Jocelyn Robert, Vermeer, 1996, vidéogramme couleur sur DVD, muet, 3 min 24 s © Galerie de l'UQAM (2005.1)

Vermeer

Jocelyn Robert

1996
Vidéogramme couleur sur DVD, muet, 3 min 24 s, 1/3
2005.1
Don de l'artiste

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Mêlant la technologie savante et le dépouillement, Jocelyn Robert transforme l’énergie des petites choses en impulsions poétiques. L’œuvre Vermeer témoigne de sa propension à souligner l’ordinaire et à remuer ce qui est quelconque. L’exercice laborieux que requiert le montage de chacune des images de la vidéo à l’aide d’un logiciel évoque le travail du tisserand montant sur le métier le fil et la trame point par point. Un processus qui, au bout du compte, met l’artiste en contact avec chacun des fragments de la vidéo dans laquelle, à chaque trentième de seconde, se cache un tableau entier. Vermeer nous confronte ainsi à un ralentissement du temps et nous offre le déploiement d’une temporalité dans toute sa plasticité.

Paul Landon, Fly Me to the Moon, 2004, vidéogramme couleur sur vidéocassette Betacam, son, 5 min © Galerie de l'UQAM (2005.2)

 

Fly Me to the Moon

Paul Landon

2004
Vidéogramme noir et blanc sur vidéocassette Betacam, son, 5 min
2005.2
Don de l'artiste

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Le travail récent de Paul Landon tente de recréer, avec le son et l’image en mouvement, l’état de rêverie que certains non-lieux provoquent. Dans la construction de la monobande Fly Me to the Moon, une série de photographies fait l'objet d'un travail d'animation par ordinateur. La vidéo tire son titre d'une chanson interprétée par Frank Sinatra, dont les premières mesures sont reprises dans la bande sonore. À chaque répétition, une seconde est amputée à la séquence projetée en boucle. La rotation de l’image, en accord avec la séquence musicale, crée un effet hypnotique qui nous rappelle un certain état de distraction. C’est dans la conclusion de la vidéo, qui diffuse la totalité de l’extrait, que l’expression « être dans la lune » prend tout son sens.

Roberto Pellegrinuzzi, Les Écorchés. Pierre, 1999, épreuve numérique sur papier archive montée sur PVC, 63 photographies, 360 x 240 cm (dimensions de l’installation) © Galerie de l'UQAM (2005.3.1-63)

Les Écorchés. Pierre

Roberto Pellegrinuzzi

1999
Épreuve numérique sur papier archive montée sur PVC, 63 photographies
360 x 240 cm (dimensions de l’installation), tirage unique
2005.3.1-63
Don de l'artiste

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Le travail de Roberto Pellegrinuzzi porte autant sur la technique photographique que sur la réflexion envers la photographie elle-même, ce qui fait en sorte que la photographie est non seulement le médium qu’il utilise mais également le sujet dont il traite. La série  Les Écorchés amène le regard vers le détail et montre que le visage ne se présente pas simplement comme une image quelconque. Nous pouvons, au contraire, y déceler une texture, une épaisseur, des empreintes et même des blessures. Plutôt que de s’attarder à une possible « ressemblance » du portrait envers le modèle, l’artiste se penche sur l’image produite et sur ce qu’elle a à offrir comme « vraisemblance ». Pierre et Claire s’inscrivent à l’intérieur de cette réflexion. Leurs visages sont révélés comme des paysages en creux, en boursouflures, en plis et replis des paupières, en pente vertigineuse de l’arête du nez. Ce n’est donc pas tant sur leportrait que le regard s’attarde, mais plutôt sur tous les éléments qui constituent, composent et forment la figure toujours singulière d’une personne.

Roberto Pellegrinuzzi, Les Écorchés. Claire, 1999, épreuve numérique sur papier archive montée sur PVC, 63 photographies, 360 x 240 cm (dimensions de l’installation) © Galerie de l'UQAM (2005.4.1-63)

Les Écorchés. Claire

Roberto Pellegrinuzzi

1999
Épreuve numérique sur papier archive montée sur PVC, 63 photographies
360 x 240 cm (dimensions de l’installation), tirage unique
2005.4.1-63
Don de l'artiste

[Plus d'informations]

Le travail de Roberto Pellegrinuzzi porte autant sur la technique photographique que sur la réflexion envers la photographie elle-même, ce qui fait en sorte que la photographie est non seulement le médium qu’il utilise mais également le sujet dont il traite. La série  Les Écorchés amène le regard vers le détail et montre que le visage ne se présente pas simplement comme une image quelconque. Nous pouvons, au contraire, y déceler une texture, une épaisseur, des empreintes et même des blessures. Plutôt que de s’attarder à une possible « ressemblance » du portrait envers le modèle, l’artiste se penche sur l’image produite et sur ce qu’elle a à offrir comme « vraisemblance ». Pierre et Claire s’inscrivent à l’intérieur de cette réflexion. Leurs visages sont révélés comme des paysages en creux, en boursouflures, en plis et replis des paupières, en pente vertigineuse de l’arête du nez. Ce n’est donc pas tant sur leportrait que le regard s’attarde, mais plutôt sur tous les éléments qui constituent, composent et forment la figure toujours singulière d’une personne.

Pierre Dorion, Portrait de Charles, 2001-2004, huile sur toile, 26 tableaux de formats variés, 366 x 488 cm (dimensions approximatives de l’œuvre installée) © Galerie de l'UQAM (2005.5.1-26)

Portrait de Charles

Pierre Dorion

2001-2004
Huile sur toile, 26 tableaux de formats variés
366 x 488 cm
2005.5.1-26
Don de l'artiste

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Le titre Portrait de Charles renvoie à l’histoire de l’art en rendant hommage à Charles Gagnon, un peintre québécois décédé en 2003. Vingt-six tableaux composent l’œuvre en autant de camaïeux de gris, de rose et de bleu. Créés presque essentiellement avec des résidus de pigments ayant servi à la réalisation de ses grandes peintures, les petits tableaux de l’artiste se perçoivent comme des pochades qui surviennent en aval plutôt qu’en amont de son travail. Tel un miroir éclaté qui cherche à se recomposer sous l’effet du regard, Portrait de Charles représente, sous le couvert de petites concrétions de mémoire ce qui, dans les tableaux figuratifs de Pierre Dorion, résiste à faire image.

Le titre Portrait de Charles renvoie à l’histoire de l’art en rendant hommage à Charles Gagnon, un peintre québécois décédé en 2003. Vingt-six tableaux composent l’œuvre en autant de camaïeux de gris, de rose et de bleu. Créés presque essentiellement avec des résidus de pigments ayant servi à la réalisation de ses grandes peintures, les petits tableaux de l’artiste se perçoivent comme des pochades qui surviennent en aval plutôt qu’en amont de son travail. Tel un miroir éclaté qui cherche à se recomposer sous l’effet du regard, Portrait de Charles représente, sous le couvert de petites concrétions de mémoire ce qui, dans les tableaux figuratifs de Pierre Dorion, résiste à faire image.

Francoise Sullivan, Rouge-terre, 2004, acrylique sur toile, 183 X 183 cm © Galerie de l'UQAM (2005.6)

Rouge-terre

Françoise Sullivan

2004
Acrylique sur toile
183 X 183 cm
2005.6
Don de l'artiste

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L’œuvre Rouge-terre s’inscrit dans les recherches sur la monochromie que Françoise Sullivan poursuit depuis sa série Éclats de rouge (1997). Par couches de peinture superposées, l’artiste s’emploie à appliquer sur la toile des pigments rouges aux accents verdâtres de manière à ce que l’image et le champ se neutralisent. Elle travaille le corps pictural de l’œuvre non pas comme une fenêtre sur le monde, mais plutôt comme une scène où s’accomplit par l’accumulation de fines épaisseurs l’avènement de la peinture. Ainsi, le schème de l’organisation spatiale du tableau devient ce lieu du visible où le geste et le temps de la peinture se produisent.

Geneviève Cadieux, Sans titre (Petit June), 1999-2000, épreuve argentique à la gélatine sur papier, 120,8 x 181,8 cm © Galerie de l'UQAM (2005.7)

Sans titre (Petit June)

Geneviève Cadieux

1999-2000
Épreuve argentique à la gélatine sur papier
120,8 x 181,8 cm, 1/2
2005.7
Don de Anne-Marie Cadieux

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Geneviève Cadieux s’est d’abord consacrée à l’étude photographique du corps humain, s’intéressant à son intégrité physique ainsi qu’aux traces et stigmates qui le particularisent. Délaissant à divers moments de sa carrière les modèles humains pour des vues tirées de la nature, l’artiste relance ses questionnements sur les images et leurs espaces, cherchant dans la nature de nouveaux corps. La proximité du sujet photographié fait basculer le paysage en une sorte de all over tendant vers l’abstraction. Avec Sans titre (Petit June), qui consiste en un plan rapproché d’un champ de fleurs, Geneviève Cadieux recherche le corps dans le paysage pour ensuite le réinscrire dans un rapport à l’échelle urbaine.



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GALERIE DE L’UQAM

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1400, rue Berri, Pavillon Judith-Jasmin, Local J-R 120
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Ouvert du mardi au samedi, de midi à 18h.
Entrée libre