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Glissements. Art et écriture

Commissaires : Louise Déry et Audrey Genois


14 janvier au 12 février 2005
Vernissage : Jeudi 13 janvier, 17h30 

 

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La Galerie de l'UQAM amorce l'année avec une exposition intitulée Glissements. Art et écriture, qui réunit les œuvres et les textes de six jeunes artistes jumelés à autant d'auteurs. Avec ce projet, les commissaires, Louise Déry et Audrey Genois veulent donner place et voix à des œuvres et des écritures inédites. L'exposition est présentée avec l'appui du Consulat général de France à Québec. Le vernissage se tiendra en présence de Roch Denis, recteur de l'UQAM.

Glissements. Art et écriture est un exercice à trois, réunissant la pensée à l'œuvre et en action des deux commissaires entourées des artistes (Gwenaël Bélanger, Martin Dubé, Julie Favreau, Thierry Marceau, Nelly Maurel, Myriam Yates) et des auteurs (Julie Bélisle, Mélanie Boucher, Jonathan Deschênes, Maxime Lafleur, Anik Landry, Marie-Pierre Sirois). L'idée de départ était d'inviter de jeunes artistes suivant le principe de la carte blanche, en leur offrant un terrain d'exposition ouvert aux attitudes, aux gestes, aux questionnements qui forgent une toute nouvelle génération d'artistes. Il s'agissait également d'interpeller des auteurs provenant de disciplines diverses (anthropologie, muséologie, sociologie, etc.) en les jumelant aux artistes, afin d'assurer la production d'un premier texte sur ces œuvres.

L'exposition prend également forme à partir de divers constats : la difficulté pour les jeunes artistes de voir leur travail exposé et commenté; la rareté de relais critiques dans les arts visuels, en particulier dans le cas des jeunes artistes; l'indifférence et le désintérêt d'une grande partie du public envers les artistes qu'ils ne connaissent pas et, finalement, la richesse que constitue l'approche des arts visuels par des écritures ancrées dans des disciplines variées.

Publication

Au terme de l'événement, paraîtra une publication regroupant six carnets. Le lancement aura lieu le 12 février 2005, à 15 heures, en présence des artistes et des auteurs. La publication sera disponible à la Galerie de l'UQAM et chez ABC Livres d'art au coût de 15 $ le coffret. L'exposition et la publication qui l'accompagnera ont reçu l'appui du Conseil des Arts du Canada.

L'œil écoute : une première

La Galerie de l'UQAM présentera aussi, le 26 janvier 2005, de 18 à 19 heures, et ce pour la première fois, l'événement L'œil écoute. La poétesse Denise Desautels et le comédien Paul Savoie liront des textes de Robert Walser, Daniel Arasse, Nicole Gingras et Rober Racine. Des interludes sonores, extraits de La musique des mots de Rober Racine, dont la Lettre A en hommage à Daniel Arasse, seront interprétés entre les lectures. La soirée sera animée par la poétesse, journaliste et éditrice Marie-Andrée Lamontagne. L'entrée est gratuite.

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Romeo Gongora. Les lois de l'indifférence

Finissant à la maîtrise en arts visuels et médiatiques, UQAM


14 janvier au 12 février 2005
Vernissage : Jeudi 13 janvier, 17h30 

 

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La Galerie de l'UQAM présentera l'exposition Les lois de l'indifférence de Romeo Gongora, du 14 janvier au 12 février 2005.

Composée de trois projections vidéo, cette exposition met en scène des individus face à des situations chargées émotionnellement, qui compromettent la mascarade rhétorique des rapports sociaux.

Des interprètes non professionnels de nationalité latino-américaine exécutent en duo une chorégraphie de postures, animées d'un mouvement d'attraction et de répulsion. Ces figures, qui se déploient dans des décors minutieusement reconstitués, nous amènent à réfléchir sur quelques-unes de nos relations humaines. Par l'intermédiaire de ces tableaux mouvants, s'exhibent des frères (Hermanos) dont le lien fraternel semble régi par les lois de l'indifférence et de la domination tandis que des époux désarticulent le pouvoir du langage, dépossédant les mots de leur sens, en scandant Geliebter! (Ô mon amour!). Romeo Gongora poursuit ainsi une réflexion sur la difficulté des rapports interpersonnels et l'ambiguïté des apparences, en usant des tensions dramatiques que crée le dédoublement.

L'artiste vit à Montréal et travaille principalement la peinture et la vidéo. Il complète présentement une maîtrise en arts visuels et médiatiques à l'Université du Québec à Montréal. Ses réalisations ont été diffusées au Canada et en France.

Ce projet est réalisé grâce au soutien du Centre interuniversitaire des arts médiatiques. L'artiste tient à remercier Mario Côté, David Tomas et les acteurs Luciano Aragonez, Manuel Gongora, Amantina Osorio-Raminez et Mercedes Pinto de leur généreuse collaboration.

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Jocelyn Robert. L'inclinaison du regard

Commissaire : Louise Déry


25 février au 2 avril 2005

 

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La Galerie de l'UQAM inaugure, le 24 février, à 17h30, une importante exposition de l'artiste québécois Jocelyn Robert, réunissant pour la première fois un ensemble d'œuvres réalisées depuis le début des années 90. Intitulée Jocelyn Robert. L'inclinaison du regard , l'exposition est conçue par la commissaire Louise Déry et réalisée avec l'appui du Conseil des Arts du Canada.

On pourra y découvrir, du 25 février au 2 avril, plusieurs œuvres nouvelles éclairées sous l'angle rétrospectif, grâce à la présence de travaux plus anciens, dans un contexte capable d'en révéler la richesse. Parallèlement, une autre exposition solo de l'artiste ouvrira le même soir à 19 h, chez VOX, centre de l'image contemporaine, ces deux événements ayant été arrimés dans le but de signaler avec encore plus de force l'importance de l'artiste.

L'exposition

Si l'artiste est l'une des figures de pointe des arts médiatiques au Québec, s'il a participé à de nombreuses manifestations artistiques internationales et remporté de prestigieux prix, sa pratique est relativement méconnue. De même, son travail n'a guère été examiné d'un point de vue théorique et aucun ouvrage n'a encore rendu compte de l'ampleur de sa démarche, de son écriture poétique et de sa puissance d'invention. La Galerie de l'UQAM entend combler ces carences, comme elle l'a fait depuis quelques années avec des artistes aussi importants que Roberto Pellegrinuzzi, Michèle Waquant, Myriam Laplante, Lani Maestro, Alain Paiement et Peter Gnass.

L'œuvre de Jocelyn Robert est accueillante. La découvrant, le visiteur s'interroge sur les moyens qui font naître l'image et le son sur l'écran de l'imaginaire. Il y adhère, ébahi par l'écriture poétique de la démarche, intrigué par la nature inventive des objets et transporté par la manipulation d'un quotidien livré à l'étonnant pouvoir de l'artiste jongleur. Car l'œuvre de Jocelyn Robert, c'est la forme de l'avion qui retrouve la figure fondatrice de l'oiseau; ce sont des ballons bleus gonflés à l'hélium qui s'envolent dans le ciel munis de petits objets sonores; c'est le manifeste du Front de libération du Québec étrangement « relooké » par un logiciel de correction en anglais; c'est un piano comme objet fétiche; c'est un collage d'images de la deuxième guerre mondiale; c'est une collection d'archives sonores témoins du quotidien; c'est une façon de relever des données météorologiques autour de la planète; c'est un rapport au monde en appui sur le poétique.

Le grain si singulier de l'œuvre s'affirme ici dans des installations médiatiques, des sculptures animées, des œuvres textes et de des œuvres audio. Le métissage du son et de l'image, le tissage du temps, par un alliage savant entre l'instant et la durée, et la métaphore politique, entrelacée dans la fibre poétique, fabriquent et définissent une pratique de l'invention expansive et stimulante.

L'artiste

Jocelyn Robert est un artiste multidisciplinaire originaire de Québec. Il a étudié la pharmacie, puis l'architecture. Il est passé à l'art, dit-il, comme on passe au maquis. Il a publié des disques : Stat Live Moniteur (Recommended Records), Folie Culture (ReR), Le Piano Flou (Obz), La Théorie des Nerfs Creux, 20 Moments Blancs Lents, Canned Gods (Ohm éditions). Il a publié des écrits, réalisé des installations et des performances dans plusieurs pays, des projets radiophoniques, des trames sonores pour le théâtre et des vidéos. Il a mérité de nombreux prix, dont Transmédiale à Berlin en 2002, pour son installation L'invention des animaux. Il a effectué de nombreuses résidences d'artiste, au SEIM à Amsterdam, au Banff Centre en Alberta, à l'Université de Sheffield en Grande-Bretagne, et d'autres. Il a dirigé Avatar, à Québec, ou comme il le dit, a été dirigé par Avatar.

Travaillant en solo, avec Diane Landry, Bruit TTV et de nombreux autres collaborateurs, autour de l'audio, de l'installation, des machinations interactives, de la performance au long cours, du détournement typographique, de l'infographie épistolaire et des manœuvres urbaines, il est mobilisé par la notion d'imprécision comme qualité et fasciné par les pianos flous, les nerfs creux, les dieux en conserve, les « crachecophages ». L'ambiguïté œuvre/contexte, musique/bruit, objet/lieu est le ressort de sa pratique.

Rencontre avec l'artiste

La Galerie organise une rencontre avec l'artiste et la commissaire le mercredi 23 mars, de 13 h à 14 h, dans la Galerie.

Catalogue

Le catalogue, première monographie publiée sur l'artiste, fait halte sur une des pratiques les plus passionnantes de l'art du Québec des dernières années. Bien qu'elles se nourrissent des développements technologiques les plus récents, les œuvres de Jocelyn Robert seront hébergées dans un livre qui, tout matériel qu'il soit, en accueille l'essence, dans un rapport au réel qui réinvente tous les sens. Le catalogue bilingue de 144 pages est rédigé par Louise Déry et largement illustré en couleur. Il sera lancé le 2 avril, à 16 h, à la Galerie de l'UQAM.

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Printemps Plein temps 2005

Finissants et finissantes du baccalauréat en arts visuels et médiatiques, UQAM

 

15 au 23 avril 2005

 

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La Galerie de l'UQAM présente Printemps Plein temps 2005, du 15 au 23 avril, une exposition qui dévoile les travaux des étudiants finissants du programme de baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l'UQAM. Le vernissage aura lieu le jeudi 14 avril, à 17 h 30.

Printemps Plein temps 2005, organisée en collaboration avec l'École des arts visuels et médiatiques, témoigne de la liberté et de la vivacité créatrice des étudiants et révèle plusieurs préoccupations de la relève. L'exposition permet par la même occasion de rendre compte du professionnalisme de ces nouveaux diplômés de même que de la richesse et de la diversité des programmes de l'École, qui privilégie une formation pluridisciplinaire.

La soirée du vernissage est l'occasion d'une grande fête de fin d'année au cours de laquelle seront remis plusieurs bourses et prix aux étudiants des projets primés.

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John Massey. La maison que Jack a bâtie

 

6 mai au 18 juin 2005

Exposition organisée et mise en tournée par le Musée canadien de la photographie contemporaine

 

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La Galerie de l'UQAM clôturera sa programmation 2004-2005 avec l'exposition John Massey. La maison que Jack a bâtie, du 6 mai au 18 juin 2005. Cette exposition itinérante est organisée et mise en tournée par le Musée canadien de la photographie contemporaine, affilié au Musée des beaux-arts du Canada. Pour la présentation de l'événement, la Galerie de l'UQAM a reçu l'appui du ministère du Patrimoine canadien pour la circulation des expositions.

Depuis la fin des années 1970, John Massey travaille à transformer la matière et les perceptions. Il s'est d'abord intéressé à l'élaboration de maquettes montrant l'aménagement intérieur des pièces d'une maison pour passer, plus récemment, à la photographie d'intérieurs. Dans ses images à peine retouchées à l'ordinateur, l'artiste crée des espaces intérieurs à mi-chemin entre la représentation du réel et la fiction, exploitant le récit métaphysique qu'il a adopté comme thème. L'exposition regroupe douze œuvres - pour la plupart des épreuves à la gélatine argentique - des années 1980, 1990 et 2000, ainsi que Le projet d'une maison moderne, œuvre inédite réalisée expressément pour l'exposition.

Le catalogue de l'exposition est en vente à la Galerie de l'UQAM et chez ABC Livres d'art (372 Sainte-Catherine Ouest, Montréal), au coût de 40 $. La publication, en français et en anglais, contient des reproductions de 12 œuvres de Massey, incluant une nouvelle série en couleurs créée pour cette exposition. Les auteurs sont Martha Hanna, directrice du Musée canadien de la photographie contemporaine et Didier Ottinger, conservateur au Musée national d'art moderne du Centre Pompidou.

Biographie

John Massey est né à Toronto en 1950. Artiste conceptuel renommé, il intègre depuis quelques années la photographie à sa pratique artistique. Le Musée des beaux-arts de Hamilton en 1994 et le Musée des beaux-arts de l'Ontario en 1991 lui ont consacré une exposition monographique. Il a participé à de nombreuses expositions collectives dont récemment : This Much Is Certain au Royal College of Art Galleries (Londres), Adorno à la Frankfurter Kunstverein (Francfort) et The Armory Photography Show 2002 à New York. À plusieurs reprises, il a exposé à la Galerie Olga Korper à Toronto.

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Catherine Bolduc. Le jeu chinois

Finissante à la maîtrise en arts visuels et médiatiques, UQAM

 

6 mai au 18 juin 2005

 

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La Galerie de l'UQAM présentera l'exposition Le jeu chinois de Catherine Bolduc, finissante à la maîtrise en arts visuels et médiatiques, du 6 mai au 18 juin 2005.

Une anecdote tirée de l'enfance de l'artiste est la matière première et la matière à réflexion du projet Le jeu chinois. L'intention de cette installation est de mettre en scène la place que la projection imaginaire occupe dans la perception de la réalité. L'entrée de la galerie sera obstruée par un mur et le spectateur sera invité à franchir une porte percée dans ce mur. Il s'engagera alors dans un couloir où son regard sera capté et incité à découvrir ce qui se cache au bout...

Voici le récit de l'anecdote qui a inspiré cette exposition : « Quelque temps avant Noël, alors que je devais avoir cinq ou six ans, mon père s'était absenté pour un voyage et était revenu en nous annonçant, à mes sœurs et à moi, qu'il y aurait sous l'arbre de Noël, pour nous, un « jeu chinois ». Dans l'impossibilité d'obtenir quelque information à son sujet, ce « jeu chinois » a occupé nos esprits et nos conversations pendant les semaines qui suivirent. L'aura de mystère teintée d'exotisme dont s'était paré cet étrange cadeau - une boîte de format moyen semblable à n'importe quel jeu de société - faisait naître en nous une curiosité incontrôlable, activant notre imagination et devenant même une véritable obsession. Plus le jour du réveillon approchait, plus l'impatience se faisait sentir.

Un mélange d'émerveillement inquiet et de déception nous frappa lorsque nous avons découvert, sous l'emballage coloré, un sobre jeu de construction composé de baguettes de bois « Made in China ». Mon père nous avait bien eues! Mais malgré sa flagrante banalité, ce jeu de construction a conservé par la suite une place importante parmi nos jouets et son aura de mystère ne l'a jamais quitté. Ce n'était pas le jeu de construction lui-même qui fascinait, mais la fantasmagorie dont nous l'avions investi. »

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Michael Snow. Windows

Commissaire : Martha Langford

 

9 septembre au 8 octobre 2005

 

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Le Mois de la Photo à Montréal et la Galerie de l'UQAM inaugurent, le 8 septembre prochain à 17 heures, une importante exposition consacrée à Michael Snow, un des artistes canadiens les plus marquants de l’art contemporain sur la scène internationale. Intitulée Windows, l’exposition est conçue par la commissaire et historienne de l’art Martha Langford. Le dernier solo de Michael Snow à Montréal remonte déjà à 10 ans (1995), alors qu’il était présenté par le Musée d’art contemporain.

L’exposition

L’exposition regroupe douze œuvres - dessins, sculptures, photographies, techniques mixtes et vidéos - produites entre 1955 et 2004 portant sur la récurrence du motif de la fenêtre dans la production de l’artiste. Ce motif de la fenêtre nous renvoie symboliquement à l’appareil photo et à l’acte de photographier.

Pour reprendre les mots de l’artiste, la caméra est un miroir doté d’une mémoire qui, par les différentes variables qui y entrent en jeu, transforme en objet un événement, un phénomène, des acteurs. Ces sujets fabriqués ou assemblés par Snow perdent, une fois photographiés, leur qualité de sujet au sens propre pour ne devenir qu’une surface matérielle.

L’artiste nous convoque ainsi à regarder « là-bas » tout en étant ici. Il rend présent dans notre esprit ce qui ne l’est pas physiquement et nous donne à vivre une expérience, tout en maintenant la conscience de son illusion.

L’exposition est organisée par Le Mois de la photo à Montréal et la Galerie de l’UQAM, sous la direction de Louise Déry, avec l’aimable soutien de Artists for Kids Trust, North Vancouver; Christopher Cutts Gallery, Toronto; Jack Shainman Gallery, New York; Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa; Vancouver Art Gallery, Vancouver et de l’artiste.

L’artiste

Né à Toronto, Michael Snow continue d’y vivre et d’y travailler, mais il a également habité les villes de Montréal, Chicoutimi et New York. Artiste multidisciplinaire, il pratique la peinture, la sculpture, la vidéo, le cinéma, la photographie, l’holographie, le dessin, l’écriture et la musique. Il a reçu de nombreux prix et distinctions soulignant la qualité et l’apport de son travail aux arts visuels et médiatiques dont le Prix du Gouverneur général pour les arts visuels et médiatiques en 2000. Il a été nommé Chevalier de l’Ordre des arts et des lettres de France en 1995 et Officier de l’Ordre du Canada en 1981. De nombreuses universités lui ont décerné un doctorat honorifique.

Représentant du Canada à la XXVe Biennale de Venise en 1970, il a depuis exposé dans les plus prestigieux musées d’art moderne et d’art contemporain, réalisé des performances musicales, présenté ses films dans le cadre de plusieurs festivals internationaux, reçu de nombreuses commandes pour la réalisation d’œuvres d’art public et publié ses écrits. Ses œuvres font partie de collections privées et publiques, notamment celles du Musée des beaux-arts du Canada, du Musée des beaux-arts de l’Ontario, du Museum of Modern Art (New York), du Museum Ludwig (Cologne et Vienne), du Centre Georges-Pompidou (Paris), du Musée des beaux-arts de Montréal, ainsi que celle du Musée d’art contemporain de Montréal.

Le Mois de la Photo à Montréal

Le Mois de la Photo à Montréal est la seule biennale de photographie contemporaine au Canada. Dans cette 9e édition, les expositions s’articulent autour d’une thématique d’ensemble élaborée par Martha Langford. Elle propose une exploration de l’imaginaire photographique sous le thème Image & Imagination.

L’événement met au programme vingt-neuf expositions diffusant les œuvres d’artistes locaux, nationaux et étrangers (Australie, États-Unis, France, Haïti, Royaume-Uni) dans divers lieux situés à Montréal, qui proposent de découvrir les liens qui unissent perception et imagination. www.moisdelaphoto.com

Activités publiques gratuites

- Lancement de la publication Michael Snow. Souffle solaire produite par la Galerie de l’UQAM, comprenant un texte de l’artiste et de Louise Déry
Le 8 septembre, à 17 heures

- Conférence de l’artiste à la Galerie dans le cadre du colloque du Mois de la Photo à Montréal, en collaboration avec le programme ICI 
Le 24 septembre 2009, à 12 h 30

- Conférence donnée par Raymond Bellour (jusqu’à tout récemment directeur de recherche au C.N.R.S., il est commissaire indépendant et théoricien en études cinématographiques et en photographie) dans le cadre du colloque du Mois de la Photo à Montréal
Le 24 septembre 2009, à 19 heures

- Journées de la culture – visite commentée de l’exposition et parcours des œuvres d’art public situées sur le campus universitaire
Les 30 septembre et 1er octobre, entre midi et 16 heures

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Alejandra Manrique. Dans la maison de Juana. Visite

Finissante à la maîtrise en arts visuels et médiatiques, UQAM

 

21 octobre au 26 novembre 2005

 

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La Galerie de l’UQAM présentera l’exposition Dans la maison de Juana. Visite, de Alejandra Manrique, du 21 octobre au 26 novembre 2005.

L’exposition convie le spectateur à parcourir une autofiction vidéographique interactive intitulée Dans la maison de Juana.Visite. Cette œuvre trace un portrait fragmenté de l’identité culturelle de l’artiste.

L’autofiction présente consiste à transformer quelques-unes des histoires d’un roman intitulé Los cuentos de Juana (Les contes de Juana) écrit en 1972 par l’auteur colombien Alvaro Cepeda Samudio, en fabriquant des récits et des actions qui résultent de la fusion entre des anecdotes de la vie personnelle de l’artiste et les histoires de Juana, pour créer un personnage « autofictionnel ». L’autofiction représente ici un lieu d’action qui permet à Alejandra Manrique de reconstruire des images métaphoriques de sa culture, tout en abordant des problématiques historiques et sociales de son pays. Ce processus engage un travail intérieur sur sa propre mémoire et une reconnaissance des représentations culturelles qui habitent son identité. Par ce travail, elle réinvente de nouvelles représentations de la culture colombienne.

L’œuvre présentée à la Galerie de l’UQAM est constituée de trois espaces virtuels et de neuf vidéos dont la cohérence temporelle et événementielle est discontinue. La fiction  explore une forme narrative ne reposant pas sur la cohérence temporelle entre les parties mais sur une cohabitation spatiale des fragments, via une architecture multimédia interactive. Cet espace prend la forme intérieure d’une maison dont chacun des objets qui la composent fait référence à un aspect particulier de la culture colombienne. De  cette manière, l’espace interactif est la maison de la culture, un lieu, un territoire à découvrir.

Visite, qui constitue le premier volet du projet d’exposition Dans la maison de Juana, explore la relation du spectateur à l’écran et à l’espace virtuel interactif qu’il contient. Le deuxième volet du projet intitulé Habite sera exposé au MAI (Montréal ArtsInterculturels) en mai 2006. Cette exposition présentera l’autofiction sous forme d’installation vidéographique qui explore la façon dont la fiction habite l’espace réel, ainsi qu’une forme de construction narrative engendrée par le parcours physique du spectateur dans l’espace.

L’artiste

Alejandra Manrique vit à Montréal et travaille principalement la vidéo. Elle complète présentement une maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’UQAM. Son travail a été diffusé, entre autres, au Lieu (2004, Québec), à la Grande Halle de la Villette (2004, Paris), au Musée d’art de l’Université Nationale (2001-2003, Bogota, Colombie) et au Musée d’art contemporain de Bogota (2000). En 2004, elle a reçu la Bourse excellence de l’UQAM pour les cycles supérieurs (FARE). La vidéo Dans la maison de Juana. Rêve, qui fait partie de l’œuvre Dans la maison de Juana, a été exposée en 2004 à L’œil de poisson à Québec.

Les appuis

Ce projet a été réalisé avec l’appui du CIAM (Centre Interuniversitaire des Arts Médiatiques), et grâce à une bourse d’excellence FARE de l’UQAM.

Renseignements

Tél. : 514 987-6150

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TROP 
Jean-Luc Nancy avec François Martin et Rodolphe Burger

Commissaires : Louise Déry, Ginette Michaud et Georges Leroux

 

21 octobre au 26 novembre 2005

 

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La Galerie de l'UQAM inaugure, le 20 octobre prochain à 17 h 30, une importante exposition intitulée TROP. Jean-Luc Nancy avec François Martin et Rodolphe Burger, consacrée à l’un des philosophes les plus marquants de notre époque. Le vernissage sera également l’occasion d’un double lancement : celui de la dernière livraison de Spirale et celui d’un essai de Jean-Luc Nancy intitulé 58 indices sur le corps et Extension de l’âme, suivi de Appendice de Ginette Michaud.

L’exposition

L’exposition s’attache aux liens qu’entretient le philosophe avec la création artistique, en se fondant sur la complicité de Jean-Luc Nancy avec deux créateurs français, l’artiste visuel François Martin et le musicien Rodolphe Burger. Elle est conçue et préparée par un trio de commissaires, l’historienne de l’art Louise Déry, également directrice de la Galerie de l’UQAM, la professeure au Département d’études françaises de l’Université de Montréal, Ginette Michaud, et le philosophe Georges Leroux, professeur au Département de philosophie de l’UQAM.

TROP. Par  le choix de cet intitulé, Jean-Luc Nancy donnait à son exposition ce mot démesuré auquel se  rapporte une pensée de l’art toute en débordements et en excès; c'est cette ouverture en tous sens que l’exposition mettra en œuvre. Elle regroupe des travaux, des œuvres et des objets qui témoignent de la richesse des points de vue de Jean-Luc Nancy sur les grandes questions du sens, du corps, de la communauté et de la responsabilité.

Au moyen de divers documents écrits, sonores et vidéographiques - dont certains sont appelés à connaître une transformation au cours de l’exposition - un principe d’échanges se met en place, conduisant à un cumul d’éléments jusqu'au terme de l’événement. Le visiteur sera confronté aux écrits du philosophe, à la mobilité de sa pensée, à sa manière de faire naître du sens au contact du monde et de l'art. Parmi les objets exposés, on compte une vaste fresque constituée de plus de deux cents dessins et textes réalisés avec François Martin spécialement pour l’exposition; un manuscrit inédit, Le philosophe boiteux; une série de larges toiles peintes par François Martin, NIUM, et sur laquelle le philosophe a littéralement écrit; diverses esquisses de portraits en vidéo de l’intellectuel qu’est Jean-Luc Nancy; un projet sonore avec le musicien Rodolphe Burger, etc.

Cette réalisation de la Galerie de l’UQAM se présente comme un événement d'exception sur le plan muséographique, dans la mesure où il s'agit de créer un espace d’essai plutôt qu’une exposition en tant que telle. C’est la première fois que le philosophe s’engage dans un tel processus de présentation de sa pensée, de ses idées et de ses traversées dans le monde de la création artistique. L’événement est réalisé avec l’appui du Conseil des Arts du Canada, de l’Association française d’action artistique, du Consulat général de France à Québec, de la Faculté des arts de l’UQAM au nom de ses départements et de ses écoles et de ses programmes de cycles supérieurs.

Les parutions

Le vernissage sera l’occasion d’un double lancement :

- la dernière livraison de Spirale (nº 204, sept.-oct. 2005), qui propose un dossier intitulé « Jean-Luc Nancy, À bords perdus », préparé par Ginette Michaud et Georges Leroux;

- un essai de Jean-Luc Nancy, 58 indices sur le corps et Extension de l'âme, suivi de Ginette Michaud, Appendice, Montréal, Éditions Nota bene, collection « Nouveaux Essais Spirale », 2004.

L’exposition TROP, pour sa part, donnera lieu à une publication réalisée par la Galerie de l’UQAM et qui paraîtra en 2006 (avec un texte inédit de Jean-Luc Nancy et des contributions de Rodolphe Burger, Louise Déry, Ginette Michaud, Georges Leroux et Isabelle Décarie).

Jean-Luc Nancy et ses complices

Jean-Luc Nancy est philosophe. Professeur émérite à l’Université Marc Bloch de Strasbourg, il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont La déclosion (Galilée, 2005), À l’écoute (Galilée, 2002), Nus sommes (avec Federico Ferrari; Yves Gevaert, 2002), La communauté affrontée (Galilée, 2001), La pensée dérobée (Galilée, 2001), Être singulier pluriel (Galilée, 1996), Le sens du monde (Galilée, 1993). Il collabore également avec de nombreux artistes, notamment la chorégraphe Mathilde Monnier, le cinéaste Abbas Kiarostami, le musicien Rodolphe Burger et les peintres François Martin et Simon Hantaï.

François Martin vit et travaille à Paris. Il enseigne le dessin à l’École Nationale Supérieure de la Photographie, en Arles (France). L’artiste collabore avec Jean-Luc Nancy depuis plus de trente ans. Son atelier à Paris est une plaque tournante où il assemble les dessins et les diverses traces collectées au fil de ses déplacements et où il opère les montages qui forment les bases de sa démarche. Ses œuvres ont été montrées au Centre Georges-Pompidou, au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, au Musée d’Art Moderne de Saint-Étienne, au Musée Saint-Pierre d’Art contemporain à Lyon, à la Fondation Ludwig d’Aix-la-Chapelle, au centre P.S.1. à New York.

Rodolphe Burger vit et travaille à Strasbourg et Paris. Il possède une formation en philosophie, discipline qu’il enseigne jusqu’en 1988. Il fonde en 1987 le groupe Kat Onoma avec lequel il produit six albums qui présentent un mélange de rock et de philosophie contemporaine. Il a depuis réalisé plusieurs albums solos, collaboré avec  Doctor L., Françoise Hardy, Olivier Cadiot, Alain Bashung, Fred Poulet, Jeanne Balibar, parcourant à chaque fois des territoires musicaux peu explorés. Son travail s’apparente à celui du sculpteur où, pour reprendre ses propres mots, il se retrouve devant une matière à modeler. Elle peut autant être rude, massive ou fine, car c’est la main au bout du compte qui fait la musique.

Les commissaires

Louise Déry, professeure associée à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM, dirige la Galerie de l’UQAM et enseigne en muséologie et en histoire de l’art. Elle a été conservatrice au Musée national des beaux-arts du Québec et au Musée des beaux-arts de Montréal. Elle a signé plusieurs expositions au Canada et à l’étranger dont Dominique Blain, Françoise Sullivan, Roberto Pellegrinuzzi, Nancy Spero, Sarkis, Jana Sterbak. Elle prépare en ce moment des expositions monographiques de Rober Racine, de Raphaëlle de Groot et de David Altmejd.

Ginette Michaud enseigne la littérature au Département d’études françaises de l’Université de Montréal. Elle est l’auteur d’essais consacrés à Roland Barthes, James Joyce et Jacques Ferron. Depuis 1997, elle s’intéresse aux œuvres de Jacques Derrida, Hélène Cixous et Jean-Luc Nancy. On trouve parmi ses récents ouvrages : Constructions de la modernité au Québec, avec Élisabeth Nardout-Lafarge (Lanctôt éditeur, 2004); le Cahier de L’Herne. Jacques Derrida, avec Marie-Louise Mallet (Paris, Éditions de L’Herne, 2004); « Il y aura ce jour… », à la mémoire de Jacques Derrida, avec Claude Lévesque et Georges Leroux (À l’Impossible, hors commerce, 2005).  Elle a fait paraître Appendice, conjointement avec 58 indices sur le corps et Extension de l’âme de Jean-Luc Nancy (Éditions Nota bene, 2004) et, en 2005, Ferron post-scriptum (Lanctôt éditeur).

Georges Leroux est professeur au Département de philosophie de l'UQAM. Il s'intéresse principalement à la tradition grecque tardive et a publié des études sur le néoplatonisme, surtout dans les domaines de l'ontologie, de l'esthétique et de la pensée du sujet. Historien, il est aussi traducteur et il a fait paraître une traduction commentée de La République de Platon (Paris, Garnier Flammarion, 2e édition 2004). Il collabore à Spirale, au journal Le Devoir, ainsi qu'à plusieurs revues spécialisées. Auteur d’articles sur des artistes contemporains, Georges Leroux a signé des textes dans des publications de la Galerie de l’UQAM, sur l’œuvre de Dominique Blain dans Monuments. Considérations sur l’art et la guerre (2004) ainsi que dans le catalogue de l’exposition Are You Talking to Me ? Conversation(s), publié en 2003.

Les activités publiques gratuites

- Conférence de Jean-Luc Nancy : TROP

Le 24 novembre, à 18 h à l’auditorium de la Bibliothèque nationale du Québec (475, boul. De Maisonneuve Est, Montréal (Québec).

- Activité de clôture qui comprendra une performance musicale de Rodolphe Burger et Jean-Luc Nancy

Le 26 novembre, à 16 h

- Visites commentées et ateliers de réflexion

En tout temps, réservations requises

Pour information concernant les activités offertes, s’adresser à Julie Bélisle, (514) 987-3000, poste 1424.

Renseignements

Tél. : 514 987-6150

 

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Paramètre 2005

Étudiantes et étudiants du baccalauréat en arts visuels et médiatiques, UQAM

 

9 au 17 décembre 2005

 

[Plus d'informations]

La Galerie de l’UQAM accueille l’édition 2005 de l’exposition étudiante Paramètre de l’École des arts visuels et médiatiques, qui se tiendra du 9 au 17 décembre 2005. Une sélection de travaux étudiants, retenus par un jury composé d’enseignants de l’École des arts visuels et médiatiques (ÉAVM), y sera présentée.

Cette exposition se tient chaque année à la fin de la session d’automne pour souligner l’audace et la vivacité créatrice des étudiants ainsi que le professionnalisme auquel ils aspirent. L’École des arts visuels et médiatiques privilégie une formation pluridisciplinaire et Paramètre 2005 permet de témoigner de la richesse et de la diversité de ses programmes, ainsi que de la qualité des travaux réalisés par ses étudiantes et étudiants.

Plusieurs bourses d’excellence de la Fondation McAbbie et le prix d’excellence Discreet seront attribués aux étudiants les plus méritants lors de la soirée du vernissage.



Conseil des arts du Canada Conseil des arts du Canada

GALERIE DE L’UQAM

Université du Québec à Montréal
1400, rue Berri, Pavillon Judith-Jasmin, Local J-R 120
Montréal, Québec
Ouvert du mardi au samedi, de midi à 18h.
Entrée libre