La Galerie de l’UQAM inaugure sa plate-forme de médiation artistique L’art observe, laquelle comportera plusieurs activités publiques telles que conférences, tables rondes, visites commentées des expositions, forums de discussion, performances, lancements de publications et projections de films. L’art observe, avec sa pléiade de propositions destinées aux publics désireux d’approfondir leur connaissance des arts visuels actuels, se pose en complément à L’art existe, ce label qui identifie depuis de nombreuses années le programme d’expositions que présente la Galerie de l’UQAM aussi bien dans ses murs que dans les projets qu’elle fait circuler au Canada et à l’étranger.

2017_Lucca_gAdrien Lucca, Soleil de minuit (détail), 2017, oeuvre d'art public installée au métro Place-d'Armes, Montréal

Conférence d'Adrien Lucca

Recherches sur la lumière et la couleur. À propos de Soleil de minuit (2017), oeuvre d'art public au métro Place-d'Armes

Mardi 19 septembre 2017, 17 h
Galerie de l'UQAM
En français

Activité organisée en collaboration avec la Délégation Wallonie-Bruxelles au Québec

[Plus d'informations]

Le 19 septembre 2017 prochain, l’artiste belge Adrien Lucca sera de passage à Montréal pour partager avec le public son expérience de réalisation de l’œuvre d’art public Soleil de minuit. La conférence, qui aura lieu à la Galerie de l’UQAM dès 17 heures, permettra d’en apprendre plus au sujet de la conception de cette série de 14 vitraux située dans la station de métro Place-d’Armes.

Recherches sur la lumière et la couleur. À propos de Soleil de minuit

Le 21 juin 2015, premier jour de l’été et jour le plus long de l’année, le soleil se levait à Bruxelles. Au même moment, à Montréal, il était presque minuit. À l’aide d’un spectrophotomètre, l’artiste Adrien Lucca a enregistré le spectre lumineux de ces premiers rayons de l’été bruxellois.

Utilisant des verres colorés et un éclairage à diodes électroluminescentes, il a conçu Soleil de minuit, une série de vitraux reproduisant les couleurs intenses de ces lumières naturelles. Des outils informatiques et physiques lui ont permis de choisir les combinaisons de verres colorés. L’artiste marie les techniques artistiques traditionnelles (le dessin, la peinture, l’impression, le vitrail) avec des méthodes d’analyses scientifiques et des outils numériques.

Fruit d’une collaboration de l’artiste avec des maîtres verriers belges et des fabricants de verre allemands, l’éclat virtuel de Soleil de minuit, démultiplié en 14 étapes, symbolise l’amitié entre les villes de Bruxelles et de Montréal, la mobilité, ainsi que la permanence de la relation entre l’intelligence du sensible et celle du savoir à l’oeuvre dans toute création artistique. L’œuvre est un don de Bruxelles Mobilité à l’occasion des 40 ans du métro de Bruxelles, des 50 ans du métro de Montréal et des 375 ans de Montréal. En contrepartie, la Société de transport de Montréal (STM) offrira une œuvre de l’artiste montréalais Patrick Bernatchez qui sera installée à la station de métro Trône de Bruxelles.

La conférence est organisée en collaboration avec la Délégation Wallonie-Bruxelles au Québec.

À propos d’Adrien Lucca

Né à Paris en 1983, Adrien Lucca vit et travaille à Bruxelles. Depuis plusieurs années, il développe une pratique artistique multiforme (dessins, installations, éditions, conférences) autour d’une étude scientifique de l’utilisation de la lumière et de la couleur. Cette méthode combine l’utilisation d’instruments de mesure de laboratoire avec des algorithmes informatiques et des méthodes artistiques de production.

adrienlucca.wordpress.com

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2017_Esparzavisite_gVue de l'exposition Gilberto Esparza. Plantas autofotosintéticas, Galerie de l'UQAM, 2017

Visites commentées de l'exposition
Gilberto Esparza. Plantas autofotosintéticas

En compagnie des commissaires Nuria Carton de Grammont et Véronique Leblanc

Samedi 10 juin 2017, 13 h 30
En français
et
Samedi 17 juin 2017, 13 h 30
En espagnol

Galerie de l'UQAM


[Plus d'informations]

Venez en apprendre davantage sur l’artiste Gilberto Esparza et son exposition Plantas autofotosintéticas à l’occasion de deux visites commentées en compagnie des commissaires Nuria Carton de Grammont et Véronique Leblanc

Cette première exposition solo au Canada de l’artiste mexicain Gilberto Esparza est principalement consacrée à son œuvre la plus récente, Plantas autofotosintéticas (2013-). À la fois fonctionnelle et utopique, cette œuvre produit une énergie alternative et renouvelable grâce au traitement des contaminants présents dans les eaux usées, en même temps qu’elle interroge l’imaginaire avec lequel nous entrevoyons l’avenir de la ville. L’exposition comprend également un film extrait du vaste projet Plantas nómadas (2008-2013), relatant l’activité d’un robot biologique autonome créé par l’artiste et destiné à vivre aux abords de cours d’eau pollués.

2017_BlaisMetivier_presentation_gCharles-Antoine Blais Métivier, Rough Stuff, 2017, photographie numérique, dimensions variables. Avec la permission de l’artiste.

Présentation d'artiste : Charles-Antoine Blais Métivier

Mardi 23 mai 2017
12 h 45 - 13 h 45
Galerie de l'UQAM
En français

[Plus d'informations]

Dans le cadre de la série L’art observe, la Galerie de l’UQAM vous invite à une présentation de l’artiste Charles-Antoine Blais Métivier, finissant à la maitrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM. À cette occasion, Blais Métivier parlera de sa démarche artistique ainsi que des recherches entreprises durant son parcours à la maitrise. De plus, il pourra présenter plus en détails le contenu de son exposition Objet de recherche.

Objet de recherche de Charles-Antoine Blais Métivier propose une réflexion sur les façons avec lesquelles l’omniprésence des interfaces tactiles et la numérisation des contenus médiatiques transforment notre rapport à l’information. Par l’entremise d’un dispositif participatif, l'exposition tente de révéler les conquêtes culturelles, voire même politiques, dont les expériences sensorielles des usagers font aujourd’hui l’objet.

2017_Esparza_visite9mai_gGilberto Esparza, Plantas autofotosintéticas, vue de l’installation à l’Espacio Fundación Telephónica, Lima, 2014

Visite commentée de l'exposition
Gilberto Esparza. Plantas autofotosintéticas

En compagnie de l'artiste et des commissaires Nuria Carton de Grammont et Véronique Leblanc

Mardi 9 mai 2017, 16 h

Galerie de l'UQAM
En français et en espagnol
La visite sera suivie du vernissage de l'exposition à 17 h 30

[Plus d'informations]

Profitez de la présence exceptionnelle de l'artiste mexicain Gilberto Esparza à Montréal pour l'entendre sur sa démarche et sur les oeuvres présentées dans l'exposition Plantas autofotosintéticas. Seront aussi présentes les deux commissaires de l'exposition, Nuria Carton de Grammont et Véronique Leblanc.

Cette première exposition solo au Canada de Gilberto Esparza est principalement consacrée à son œuvre la plus récente, Plantas autofotosintéticas (2013-). À la fois fonctionnelle et utopique, cette œuvre produit une énergie alternative et renouvelable grâce au traitement des contaminants présents dans les eaux usées, en même temps qu’elle interroge l’imaginaire avec lequel nous entrevoyons l’avenir de la ville. L’exposition comprend également un film extrait du vaste projet Plantas nómadas (2008-2013), relatant l’activité d’un robot biologique autonome créé par l’artiste et destiné à vivre aux abords de cours d’eau pollués. Une série photographique tirée de ce projet sera également présentée à la Maison du développement durable, aux mêmes dates que l’exposition à la Galerie de l’UQAM.

2017_conf27mars_gGraham Fagen, The Slave’s Lament, 2015, image tirée de l’installation audio et vidéo à 5 canaux, dimensions variables. Avec l’aimable permission de l’artiste.

Esclavage et droits humains : enjeux de représentation

Conférences de Charmaine Nelson et Jennifer Carter

Dans le cadre de l'exposition Graham Fagen. Complainte de l'esclave

Lundi 27 mars 2017
17 h à 19 h

Galerie de l'UQAM
En français et en anglais

[Plus d'informations]  

Dans le cadre de l’exposition Graham Fagen. Complainte de l’esclave, la Galerie de l’UQAM reçoit les chercheuses Charmaine Nelson (Université McGill) et Jennifer Carter (UQAM) pour une soirée de conférences qui aborderont la représentation de l’esclavage et de l’asservissement des populations dans l’art, ainsi que des considérations liées à l’archivage, à la transmission et à la conservation de ces histoires pour la postérité.

Les conférences seront précédées d’une courte présentation de l’exposition Graham Fagen. Complainte de l’esclave par la commissaire Louise Déry. L’animation de la soirée sera assurée par Monique Régimbald-Zeiber.

Les conférences

Charmaine Nelson
Fouiller les archives coloniales : les avis de détention d’esclaves, une ressource inexploitée pour les études sur l’esclavage au Canada

(La conférence sera prononcée en anglais)

Selon Ann Laura Stoler, « [l]es administrateurs des colonies étaient de prolifiques producteurs de catégories sociales ». En parallèle, les colonialistes, stratégiquement, réservaient certaines méthodes archivistiques aux personnes non libres. C’est ainsi que l’on a pu caractériser les archives coloniales des empires européens, qu’elles se trouvent en Europe ou dans les colonies, par l’effacement ou la représentation partielle stratégique de l’Africain asservi. Il nous revient dès lors, comme l’explique Stoler, de faire le tri entre « ce qui n’est pas écrit parce que “cela va sans dire” ou que “tout le monde le sait”, ce qui n’est pas écrit parce que l’idée en est encore informulable et ce qui n’est pas écrit parce que ça ne se dit pas ». Poursuivant cette réflexion, j’ajouterais à la liste : ce qui n’est pas écrit parce que si on l’écrivait, on humaniserait en plus la personne réduite à l’esclavage. Cette conférence sera l’occasion de fouiller les archives canadiennes sur l’esclavage, une ressource sous-exploitée qui livre pourtant des informations cruciales sur la vie des personnes asservies. Tout en abordant les avis de détention de fugitifs comme autant de « portraits » d’esclaves, je les examinerai en même temps que d’autres documents d’archives, afin de mettre au jour des moyens de récupérer et d’humaniser les personnes non libres et de prendre ainsi le contrepied de la stratégie d’effacement attribuée aux archives coloniales.

 

Jennifer Carter
Les droits à l’œuvre : Les enjeux du devoir muséal dans les contextes de justice et de réconciliation
(La conférence sera prononcée en français)

Les « musées pour les droits de la personne » constituent un phénomène relativement récent de la sphère culturelle. Ces établissements, qui s’autodéfinissent dans leur nom et leur mission comme des musées consacrés aux droits de la personne, diffèrent un peu, de ce fait, de précurseurs tels que les musées commémoratifs. En effet, dans leurs expositions, leurs pratiques de conservation et leur programmation, ces derniers donnent aux questions des droits humains ou de la justice sociale une orientation plus large. Différents, donc. Mais à quel point ? Et dans quels buts ? Fondés pour la plupart depuis le nouveau millénaire, issus de situations politiques, économiques, sociales et culturelles variées, et ancrés dans des contextes géopolitiques qui vont de l’ancienne dictature à la démocratie libérale, les musées pour les droits de la personne, de plus en plus nombreux, s’adaptent de différentes façons à la conjoncture muséale et humanitaire. La présentation permettra de situer leur émergence dans son contexte muséologique élargi, et de comparer, à partir d’une recherche effectuée au Chili, au Paraguay, au Japon, aux États-Unis et au Canada, tant dans des musées pour les droits de la personne que dans des musées commémoratifs, la nature de leurs discours et de leurs pratiques concernant les droits de la personne. En particulier, on examinera les conditions sous lesquelles ces lieux de mémoire collective s’inscrivent dans la problématique d’une culture des droits de la personne en mutation, par rapport à l’holocauste, à l’esclavage, aux contextes sociaux d’après-dictature et d’après-guerre, à la justice transitionnelle, aux témoignages et aux notions de traumatisme, de réconciliation et de deuil. Ces musées se donnent le défi de conserver et de transmettre un savoir accablant ; pour y arriver, ils doivent préserver un espace de dialogue ouvert à l’expression d’identités et de perspectives multiples. On étudiera ici les différentes stratégies narratives, interprétatives et pédagogiques mises au point dans la génération actuelle des musées commémoratifs et des musées pour les droits de la personne. Cela nous permettra de révéler la transformation du paysage identitaire et des politiques de commémoration qui est en cours dans les établissements prenant en charge des récits douloureux liés aux violations des droits de la personne – et à la lutte toujours actuelle pour ces droits.

Les intervenantes

Charmaine Nelson est professeure d’histoire de l’art à l’Université McGill. Ses champs d’intérêt sont les études féministes postcoloniales et noires, les études transatlantiques de l’esclavage et les études sur la diaspora noire. Son apport à la culture visuelle de l’esclavage, de la race et de la représentation ainsi qu’aux études sur les Noirs au Canada est révolutionnaire. Charmaine Nelson est l’auteure de six ouvrages, dont The Color of Stone: Sculpting the Black Female Subject in Nineteenth-Century America (Minneapolis : University of Minnesota Press, 2007), Representing the Black Female Subject in Western Art (New York : Routledge, 2010) et Slavery, Geography and Empire in Nineteenth-Century Marine Landscapes of Montreal and Jamaica (Surrey : Ashgate/Taylor and Francis, 2016).

Jennifer Carter est directrice des Études supérieures en muséologie ainsi que professeure en Nouvelles muséologies, patrimoines immatériels et objets culturels au Département d’histoire de l’art, à l’Université du Québec à Montréal. Muséologue et historienne de l'art et de l'architecture, elle est titulaire d'un doctorat en histoire et théorie de l'architecture (Université McGill), d'une maîtrise en histoire de l'art (School of the Art Institute of Chicago) et d'un baccalauréat (Honours) en histoire de l'art (Université McGill). Elle a travaillé au sein de musées et de centres d’archives au Canada, notamment au Centre Canadien d'Architecture, au Musée des Beaux-Arts de l'Ontario et à la Canadian Architecture Collection de l’Université McGill, Montréal. À titre de commissaire, elle a co-organisé les expositions Drawing from Ideas, Building from Books : Architectural Treatises in the McGill University Library, Women and Homelessness et Safdie's Sixties: Looking Forward to Looking Back. Ses recherches s’orientent selon deux axes principaux : la relation du musée, de la défense des droits et de la justice sociale (subventionnées par le CRSH et le FRQSC), ainsi que les relations entre la représentation, l'architecture des musées et l’expographie. Elle a rédigé et co-rédigé des articles dans des livres et revues internationaux et travaille actuellement au manuscrit Museums in a Culture of Human Rights: New Museums Around the Globe (Royaume-Uni : Routledge/Taylor and Francis).

Monique Régimbald-Zeiber vit et travaille à Montréal. Très tôt, elle s’est intéressée à l’écriture et au politique dans l’art. En 1980 elle obtenait un doctorat en littérature qui proposait une lecture croisée des écrits et pratiques picturales de l’avant-garde russe. Elle a été professeure à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM de 1992 à 2012.  Elle en a été la directrice pendant 4 ans. Elle a aussi été vice-doyenne à la recherche et à la création de la Faculté des arts de l’UQAM. Peintre, elle a, depuis une vingtaine d’années, développé une démarche qui interroge la construction du regard et de l’histoire, en particulier celle des femmes. Elle le fait dans et par des croisements de peinture et d’écriture. Ses œuvres font partie de différentes collections dont celles du Musée national des beaux-arts du Québec, du Musée d’art contemporain de Montréal et de la Galerie de l’UQAM. Elles ont été exposées au Québec, au Canada et en Europe. Son travail fait l’objet de plusieurs expositions individuelles, dont Éclats de Rome, à la galerie La Nube di Oort (Rome, 2008) et Les dessous de l’histoire (2) à la Galerie B 312 (Montréal, 2011-2012). En 1996, elle a fondé, avec Louise Déry, directrice de la Galerie de l’UQAM, les Éditions les petits carnets.

 

2017_GF_visite1_gGraham Fagen, The Slave’s Lament, 2015, image tirée de la vidéo, installation audio et vidéo à 5 canaux, dimensions variables. Avec l’aimable permission de l’artiste.

Visite commentée de l'exposition
Graham Fagen. Complainte de l'esclave

En compagnie de la commissaire Louise Déry

Jeudi 2 mars 2017, 12 h 45 - 13 h 45

Galerie de l'UQAM
En français

[Plus d'informations]

Découvrez le travail remarquable de l’Écossais Graham Fagen en visitant son exposition Complainte de l’esclave en compagnie de la commissaire Louise Déry.

L’exposition propose un ensemble d’œuvres de l’artiste multidisciplinaire Graham Fagen sur le thème de l’esclavagisme et de l’implication écossaise dans le sort des populations africaines déportées dans les Caraïbes au 18e siècle. Les dessins présentant l’aspect de masques ou de portraits, les photographies de paysage marin ainsi que l’imposante installation vidéographique et musicale réunis dans cette exposition explorent les tensions et les émotions provoquées par le colonialisme et la traite des esclaves noirs. Alors que les manifestations de réconciliation et de rédemption nous mobilisent aujourd’hui de manière sensible par rapport à l’asservissement économique et à l’oppression culturelle des peuples – qu’ils soient autochtones, issus de l’immigration ou soumis aux formes actuelles d’une servitude sournoise –, le questionnement national et identitaire que pose Graham Fagen s’érige avec une rare pertinence sur une critique de l’héritage culturel et social.

02_AlbertaWhittle_MammmmmmywataAlberta Whittle, Mammmmmmmyyywata Presents Life Solutions International, 2016, image tirée du film. Avec l’aimable permission de l’artiste.

AfroScots

Programme de films, vidéos et oeuvres sonores

Commissaire : Mother Tongue (Glasgow)
Artistes : Rayanne Bushell, Irineu Destourelles, Kapwani Kiwanga, Maud Sulter, Tako Taal et Alberta Whittle

25 février 2017, 13 h

CDEx
Université du Québec à Montréal
Pavillon Judith-Jasmin, local J-R930
405 Ste-Catherine Est, Montréal

[Plus d'informations]

La Galerie de l’UQAM invite le duo de commissaires Mother Tongue, basé à Glasgow en Écosse, à proposer un programme de films, vidéos et œuvres sonores. Sous le titre AfroScots, ce programme rassemble des œuvres de six artistes d’ascendance africaine ou caribéenne ayant, à certains moments de leurs carrières, vécu, exposé et travaillé en Écosse. Les œuvres se côtoient et se répondent ici pour esquisser une réflexion identitaire d’une indéniable actualité.

La projection est organisée dans le cadre du Mois de l’histoire des noirs à Montréal et en dialogue avec l’exposition Graham Fagen. Complainte de l’esclave, à voir à la Galerie de l’UQAM du 24 février au 8 avril 2017.

AfroScots

« AfroScots » est un terme qui fait référence aux personnes d’ascendance africaine ou caraïbéenne vivant en Écosse. Relativement récent, il a gagné en popularité depuis une dizaine d’années. Il ne s’agit pas d’une catégorie officielle établie par le gouvernement, plutôt d’un référent identitaire informel issu de la population. L’expression est de plus en plus présente dans le domaine public, mais elle demeure problématique à certains égards.

Dans le cadre de ce programme de vidéos, le terme « AfroScots » est employé comme moyen de tracer le contour d’un groupe de praticiens dont le travail s’étend sur trois générations et qui ont – maintenant ou dans le passé – vécu, travaillé ou étudié en Écosse. Composé d’œuvres filmiques, vidéographiques et sonores, le travail de six de ces artistes est rassemblé pour la première fois dans un même espace et invité à dialoguer. Ce faisant, le programme veut donner lieu à de nouvelles lectures et interprétations des œuvres et mettre au jour le terrain qu’elles partagent éventuellement.

Dans la préparation de ce programme, la méthode privilégiée a consisté à récupérer des œuvres existantes, mais le contexte était tel que certains participants ont choisi de réagir par une nouvelle œuvre. Celles qui ont été retenues ont en commun de négocier des identités nouvelles et en mouvance, autour de thèmes récurrents comme les relations interpersonnelles (famille, amitié, sexualité) et la langue. Le programme cherche de plus à ouvrir le dialogue sur la diversité des arts en Écosse, et à interroger les notions de présence et de visibilité.

Les artistes

Née à Glasgow, d’ascendance écossaise et ghanéenne, Maud Sulter (1960-2008) était écrivaine, poète, dramaturge, historienne de la culture et artiste ; son œuvre regroupe des installations, des photographies et des vidéos. Titulaire d’une maitrise en théorie photographique, elle s’est fait connaitre en 1986 à titre de commissaire de l’exposition Check It au Drill Hall de Londres, et comme artiste lors de l’exposition The Thin Black Line mise sur pied par Lubaina Himid à l’ICA. Par la suite, son travail a été présenté au Victoria and Albert Museum, en 1987 ; à la Biennale de Johannesburg, en 1996 ; et à la Scottish National Portrait Gallery, en 2003. Elle a fondé et dirigé la galerie londonienne Rich Women of Zurich, qui fait la promotion de la diversité culturelle et des artistes en milieu de carrière. Les œuvres de Maud Sulter figurent dans les collections du Victoria and Albert Museum, du British Council et du Scottish Arts Council, et dans l’Arts Council Collection et la Scottish Parliament Collection, entre autres.

D’abord étudiante en anthropologie et religions comparées à l’Université McGill, puis inscrite au programme La Seine de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, Kapwani Kiwanga a été artiste en résidence à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts, à Paris ; au Fresnoy - Studio national des arts contemporains, à Tourcoing ; à la fondation Mu, à Eindhoven ; et à la galerie Le Manège, à Dakar. Ses films et vidéos ont été sélectionnés pour deux prix BAFTA, et récompensés dans divers festivals internationaux. Des expositions lui ont été consacrées au Centre Pompidou et à la Fondation Ricard, à Paris ; au Centre of Contemporary Art, à Glasgow ; à Paris Photo ; et à Art Catalyst, à Londres.

Alberta Whittle est une artiste, chercheuse et éducatrice barbadienne. Sa pratique consiste à chorégraphier des installations interactives, des interventions et des performances, œuvres in situ présentées dans des lieux publics ou privés. Au premier plan de ses recherches : une analyse des stratégies créatives employées pour mettre en cause l’autorité du pouvoir postcolonial, ses conséquences et son héritage. Alberta Whittle a participé à diverses expositions solos et collectives, notamment au pavillon de Johannesburg de la 56e Biennale de Venise ; à Framer Framed, à Amsterdam ; à la galerie David Dale, en Écosse ; à Bozar, à Bruxelles, et à la National Art Gallery, aux Bahamas. En 2016, The Polity of Φ, un projet de recherche entrepris avec l’artiste et écrivain Deniz Uster, a été présenté à la galerie Intermedia à l’occasion de l’International Arts Festival de Glasgow.

Sur différents supports, et souvent en explorant les interstices entre la peinture, le texte et l’image en mouvement, Irineu Destourelles raconte ses expériences des lieux et de leurs pratiques sociales, avec un intérêt particulier pour la reproduction du discours colonial en contexte contemporain. Il est né au Cap Vert, une ancienne colonie portugaise d’Afrique de l’Ouest, puis a déménagé à Lisbonne quand il avait quatre ans. Il a reçu sa formation à la Willem de Kooning Akademy de Rotterdam, et au Central St. Martins College of Art & Design, et ses œuvres vidéographiques ont été projetées à la Transmediale de Berlin, à l’ICA de Londres et à la Hangar Bicoca de Milan, entre autres. Irineu Destourelles vit à Édimbourg, en Écosse.

Née au Pays de Galles, d’ascendance gambienne et galloise, Tako Taal a obtenu en 2015 un baccalauréat ès arts avec spécialisation en pratique des arts contemporains de la Gray’s School of Art d’Aberdeen. Avant ses études, elle a travaillé en cinéma pour une boite de production indépendante de Berlin. Ses projets les plus récents comprennent Tracing the [public] Garden Wall, à Glasgow ; Only the Improvisation remains Constant, à Aberdeen; et RSA New Contemporaries, à Édimbourg. Tako Taal vit à Glasgow.

Rayanne Bushell vit à Glasgow, en conflit incessant avec un lieu qui serait le sien. Motivés par un désir d’interroger l’histoire et ce qu’elle nous a laissé, les projets de Rayanne explorent (et collaborent afin de créer) les espaces et les pratiques physiques et virtuels conçus par les personnes de couleur en quête de sécurité et luttant pour survivre. Rayanne produit des œuvres photographiques, textuelles et sonores, organise en même temps des ateliers, des fêtes et une bibliothèque, et siège à un comité de la galerie Transmission, un centre d’artistes autogéré de Glasgow.

 

Les commissaires

Fondé en 2009 par Tiffany Boyle et Jessica Carden, Mother Tongue est un collectif de commissaires d’expositions indépendants guidés par la recherche. Leur pratique du commissariat d’expositions recoupe leurs champs d’intérêt en recherche, notamment (et non exclusivement) le postcolonialisme, le langage, la traduction, le patrimoine, les identités, le fait d’être autochtone, la migration et le mouvement. Depuis 2009, Mother Tongue a produit des expositions, des programmes de films, des évènements discursifs, des collections d’affiches et des émissions radiodiffusées, en partenariat avec des galeries, des musées et des festivals.

Le collectif a entreprit des résidences en Écosse, en Suède, en Finlande et à La Barbade, après avoir participé au programme CuratorLab du College of Arts, Crafts and Design de l’Université Konstfack, à Stockholm. Mother Tongue est l’une des équipes de partenaires derrière la nouvelle bourse Tilting Axis, qui offre à un praticien des Caraïbes la possibilité de consacrer une année à des recherches, dans la région et en Écosse. La bourse est financée par le British Council – Scotland, et offerte en collaboration avec le CCA de Glasgow, la galerie David Dale et Hospitalfield. Mother Tongue bénéficie en ce moment  d’une subvention de recherche du Paul Mellon Centre for Studies in British Art pour la réalisation future d’une exposition AfroScots, qui repose sur des recherches en archives et dans des collections et rassemble dans un même récit, pour la première fois, le travail d’artistes noirs en Écosse, dans une perspective à la fois historique et actuelle. mothertongue.se

 

Appuis

AfroScots_Appuis

 


2017_SullivanEuguelionne_gVue de l’exposition Françoise Sullivan. Trajectoires resplendissantes, Galerie de l’UQAM, 2017. Avec l’aimable permission de l’artiste et de la Galerie Simon Blais, Montréal. © Françoise Sullivan / SODRAC (2017)

Une soirée avec l'Euguélionne et Françoise Sullivan

Mercredi 15 février 2017
17 h 00 - 19 h 00
Galerie de l'UQAM
En français

[Plus d'informations]

Dans une ambiance conviviale, L’Euguélionne – librairie féministe vous invite à (re)découvrir le travail de l’artiste Françoise Sullivan à travers l’exposition solo Trajectoires resplendissantes, à voir à la Galerie de l’UQAM jusqu’au 18 février 2017.

En compagnie de l’artiste et de Louise Déry, commissaire de l’exposition, ce sera l’occasion d’apprécier un ensemble varié d’œuvres – dont plusieurs sont inédites – de celle qui s’impose comme l’une des figures les plus marquantes de l’histoire de l’art du Québec et du Canada. Les œuvres réunies dans l’exposition – incluant des photographies, des peintures, des performances, des chorégraphies et des textes - font converger plusieurs trajectoires conceptuelles tributaires d’un questionnement sur le sens et la pratique de l’art. Les trajectoires de Françoise Sullivan, si resplendissantes et combien « libérantes », selon le mot de Borduas, éclairent notre histoire récente autant que l’instant présent.

Plus largement, l’évènement du 15 février permettra au public de se familiariser avec la Galerie de l’UQAM et l’Euguélionne, deux lieux presque voisins affirmant un engagement constant envers les pratiques d’artistes femmes. La soirée se conclura par un cocktail.

Entrée libre

L’Euguélionne, librairie féministe est une coopérative de solidarité à but non-lucratif. Ayant une large sélection de livres neufs et usagés, de zines et d’art imprimé. La librairie se spécialise dans la littérature des femmes* (roman, poésie, bande-dessinée, essai, jeunesse) et les ouvrages féministes, queer, lesbiens, gais, bisexuels, trans, intersexe, asexuel et agenre, two-spirited, anti-racistes, anti-coloniaux, etc. L’Euguélionne, librairie féministe organise également une diversité d’événements littéraires et féministes: lancements, cercles de lecture, conférences, ateliers, discussions, etc.
librairieleuguelionne.com

2017_SullivanVisites_gVue de l’exposition Françoise Sullivan. Trajectoires resplendissantes, Galerie de l’UQAM, 2017. Avec l’aimable permission de l’artiste et de la Galerie Simon Blais, Montréal. © Françoise Sullivan / SODRAC (2017)

Visites commentées de l'exposition
Françoise Sullivan. Trajectoires resplendissantes

En compagnie de la commissaire Louise Déry

Mardi 17 janvier 2017, 12 h 45 - 13 h 45
et
Jeudi 9 février 2017, 17 h 30 - 18 h 30
Galerie de l'UQAM
En français

[Plus d'informations]

Dans le cadre d’une visite conviviale, venez découvrir l’exposition Françoise Sullivan. Trajectoires resplendissantes à travers le regard aiguisé de Louise Déry, commissaire de l’exposition et directrice de la Galerie de l’UQAM, qui collabore avec l’artiste depuis plus de trente ans.

Les œuvres réunies dans l’exposition font converger plusieurs trajectoires conceptuelles de celle qui s’impose comme l’une des figures les plus marquantes de l’histoire de l’art du Québec et du Canada. Selon Louise Déry, « la conscience et le corps s’y révèlent en état d’alerte ; l’intuition du lieu et l’acuité de l’instant en ont impulsé l’apparition ; la destinée personnelle et les mythes collectifs en ont conditionné la poussée imaginante. C’est ainsi que le sol gelé d’un paysage hivernal, le site déifié d’un quartier de raffineries, la légende désenchantée de nos héros inquiétés, la rencontre inusitée de deux jeunes visages par delà le temps ou encore les mots offerts pendant que la peinture se dit ou se tait et que les corps chorégraphiés s’activent ou se figent, deviennent, chez Françoise Sullivan, une constellation de circonstances porteuses de significations. »

2017_PlantePresentation_gVue de l'exposition Jonathan Plante. Angle mort, 2017, Galerie de l'UQAM

Présentation d'artiste : Jonathan Plante

Mardi 7 février 2017
12 h 45 - 13 h 45
Galerie de l'UQAM
En français

[Plus d'informations]

Dans le cadre de la série L’art observe, la Galerie de l’UQAM vous invite à une présentation de l’artiste Jonathan Plante, finissant à la maitrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM. À cette occasion, Plante parlera de sa démarche artistique ainsi que des recherches entreprises durant son parcours à la maitrise. De plus, il pourra présenter plus en détails le contenu de son exposition en cours, Angle mort.

Chez Jonathan Plante, l’Angle mort, c’est l’écart créé par la mise en mouvement de l’image. La série de tableaux-écrans qui compose l’exposition à la Galerie de l’UQAM, en revisitant la peinture abstraite, l’art optique et cinétique, ainsi que le cinéma expérimental, explore, amplifie et systématise le caractère plastique du mouvement. Des peintures et des impressions sérigraphiques réalisées sur des supports lenticulaires offrent des images qui mettent en évidence le lien indissociable entre le déplacement du spectateur et sa perception.

2017_SullivanDroitdebout_gFrançoise Sullivan et les interprètes de Droit debout en répétition, 2016, Galerie de l’UQAM. Avec l’aimable permission de l’artiste et de la Galerie Simon Blais, Montréal. © Françoise Sullivan / SODRAC (2017)

Droit debout

Chorégraphie de Françoise Sullivan

Représentations de la chorégraphie (durée de 10 min)
Samedi 21 janvier 2017
15 h, 15 h 30 et 16 h

Suivies d'une
Conversation entre Françoise Sullivan et Louise Déry
16 h 30
En français

Galerie de l'UQAM
Entrée libre

Avec les danseurs Michèle Febvre, Paul-André Fortier, Dana Michel, Myriam Arseneault, Andréa Corbeil, Denis Lavoie et Nicolas Patry. Le texte de Françoise Sullivan qui accompagne la chorégraphie sera interprété par Christiane Pasquier.

[Plus d'informations]

Le samedi 21 janvier prochain, la Galerie de l’UQAM présentera la chorégraphie Droit debout, composée en 1973 par Françoise Sullivan. Trois représentations de la pièce, d’une durée d’une dizaine de minutes, auront lieu à 15 h, 15 h 30 et 16 h. Suivra, à 16 h 30, une conversation entre Françoise Sullivan et Louise Déry, directrice de la Galerie de l’UQAM et commissaire.

Ces événements sont organisés dans le cadre de l’exposition Françoise Sullivan. Trajectoires resplendissantes, à voir à la Galerie de l’UQAM jusqu’au 18 février 2017.

Droit debout

Créée initialement à la Galerie III de Montréal en 1973 avec les danseurs du Groupe de la Place Royale fondé par Jeanne Renaud, cette chorégraphie a été reprise le 17 février 1974 pour l’exposition Périphéries, organisée par les membres du centre d’artistes Véhicule Art au Musée d’art contemporain de Montréal. Toujours avec le Groupe de la Place Royale, l’œuvre fut présentée l’année suivante à la Kensington Art Association et au Centre for Experimental Art and Communication de Toronto, de même qu’au Agnès Etherington Art Centre de Kingston. Elle n’a jamais été produite depuis.

À l’heure où nous redécouvrons plusieurs travaux d’art conceptuel de l’artiste Françoise dans le cadre de Trajectoires resplendissantes, Droit debout saura surprendre par le caractère dépouillé de la chorégraphie. Il s’agit en quelque sorte d’une non-danse minimaliste qui implique de la part des six danseurs réunis une grande capacité d’intériorité et de concentration convoquant les parties du corps signalées dans un puissant texte écrit par l’artiste. Christiane Pasquier en livre une lecture étonnante, scandant les strophes en decrescendo et offrant les mots comme des corps à entendre autant qu’à voir.

Les artistes

Françoise Sullivan est entrée dans l’histoire à la fois comme danseuse, chorégraphe et artiste en arts visuels. Elle fut l’un des membres fondateurs du groupe des Automatistes auprès de Paul-Émile Borduas et signataire du manifeste Refus global en 1948. À compter des années 1960, son travail se diversifie alors qu’elle s’adonne à la sculpture, la photographie, l’installation et la performance. C’est pourtant la peinture qui l’attire le plus intensément au fil des ans et elle continue de s’y employer avec une énergie impressionnante aujourd’hui. Plusieurs raisons contribuent à faire de Françoise Sullivan l’une des figures marquantes de l’histoire de l’art du Québec et du Canada, ce dont témoignent les nombreuses distinctions qui lui ont été décernées : Prix Paul-Émile Borduas, Ordre du Québec et Ordre du Canada, Prix du Gouverneur général du Canada, Prix Gershon Iskowitz, etc. Ces marques de reconnaissance viennent souligner le parcours exceptionnel et la diversité créatrice de son œuvre et de sa prodigieuse carrière. Il faut rappeler les rétrospectives du Musée d’art contemporain de Montréal (1981), du Musée national des beaux-arts du Québec (1993), du Musée des beaux-arts de Montréal (2003) et du Musée des beaux-arts de l’Ontario (2010) et souligner, parmi le nombre impressionnant de participations à des expositions collectives au Canada, en Europe et aux États-Unis, On Line: Drawing Through the Twentieth Century au Museum of Modern Art de New York (2010) et The Automatiste Revolution: Montreal 1941-1960 successivement à la Varley Art Gallery, Unionville, Ontario (2010) et à l’Albright-Knox Art Gallery de Buffalo. Elle est représentée par la Galerie Simon Blais de Montréal.

Danseuse pendant plus de 15 ans, principalement pour le Groupe Nouvelle Aire et Fortier Danse Création, détentrice d’un doctorat en Arts et Sciences de l’Art de l’Université Paris VIII, Michèle Febvre a fait partie du corps professoral du département de danse de l’UQAM dès son ouverture en 1979 et jusqu’à sa retraite en 2004. Elle a publié Danse contemporaine et théâtralité (Paris, Édition Chiron, 1995), dirigé La danse au défi (Parachute,1987), codirigé « Danse et altérité » pour la revue Protée (2001) et participé aux collectifs Corps témoins (Herbes Rouges,1991 et 1992), Jean-Pierre Perreault, chorégraphe (Herbes Rouges,1991) et Les vendredis du corps (FIND\Cahiers de Théâtre Jeu,1993), Ode au corps. Une histoire de danse (Banff CenterPress, 2002). Elle est responsable de publication et coauteure de Jean-Pierre Perreault. Regard Pluriel (2001), Jean-Pierre Perreault. Alternate Visions (2004) et de Anatomie du vertige. Ginette Laurin : vingt ans de création (2005) aux Éditions Les heures bleues. Elle a également collaboré aux revues Protée, Spirale, Jeu et au catalogue Françoise Sullivan, édité par le Musée des Beaux-Arts de Montréal (2003). Elle était récemment interprète du solo Cheese du chorégraphe Nicolas Cantin.

Chorégraphe, interprète et pédagogue, Paul-André Fortier a créé à ce jour une cinquantaine d’œuvres. Bardé de prix et de distinctions, dont le prestigieux Prix du Gouverneur général de la réalisation artistique 2012, ce pionnier de la danse contemporaine québécoise se caractérise par la rigueur et l’élégance de son style, un intérêt pour les tensions personnelles ou sociétales et son gout des contraintes et du risque, qui s’est particulièrement exprimé dans Solo 30X30 (2006) et dans l’approche plus performative de ses œuvres récentes. Attiré par la danse dans la vingtaine, il participe aux premières créations d’Édouard Lock et de Daniel Léveillé au sein du Groupe Nouvelle Aire, où il signe bientôt des chorégraphies provocatrices et transgressives. Après un séjour de perfectionnement à Paris, il fonde Fortier Danse-Création à Montréal en 1981. Il multiplie les collaborations avec des plasticiens tels que Betty Goodwin, Pierre Bruneau, Takao Minami, Edward Poitras et Rober Racine. À Montréal, il présentait récemment Misfit Blues au Festival TransAmériques et était du projet Pluton – acte 2 de La 2e porte à gauche.  fortier-danse.com

Originaire d’Ottawa, Dana Michel est aujourd’hui installée à Montréal. Ex-sportive professionnelle, elle est diplômée du BFA en danse contemporaine de l’Université Concordia. En 2013, elle signe Yellow Towel, un solo acclamé par la critique, présenté en première au Festival TransAmériques (FTA), qui la propulse sur la scène internationale. L’œuvre a figuré dans le top dix du magazine new-yorkais Time Out et un prix spécial a été accordé à l’artiste au prestigieux festival ImPulsTanz de Vienne pour souligner l’excellence de sa production artistique. Ses productions ont été présentées dans plusieurs villes d’Amérique du Nord, d’Europe et du Royaume-Uni. Elle est artiste en résidence à l’Usine C et à Dancemakers depuis 2015. Lors de la dernière édition du FTA, elle présentait Mercurial George, solo par la suite accueilli en tournée dans de nombreux festivals internationaux.

Formée dès son jeune âge en musique puis au collégial en création littéraire, Myriam Arseneault poursuit sa formation en danse contemporaine au département de danse de l’UQAM depuis 2014. Interprète sensible et charismatique, elle danse pour la compagnie Je suis Julio lors du Festival Quartiers Danses en 2015 et pour l’exposition do it Montréal à la Galerie de l’UQAM en 2016, sous la direction de Danièle Desnoyers. Myriam est habitée par l’art et l’iconographie religieuse qu’elle aborde lors de la création de Virgin Weight, un solo qu’elle interprète et présente à Passerelle 840. Touchée par les bienfaits de l’art communautaire, elle offre des ateliers de création en danse dans le cadre d’un stage au centre Paul-Émile Léger, résidence pour personnes ayant un handicap physique. Son enthousiasme pour la recherche en mouvement est nourri par divers projets étudiants et professionnels, notamment avec la compagnie de théâtre Matériaux composites. Myriam approfondit son vocabulaire gestuel grâce au GAGA, aux arts martiaux et aux diverses approches somatiques.

C’est d’abord à travers la gymnastique et le cirque acrobatique qu’Andréa Corbeil s’initie aux pratiques corporelles. Sa rencontre avec Marie-Ève Albert, fondatrice de la ligue d’improvisation dansée Les Imprudanses, l’initie à la danse et l’incite à poursuivre sa formation au baccalauréat en danse à l’UQAM. À l’aboutissement de son parcours universitaire, elle est récipiendaire de la Bourse William-Douglas, remise à une étudiante se démarquant par son implication et l’excellence de son dossier académique. Comprendre l’être humain est depuis longtemps au centre de ses préoccupations et c’est en ce sens qu’elle s’investit dans l’étude du yoga, obtenant le titre d’enseignante en 2015. Parmi les œuvres de son cru, elle mène à terme en 2016, dans un désir d’engagement social pour la condition des femmes, le projet Mont de Vénus présenté au Théâtre Aux Écuries. On compte, parmi les artistes émergents pour qui elle a eu la chance de danser, des créateurs comme Sasha Kleinplatz, Helen Simard et Raphaëlle Perreault. Dans les dernières années, elle a pris part comme interprète aux créations Playdate de la 2e Porte à gauche et Adoptée vive de Pascale Talbot, en plus de participer à l’exposition do it Montréal à la Galerie de l’UQAM, sous la direction de Danièle Desnoyers. Depuis peu, elle travaille comme interprète pour Dave St-Pierre.

Denis Lavoie est diplômé du programme d’interprétation du département de danse de l’UQAM et a œuvré à titre de danseur auprès de plusieurs chorégraphes jusqu’en 1992. Par la suite, c’est comme concepteur de costumes, surtout en danse et en théâtre, qu’il fait sa marque. Il figure, entre autres, au programme des productions de Fortier Danse-Création (Paul-André Fortier), Le Carré des Lombes (Danièle Desnoyers) Cas Public (Hélène Blackburn), O Vertigo (Ginette Laurin), ainsi que des Grands Ballets Canadiens, du Ballet national du Canada, des Ballets Jazz de Montréal, du American Ballet Theater, du San Francisco Ballet et du Théâtre National de Slovaquie. Il conçoit en 1994, la garde-robe de Mick Jagger pour le Vodoo Lounge Tour des Rolling Stones. Au théâtre, Denis Lavoie collabore avec plusieurs metteurs en scène dont Claude Poissant, Martin Faucher, Fernand Rainville et Serge Postigo. Parallèlement à ses activités de concepteur, il poursuit depuis plus de dix ans un travail de formation en dispensant cours, séminaires et ateliers sur le costume pour différentes institutions d’enseignements et organismes.

Nicolas Patry est diplômé de l’École de danse contemporaine de Montréal (2008). Son cheminement est grandement nourri par sa rencontre avec l’artiste Mélanie Demers alors qu’il se joint à l’équipe de Mayday pour la création de Junkyard/Paradis en 2009. Ces dernières années, il a collaboré entre autres avec Pigeons International, Thierry Huard, Virginie Brunelle et Fleuve Espace Danse - Chantal Carron. Il explore présentement les univers de Parts & Labour pour la nouvelle création La vie attend et d’Estelle Clareton et Olivier Kemeid pour La nuit solitaire, toutes deux prévues pour 2017. Il intègre l’équipe du Carré des Lombes de Danièle Desnoyers en 2013 pour l’ensemble du répertoire de la compagnie. Nicolas s’entraine assidument en Continuum Movement avec Linda Rabin et en Qi Gong avec Fragments libres - Marie-Claude Rodrigue.

Christiane Pasquier a beaucoup joué au théâtre, interprétant des classiques :  Les Femmes savantes de Molière (TNM, mise en scène de Denis Marleau), Bajazet (Espace GO, mise en scène de Claude Poissant) Andromaque de Jean Racine (TNM, mise en scène de Lorraine Pintal); et des personnages de fables contemporaines, notamment dans les mises en scène de Denis Marleau : Les Reines (Théâtre d’aujourd’hui) et Ce qui meurt en dernier (Espace GO) de Normand Chaurette, Le Complexe de Thénardier de José Pliya (Espace GO), Une Fête pour Boris de Thomas Bernhard (Festival d’Avignon, Usine C), ainsi que dans Le Dieu du carnage de Yasmina Reza, mis en scène par Lorraine Pintal au TNM. On l’a vue aussi dans Marivaux (Le Prince travesti) et Musset (On ne badine pas avec l’amour), deux mises en scène de Claude Poissant. À la télévision, elle était Gisèle dans la série Les Hauts et les bas de Sophie Paquin et Claudette dans Les Beaux Malaises. Elle est présentement Colette dans Mémoires vives et Carole dans Catastrophe. Elle a aussi mis en scène Les Femmes savantes de Molière (Théâtre du Trident), Credo de Enzo Cormann (Espace GO) ;  Elle est là (Espace GO) et Pour un oui ou pour un non de Nathalie Sarraute (Prospero) et mis en lecture un Portrait de Gertrude Stein (Festival de Trois).  Au cinéma, on l’a vue notamment dans Le bonheur des autres de Jean-Philippe Pearson.

2017_Paiement_gAlain Paiement, Mosaïque fluide (détail), 2005, impression à jet d’encre pigmentée sur support en polyester et montée sous acrylique sur verre trempé, 220 x 1530 cm. Pavillon des sciences biologiques de l'UQAM.

Oeuvres d'art public de Françoise Sullivan et d'Alain Paiement

Visites commentées au campus des sciences de l'UQAM

Jeudi 12 janvier 2017
12 h 45 - 13 h 45
et
Mercredi 25 janvier 2017
17 h 30 - 18 h 30

Hall du pavillon Président-Kennedy (UQAM)
En français

[Plus d'informations]

Durant tout le mois de janvier, la collection d’art public de l’UQAM sera mise en vedette sur la plateforme web Art public Montréal, une initiative de la Ville de Montréal visant à rassembler les œuvres d’art public présentes sur le territoire de la métropole.

Dans ce cadre, la Galerie de l’UQAM vous invite à découvrir trois œuvres intégrées à l’architecture du campus des sciences de l’UQAM. À l’occasion de deux visites commentées, un médiateur présentera brièvement l’œuvre Montagne de Françoise Sullivan (pavillon Président-Kennedy), nouvellement restaurée, de même que Mosaïque fluide et Expansion d’Alain Paiement (pavillon des sciences biologiques). Une occasion unique, notamment pour les usagers de l’UQAM, d’en apprendre davantage sur ces œuvres qui habitent le quotidien.

Ces visites sont aussi organisées dans le contexte de l’exposition Françoise Sullivan. Trajectoires resplendissantes, présentée à la Galerie de l’UQAM du 11 janvier au 18 février 2017.

2016_artobserve_pocreau3_gVue du projet musée-école dans l'exposition Yann Pocreau. Patrimoines, 2016, Galerie de l'UQAM

Muséologie, hôpitaux et patrimoines

Forum étudiant accompagnant l'exposition Yann Pocreau. Patrimoines

Vendredi 7 octobre 2016
10 h - 12 h
Galerie de l'UQAM
En français

Panélistes : Isabelle Algrin, Sylvain Caron,  Anne Castelas, Marie-Charlotte Franco, Justine G. Chapleau, Samantha Gauvin, Emilie Girard, Marie-Ève Goulet, Élisabeth Meunier, Charlotte Moreau de la Fuente, Mathieu St-Gelais, Emmanuelle Trudeau-Morin

[Plus d'informations]

Vendredi le 7 octobre, la Galerie de l’UQAM tiendra un forum étudiant autour de l’exposition Patrimoines de l’artiste Yann Pocreau, à voir à la Galerie jusqu’au 8 octobre. Ce forum portera sur le projet musée-école, une collaboration inédite entre le département de muséologie de l’UQAM et le CHUM, dont des traces sont incluses dans Patrimoines.

Depuis 2013, le projet musée-école, organisé dans le cadre du séminaire Collections et conservation de la maîtrise en muséologie (UQAM), a permis à plus de cent étudiants de relever les traces des histoires hospitalières de Saint-Luc, de l’Hôtel-Dieu et de Notre-Dame. Cet évènement sera l’occasion de revenir sur les expériences des étudiants participants et de discuter des enjeux auxquels ils ont fait face sur le terrain en contexte hospitalier.

2016_artobserve_pocreau2_gVue de l'exposition Yann Pocreau. Patrimoines, 2016, Galerie de l'UQAM

Visites commentées de l'exposition Patrimoines

En compagnie de l'artiste Yann Pocreau

Mercredi 14 septembre 2016, 17 h 30 - 18 h 30
et
Vendredi 7 octobre 2016, 12 h 45 - 13 h 45
Galerie de l'UQAM
En français

[Plus d'informations]

Venez rencontrer Yann Pocreau à l’occasion de visites conviviales de son exposition Patrimoines. Des occasions idéales pour en apprendre davantage sur le contexte et le processus de création des oeuvres présentées dans l’exposition. Ce seront aussi des moments privilégiés pour discuter avec l’artiste et d’autres visiteurs des enjeux cernés par ce projet qui soulève les questions de l’art et de la santé, de la mémoire, de la lumière et de leurs impacts sur le bien-être.

2016_artobserve_meyer_gVue de l'exposition Lieven Meyer. Away From Keyboard, 2016, Galerie de l'UQAM

Présentation d'artiste : Lieven Meyer

Mardi 27 septembre 2016
12 h 45 - 13 h 45
Galerie de l'UQAM
En français

[Plus d'informations]

Dans le cadre de la série L’art observe, la Galerie de l’UQAM vous invite à une présentation de l’artiste Lieven Meyer, finissant à la maitrise en arts visuels et médiatiques à l’UQAM. Il y étayera sa démarche artistique ainsi que les recherches entreprises durant son parcours à la maitrise. Ce sera aussi l’occasion d’approfondir le contenu de son exposition en cours, Away From Keyboard, laquelle explore notre rapport aux idéaux, entre la matérialité de la sculpture et l’évanescence des identités développées en ligne.

2016_artobservepocreau_gYann Pocreau, La chambre, 2016, installation

Arts actuels et soins de santé : un espace partagé

Table ronde accompagnant l'exposition Yann Pocreau. Patrimoines

Lundi 12 septembre 2016
13 h 30 - 17 h
Galerie de l'UQAM
En français

Invités : Azad Chichmanian, Tamar Tembeck, Dr Réjean Thomas, Mona Trudel, Yann Pocreau, Marie-Charlotte Franco
Animation : Louise Déry


[Plus d'informations] Le premier évènement de la série L'art observe consiste en une table ronde accompagnant l’exposition Patrimoines de l’artiste Yann Pocreau. Fruit d’un travail effectué dans le cadre du programme de résidence d’été de la Galerie de l’UQAM, l’exposition s’inscrit dans le contexte de la construction du nouveau Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) en lieu et place de l’Hôpital Saint-Luc. En résulte un projet où dialoguent patrimoine matériel et immatériel, œuvres et objets, récits et artéfacts. Il ouvre les questions de l’art et de la santé, de la mémoire, de la lumière et de leurs impacts sur le bien-être.

La table ronde

Composée d’un panel d’experts variés (historiennes de l’art, muséologue, artiste, architecte et médecin), cette table ronde sera l’occasion de réfléchir et d’échanger sur différents enjeux qui relient l’art, l’architecture et la médecine. Au croisement de ces trois disciplines, diverses perspectives ayant pour trame de fond le bien-être des patients seront abordées, parmi lesquelles : le rôle de l’art dans les milieux hospitaliers, pour et au-delà de ses fonctions thérapeutiques; le soin apporté à la conception architecturale et à l’aménagement des lieux, et enfin, l’importance d’entretenir une médecine de proximité, notamment dans un quartier au profil social complexe comme Ville-Marie.

Le programme

13 h 30 : Ouverture

Mot de présentation de Louise Déry, directrice de la Galerie de l’UQAM

Brève présentation de l’exposition Patrimoines par Yann Pocreau, artiste

Mona Trudel, professeure, École des arts visuels et médiatiques (UQAM), titulaire de la Chaire de recherche UQAM pour le développement de pratiques innovantes en art, culture et mieux-être

L’improbable rencontre entre l’art et la santé
Il sera question d’une expérience d’accompagnement par l’art au CHUM. Cette pratique, surprenante pour certains, s’est avérée propice à l’exploration de nouvelles avenues pour le domaine des arts en milieu hospitalier. Dans cette table-ronde, nous nous interrogerons sur l’apport de l’art dans le rétablissement de personnes en situation de vulnérabilité.

Tamar Tembeck, PhD, attachée de recherche et développement, Media@McGill, Université McGill

Que fait l’art à l’hôpital?
Avec l’inauguration du site Glen du Centre Universitaire de Santé McGill (CUSM) en 2015 et, bientôt, la Phase II du nouveau Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM), nous nous retrouvons face à une situation étonnante : les plus grandes collections d’art public au Québec seront dorénavant hébergées dans nos méga-hôpitaux ! Devant cette réalité, il n’est pas incohérent de proposer que l’hôpital contemporain ne joue pas uniquement un rôle médical dans la société ; il devient aussi une ressource culturelle pour la communauté. Mon intervention tentera de répondre à la question de ce que fait l’art à l’hôpital en identifiant, d’une part, les fonctions de l’art en milieux de soins -- fonctions qui s’étendent bien au-delà d’une portée ostensiblement thérapeutique --, et d’autre part, en décrivant l’évolution du rôle auquel aspire l’hôpital urbain.

Échanges et discussion

15 h 00 : Pause

15 h 30 : Mot de Louise Déry

Brève présentation du volet patrimonial de l’exposition par Marie-Charlotte Franco, doctorante en Muséologie (UQAM)

Dr Réjean Thomas, médecin de famille, président-directeur général et fondateur de la clinique médicale l’Actuel

La médecine comme outil de transformation sociale
Le Dr Thomas présentera la place et le rôle de l’Actuel – pionnière dans les connaissances et la prise en charge en matière de VIH/sida et d’ITS – dans le quartier du CHUM et de l’UQAM, à la lumière des préoccupations philosophiques et sociales qui ont façonné son action depuis les années 80.

Azad Chichmanian, OAQ, OAA, AIA, MRAIC, LEED AP, architecte et associé chez NEUF architect(e)s

Renouveler notre patrimoine hospitalier
Azad Chichmanian puisera dans son expérience récente sur la conception et la construction du nouveau Centre hospitalier de l’Université de Montréal afin de donner un aperçu des efforts, parfois surhumains, qui sont nécessaires afin de réaliser un projet hospitalier de cette ampleur.

Échanges et discussion

Conclusion et remerciements

17 h 00 : Cocktail

Les intervenants

Mona Trudel est professeure à l’École des arts visuels et médiatiques depuis 1999 et titulaire de la Chaire de recherche UQAM pour le développement de pratiques innovantes en art, culture et mieux-être. Son intérêt pour les aspects transformateurs de l’art l’a amenée à créer un cours d’accompagnement par l’art et d’éducation artistique dans la communauté. Elle poursuit de façon simultanée deux champs de recherche, soit celui de l’art auprès de populations marginalisées et un deuxième dont le sujet est l’intégration de la dimension interculturelle en classe d’arts plastiques.

Tamar Tembeck est docteure en histoire de l’art et chercheuse en études médiatiques à l’Université McGill. Sa recherche porte sur les cultures visuelles de la maladie et de la médecine, les pratiques d’art en milieux de soins, et la performance. Ses écrits récents sont parus dans les revues Social Media + Society, Photography & Culture et Recherches Féministes. Elle a dirigé la publication Auto/Pathographies (2014) et co-dirige le livre The Participatory Condition in the Digital Age (à paraître, 2016). Tamar mène présentement un projet de recherche, subventionné par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH), sur les commandes d’œuvres pour les nouveaux méga-hôpitaux montréalais. Elle maintient également une pratique en tant qu’artiste du vivant et commissaire d’expositions. tembeck.org

Dr Réjean Thomas, diplômé des universités de Moncton, Laval et Montréal, est médecin de famille, président-directeur général et fondateur de la clinique médicale l’Actuel, centre d’excellence en VIH, ITS et hépatites, depuis 1984. Dr Thomas est membre du Centre sida. Il a également poursuivi des études de philosophie. Fondateur de Médecins du monde Canada, il a contribué à l’instauration d’une médecine humaniste au Canada et à l’étranger, en participant à de nombreuses missions humanitaires. L’enseignement, la prévention, la recherche et surtout la qualité de vie des patients, la lutte contre les préjugés, l’engagement contre la vulnérabilité sociale, la défense des droits des personnes vivant avec le VIH ainsi que sa double approche de clinicien et d’homme de terrain ont valu à Dr Thomas une réputation internationale accompagnée de nombreuses distinctions prestigieuses telles que deux doctorats honorifiques (Université de Moncton et Université de Montréal); il est membre de l’Ordre du Canada et a reçu le grade d’officier de l’Ordre national du Québec en 2015.

Azad Chichmanian a travaillé à Montréal, New York et au sud des Etats-Unis. Il cumule une vingtaine d’années d’expérience internationale et locale. Associé chez NEUF architect(e)s depuis 2007, il dirige une équipe multidisciplinaire dynamique qui œuvre sur une variété de projets dans plusieurs domaines d’activité. Sous sa direction, NEUF architect(e)s (en collaboration avec CannonDesign), a été un acteur-clé dans la conception et l’exécution du Nouveau Centre Hospitalier de l’Université de Montréal. Azad Chichmanian a joué un important rôle lors du remaniement du programme initial afin de pouvoir accommoder le programme complet sur un site urbain très contraignant, permettant au consortium de livrer la quasi-totalité des services cliniques dans une seule phase, tandis que le PFT prévoyait un phasage plus étalé.  L’aménagement des services a aussi été grandement simplifié en réduisant les distances de parcours pour les patients et le personnel, donnant ainsi une fonctionnalité et une architecture grandement améliorées.

Louise Déry détient un doctorat en histoire de l’art et est directrice de la Galerie de l’UQAM depuis 1997, après avoir été conservatrice en art contemporain au Musée national des beaux-arts du Québec et au Musée des beaux-arts de Montréal. Elle a été commissaire de nombreuses expositions incluant notamment Daniel Buren, Giuseppe Penone, Rober Racine, Sarkis, Nancy Spero, Dominique Blain, Françoise Sullivan, Stéphane La Rue, Artur Żmijewski et le philosophe Jean-Luc Nancy, et d’une trentaine d’expositions à l’étranger. Elle a été commissaire du pavillon du Canada à la Biennale de Venise avec une exposition de David Altmejd (2007). Lors de la Biennale de Venise 2013, elle a présenté une performance de Raphaëlle de Groot et en 2015, plusieurs interventions de Jean-Pierre Aubé sur la pollution électromagnétique. Lauréate de la Fondation Hnatyshyn pour l’excellence de son commissariat (2007) et du Prix du gouverneur général du Canada, elle est membre de la Société royale du Canada.

Marie-Charlotte Franco est candidate au doctorat en muséologie, médiation et patrimoine à l’Université du Québec à Montréal sous la direction de Dominic Hardy. Chargée de cours au programme de maîtrise en muséologie de l’UQAM, elle a supervisé les recherches à l’Hôtel-Dieu dans le cadre du séminaire Collections et conservation en collaboration avec le CHUM. Elle a organisé plusieurs colloques et journées d’étude à l’UQAM ainsi que dans le cadre de l’ACFAS. Elle codirige actuellement deux publications scientifiques et vient de publier un article dans la revue Inter art actuel.

Yann Pocreau vit et travaille à Montréal. Par la photographie, il s’intéresse aux fortes présences du lieu et du sujet, à leur intime cohabitation. Il investit la lumière comme sujet vivant et questionne son effet sur la trame narrative des images. Parmi ses expositions individuelles, notons Sur les lieux, projet en deux volets accueilli par Expression – Centre d’exposition de Saint-Hyacinthe (2015-2016) et par le Musée d’art contemporain des Laurentides (2016); Croisements, à Vu photo (2014) et Projections à la Fonderie Darling (2013). Il a participé à plusieurs expositions collectives, notamment Lumens au Musée régional de Rimouski (2016); Québec Gold au Palais du Tau, Reims (2008); Out of Grace à la Galerie Leonard & Bina Ellen (2010); Lucidité – Vues de l’intérieur au Mois de la Photo à Montréal (2011); Under the Radar - The New Visionaries à Guided by Invoices, New York (2012), Paperwork à la Flux Factory, New York (2013) et Sinopale 5 - Biennale de Sinop, Turquie (2014). Il a fait partie de trois expositions de la Galerie de l’UQAM : Basculer (2007), Expansion (2010) et À Montréal, quand l’image rôde, présentée au Fresnoy – Studio national des arts contemporains à Tourcoing (2013). Ses œuvres sont présentes dans plusieurs collections publiques et privées. Il est représenté par la Galerie Simon Blais à Montréal. yannpocreau.com

Appuis

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Conseil des arts du Canada Conseil des arts du Canada

GALERIE DE L’UQAM

Université du Québec à Montréal
1400, rue Berri, Pavillon Judith-Jasmin, Local J-R 120
Montréal, Québec
Ouvert du mardi au samedi, de midi à 18h.
Entrée libre