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The World May Be Post-Dated

Jennifer Macklem & Luke Roberts

Commissaire : Ihor Holubizky


16 janvier au 14 février 2004

Exposition produite par la University of Waterloo Art Gallery

 

[Plus d'informations]

La Galerie de l'UQAM présente l'exposition Jennifer Macklem & Luke Roberts : The World May Be Post-Dated, du 16 janvier au 14 février, avec l'appui du ministère du Patrimoine canadien. Cette exposition itinérante a été produite par la University of Waterloo Art Gallery.

The World May Be Post-Dated, qui peut se traduire par Le monde est peut-être postdaté, réunit deux artistes sélectionnés par le commissaire Ihor Holubizky, dans la perspective d'une liaison entre les deux hémisphères : Jennifer Macklem du Canada et Luke Roberts d'Australie.

Jennifer Maklem et Luke Roberts : le monde est peut-être postdaté se veut une exposition provocante. La thèse présente dans l'idée d'« être postdaté », consiste - comme le suggère le commissaire Ihor Holubizky - à regarder l'œuvre créée à l'extérieur des catégories imposées de progrès, de chronologie et d'histoire. Comme le dit Holubizky, « Le monde peut se présenter de maintes façons, et « postdaté » permet de contourner le terme boiteux « postmoderne ». Tel le chèque du même nom, postdaté implique une promesse mutuelle de respecter une obligation... ». Macklem, Roberts et Holubizky font appel aux mondes de l'expérience et du lieu pour nous livrer une perspective nouvelle à partir de laquelle nous pouvons contempler diverses options.

Jennifer Macklem

L'œuvre de Jennifer Macklem se caractérise par son intérêt pour la langue et la possibilité de transmettre des idées à travers les images. Elle est détentrice d'une licence en arts visuels de la Parson's School of Design de Paris et d'une maîtrise en arts visuels de l'Université du Québec à Montréal. L'artiste participe à des expositions depuis les années 80 et elle a présenté d'importantes expositions individuelles : Kelowna Art Gallery en Colombie-Britannique, Centre d'ART CIRCA à Montréal et Access Gallery à Vancouver, entre autres. L'artiste a enseigné à l'Okanagan University College, à l'Université du Québec à Montréal et à la Rhode Island School of Design. Macklem est actuellement professeure adjointe de sculpture à l'Université Mount Allison au Nouveau-Brunswick.

Luke Roberts

Luke Roberts a développé un modèle de compréhension du monde dont témoigne la création de son alter ego « Pope Alice ». Il est diplômé du Queensland College of Art en Australie. Il expose ses œuvres depuis le début des années 80 et a fait d'importantes expositions solo, à la Bellas Gallery, à l'Institute of Modern Art et à la Queensland Art Gallery, toutes trois de Brisbane, et à la Sutton Art Gallery de Melbourne. Roberts a été artiste invité à l'Atelier Dumas à Paris et au PS1 Institute of Contemporary Art de New York. Le travail de Roberts a été présenté lors de la Biennale de Sydney en 2002.

Il sera possible de se procurer le catalogue de l'exposition à la Galerie de l'UQAM durant l'exposition.

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France Guérin. Point trente-trois et des poussières (±.33)

Finissante à la maîtrise en arts visuels et médiatiques, UQAM

 

16 janvier au 14 février 2004

 

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La Galerie de l'UQAM présente, du 16 janvier au 14 février 2004, Point trente-trois et des poussières (±..33) de France Guérin. Le vernissage aura lieu le 15 janvier à 17 h 30. Cette exposition s'inscrit dans le cadre d'une maîtrise en arts visuels, concentration création, à l'École des arts visuels et médiatique de l'UQAM.

La pratique de France Guérin porte sur la relation de l'individu à l'espace, la place qu'il y occupe, l'expérience qu'il en fait ainsi que la perception qui s'y rattache. Pour aborder la problématique du sentiment d'étrangeté, dans l'installation Point trente-trois et des poussières (±..33), l'artiste prend modèle sur son territoire privé, l'atelier/maison. Pour soutenir son propos, elle s'inspire des modes de représentation de l'architecture et de la cartographie. Elle utilise un langage plastique composé de signes géométriques abstraits et de mots qui font référence à des espaces concrets.

Dans son travail d'installation, l'artiste cherche à altérer l'expérience perceptive conventionnelle consistant à « regarder » une image, que ce soit un tableau ou un dessin. Son but est d'engager le spectateur à penser le rapport aux choses, à questionner le sens caché entre les lignes et les mots. C'est ainsi qu'elle « donne à voir », par une mise en place d'éléments picturaux, une manière de « configuration » du phénomène de la pensée, qui ne se forme justement que dans la relation entre plusieurs fragments.

Sa position de plasticienne s'ancre dans une poésie chargée d'énigmes où se rencontrent une part d'universalité et de subjectivité. Les œuvres présentées à la Galerie de l'UQAM dans le cadre de l'exposition Point trente-trois et des poussières (±..33) proposent une expérience esthétique d'espaces picturaux qui convoquent la sensibilité et incitent à la réflexion.

Originaire de la ville de Québec, France Guérin décide en 1982 de s'établir à Vancouver, où elle amorce sa carrière artistique. Quelques années plus tard, elle complète un baccalauréat en arts plastiques à l'Institut Emily Carr (Emily Carr Institute of Art and Design) et fait un stage au Victorian College of the Arts de Melbourne en Australie. Sa pratique artistique, pluridisciplinaire, s'inscrit dans un courant d'abstraction géométrique et traduit sa préoccupation pour « l'humain » en rapport avec la notion espace/temps.

France Guérin termine actuellement une maîtrise en arts visuels et médiatiques, concentration création, à l'UQAM. Elle a obtenu en 2003 une bourse du Bureau de l'enseignement et des programmes de l'UQAM. Depuis un an, elle est professeure de dessin et de peinture pour Les cours du samedi offerts à l'UQAM.

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Dominique Blain. Monuments

Commissaire : Louise Déry


27 février au 3 avril 2004

 

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La Galerie de l'UQAM présentera, du 27 février au 3 avril prochain, une très grande installation de Dominique Blain, Monuments. L'œuvre, qui soulève des questions à la fois éthiques, politiques, patrimoniales et muséologiques, touche la protection des œuvres d'art et de la vie en temps de guerre. Elle pose la question plus générale du rapport entre l'art et la guerre. Louise Déry, directrice de la Galerie, est la commissaire de cette exposition.

Dominique Blain. Monuments présente une caisse de bois monumentale, réplique hypothétique de celle ayant servi au transport d'un tableau du Titien, de Venise vers la campagne où il a été caché pour assurer sa protection, pendant la Première Guerre mondiale. Cette caisse sera entourée de onze grandes photographies. Peu importe que la caisse soit vide ou pleine, l'artiste nous laisse présumer qu'elle a déjà été utilisée, que l'œuvre pourrait toujours s'y trouver. Les agrandissements photographiques montrent diverses manipulations effectuées pour la protection de plusieurs grands chefs-d'œuvre de l'art pendant cette guerre.

En concevant Monuments, Dominique Blain s'est demandé quelles œuvres étaient protégées pendant la guerre : le chef-d'œuvre laïc ou l'icône religieuse, le tableau célèbre ou le sujet religieux? Que conservait le musée? Face à la menace de destruction qui guette l'art et la vie, faisons-nous preuve du même souci pour les œuvres célèbres que pour les êtres vivants? C'est toute la question de l'engagement des artistes, de même que celui de tous les citoyens, qui est posée. Que peuvent l'art et les initiatives citoyennes face à la guerre? Devant les injustices et les horreurs du monde, pouvons-nous rester indifférents? Si tel n'est pas le cas, comment et pourquoi s'engager?

Dominique Blain

Dominique Blain travaille dans le créneau particulier de l'art qualifié de politique. Son principal champ de réflexion porte sur les rapports sociaux, les institutions politiques et les idéologies qui ont marqué le XXe siècle et façonnent encore le monde d'aujourd'hui. Elle a exposé au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Australie, en particulier à Sydney et à Copenhague. Le Musée du Québec lui a consacré une exposition majeure en 1998-1999. Elle a participé dernièrement à l'exposition Are You Talking to Me? Conversation(s) à la Galerie de l'UQAM. Au moment où Monuments sera exposée à la Galerie de l'UQAM, le Musée d'art contemporain de Montréal présentera une exposition solo de l'artiste.

Le livre

La Galerie publiera un livre d'une centaine de pages dans lequel des essais du philosophe Georges Leroux, de l'historienne de l'art Anne-Marie Ninacs et de la commissaire Louise Déry accompagneront des reproductions de l'œuvre exposée. Une version abrégée des textes du livre sera aussi disponible.

Les activités

La Galerie offrira aux étudiants des cégeps et des universités des visites guidées gratuites de l'exposition. La visite se déroulera sur un mode propice à l'échange et à la discussion et s'articulera autour des grandes questions soulevées par Monuments. Les professeurs qui veulent que certains points soient abordés de manière plus approfondie sont invités à en faire part au personnel de la Galerie, afin que la visite soit adaptée à leurs attentes. La durée de la visite sera déterminée en fonction des besoins des professeurs et du temps qu'ils désirent allouer à cette dernière (minimum de 30 min).

L'espace de la Galerie pourrait être disponible pour les professeurs qui souhaiteraient y donner un cours. Du matériel (une dizaine de diapositives et de courts textes portant sur le travail antérieur de Dominique Blain) sera distribué aux professeurs qui désirent consacrer une vingtaine de minutes à la préparation de la visite en classe. Les diapositives peuvent également être présentées à la Galerie avant le début de la visite. Les professeurs qui préfèrent planifier et effectuer eux-mêmes la visite avec leurs étudiants sont priés d'avertir la Galerie afin d'éviter les conflits d'horaire.

Le carnet éducatif

La Galerie de l'UQAM publie une brochure éducative offerte gracieusement aux visiteurs pour les guider dans leur parcours de l'exposition.

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Guy Laramée. BIBLIOS : le dernier livre

Finissant à la maîtrise en arts visuels et médiatiques, UQAM

 

27 février au 3 avril 2004

 

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La Galerie de l'UQAM présente BIBLIOS : le dernier livre, de Guy Laramée, du 27 février au 3 avril.

À l'hiver 2005, la Bibliothèque nationale du Québec ouvrira ses portes. Bien qu'on ait déjà annoncé la mort du livre, le mythe de la « connaissance-en-tant-qu'accumulation », lui, semble bien vivant. À l'heure où les technologies informatiques nous promettent une capacité de stockage et de traitement infinie, le rêve de Borges pourrait bientôt se réaliser. Le jour est peut-être proche où nous pourrons tout conserver :

« [...] Tout : l'histoire minutieuse de l'avenir, les autobiographies des archanges, le catalogue fidèle de la bibliothèque, des milliers et des milliers de catalogues mensongers, la démonstration de la fausseté de ces catalogues, la démonstration de la fausseté du catalogue véritable [...]. » (Borges : La bibliothèque de Babel)

Ayant étudié l'anthropologie depuis déjà un moment, et ayant donc passé passablement de temps dans les livres, Guy Laramée s'interroge sur ce mythe de la « connaissance-accumulation » et explore l'autre versant de la connaissance : la « connaissance-érosion ». Les Indiens l'ont compris depuis longtemps, comme en témoigne la popularité du dieu Shiva (le destructeur) dans la mythologie hindouiste : pour créer, il faut détruire.

« ... bien que ma recherche sur l'érosion des cultures soit en quelque sorte à l'origine de ce travail, j'ai vraiment été catapulté dans ce projet à la suite d'une « série noire » d'événements qui sont venus m'empêcher de continuer mon travail. À trois reprises, le disque dur de mon ordinateur a flanché, emportant la première fois plus de quatre années de travail. Puis une étrange maladie s'est attaqué à ma bibliothèque : mes livres ont commencé à avoir des trous; à l'heure qu'il est, il n'est pas un livre de ma bibliothèque qui soit encore lisible », déclare l'artiste.

Ce fut un mal pour un bien, car entre les pages trouées de ces livres, il découvrit les lambeaux de L'Histoire des Biblios. Celle-ci raconte le triste sort d'une civilisation qui vivait dans les livres et qui creusait ceux-ci pour connecter les mots les uns aux autres. Or, un jour, les livres qui leur donnaient asile devinrent si fragiles qu'ils finirent par leur tomber sur la tête. Les Biblios moururent écrasés sous le poids de leurs connaissances.

« Puisque aujourd'hui j'ai tout perdu, raconte Guy Laramée, je consacre mes journées à reconstituer l'histoire des Biblios. Outre le conte qui tient lieu de reposoir à leur histoire, je reconstruis des artefacts qui constitueront - pour un certain temps, je l'espère - le Musée de Biblios. Je ne sais pas pendant combien de temps je pourrai poursuivre ce labeur, puisque chaque jour la Maladie du Trou menace de s'installer dans le Musée. J'ai peur qu'un jour la maladie finisse par s'en prendre à moi. Combien de temps me reste-t-il? »

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Printemps Plein temps 2004

Finissantes et finissants du baccalauréat en art visuels et médiatiques, UQAM

 

16 au 24 avril 2004

 

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La Galerie de l'UQAM présente Printemps Plein temps 2004, du 16 avril au 24 avril 2004, une exposition des travaux des étudiants finissants du programme de baccalauréat en arts visuels de l'UQAM. Le vernissage aura lieu le jeudi 15 avril à 17 h 30.

Printemps Plein temps 2004, organisée en collaboration avec l'École des arts visuels et médiatiques, témoigne des préoccupations de la relève en émergence, de la liberté et de la vivacité créatrice des étudiants aussi bien que de leur professionnalisme. L'exposition permet par la même occasion de rendre compte de la richesse et de la diversité des programmes de l'École, qui privilégie une formation pluridisciplinaire.

La soirée du vernissage est l'occasion d'une grande fête de fin d'année au cours de laquelle seront remis aux étudiants des projets primés plusieurs bourses et prix.

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Le touché de la peinture

Françoise Sullivan, Monique Régimbald-Zeiber et Aïda Kazarian

Commissaire : Louise Déry


7 mai au 19 juin 2004

 

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La Galerie de l'UQAM inaugure, le 6 mai à 17 h 30, une exposition intitulée Le touché de la peinture, qui se déroulera du 7 mai au 19 juin 2004. Cette exposition, qui s'ouvre dans le cadre du 72e Congrès de l'Acfas en cours à l'UQAM du 10 au 14 mai, présente des œuvres de Françoise Sullivan, Monique Régimbald-Zeiber et Aïda Kazarian.

Une recherche identitaire

Réunissant des œuvres de trois femmes peintres, la commissaire Louise Déry examine certaines particularités de la peinture du point de vue d'une recherche identitaire. Ce projet d'exposition s'appuie sur des éléments issus d'une recherche subventionnée par le Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture autour de la notion de « L'image manquante ».

Pour établir la sélection d'une dizaine de grands formats et d'une vingtaine de petites tableaux et carnets, Louise Déry s'est penchée sur le paradoxe suivant : la peinture touchée, celle qui est marquée par l'empreinte, celle qui touche et qui trouble, celle qui active le regard au-delà et en deçà de la trace sur la toile, c'est aussi celle qui cache, qui dissimule quelque chose sous le pinceau ou le doigt, celle qui pointe le manque.

La peinture d'Aïda Kazarian, Arménienne vivant à Bruxelles, et celles de Françoise Sullivan et Monique Régimbald-Zeiber , de Montréal, se révèlent comme la signature autographe, comme l'empreinte du mouvement du corps devant la toile ou comme le véhicule d'une inscription historique et collective. Tant les traces, couches et inscriptions produites, que ce qui relèverait d'une tension entre l'image manquante et l'image traduite, participent à la « manuscripture » des œuvres.

Par leur pratique respective d'un certain « touché de la peinture », dans le travail de désencombrement du sujet autant que dans une possible « récalcitrance » logée derrière le motif peint, ces trois artistes œuvrent dans un registre de picturalité qui, sous des apparences non figuratives, transporte des écritures personnelles, porte des figures gestuelles et produit des lectures collectives. C'est ainsi que la réunion de ces œuvres fabrique une sorte de conversation entre trois femmes d'âges, de cultures, d'origines et d'expériences fort différentes.

Les œuvres

Les tableaux d'Aïda Kazarian sont exclusivement générés par les empreintes de doigts de ses deux mains, comme s'il s'agissait de signer avec obstination chaque centimètre de toile pour avoir devant les yeux la preuve indélébile de son identité, de son existence, malgré l'exil. Ceux de Françoise Sullivan présentent un touché chorégraphié issu des mouvements du corps tout entier qui s'est déplacé devant le support et qui a réglé la mesure et le rythme des gestes répétés, suggérant les origines créatrices de l'artiste associée au courant automatiste et au monde de la danse. Ceux de Monique Régimbald-Zeiber , travaillés à partir des taches de pigmentation, empreintes et stigmates visibles sur le dos de sa propre main, sont partiellement recouverts de fragments de récits sur les premières femmes venues en Nouvelle-France, pour en réitérer l'existence, à défaut de pouvoir en restituer le visage.

Les œuvres exposées dans Le touché de la peinture - images de peinture et corps graphiques - se donnent à voir et à lire. Elles portent les indices d'un retrait ou d'un excès iconographique, d'une identité résorbée ou exacerbée, d'un portrait individualisé ou collectivement historié. Dans la mise en énigme qui résulte de la relation des œuvres entre elles, l'espace est à son tour « touché » par leur présence. Rien n'est neutre dans cette dynamique car même le vide qui les contient participe au phrasé de l'exposition.

Collaborations et appuis

L'exposition Le touché de la peinture, produite par la Galerie de l'UQAM, a été réalisée avec la collaboration de Fabienne Dumont, directrice du Centre d'art contemporain de Bruxelles, le soutien du Commissariat général aux Relations internationales de la Commission mixte permanente Québec-Wallonie-Bruxelles, l'appui du Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture (FQRSH) et celui du Fonds Jeunesse Québec.

Rencontre avec les artistes

Le 18 mai de 16 h à 18 h, dans le cadre de la journée internationale des musées, le public pourra rencontrer l'artiste Françoise Sullivan signataire du Refus Global, ainsi que Monique Régimbald-Zeiber, peintre, théoricienne et auteure.

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beewoo. habitgram teleture

 

7 mai au 19 juin 2004
Vernissage : jeudi 6 mai, à 17 h 30 
Performance : habitat narrowcast, mercredi 26 mai, à 20 h 

 

[Plus d'informations]

La Galerie de l'UQAM présente habitgram teleture, de l'artiste beewoo, une expérience vidéo unique, du 7 mai au 19 juin 2004.

Entre architecture et téléprésence, habitgram teleture propose une mise en abyme du lieu d'exposition, à travers une relation originale entre les spectateurs et la projection d'images vidéo et d'animations 3d et 2d. habitgram est un vêtement de « contre surveillance » (faisant face aux caméras de surveillance) que tous les visiteurs sont invités à enfiler, à tour de rôle. À l'intérieur de celui-ci, sont camouflées plusieurs caméras miniatures. Celles-ci permettent de capter l'univers immédiat du spectateur qui est retransmis en plusieurs projections en temps réel sur les murs de la galerie. L'espace immédiat ainsi démultiplié permet au spectActeur d'expérimenter simultanément différents points de vue de la Galerie. En portant ainsi l'habitgram, les spectateurs sont amenés « à revêtir » le lieu où ils se trouvent.

La performance habitgram narrowcast, qui aura lieu le 26 mai 2004 à 20 h, sur le lieu même de l'exposition, présentera une démonstration de cinéma performatif (ou Vjing), utilisant l'environnement immersif de l'installation teleture comme lieu de diffusion. Lors de cette présentation audiovisuelle en direct et en temps réel, beewoo inaugurera le logiciel interface habitgram de traitement de l'image, spécialement conçu pour ce projet, en collaboration avec Étienne Grenier. Le traitement sonore sera réalisé par virgilag & jmx.

L'artiste beewoo a participé à de nombreuses expositions et performances vidéo en temps réel au sein de collectifs tels que KIT et Battery Operated et aussi en solo. Son travail a été présenté dans des festivals d'art électroniques comme INVIDEO en Italie, Split 2001 en Croatie, FCMM au Canada et dans des lieux comme The Anchorage à New York, de même qu'à Stubnitz Rostock en Allemagne. Elle est aussi l'un des membres fondateur du label multimédia C0C0SDC1T1 qui publie sur cd-rom des collaborations entre artistes sonores et artistes vidéo. Elle habite Montréal et poursuit sa recherche en interactivité au sein du groupe Interstices.

Pour son projet habitgram, elle a reçu un appui financier du CIAM (Centre interuniversitaire des arts médiatiques) et elle est soutenue par le groupe de recherche-création Interstices. La conception du vêtement est réalisée en collaboration avec Marlène Ferrari.

Site internet d'Interstices : www.interstices.ca

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Lines Painted in Early Spring

Gerald Ferguson, Ben Reeves, Carmen Ruschiensky et Francine Savard

Commissaire : Patrick Mahon


10 septembre au 9 octobre

Exposition produite par The Southern Alberta Art Gallery de Lethbridge en Alberta

 

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La Galerie de l'UQAM présentera, du 10 septembre au 9 octobre 2004, l'exposition itinérante Lines Painted in Early Spring, produite par The Southern Alberta Art Gallery de Lethbridge en Alberta. L'exposition se tiendra grâce à l'appui du ministère du Patrimoine canadien pour la circulation des expositions et du Fonds Jeunesse Québec.

Lines Painted in Early Spring, qui se traduit par Des lignes peintes aux premiers jours de printemps, réunit quatre artistes canadiens sélectionnés par le commissaire Patrick Mahon : Gerald Ferguson, Ben Reeves, Carmen Ruschiensky et Francine Savard. Prenant pour point de départ le poème de l'auteur romantique William Wordsworth, Lines Written in Early Spring, le commissaire explore à travers le rassemblement des œuvres le thème de l'opposition entre la nature et la culture. Pour lui, la métaphore des lignes tracées sur la route évoque le sol sur lequel nous marchons et représente un des points de rencontre possible entre l'homme et l'environnement.

L'espace de l'exposition devient donc celui d'un langage pictural qui, à travers un réseau linéaire sinueux ponctué par moment de champs colorés, utilise le médium pour son habileté à transcender le réel. Comme le précise le commissaire, la peinture devient un « moyen de dépasser l'univers matériel » et ouvre à une approche poétique. Car, pouvons-nous nous demander à quel(s) lieu(x) nous renvoient ces œuvres? Lines Painted in Early Spring offre à notre regard un temps d'arrêt et à partir du moment où nous entrons dans son enceinte, il ne nous reste plus qu'à accepter d'y être ralenti.

Gerald Ferguson vit à Halifax. Détenteur d'une maîtrise en arts plastiques de l'Ohio University, sa pratique artistique s'échelonne sur plus de 35 années. Il est actuellement professeur au Nova Scotia College of Art and Design et sa dernière exposition intitulée New Paintings a été présentée à la Wynick/Tuck Gallery de Toronto, qui le représente. Son travail est exposé tant à l'échelle nationale qu'internationale.

Ben Reeves vit à Vancouver. Il est diplômé du Chelsea College of Art and Design de Londres où il a obtenu une maîtrise en arts visuels en 1995. Son travail a été montré au Canada et sa dernière exposition Dawson City, s'est déroulée à la Odd Gallery située dans la ville de Dawson au Yukon.

Carmen Ruschiensky est originaire de Regina et vit maintenant à Montréal. Elle détient une maîtrise en arts visuels de l'Université Concordia. Ses œuvres sont répertoriées dans plusieurs collections privées et publiques. L'artiste a surtout exposé au Canada et sa dernière exposition à Montréal s'est tenue en 2002, à la Fonderie Darling, et s'intitulait À volonté.

Francine Savard , qui vit à Montréal, est diplômée de la maîtrise en arts visuels de l'UQAM. Son travail est diffusé à l'échelle canadienne. L'artiste est représentée par la Galerie René Blouin, où elle tenait une exposition solo l'hiver dernier. Elle a participé à plusieurs expositions collectives dont Montreal (Sable-Castelli Galery) et Peinture en liberté. Perspective sur les années 1990 (Musée d'art contemporain de Montréal).

Il est possible de se procurer le catalogue de l'exposition à la Galerie de l'UQAM.

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Suzanne Joos. « écritures cartographiques... »

Finissante à la maîtrise en arts visuels et médiatiques, UQAM

 

10 septembre au 9 octobre 2004

 

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La Galerie de l'UQAM présente « écritures cartographiques... » de Suzanne Joos, étudiante à la maîtrise en arts visuels et médiatiques de l'UQAM, du 10 septembre au 9 octobre 2004. Le vernissage aura lieu le 9 septembre, à 17h30.

Cette exposition se présente comme un « centre » de documentation fictif montrant une accumulation de cartes inventées, dont chacune offre un regard nouveau sur la carte ainsi qu'une attitude d'ouverture envers la cartographie. Le visiteur est invité à regarder et lire « des écritures cartographiques... » qui privilégient une approche poétique et picturale de la carte à celle de la valorisation d'un savoir acquis.

Traversé par des préoccupations qui relèvent de la peinture, du geste d'écrire, des notions de surface et d'inscription du nom propre, le travail actuel de Suzanne Joos s'articule autour de l'invention d'une écriture picturale qui fait référence à la carte géographique. Rencontrant à la fois la carte comme objet usuel lié aux notions de territoire et de pouvoir et la carte comme sujet d'exploration dans la peinture occidentale, sa réflexion et ses expérimentations d'atelier tournent autour de l'imaginaire de la fabrication d'une telle écriture.

Selon l'artiste « l'approche picturale établit un lien entre le regard de l'enfant devant le mystère d'une carte géographique et l'illisibilité que génère encore la carte - pour l'adulte - à cause des problèmes de frontières. Évoquant la stratégie de l'écart entre la carte inventée et la carte usuelle, il est question d'instaurer à l'espace cartographique une écriture autonome, sans aucune connexion avec des lieux réels et d'en montrer la fabrication par le choix de médiums spécifiques. En effet, l'aquarelle, l'encre et le tampon laissent la trace d'un fabricant et assurent un principe d'unicité aux cartes inventées, ce qui les oppose à la sérialité des cartes usuelles. L'écriture picturale inscrit alors son propre parcours sur des cartes sans territoire. »

« écritures cartographiques ... » : les guillemets dans ce titre d'exposition sont alors nécessaires afin de marquer une distance avec l'écriture des cartes usuelles, entièrement dépendantes de lieux réels. La lettre minuscule, accolée au titre, a été pensée dans le but de désigner une forme d'écriture à la fois dans sa fonction habituelle et sa déformation. Ainsi, dans ces guillemets et ce titre en lettres minuscules, il faut lire une forme - autre - d'écritures cartographiques. Les points de suspension, quant à eux, indiquent la continuité d'une expérimentation qui se veut sans fin, ouverte sur l'inspiration et une méthode à caractère automatiste.

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Peter Gnass. Couper/Coller

Commissaire : Louise Déry et Jocelyne Fortin

 

22 octobre au 27 novembre 2004

 

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La Galerie de l'UQAM inaugurera le 21 octobre prochain l'exposition Peter Gnass. Couper/Coller, réalisée en coproduction avec le Musée régional de Rimouski.

Le vernissage et le lancement du catalogue auront lieu à 17 h 30, en présence de l'artiste, des commissaires Louise Déry, directrice de la Galerie de l'UQAM et Jocelyne Fortin, conservatrice au Musée régional de Rimouski, ainsi que du directeur du Musée régional de Rimouski, Carl Johnson. L'exposition est présentée à Montréal jusqu'au 27 novembre 2004 et à Rimouski du 9 décembre 2004 au 6 mars 2005. L'exposition et la publication qui l'accompagne ont été réalisées grâce au soutien financier de l'Université du Québec à Montréal, du Musée régional de Rimouski, du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des Arts du Canada.

L'exposition Peter Gnass. Couper/Coller réunit une dizaine d'œuvres réalisées entre 1970 et 2004 et présente une toute nouvelle installation réalisée spécialement pour le projet UQAM et MrR. Il s'agit de C for CUT, un projet qui développe une trajectoire du regard à partir du principe de point d'anamorphose. Elle permet non seulement d'entrer dans un univers de recherche personnelle extrêmement fertile, mais également d'entrouvrir autrement certains pans de l'art des trois dernières décennies.

Peter Gnass appartient à cette génération d'artistes mobilisée autour de pratiques cherchant à intervenir autrement sur le concept d'espace, afin d'en renouveler la perception. Héritier de la sculpture classique en raison de son attachement à une saisie perspectiviste incarnée par le point de fuite, formé à l'aune de la modernité et à ses avancées dans l'univers de l'abstraction, du minimalisme et de l'art conceptuel, stimulé par l'entreprise de déconstruction de l'espace autorisée par la postmodernité, Peter Gnass sonde essentiellement les potentialités de représentation de l'espace.

Sa démarche s'est développée suivant plusieurs grands enjeux que l'on repère plus lisiblement aujourd'hui et qui relèvent d'un commentaire sur l'architecture et sur l'environnement, d'un attachement au genius loci et aux caractéristiques spécifiques des lieux d'intervention, d'un recours fréquent à des matériaux et ressources trouvés sur le site et, d'une façon tout à fait remarquable dans son cas, d'une pratique active et très fertile du dessin comme moyen d'élaboration de la pensée. Comme plusieurs de ses contemporains, il a créé de nombreuses installations à l'existence ambivalente, prises entre un état d'inachèvement ou de chantier et un contexte de destruction en cours ou de vestige. Cette ambivalence aura probablement favorisé une certaine propension à produire des réalisations éphémères pouvant être rééditées dans des espaces autres où elles sont appelées à connaître une transformation relative.

Une importante publication a été produite à l'occasion de cette double exposition. Elle constitue la première monographie d'envergure sur le travail de Peter Gnass. La collaboration de l'artiste et l'accès à ses archives a permis que s'élabore un impressionnant travail de compilation sur l'ensemble de sa démarche artistique. Six auteurs ont réfléchi sur un aspect de sa production depuis les années 1960. Louise Déry s'attarde à l'analyse de la nouvelle installation C for CUT. Louise Poissant, Jocelyne Fortin et Marcel Saint-Pierre s'intéressent à trois composantes de l'œuvre de Gnass : les Topologs, les Progressions et les Projections. Patrice Loubier et Eve-Lyne Beaudry abordent respectivement les pratiques furtives de l'artiste et son engagement pour la défense des droits d'auteur. Chaque catalogue renferme, en tiré-à-part, une photographie numérique de l'installation C for CUT avec signature originale de Peter Gnass. L'ouvrage de 128 pages (30 $) est distribué par ABC Livres d'art Canada (www.abcartbookscanada.com).

Programmes publics

Dans le cadre de l'exposition, la Galerie de l'UQAM offre un programme d'accueil pour les groupes intéressés à approfondir la visite de l'exposition par des ateliers de discussion. L'ensemble du projet est réalisé avec l'appui du Fonds Jeunesse Québec. Pour information, s'adresser à Julie Bélisle au (514) 987-3000 poste 1424.

L'artiste donnera une conférence dans le cadre du programme ICI de l'École des arts visuels et médiatiques le 25 novembre 2004 de 12 h 30 à 13 h 45 à l'UQAM au local A-2860.

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Molinari. Tourbillons abstraits

 

3 au 5 décembre 2004

Exposition organisée par des étudiants de l'UQAM

 

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La Galerie de l'UQAM présentera en exclusivité, du 3 au 5 décembre 2004, l'exposition inédite Molinari.Tourbillons abstraits de Guido Molinari, produite dans le cadre du cours « Organisation d'une exposition » sous la direction de Louise Déry, directrice et commissaire à la Galerie de l'UQAM. Cette première exposition solo depuis le décès de Molinari se tiendra grâce à un appui majeur de la Succession Guido Molinari, d'Éric Devlin et de la Galerie de l'UQAM.

Présentées au public pour la première fois au Canada, la dizaine d'œuvres qui constituent l'exposition Molinari. Tourbillons abstraits s'inscrivent de façon particulière dans l'itinéraire artistique et théorique de Guido Molinari. Exécutés au début des années 50, ces tableaux peints les yeux bandés ou dans l'obscurité rompent avec la tradition de la création picturale. « À l'époque où ils ont été peints, les tableaux dans l'obscurité ne représentaient pas seulement une intervention radicale dans la culture picturale du milieu automatiste, mais ils définissent également plusieurs principes formels et expressifs qui allaient devenir des constantes chez Molinari. » (Roald Nasgaard)

Les œuvres exposées, dont la syntaxe originale et innovatrice emprunte autant aux recherches de Jackson Pollock qu'aux affirmations de Piet Mondrian, inscrivent Molinari de façon marginale dans le paysage artistique national. Au fil de ces expérimentations, l'artiste a exploré les fondements mêmes de la peinture. L'obscurité a révélé les pulsions et l'énergie que traduisent une couleur et une rythmique qui ne correspondent pas à un schéma structuré, attendu.

Guido Molinari

Guido Molinari est né à Montréal le 12 octobre 1933 où il a vécu et travaillé jusqu'à sa mort en février 2004. Il a enseigné à l'Université Concordia pendant près de trente ans. Son long parcours de plus de quarante ans s'articule autour d'un concept fondamental, la quête d'un langage plastique abstrait pouvant traduire une réalité émotionnelle intérieure.

Cette exposition est une initiative des étudiants du cours « Organisation d'une exposition » donné dans le cadre du baccalauréat en histoire de l'art. Sous le tutorat de Louise Déry, les quatorze étudiants assument la totalité des étapes de mise en œuvre de l'exposition. C'est avec plaisir que vous y invitent Marie Hélène Lavoie, Karin Boyer, Stéphanie Gravel, Mélanie Trottier, Sébastien de Laplante, Valérie Lépine, Naomi L'Heureux B., Christine Doyon, Emmanuelle Geourjon, Véronique Grenier, Clémence L. Lemay, Karine Desrochers, Danny Pothier et Nathalie Robert.

Il sera possible de se procurer le catalogue de l'exposition, au coût de 10 $, à la Galerie de l'UQAM. Ce catalogue contient les œuvres de Molinari.Tourbillons abstraits sur CD, compatible autant sur PC que MAC. La couverture noire est embossée à la main et outre le CD, un livret y est inséré incluant la biographie de l'artiste, sa démarche artistique ainsi qu'un texte de M. François-Marc Gagnon. M. Gagnon est historien de l'art, chercheur, auteur et professeur à l'Université Concordia. Il est largement reconnu pour ses efforts en vue de promouvoir l'héritage visuel québécois.

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Paramètre 2004

Étudiants et étudiantes du baccalauréat en arts visuels et médiatiques, UQAM

 

10 au 18 décembre 2004

 

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La Galerie de l'UQAM accueille l'édition 2004 de l'exposition étudiante Paramètre de l'École des arts visuels et médiatiques, qui se tiendra du 10 au 18 décembre 2004. Une sélection de travaux étudiants, retenus par un jury composé d'enseignants et de membres de la communauté artistique de Montréal, y seront présentés.

Cette exposition se tient chaque année pour couronner la fin de la session d'automne et témoigne de la liberté et de la vivacité créatrice de ces étudiants ainsi que du professionnalisme auquel ils aspirent. Plusieurs bourses d'excellence de la Fondation McAbbie, de la bourse Hubert-Rousseau ainsi que le prix d'excellence Discreet seront également attribuées aux étudiants les plus méritants, lors de la soirée du vernissage qui aura lieu le jeudi 9 décembre, à 17 h 30.

La tenue de cette exposition permet de témoigner de la richesse et de la diversité des programmes de l'École des arts visuels et médiatiques qui privilégient une formation pluridisciplinaire.



Conseil des arts du Canada Conseil des arts du Canada

GALERIE DE L’UQAM

Université du Québec à Montréal
1400, rue Berri, Pavillon Judith-Jasmin, Local J-R 120
Montréal, Québec
Ouvert du mardi au samedi, de midi à 18h.
Entrée libre