu l’appui dePatrimoine canadien pour la circulation des expositions, du Conseil des Arts du Canada et du Programme de consolidation des arts et du patrimoine, des membres, commanditaires et donateurs de la Galerie d’art d’Ottawa, ainsi que de la ville d’Ottawa, du Conseil des Arts de l’Ontario, de la Fondation Trillium de l’Ontario, de la corporation de la ville d’Oakville et enfin du programme Tournées et collaborations du Conseil des Arts de l’Ontario.

Christof Migone, The Release Into Motion or how to leak inarticulacy out of your mouth, 2000, extrait de la video. © Christof MigoneChristof Migone, The Release Into Motion or how to leak inarticulacy out of your mouth, 2000, extrait de la video. © Christof Migone

Christof Migone. Trou

Commissaire : Nicole Gingras


20 octobre au 25 novembre 2006
Vernissage : Jeudi 19 octobre, 17h30 

 

[Plus d'informations]

La Galerie de l’UQAM présente Christof Migone. Trou, une importante exposition monographique conçue par la commissaire Nicole Gingras. Réunissant un ensemble d’œuvres qui rend compte de la singularité d’une pratique pluridisciplinaire amorcée au milieu des années 1980, on pourra y découvrir plusieurs œuvres nouvelles éclairées sous l’angle rétrospectif. Christof Migone participe également à l'exposition collective CUT à la Galerie Leonard et Bina Ellen de l'Université Concordia jusqu'au 25 novembre 2006.

L’exposition

Artiste important au Canada, Christof Migone est aussi respecté à l’étranger pour ses installations, son travail en performance et en art sonore. Cette exposition trace un parcours rétrospectif de 1995 à 2006 et réunit près d’une vingtaine d’œuvres, vidéographiques et sonores, ainsi que des documents liés à des performances antérieures. L’ensemble de l’œuvre de Christof Migone repose sur le corps, le sien, comme matériau premier, comme ancrage de ses performances. Les allusions au corps sont multiples : corps surface, corps récepteur, corps volume, corps bruit, corps humide, corps silence.

Chaque œuvre de Christof Migone obéit à une logique et à des principes structurels liés au temps et à la durée, gardant ainsi à distance toute forme d’expressivité ou toute référence biographique au sens narratif. Certains clins d’œil et références à des œuvres antérieures d’artistes (John Cage, Michael Snow) et écrivains (Antonin Artaud, Samuel Beckett, Maurice Blanchot, William S. Burroughs) colorent son travail. L’artiste aimant la langue et les jeux de mots, les glissements de sens entre les langues française et anglaise, ses œuvres peuvent être comprises comme des textes riches, complexes, denses, où polyphonie et polysémie sont au rendez-vous.

L’artiste

Christof Migone vit à Montréal et enseigne à l’Université Concordia. Il a obtenu une maîtrise du Nova Scotia College of Art and Design (NSCAD) de Halifax et termine des études de doctorat au département de Performance Studies à l’Université de New York. Il a participé à divers festivals et ses installations ont été présentées dans plusieurs lieux. À l’étranger, il a exposé au Kaaitheater et au Z 33 de Belgique, de même qu’à la Kling & Bang Gallery d’Islande.  Au Canada, ses œuvres ont été vues notamment au Banff Center, au centre d’artistes Oboro à Montréal et à la Galerie 101 d’Ottawa. Ses œuvres sonores se retrouvent sur diverses compilations. Il a publié plusieurs essais et il est également commissaire d’événements liés à l’art sonore et à l’art radio.

La commissaire

Nicole Gingras vit à Montréal. Elle détient une maîtrise en histoire de l’art et études cinématographiques de l’Université de Montréal. En plus d’agir à titre de commissaire d’expositions, elle est aussi auteure. Depuis 1983, elle s’associe à divers festivals et institutions sur la scène nationale et à l’étranger. Elle porte un intérêt particulier à l’image, fixe ou en mouvement, de même qu’à certaines pratiques expérimentales en cinéma, vidéo, art Web et art sonore. En 1996, elle a mis sur pied une maison d’édition consacrée à la production de monographies et livres d’artistes québécois.

Le catalogue

Première monographie publiée sur l’artiste, le catalogue fait halte sur une des pratiques passionnantes de l’art québécois des dernières années. Ayant reçu l’appui du Conseil des arts et des lettres du Québec, ce catalogue bilingue largement illustré en couleur comporte un essai de Nicole Gingras, ainsi que de courts textes de l’artiste. Il sera lancé en novembre à la Galerie de l’UQAM en même temps que ceux de Jean-Luc Nancy et Raphaëlle de Groot.

Les appuis

Pour la présentation de cette exposition, la Galerie de l’UQAM a reçu l’appui du Conseil des arts et des lettres du Québec et celui du Conseil des Arts du Canada. La Galerie de l’UQAM a aussi pu compter sur la précieuse collaboration du Centre interuniversitairedes arts médiatiques et du Service de l’audiovisuel de l’UQAM pour le prêt d’équipements.

Le carnet éducatif

La Galerie de l'UQAM publie une brochure éducative offerte gracieusement aux visiteurs pour les guider dans leur parcours de l'exposition.

 

2006_parametres_pVue de l'exposition Paramètre 2006

Paramètre 2006

Étudiantes et étudiants au baccalauréat ern arts visuels et médiatiques, UQAM

 

8 au 16 décembre 2006
Vernissage : Jeudi 7 décembre, 17h30

 

[Plus d'informations]

La Galerie de l’UQAM accueille l’édition 2006 de l’exposition étudiante Paramètre de l’École des arts visuels et médiatiques. Une sélection de travaux étudiants, retenus par un jury composé d’enseignants de l’École des arts visuels et médiatiques (ÉAVM), y sera présentée.

Cette exposition se tient chaque année à la fin de la session d’automne pour souligner l’audace et la vivacité créatrice des étudiants ainsi que le professionnalisme auquel ils aspirent. L’École des arts visuels et médiatiques privilégie une formation pluridisciplinaire et Paramètre 2006 permet de témoigner de la richesse et de la diversité de ses programmes, ainsi que de la qualité des travaux réalisés par ses étudiantes et étudiants.

Plusieurs bourses d’excellence de la Fondation McAbbie, la bourse Hubert-Rousseau et le prix d’excellence Autodesk seront attribués aux étudiants les plus méritants lors de la soirée du vernissage.



Conseil des arts du Canada Conseil des arts du Canada

GALERIE DE L’UQAM

Université du Québec à Montréal
1400, rue Berri, Pavillon Judith-Jasmin, Local J-R 120
Montréal, Québec
Ouvert du mardi au samedi, de midi à 18h.
Entrée libre