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Les écrits d'Anne H. : couvertures rosâtres

Monique Régimbald-Zeiber

2003
Acrylique sur toile, 5 tableaux de même format
175 x 101 cm
2010.2.1-5
Don de l'artiste

[Plus d'informations]

Les écrits d'Anne H. : couvertures rosâtres constitue l'amorce de la série Les grandes romancières, un cycle de travail lié à la lecture que fait l'artiste des récits de grandes écrivaines (Anne Hébert, Jane Austen, Elsa Morante, Marguerite Bourgeoys). L'œuvre initie une pratique de l'écriture manuscrite dans le travail de l'artiste, que celle-ci désigne comme une « lecture accompagnée ». Les cinq tableaux qui composent l'œuvre ont été élaborés à partir de la copie intégrale des fragments du roman Le premier jardin d'Anne Hébert qui s'attachent à l'histoire des femmes, et plus précisément à la traversée et à l'arrivée des Filles du Roy en Amérique. Comme plusieurs œuvres de Monique Régimbald-Zeiber, Les écrits d'Anne H. : couvertures rosâtres raconte une histoire qui convoque la mémoire et parle de l'oubli. Dans une perspective féministe, l'artiste s'attarde à l'histoire avec un petit « h », à celle du quotidien et à celle des femmes dont nous ignorons ou oublions les noms. L'œuvre propose donc une réflexion sur la construction de la mémoire et de l'histoire.


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Renard

Myriam Laplante

2002
Épreuve numérique montée sous plexiglas
99,1 x 198,1 cm, 2/5
2010.1
Don de Françoise et Pierre Laplante 
[Plus d'informations] Renard fait partie d’une série de dix photographies intitulée Chasse, où, dans un environnement naturel, l’artiste met en scène des personnages vêtus d’animaux en peluche ou de mascottes. Plusieurs êtres de la série Chasse commettent des actes potentiellement condamnables, soit violents ou à connotation sexuelle. Si les costumes confèrent à l’œuvre un caractère ludique, l’action représentée est plutôt grave ou dramatique, d’où le sentiment trouble qu'elle produit. Tout comme elle le fait dans nombre de ses œuvres, l’artiste propose ici une critique des comportements humains empreinte de cynisme. 

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Figurer le gris

Angèle Verret

1998-2000
Acrylique au graphite sur panneaux de bois montés sur toile, 4 éléments de même format
6 x 31,2 cm
2010.3.1-4
Don de Jocelyne Lupien 

[Plus d'informations]

Figurer le gris est composée de quatre tableaux qui représentent le premier jalon d'une recherche picturale qu'Angèle Verret poursuit jusqu'à ce jour. Depuis le début des années 2000, l'artiste s'intéresse à la peinture pour elle-même et produit de nombreuses œuvres où la représentation est absente. Elle superpose sur le support des couches de pigments légèrement colorés, de façon à accentuer les reliefs et aspérités de la surface. L'artiste accorde beaucoup d'importance au moment présent, à l'application du pigment et à la gestuelle; elle désire laisser la place à la picturalité. Sa démarche consiste à peindre ce qui ne se voit pas et à donner à voir la trace des gestes oubliés, les indices de l'avant et du maintenant simultanément. L'œuvre révèle ainsi certains aspects fondamentaux de la démarche de l'artiste, qui s'intéresse au phénomène d'apparition/disparition des images.


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Red

Angela Grauerholz

2007-2008
Épreuve numérique au jet d’encre sur papier Arches
71,1 x 101,6 cm, 1/3
2010.4
Don de l’artiste

[Plus d'informations]

Red offre un point de vue particulier sur l’espace du musée plutôt que sur les œuvres d’art qui y sont exposées. L’artiste insiste sur les rapports formels qui se créent entre les objets et sur leur relation à l’environnement. Bien que le sujet des œuvres puisse sembler relativement anodin (coin de mur, appareil technique), l’approche de l’artiste (cadrage, composition, traitement de la couleur) produit des effets visuels surprenants. La vision rapprochée d’un coin de salle confère à Red un aspect intimiste qui rappelle également les scènes d’intérieur produites par l’artiste, à cette différence près qu’il s’agit d’un monochrome photographique. La prédominance de la couleur rouge résulte ici de l’utilisation de certaines stratégies de construction de l’image telles que cadrage serré, utilisation du miroir et inscription de la vision hors-champ.


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Luftfeuchtigkeitmesser

Angela Grauerholz

2010
Épreuve numérique au jet d'encre sur papier Arches
71,1 x 101,6 cm, édition : 1/3
2010.5
Don de l’artiste

[Plus d'informations]

Depuis le début des années 1990, Angela Grauerholz s’intéresse aux collections et aux structures institutionnelles qui les accueillent, dont les musées. Ses œuvres mettent souvent l’accent sur notre façon de percevoir les objets présentés au musée et sur l’action consciente de regarder. Luftfeuchtigkeitmesser [thermohygrographe] suggère la place de la conservation préventive dans les musées. Un thermohygrographe placé en vitrine domine le premier plan, devenant le centre de l’attention au détriment des œuvres qui l’entourent. Comme dans ses photographies d’intérieur, l’artiste s’intéresse à l’organisation spatiale des objets, au contraste des formes et aux nuances des couleurs.


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Yellow Book # 180 (front)

Angela Grauerholz

2001
Épreuve numérique au jet d'encre sur papier Arches
73,7 x 55,9 cm
2010.6
Don de l'artiste 

[Plus d'informations]

La thématique du livre est très présente dans la pratique d’Angela Grauerholz. Yellow Book # 180 (front) fait partie de la série Privation, une réalisation majeure de l’artiste qui rassemble des images numériques de livres rescapés de l’incendie de sa résidence. Liées au thème de la conservation, les images de cette série sont une sorte d’hommage aux objets, à la collection, mais aussi un témoignage sur la perte et la mémoire.


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Black Book # 255 (front)

Angela Grauerholz

2001
Épreuve numérique au jet d'encre sur papier Arches
73,7 x 55,9 cm
2010.7
Don de l'artiste 

[Plus d'informations]

La thématique du livre est très présente dans la pratique d’Angela Grauerholz. Yellow Book # 180 (front) fait partie de la série Privation, une réalisation majeure de l’artiste qui rassemble des images numériques de livres rescapés de l’incendie de sa résidence. Liées au thème de la conservation, les images de cette série sont une sorte d’hommage aux objets, à la collection, mais aussi un témoignage sur la perte et la mémoire.


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Loup-garou I

David Altmejd

2000
Matériaux mixtes (bois, peinture, plexiglas, système d’éclairage, plâtre, pâte à modeler, polymère, cheveux synthétiques, acétate, mylar, bijoux, brillants)
240 x 180 x 210 cm
2010.8
Œuvre achetée avec l'aide du prix de la dotation York-Wilson, administré par le Conseil des Arts du Canada et don de l'artiste

[Plus d'informations]

Par la rigueur de son travail, David Altmejd s’est rapidement imposé, au point de devenir, au cours des dernières années, l’un des artistes les plus novateurs de sa génération. L’œuvre Loup-garou I a été exposée à la Galerie de l’UQAM dans le cadre de l’exposition Point de chute, réalisée en 2001. Cette œuvre, qui marque la première apparition du motif du loup-garou dans la production de l’artiste, présente une réflexion à la fois sur le socle, propre à la sculpture, ainsi que sur le motif du labyrinthe, propre à la complexité borgésienne. L’artiste amorce, par ailleurs, avec Loup-garou I une réflexion sur le rapport entre les espaces finis et non finis. La structure formelle de cette sculpture favorise une dualité prolifique entre esprit formaliste et débordement onirique.




Conseil des arts du Canada Conseil des arts du Canada

GALERIE DE L’UQAM

Université du Québec à Montréal
1400, rue Berri, Pavillon Judith-Jasmin, Local J-R 120
Montréal, Québec
Ouvert du mardi au samedi, de midi à 18h.
Entrée libre