Michel Goulet, <i> Positions perplexes </i>, 2004, acier, acrylique et objets divers  265 x 265 x 52 cm © Galerie de l'UQAM (2007.1.1-185)

Positions perplexes

Michel Goulet

2004
Acier, acrylique et objets divers
265 x 265 x 52 cm
2007.1.1-185
Don de Simon Blais 

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L’œuvre Positions perplexes est composée de deux grilles métalliques appuyées sur un mur, rattachées l’une à l’autre tout en étant légèrement décalées. L’une est formée de vrilles vissées au mur; l’autre, orthogonale, a l’allure d'un damier constitué de tiges ondoyantes et est simplement appuyée sur une pelle et sur un pied de bois sculpté. À chaque point d’intersection, l’artiste a fixé un petit objet bricolé en métal, peint. Parmi ces fabrications toutes différentes les unes des autres, figurent quatre objets reconnaissables. L’accumulation d’objets bricolés ou issus du quotidien, choisis pour leurs composantes formelles, confère à l’œuvre un caractère ludique. Par ses interventions poétiques entre formalisme et art conceptuel, l’artiste interroge le sens des objets du quotidien ainsi que le potentiel évocateur des formes.


Pascal Grandmaison, Le Grand Jour, 2004, 3 vidéogrammes couleur sur DVD HD projetés sur monolithe en boucle de façon simultanée, sans son, 60 min, (1/3) © Galerie de l'UQAM (2007.2.1-3)

Le Grand Jour

Pascal Grandmaison

2004
3 vidéogrammes couleur sur DVD HD projetés sur monolithe en boucle de façon simultanée, sans son, 60 min, 1/3
2007.2.1-3
Don de l'artiste

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Le Grand Jour, œuvre vidéographique à trois canaux, présente trois vues, de plus en plus rapprochées, d’un tube fluorescent standard. Les images ont subi une rotation de 90 degrés, si bien que le tube fluorescent apparaît à la verticale. En deux plans successifs, la caméra se rapproche et la prise de vue se resserre autour du fluorescent en gros plan. Celui-ci est allumé mais ne fonctionne pas parfaitement. Notre attention se concentre donc sur l’étrange mouvement saccadé de la lumière. À cause d’un dysfonctionnement de la source lumineuse, des anneaux lumineux alternativement brillants et sombres, formant un motif zébré, se déplacent gracieusement de haut en bas le long du tube. Environ toutes les quatre minutes, ces anneaux repartent en sens contraire; autrement, leur mouvement est constant. Le Grand Jour relève donc la trace de ce moment où le dysfonctionnement d’un tube fluorescent permet d’en étudier le motif.

Les images créées par l'artiste acquièrent leur sens une fois inscrites dans le contexte plus large des codes culturels. Lorsqu’il s’agit de scruter un flux d’électrons ou de mettre l’accent sur la réalité corporelle de la lumière, le grand écran donne à leur représentation des proportions monumentales. La vibration de l'image leur communique un tremblement empreint d'une anxiété dramatique. Le travail de Grandmaison porte sur le cadre qui investit les images de son pouvoir, et non sur un sens qui leur serait inhérent. La lumière est considérée à la fois comme sujet et comme objet. Cette image constitue en quelque sorte une réponse à des artistes conceptuels comme Joseph Kosuth et Dan Flavin, poursuivant plus avant le questionnement sur la relation entre signes et sens, forme et fonction.

Isabelle Hayeur, Vertige, 2000, Vidéogramme couleur sur Betacam SP, 11 min 45 s, (1/5) © Galerie de l'UQAM (2007.3)

Vertige

Isabelle Hayeur

2000
Vidéogramme couleur sur Betacam SP, 11 min 45 s
2007.3
Don de l'artiste

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Le corpus d’œuvres fut constitué autour de la thématique du chantier, un motif récurrent dans la production d’Isabelle Hayeur. Pour l’artiste, le chantier peut être perçu comme une métaphore de l’hybridité, de point d’articulation, voire de réunion entre la nature et l’organisation qu’en fait l’être humain. Dans la vidéo Vertige, un plan de vue nous montre la ligne d’horizon d’un paysage qui tout à coup se transforme et s'ouvre sur une mine à ciel ouvert dans laquelle nous basculons. Au cours de notre chute nous sommes transportés à l'intérieur d'un sol fluide et mouvant. Réalisée à partir de prises de vues photographiques d'une carrière d'amiante à ciel ouvert (Black Lake, Québec) la vidéo témoigne d'une fascination pour un paysage déserté qui se transforme en un appel du vide. On assiste à la transformation d’un paysage en chantier.

Les photographies de la série Excavations (2005-07) sont nées d’amalgames de vues de chantiers de banlieues, d’images des couches géologiques naturelles (quoique réorganisées), qui supportent toutes constructions architecturales. Elles ont été réalisées dans la région fossilifère des Badlands en Alberta. Les Badlands sont des lieux de conservation dont l’histoire naturelle est très riche et que les premières nations qui les traversaient considéraient comme des sites sacrés. Le chantier représente plutôt une forme de négation de cette histoire, car il procède par prise de possession et par effacement du paysage.

Isabelle Hayeur, Quaternaire I (série Excavation), 2006, épreuve numérique couleur, impression au jet d’encre montée sous acrylique dépolie (1/5), 111 x 165 cm © Galerie de l'UQAM (2007.4)

Quaternaire I (série Excavation)

Isabelle Hayeur

2006
Épreuve numérique au jet d’encre montée sur acrylique dépolie
111 x 165 cm
2007.4
Don de l'artiste

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Les photographies de la série Excavations (2005-07) sont nées d’amalgames de vues de chantiers de banlieues, d’images des couches géologiques naturelles (quoique réorganisées), qui supportent toutes constructions architecturales. Elles ont été réalisées dans la région fossilifère des Badlands en Alberta. Les Badlands sont des lieux de conservation dont l’histoire naturelle est très riche et que les premières nations qui les traversaient considéraient comme des sites sacrés. Le chantier représente plutôt une forme de négation de cette histoire, car il procède par prise de possession et par effacement du paysage.

Isabelle Hayeur, Quaternaire II (série Excavation), 2006, épreuve numérique couleur, impression au jet d’encre montée sous acrylique dépolie (1/5), 111 x 165 cm © Galerie de l'UQAM (2007.5)

Quaternaire II (série Excavation)

Isabelle Hayeur

2006
Épreuve numérique au jet d’encre montée sur acrylique dépolie
111 x 165 cm
2007.5
Don de l'artiste

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Les photographies de la série Excavations (2005-07) sont nées d’amalgames de vues de chantiers de banlieues, d’images des couches géologiques naturelles (quoique réorganisées), qui supportent toutes constructions architecturales. Elles ont été réalisées dans la région fossilifère des Badlands en Alberta. Les Badlands sont des lieux de conservation dont l’histoire naturelle est très riche et que les premières nations qui les traversaient considéraient comme des sites sacrés. Le chantier représente plutôt une forme de négation de cette histoire, car il procède par prise de possession et par effacement du paysage.

Isabelle Hayeur, Retournement, 2006, épreuve numérique couleur, impression au jet d’encre montée sous acrylique dépolie (1/5), 213 x 111 cm © Galerie de l'UQAM (2007.6)

Retournement (série Excavation)

Isabelle Hayeur

2006
Épreuve numérique au jet d’encre montée sur acrylique dépolie
213 x 111 cm
2007.6
Don de l'artiste

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Les photographies de la série Excavations (2005-07) sont nées d’amalgames de vues de chantiers de banlieues, d’images des couches géologiques naturelles (quoique réorganisées), qui supportent toutes constructions architecturales. Elles ont été réalisées dans la région fossilifère des Badlands en Alberta. Les Badlands sont des lieux de conservation dont l’histoire naturelle est très riche et que les premières nations qui les traversaient considéraient comme des sites sacrés. Le chantier représente plutôt une forme de négation de cette histoire, car il procède par prise de possession et par effacement du paysage.

Raymond Lavoie, Salle des maquettes (version 2),1995, acrylique sur toile, 18 éléments de dimensions variées © Galerie de l'UQAM (2007.7.1-18)

Salle des maquettes (version 2)

Raymond Lavoie

1995
Acrylique sur toile
274 x 660 cm (18 éléments de dimensions variées)
2007.7.1-18
Don de l'artiste

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Cette œuvre de Raymond Lavoie s’inscrit à l’intérieur d’un volet de sa production caractérisé par l’insertion de données figuratives (personnages, éléments architecturaux ou sculpturaux) au sein d’un espace pictural essentiellement abstrait. Plutôt que d’opter pour la force persuasive du simulacre, du trompe-l’œil ou de la parfaite représentation, l’ensemble se joue du travestissement, d’une double présence à la surface des tableaux. Sous une fine couche de couleur, sont perceptibles des paysages, des natures mortes et autres pièces de mobilier. La couleur est toujours appliquée de manière à circonscrire chaque espace pictural. Elle s’étend comme un voile, une fine pellicule semi transparente dont la fonction est de cacher et de dévoiler simultanément des motifs figuratifs.

Malgré le réel que cette peinture convoque, nous n’avons accès qu’au fantôme de celui-ci. Chez Lavoie, le recouvrement de la surface a principalement pour effet de nous rendre encore plus attentifs à l’image sous-jacente, rendue ainsi à peine visible. Ces œuvres laissent libre cours au désir de fixer un sens malgré les nombreux écrans qui s’interposent entre le motif et le regard et qui agissent, tout compte fait, bien plus comme des révélateurs que comme des obstacles à la production du sens.

Françoise Sullivan, Les Saisons Sullivan , 2007, Livre d’artiste, 30,5 x 30,5 cm (32/100) © Galerie de l'UQAM (2007.8.1-93)

Les Saisons Sullivan

Françoise Sullivan

2007
Livre d’artiste
30,5 x 30,5 cm, 32/75
2007.8.1-93

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Ce livre d’artiste répond à l’idée et au désir de faire revivre un projet de danse réalisé en 1947-1948 par Françoise Sullivan. Ce dernier comportait quatre chorégraphies sur le cycle des saisons, devant être dansées et filmées dans des lieux distincts. Françoise Sullivan ne le réalisa qu’en partie, créant d’abord L’été, aux Escoumins, en 1947, puis L’hiver, sur le mont Saint-Hilaire, en février 1948. Cette dernière œuvre, filmée par Riopelle sur pellicule 16 mm (document perdu) et aussi photographiée par Maurice Perron, nous est connue en raison d’un album paru en 1977, Danse dans la neige, qu’avait produit Françoise Sullivan et qui comprenait une sélection de dix-sept photographies de Perron. Le printemps et L’automne ne sont restés qu’à l’état d’ébauche.

Lors d’un échange avec l’artiste qui lui parlait de Danse dans la neige, Mario Côté a spontanément proposé de refaire cette chorégraphie. L’idée de la recréer en février 2005, dans les mêmes lieux qu’en 1948, et de la filmer a pris forme, tandis que Louise Déry élaborait le projet de produire un nouvel album contenant des planches chorégraphiques de Danse dans la neige dessinées de mémoire. C’est ainsi que la perspective de réaliser les chorégraphies des quatre saisons, de les filmer et de les photographier s’est vite imposée, pour finalement générer un film de création et un livre d’artiste entièrement placés sous le regard attentif et engagé de Françoise Sullivan. Pendant tout le tournage, l’artiste et photographe Marion Landry a capté les danseuses en action, en prévision du présent album, dirigé par Louise Déry et dont la conception graphique est de Marc-André Roy.

Stéphane La Rue, Extension, 2001-2004, acrylique sur toile de lin © Galerie de l'UQAM (2007.9)

Extension

Stéphane La Rue

2001-2004
Acrylique sur toile de lin
134,6  x 134,6 cm
2007.9
Don de l'artiste

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Évoquant par son titre la potentialité virtuelle du blanc, la composition de l’œuvre Extension propose une série de décalages possibles entre les plans topologiques. La tension entre fond et forme et l’effet de virtualité se voient ainsi illustrés dans cette structure minimale de l’espace pictural. Avec une économie de moyens et une structure dépouillée prônant la clarté des formes, la réalité physique de l’œuvre s’affirme selon des conditions de proximité, d’angles et de lumière pour nous révéler ses propriétés de consistance, de transparence, de tonalité, de luminosité et de texture.

Ce monochrome présente des plans subtilement différenciés qui laissent entrevoir son processus de réalisation. Les plages blanches deviennent donc autant d’écrans sur lesquels le geste de peindre devient image. Elles attirent l’attention sur le processus d’application de la couleur, sur le choix du format ainsi que sur le choix d’accrochage de celle-ci. L’artiste explore les innombrables possibilités d’un matériau pictural dont l’effet semble varier infiniment sur les surfaces.



Conseil des arts du Canada Conseil des arts du Canada

GALERIE DE L’UQAM

Université du Québec à Montréal
1400, rue Berri, Pavillon Judith-Jasmin, Local J-R 120
Montréal, Québec
Ouvert du mardi au samedi, de midi à 18h.
Entrée libre