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2017_Sullivan2_gFrançoise Sullivan, Portraits de personnes qui se ressemblent, épreuves numériques montées sur panneaux de bois, noir et blanc, 1971 (tirage 2003), 152,4 x 101,6 cm (chacun). Avec l’aimable permission de l’artiste et de la Galerie Simon Blais, Montréal. © Françoise Sullivan / SODRAC (2017)

Françoise Sullivan. Trajectoires resplendissantes

Commissaire : Louise Déry

11 janvier au 18 février 2017
Vernissage : mardi 10 janvier, 17 h 30

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La Galerie de l’UQAM est fière d’entamer l’année 2017 avec une grande artiste montréalaise, madame Françoise Sullivan. La directrice de la Galerie et commissaire de l’exposition a réuni pour l’occasion un ensemble varié d’œuvres – dont plusieurs sont inédites – de celle qui s’impose comme l’une des figures les plus marquantes de l’histoire de l’art du Québec et du Canada.

Le vernissage du 10 janvier comprendra la présentation de la chorégraphie Je parle de Françoise Sullivan, interprétée par Ginette Boutin. À la même occasion, la revue esse lancera son nouveau numéro sous le thème Bibliothèque. De nombreuses autres activités (chorégraphies, visites commentées, forum, etc.) sont prévues tout au long de l’exposition.

L'exposition

La carrière exceptionnelle de Françoise Sullivan se déploie sur plusieurs décennies et occupe une place majeure au sein de l’histoire de l’art du Québec et du Canada. Au cœur des années quarante, ses débuts en danse et en peinture sont l’occasion, alors qu’elle est entourée de penseurs, de poètes et d’artistes de tous horizons, d’explorer les préoccupations esthétiques qui bouleversent alors le monde de l’art, notamment au sein du groupe des Automatistes. La jeune femme qui crée Danse dans la neige en 1948 – l’œuvre chorégraphique la plus emblématique de la danse contemporaine au Canada –, et qui expose ses premiers tableaux auprès des Borduas, Riopelle et Gauvreau a réalisé, depuis, une œuvre volumineuse et vibrante, d’une remarquable énergie et d’une inventivité sans cesse actualisée. Fidèle aux principes de liberté et d’engagement de ses premières années, inspirée par les grandes traditions mythologiques européennes et autochtones, passionnée d’art et de poésie et marquée par ses séjours à New York, en Italie, en Irlande et en Grèce, Françoise Sullivan n’a eu de cesse d’expérimenter avec une curiosité sans limites la forme et la couleur, le geste et le mouvement, la figure et l’abstraction, tout autant en sculpture, en installation, en performance, en photographie que, de façon déterminante, en peinture.

Les œuvres réunies dans l’exposition, dont certaines sont reconstituées à partir des archives de l’artiste, font converger plusieurs trajectoires conceptuelles tributaires d’un questionnement sur le sens et la pratique de l’art. Selon Louise Déry, « la conscience et le corps s’y révèlent en état d’alerte; l’intuition du lieu et l’acuité de l’instant en ont impulsé l’apparition; la destinée personnelle et les mythes collectifs en ont conditionné la poussée imaginante. C’est ainsi que le sol gelé d’un paysage hivernal, le site déifié d’un quartier de raffineries, la légende désenchantée de nos héros inquiétés, la rencontre inusitée de deux jeunes visages par delà le temps ou encore les mots offerts pendant que la peinture se dit ou se tait et que les corps chorégraphiés s’activent ou se figent, deviennent, chez Françoise Sullivan, une constellation de circonstances porteuses de significations ».

Les concepts à l’origine des performances, chorégraphies, textes, photographies et peintures qui se côtoient ici s’affirment de manière éblouissante dans le corps pictural, la couleur travaillée, l’abstraction fécondée; certains survivent au sein de l’image photographique ou du document-témoin qui les incarne et les prolonge; d’autres, liés à des processus et des manœuvres spontanés, improvisés, quelquefois même éphémères, résistent. Les trajectoires de Françoise Sullivan, si resplendissantes et combien libérantes, selon le mot de Borduas, éclairent notre histoire récente autant que l’instant présent. Celle qui encore aujourd’hui se rend travailler tous les jours dans l’atelier et continue de penser et de se penser dans l’art et par l’art, nous convie à cette relation vitale entre l’œuvre, la mémoire et le monde qui nous entoure.

Une publication majeure paraîtra plus tard dans l’année. Fidèle au contenu de l’exposition, elle rassemblera aussi tous les textes écrits et publiés par l’artiste durant sa carrière.

L'artiste

Françoise Sullivan est entrée dans l’histoire à la fois comme danseuse, chorégraphe et artiste en arts visuels. Elle fut l’un des membres fondateurs du groupe des Automatistes auprès de Paul-Émile Borduas et signataire du manifeste Refus global en 1948. À compter des années 1960, son travail se diversifie alors qu’elle s’adonne à la sculpture, la photographie, l’installation et la performance. C’est pourtant la peinture qui l’attire le plus intensément au fil des ans et elle continue de s’y employer avec une énergie impressionnante aujourd’hui.

Plusieurs raisons contribuent à faire de Françoise Sullivan l’une des figures marquantes de l’histoire de l’art du Québec et du Canada, ce dont témoignent les nombreuses distinctions qui lui ont été décernées : Prix Paul-Émile Borduas, Ordre du Québec et Ordre du Canada, Prix du Gouverneur général du Canada, Prix Gershon Iskowitz, etc. Ces marques de reconnaissance viennent souligner le parcours exceptionnel et la diversité créatrice de son œuvre et de sa prodigieuse carrière. Il faut rappeler les rétrospectives du Musée d’art contemporain de Montréal (1981), du Musée national des beaux-arts du Québec (1993), du Musée des beaux-arts de Montréal (2003) et du Musée des beaux-arts de l’Ontario (2010) et souligner, parmi le nombre impressionnant de participations à des expositions collectives au Canada, en Europe et aux États-Unis, On Line: Drawing Through the Twentieth Century au Museum of Modern Art de New York (2010) et The Automatiste Revolution: Montreal 1941-1960 successivement à la Varley Art Gallery, Unionville, Ontario (2010) et à l’Albright-Knox Art Gallery de Buffalo. Elle est représentée par la Galerie Simon Blais de Montréal.

La commissaire

Louise Déry (doctorat en histoire de l’art) est directrice de la Galerie de l’UQAM et professeure associée au département d’histoire de l’art de l’UQAM. Auparavant conservatrice au Musée national des beaux-arts du Québec et au Musée des beaux-arts de Montréal et directrice du Musée régional de Rimouski, elle a été commissaire de nombreuses expositions incluant Daniel Buren, Giuseppe Penone, Rober Racine, Sarkis, Nancy Spero, David Altmejd, Dominique Blain, Françoise Sullivan, Michael Snow, Stéphane La Rue, Raphaëlle de Groot, Artur Żmijewski, Manon de Pauw, et plus récemment Aude Moreau, pour ne citer que ces exemples. On lui doit une trentaine d’expositions d’artistes canadiens à l’étranger dont une douzaine en Italie, ainsi qu’en France, en Suisse, en Belgique, en Espagne, en Turquie, aux États-Unis et en Asie. Elle a été commissaire du pavillon du Canada à la Biennale de Venise avec une exposition de David Altmejd (2007). Lors des Biennales de Venise de 2013 et 2015, elle a présenté des performances de Raphaëlle de Groot et de Jean-Pierre Aubé. Elle a obtenu le Prix Hnatyshyn (2007) et le Prix du Gouverneur général du Canada (2015). Elle est membre de la Société royale du Canada.

Activités produites par la Galerie de l'UQAM

Dans le cadre de l’exposition, deux chorégraphies accompagnées de textes de Françoise Sullivan seront présentées gratuitement au public :

Je parle (1993)

Mardi 10 janvier 2017, 17 h 30 (dans le cadre du vernissage)

Avec Ginette Boutin, une danseuse qui interprète depuis 30 ans le répertoire chorégraphique de Françoise Sullivan.

Droit debout (1973)

Samedi 21 janvier 2017, 15 h, 15 h 30 et 16 h

Avec les danseurs Michèle Febvre, Paul-André Fortier, Dana Michel, Myriam Arsenault, Andréa Corbeil, Denis Lavoie et Nicolas Patry. Le texte de Françoise Sullivan qui accompagne la chorégraphie sera interprété par Christiane Pasquier.

Les présentations seront suivies à 16 h 30 d’une Conversation entre Françoise Sullivan et Louise Déry

D’autres activités complémentaires à l’exposition sont prévues :

Visites de l’œuvre d’art public Montagne de Françoise Sullivan en compagnie d’un médiateur

Hall du pavillon Président-Kennedy de l’UQAM
Jeudi 12 janvier 2017, 12 h 45 – 13 h 45
Mercredi 25 janvier 2017, 17 h 30 – 18 h 30

Visites commentées de l’exposition en compagnie de la commissaire

Mardi 17 janvier, 12 h 45 – 13 h 45
Jeudi 9 février 2017, 17 h 30 – 18 h 30

Visites commentées de l’exposition

Offertes en tout temps. Réservations requises auprès de Philippe Dumaine, 514 987-3000, poste 3280, ou dumaine_allard.philippe@uqam.ca

Le carnet éducatif

La Galerie de l'UQAM publie un carnet éducatif offert aux visiteurs pour les guider dans leur parcours de l'exposition.
Licence Creative Commons
Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International

 

Appuis

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2017_Plante2_gJonathan Plante, Dance me (détail), 2016, sérigraphie lenticulaire. Avec l’aimable permission de la Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Jonathan Plante. Angle mort

Finissant à la maitrise en arts visuels et médiatiques, UQAM

11 janvier au 18 février 2017
Vernissage : mardi 10 janvier, 17 h 30

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La Galerie de l’UQAM présente l’exposition Angle mort de Jonathan Plante, finissant à la maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM. L’artiste y dévoile un ensemble de peintures et d’impressions sur support lenticulaire, un procédé donnant une impression de mouvement aux images. Suivant l’angle de vision du spectateur, des images apparaissent, disparaissent et se transforment. Ainsi, Plante met en scène le regard et engage le corps du spectateur dans l’expérience de différentes temporalités de l’image.

À l’occasion du vernissage, la revue esse lancera son nouveau numéro sous le thème Bibliothèque.

L'exposition

Chez Jonathan Plante, l’Angle mort, c’est l’écart créé par la mise en mouvement de l’image. La série de tableaux-écrans qui compose l’exposition, en revisitant la peinture abstraite, l’art optique et cinétique, ainsi que le cinéma expérimental, explore, amplifie et systématise le caractère plastique du mouvement. Des peintures et des impressions sérigraphiques réalisées sur des supports lenticulaires offrent des images qui mettent en évidence le lien indissociable entre le déplacement du spectateur et sa perception.

L’artiste utilise le terme « cinéplastique » pour décrire ses explorations de la temporalité du tableau. Le mot est employé pour la première fois par l’historien de l’art et essayiste Élie Faure, en 1922, dans l’article « De la cinéplastique ». Il y envisage « un art où le temps deviendrait réellement une dimension de l’espace ». Jonathan Plante s’inspire de ces réflexions pour nourrir ses recherches, en recadrant les questionnements de Faure dans un contexte actuel. Comment peut-on penser le statut de l’image dans une société où l’attention est constamment sollicitée par le mouvement ? Le déplacement devenant la loi de notre rapport au monde, il en formate notre lecture. Selon Plante, ce mouvement perpétuel se pose aujourd’hui comme outil d’une économie basée sur la création et la marchandisation d’expériences.

L'artiste

Jonathan Plante vit et travaille à Montréal, où il a obtenu un baccalauréat en Études interdisciplinaires de l’Université Concordia. Dans un travail qu’il qualifie de « cinéplastique », il explore les conditions d’apparition du mouvement de l’image. Il s’intéresse notamment à l’image fixe mise en mouvement par le déplacement du regardeur. Ses expositions sont un terrain de recherche sur la perception visuelle faisant écho à l’art optique et au cinéma expérimental. Par l’exploration des temporalités de l’image, il est à la recherche de nouvelles modalités du regard. En 2005, il se rend à Amsterdam pour une résidence de deux ans à De Ateliers. Au cours de son séjour aux Pays-Bas, il présente des expositions individuelles et collectives. En 2008, son travail est inclus dans la première Triennale québécoise, Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme, organisée par le Musée d’art contemporain de Montréal. Il présente les expositions individuelles Palindrome au Musée d’art contemporain des Laurentides en 2010, Parallaxe à la Galerie Division, en 2011, et Moonwalk, en 2014, à la Galerie Hugues Charbonneau qui représente le travail de l’artiste. En 2013, il propose une exposition solo destinée à un jeune public, Lapincyclope, à VOX — Centre de l’image contemporaine à Montréal. Lapincyclope est ensuite accueillie en tournée dans neuf lieux au Québec et au Canada. En 2017, il présentera une exposition solo à L’œil de poisson à Québec. Ses œuvres font partie de collections privées et publiques, dont celles du Musée d’art contemporain de Montréal et du Musée national des beaux-arts du Québec.

Activités gratuites

Présentation d’artiste : Jonathan Plante
Dans le cadre de la série L’art observe

Mardi 7 février 2017
12 h 45 – 13 h 45
Galerie de l’UQAM

Visites commentées de l’exposition :

Offertes en tout temps. Réservations requises auprès de Philippe Dumaine, 514 987-3000, poste 3280, ou dumaine_allard.philippe@uqam.ca

Appuis

2017_Plante_appuis2

2017_motion_pNadia Myre, Portrait in Motion, 2001-2002, vidéo. Vue de l’exposition Motion, 2015, Galerie de l’UQAM

Motion

Commissaires : La Fabrique d'expositions, Montréal

MacKenzie Art Gallery, Régina
20 janvier au 22 mai 2017

Centre culturel canadien, Paris
19 avril 2017
Dans le cadre de la Journée du cinéma canadien

Accademia di Belle Arti di Roma, Rome
17 mai 2017, 16 h 30

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Motion présente une compilation vidéographique réunissant le travail de onze artistes du Québec sur le motif de la « motion », à entendre de deux manières: en tant que mouvement et en tant que proposition (voter une motion). L’idée de la motion implique de considérer l’énergie qui l’active autant que le principe qui la motive. Cette double raison d’être met en branle, dans les œuvres réunies, des processus et des actions souvent absurdes et saugrenus, sorte de cercle infernal qui dirige notre attention sur les enjeux planétaires que sont devenus les questions de l’énergie et de la survie dans un monde où les réserves, qui ne sont pas toujours renouvelables, appellent des alternatives inventives.

Les artistes

Jean-Pierre Aubé, Patrick Bernatchez, BGL, Caroline Boileau, Michel de Broin, Pascal Grandmaison, Nelson Henricks, Myriam Laplante, Eduardo Menz, Nadia Myre, Chih-Chien Wang

Les commissaires

La Fabrique d’expositions est un collectif de commissaires de Montréal intéressées à réaliser des projets dans un esprit de collégialité et en partenariat avec des diffuseurs variés. Elle agit ponctuellement dans le cadre de grands événements culturels situés au Canada et à l’étranger, de même qu’elle développe de nouvelles initiatives de diffusion des formes artistiques les plus actuelles. Leur plus récent projet, Vidéozoom. L’entre-images,  a été présenté dans 12 villes au Canada et à l’étranger. Les membres qui le composent travaillent ensemble depuis plusieurs années, privilégiant la mise en commun et le brassage des idées. Le collectif est formé de trois commissaires : Julie Bélisle, Louise Déry et Audrey Genois.

Appuis

CCFA_BW_black_96_f    CALQinb-Converti

12_GFagen_SchemeforPostTruth_600pxGraham Fagen, Scheme for Post Truth, 2016, détail d’une série de 18 dessins, encre de Chine, émail et or 23 carats, 38 x 57 cm. Avec l’aimable permission de l’artiste.

Graham Fagen. Complainte de l'esclave

Commissaire : Louise Déry

24 février au 8 avril 2017
Vernissage : jeudi 23 février 2017, 17 h 30 

[Plus d'informations]

La Galerie de l’UQAM et la commissaire Louise Déry présentent la première exposition individuelle au Canada de l’Écossais Graham Fagen, en proposant une installation vidéographique et musicale emblématique de sa recherche : The Slave’s Lament. L’artiste de Glasgow, qui a représenté avec beaucoup de succès l’Écosse à la Biennale de Venise de 2015, s’est intéressé à la traite des esclaves, au traitement inhumain des populations déportées et à l’implication écossaise en Jamaïque. Plusieurs dessins et photographies s’ajoutent à cette œuvre majeure pour permettre une extrapolation plus riche des motifs qui opposent identité nationale et identité culturelle.

L’exposition est présentée dans le cadre du Mois de l’histoire des Noirs à Montréal.

L'exposition

Complainte de l’esclave propose un ensemble d’œuvres de l’artiste multidisciplinaire Graham Fagen sur le thème de l’esclavagisme et de l’implication écossaise dans le sort des populations africaines déportées dans les Caraïbes au 18e siècle. Les dessins présentant l’aspect de masques ou de portraits, les photographies de paysage marin ainsi que l’imposante installation vidéographique et musicale réunis dans cette exposition explorent les tensions et les émotions provoquées par le colonialisme et la traite des esclaves noirs. Alors que les manifestations de réconciliation et de rédemption nous mobilisent aujourd’hui de manière sensible par rapport à l’asservissement économique et à l’oppression culturelle des peuples – qu’ils soient autochtones, issus de l’immigration ou soumis aux formes actuelles d’une servitude sournoise –, le questionnement national et identitaire que pose Graham Fagen s’érige avec une rare pertinence sur une critique de l’héritage culturel et social.

C'était au doux Sénégal
Que par mes ennemis je fus asservi,
Pour les terres de Virginie–ginie, oh !
Arraché de cette charmante côte,
Je ne la reverrai plus jamais,
Et hélas ! Je suis usé, usé, oh ! […]

 - Robert Burns, The Slave’s Lament, 1792, traduction de Pierre Mathé

L’installation intitulée The Slave’s Lament, qui constitue le cœur de l’exposition à la Galerie de l’UQAM, renvoie à un poème lyrique de 1792 attribué au poète national de l’Écosse Robert Burns et propose la réflexion de ce dernier quant à la situation de l’esclavage. Interprétée par le célèbre chanteur reggae Ghetto Priest, qu’accompagnent des musiciens du Scottish Ensemble, The Slave’s Lament nous hante par sa mélodie poignante et le récit troublant d’un Sénégalais contraint à l’exil et au destin d’esclave et qui pleure son pays. Graham Fagen a filmé de près le chanteur et les musiciens, puis morcelé les temporalités pour recomposer de manière épique une ode à l’identité, celle qui nous est léguée, qui nous est usurpée ou que l’on adopte. La caméra scrute de près les regards et les gestes. Elle s’attarde à certains détails comme pour traquer ce potentiel d’authenticité et d’identité à sauvegarder et à partager.

Une publication accompagnant l’exposition sera lancée à l’automne 2017.

L'artiste

Graham Fagen est un des artistes les plus influents de l’Écosse aujourd’hui. Ses œuvres mélangent les disciplines et sont présentées sur plusieurs continents. Il combine la vidéo, la performance, la photographie, la sculpture, le texte, la musique et la botanique. Plusieurs thèmes récurrents de sa pratique, comme les fleurs, les voyages et les chansons populaires, constituent des tentatives de comprendre les forces qui façonnent nos existences.

Graham Fagen a étudié à la Glasgow School of Art (1984-1988, BA) et au Kent Institute of Art and Design (1989-1990, MA). Il est maître de conférences au Duncan of Jordanstone College of Art & Design à Dundee. En 1999, Fagen a été invité par l’Imperial War Museum de Londres à travailler comme artiste de guerre officiel au Kosovo, et à partir de ce moment, il a extensivement exposé au Royaume-Uni et à l’étranger. En 2015, Graham Fagen a représenté l’Écosse à la 56e Biennale de Venise. Parmi les nombreuses expositions auxquelles il a participé, mentionnons : The Mighty Scheme, Dilston Grove et CPG London, Londres (2016), GENERATION: 25 Years of Contemporary Art from Scotland, Scottish National Gallery of Modern Art, Édimbourg (2015), In Camera (avec Graham Eatough), La Friche la Belle de Mai, Marseille (2015), Cabbages in an Orchard, Glasgow School of Art (2014), Bloodshed, Victoria & Albert Museum, Londres (2004), Art of the Garden, Tate Britain, Londres (2004), Golden Age, Institute of Contemporary Art, Londres (1999) et Zenomap, Scotland + Venice, 50e Biennale de Venise (2003). grahamfagen.com

La commissaire

Louise Déry (doctorat en histoire de l’art) est directrice de la Galerie de l’UQAM et professeure associée au département d’histoire de l’art de l’UQAM. Auparavant conservatrice au Musée national des beaux-arts du Québec et au Musée des beaux-arts de Montréal, elle a été commissaire de nombreuses expositions incluant Daniel Buren, Giuseppe Penone, Rober Racine, Sarkis, Nancy Spero, David Altmejd, Dominique Blain, Françoise Sullivan, Michael Snow, Stéphane La Rue, Raphaëlle de Groot, Artur Żmijewski, Manon de Pauw, et plus récemment Aude Moreau, pour ne citer que ces exemples. On lui doit une trentaine d’expositions d’artistes canadiens à l’étranger dont une douzaine en Italie, ainsi qu’en France, en Suisse, en Belgique, en Espagne, en Turquie, aux États-Unis et en Asie. Elle a été commissaire du pavillon du Canada à la Biennale de Venise avec une exposition de David Altmejd (2007). Lors des Biennales de Venise de 2013 et 2015, elle a présenté des performances de Raphaëlle de Groot et de Jean-Pierre Aubé. Elle a obtenu le Prix Hnatyshyn (2007) et le Prix du Gouverneur général du Canada (2015). Elle est membre de la Société royale du Canada.

Activités produites par la Galerie de l'UQAM

Conférence de Graham Fagen
Dans le cadre du programme ICI : Intervenants Culturels Internationaux

Mercredi 22 février 2017, 12 h 45 – 13 h 45
Université du Québec à Montréal
Pavillon des Sciences de la gestion, salle R-M110
315, rue Sainte-Catherine Est, Montréal

AfroScots, programme de films, vidéos et oeuvres sonores
Commissaires : Mother Tongue (Glasgow)
Artistes : Rayanne Bushell, Irineu Destourelles, Kapwani Kiwanga, Maud Sulter, Tako Taal et Alberta Whittle

Samedi 25 février 2017, 13 h
CDEx
Université du Québec à Montréal
Pavillon Judith-Jasmin, local J-R930
405, rue Sainte-Catherine Est, Montréal

AfroScots est un programme de films, vidéos et oeuvres sonores réalisés par des artistes noirs qui ont – maintenant ou dans le passé – vécu, travaillé, exposé ou étudié en Écosse. La sélection des œuvres est assurée par Mother Tongue, un duo de commissariat guidé par la recherche, fondé en 2009 et basé à Glasgow. Suite à la projection, le public aura l’occasion d’échanger dans une ambiance conviviale avec les commissaires ainsi qu’avec l’artiste Graham Fagen, qui sera présent.

Visite commentée de l'exposition en compagnie de la commissaire

Jeudi 2 mars 2017, 12 h 45 – 13 h 45

Conférences de Charmaine Nelson et de Jennifer Carter

Lundi 27 mars 2017, 17 h
Galerie de l’UQAM

Visites commentées de l'exposition

Offertes en tout temps. Réservations requises auprès de Philippe Dumaine, 514 987-3000, poste 3280, ou dumaine_allard.philippe@uqam.ca

Le carnet éducatif

La Galerie de l'UQAM publie un carnet éducatif offert aux visiteurs pour les guider dans leur parcours de l'exposition.

 

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Partenaires

GF_appuis


01_PBoudryRLorenz_Silent_600pxPauline Boudry & Renate Lorenz, Silent, 2016, vue de l’installation à la Biennale de l’image en mouvement 2016. Photo : Annick Wetter, avec l’aimable permission des artistes et du Centre d’art contemporain de Genève.

Pauline Boudry & Renate Lorenz. Silent

En collaboration avec la Biennale de l’image en mouvement (Genève)
Direction artistique : Andrea Bellini
Commissaires : Caroline Bourgeois, Cecilia Alemani et Elvira Dyangani Ose

24 février au 8 avril 2017
Vernissage : jeudi 23 février, 17 h 30

[Plus d'informations]

La Galerie de l’UQAM et le Centre d’art contemporain de Genève s’associent pour présenter à Montréal un volet de la Biennale de l’image en mouvement 2016. Cette première collaboration s’inscrit dans une démarche de diffusion internationale de cet événement majeur qui se distingue de la plupart des biennales existantes en ce qu’il est constitué exclusivement d’œuvres nouvelles, toutes produites par le Centre et ses partenaires.

Parmi les 27 œuvres inédites produites cette année par la Biennale de l’image en mouvement, la Galerie de l’UQAM a choisi l’installation filmique Silent de Pauline Boudry & Renate Lorenz, deux artistes basées à Berlin. Présentée dans une salle d’une blancheur immaculée, Silent s’intéresse à la fois à l’expérience agressive d’être contraint au silence, et au silence comme acte de résistance performatif et puissant.

L'exposition

Silent débute par l’interprétation de 4’33’’ de John Cage (1952). Convenant à n’importe quel instrument, la partition indique à la personne qui la performe de ne rien jouer pendant les 30 secondes, 2 min 23 s et 1 min 40 s que dure chacune des trois parties. Dans l’installation de Boudry & Lorenz, la musicienne Aérea Negrot interprète 4’33’’ sur une plateforme tournante installée dans un lieu public de Berlin, l’Oranienplatz, occupé entre 2012 et 2014 par un camp de réfugiés protestataires. Aérea Negrot chante ensuite une pièce composée spécialement pour le film.

Cher président_e
Votre profil est vague,
Vous êtes sans bras, sans cheveux, sans jambes, et sans sexe
Votre ennemi est votre amant_e
J’ai besoin de maquillage, de sous-vêtements et d’hormones!

- Aérea Negrot dans Silent de Pauline Boudry & Renate Lorenz

Le silence a été décrit tantôt comme une expérience violente – « être réduit au silence » –, tantôt comme une puissante performance de résistance – réalisée par divers mouvements de désobéissance civile partout dans le monde. Silent cherche à savoir de quelle façon les deux s’entremêlent. L’œuvre est centrée sur la performance d’un acte silencieux, capable pourtant de faire place à l’agentivité, à la force et même au plaisir sans effacer les traces de violence ni la vulnérabilité. Entre « être en silence » et « se faire entendre », le film propose de percevoir un dialogue plutôt qu’une relation d’exclusion mutuelle.

Les artistes

Travaillant en duo depuis 2007, Pauline Boudry & Renate Lorenz proposent des installations cinématographiques et des performances revisitant des documents du passé, photos, partitions ou films, puisant dans l’histoire des moments queer effacés ou illisibles. Ces travaux présentent des corpus qui sont en mesure de traverser et de tisser des liens entre les époques, laissant présager ainsi la possibilité d’un futur queer. Parmi leurs expositions solo récentes, on compte Portrait of an Eye, Kunsthalle Zürich (2015), Loving, Repeating, Kunsthalle Wien, Vienne (2015), Patriarchal Poetry, Badischer Kunstverein, Karlsruhe (2013), Aftershow, CAPC, Bordeaux (2013), Toxic Play in Two Acts, South London Gallery, Londres (2012), Contagieux! Rapports contre la normalité, Centre d´art contemporain de Genève (2011). Plusieurs catalogues s’intéressent à leur pratique : Temporal Drag, Hatje Cantz (2011), Aftershow, Sternberg Press (2014) et I Want, Sternberg Press (2016). À Montréal, on aura récemment pu apprécier leur travail dans l’exposition individuelle To Valerie Solanas and Marilyn Monroe in Recognition of their Desperation à La Centrale Galerie Powerhouse au printemps 2016. boudry-lorenz.de

La Biennale de l'image en mouvement

Depuis sa création en 1985, la Biennale de l’image en mouvement se positionne comme une plateforme artistique de dialogue et d’échanges d’idées. Elle explore les vastes territoires des images en mouvement et cherche à donner du sens à cet extraordinaire foisonnement d’images qui envahit de plus en plus l’ensemble de la création contemporaine. Organisée par le Centre d’art contemporain de Genève, la Biennale de l’image en mouvement 2016 réunissait, du 9 novembre 2016 au 29 janvier 2017, 27 œuvres inédites, commandées, produites ou coproduites par le Centre d’art contemporain pour l’occasion. Elles prenaient la forme d’installations, de performances et de films. Sous la direction artistique d’Andrea Bellini, directeur du Centre d’art contemporain de Genève, la Biennale de l’image en mouvement 2016 était commissariée par Cecilia Alemani, directrice et curatrice de la High Line Art (New York), Caroline Bourgeois, curatrice et conservatrice de la Pinault Collection (Paris) et Elvira Dyangani Ose, curatrice, chargée de cours à la Goldsmiths University of London et conseillère pour la Fondazione Prada.

Activités produites par la Galerie de l'UQAM

Visites commentées de l'exposition

Offertes en tout temps. Réservations requises auprès de Philippe Dumaine, 514 987-3000, poste 3280, ou dumaine_allard.philippe@uqam.ca

Le carnet éducatif

La Galerie de l'UQAM publie un carnet éducatif offert aux visiteurs pour les guider dans leur parcours de l'exposition.

 

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Appuis

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2017_Passage_gVue de l’exposition Passage à découvert 2016, Galerie de l’UQAM

Passage à découvert 2017

Finissants du baccalauréat en arts visuels et médiatiques, UQAM

21 au 29 avril 2017
Vernissage : jeudi 20 avril, 17 h 30

[Plus d'informations]

Découvrez le travail des artistes de la relève dans l’exposition Passage à découvert 2017, du 21 au 29  avril 2017 à la Galerie de l’UQAM. Cet événement présentera les œuvres des finissants du baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’UQAM et sera un moment privilégié pour découvrir les artistes émergents qui forment la relève artistique et pédagogique du milieu des arts québécois.

L’exposition

Organisée en collaboration avec l’École des arts visuels et médiatiques de l'UQAM (ÉAVM), Passage à découvert 2017 démontre la vivacité créatrice, la curiosité et la liberté des étudiants. L'exposition  témoigne, une fois de plus, du professionnalisme des nouveaux diplômés, en plus de faire valoir la richesse et la diversité des programmes offerts par l'École des arts visuels et médiatiques, laquelle privilégie une formation pluridisciplinaire.

Le vernissage

Le vernissage du jeudi 20 avril sera l'occasion d'une grande fête de fin d'études. Dessin, sculpture, peinture, gravure, photographie, arts médiatiques et performance seront au rendez-vous.

Lors de cet événement, sept prix et bourses d'excellence seront remis à des étudiants : le Prix Jean Pitre et Claude Leclerc; le Prix des professeurs Thomas Corriveau et Mario Côté; la Bourse Charest-Wallot; le Prix d’excellence Robert-Wolfe; le Prix d’excellence Jacques-de-Tonnancour; le Prix d’excellence Irène-Senécal et le Prix d’excellence de l’École des arts visuels et médiatiques.

Avec la participation de

Claudia Almansa, Marie-Michèle Beaudoin, Céline Bellehumeur, Stéfanie Béland-Robert, Joan Berthiaume, Maude Bertrand, Béatrice Boily, Maxime Boisvert, Charles Bourbeau, Laure Bourgault, Julie Cantin, Jorge Oswaldo Carranza Sanchez, Nancy Charbonneau, Jonathan D’Amours, Luc Dansereau, Charlotte Desserteaux, Laurie Desloges Masson, Marly Fontaine, Richelli Fransozo, Marie-France Gagnier, Sophie Gauthier, Martine Gingras, André Girard, Andréanne Gouin, Marine Gourit, Baptiste Guilhempéré, Sarah Hadjou, Julien Houle, Florence Jacob, Alain Lalonde, Josèphe Landreville, Chloé Larivière, Claudel Lauzière Vanasse, Marilyn Leblanc, Marie-Ève Lemieux, Stéphanie L’Italien, Josée Marchand, Marc-Michel Martel, Gabrielle Morrisseau, Cyrille Pelletier-Lemay, Vivianne Proulx, Kathrine Rose, Sarabeth Trivino, Anouk Verviers

L’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM

Depuis sa création, l'École des arts visuels et médiatiques de l'UQAM est à l'affût des enjeux artistiques en mouvance et compte parmi les plus importantes écoles universitaires au Canada, tant au niveau de la création que de l'enseignement des arts visuels. Le nombre d'artistes et de pédagogues formés à l'UQAM et reconnus sur les plans national et international témoigne avec éloquence de cet engagement indéfectible. Mentionnons notamment David Altmejd, Valérie Blass, Jérôme Bouchard, Raphaëlle de Groot, Jean- Pierre Gauthier, Pascal Grandmaison, Isabelle Hayeur, Manuela Lalic et Julie Trudel.

eavm.uqam.ca

EAVM_externe

 

2017_Esparza_gGilberto Esparza, Plantas autofotosintéticas, 2013-2016, détail de l’installation (noyau central)

Gilberto Esparza. Plantas autofotosintéticas

Commissaires : Nuria Carton de Grammont et Véronique Leblanc

10 mai au 17 juin 2017
Vernissage : mardi 9 mai, 17 h 30

[Plus d'informations]

La Galerie de l’UQAM présente la première exposition individuelle au Canada de l’artiste mexicain Gilberto Esparza : Plantas autofotosintéticas. Les œuvres d’Esparza, créées avec la complicité de chercheurs tels que des ingénieurs, des biologistes et des roboticiens, sont des entités hybrides.  Mi-appareils, mi-organismes, elles abordent divers enjeux de la crise environnementale. La pratique de l’artiste établit un dialogue stimulant entre l’art contemporain, la science et les nouvelles technologies afin de réfléchir à l’impact de l’activité humaine sur la nature.

Sous le commissariat de Nuria Carton de Grammont et Véronique Leblanc, l’exposition Gilberto Esparza. Plantas autofotosintéticas est rendue possible grâce au soutien du Conseil des arts du Canada, du Fondo Nacional para la Cultura y las Artes du Mexique et du Conseil des arts et des lettres du Québec.

L’exposition

L’exposition à la Galerie de l’UQAM est principalement consacrée à l’œuvre la plus récente de Gilberto Esparza, Plantas autofotosintéticas (Plantes autophotosynthétiques), expérimentée depuis 2013 dans les contextes offerts par différentes métropoles du monde (Lima, Mexico, Linz, Ljubljana, Athènes). À la fois fonctionnelle et utopique, cette œuvre produit une énergie alternative et renouvelable grâce au traitement des contaminants présents dans les eaux usées, en même temps qu’elle interroge l’imaginaire avec lequel nous entrevoyons l’avenir de la ville. Tandis que Montréal célèbre son 375e anniversaire, cette installation invite à envisager les réseaux d’égouts sillonnant le sous-sol de la ville, d’ordinaire dissimulés et évacués de la conscience publique, comme un système de production énergétique permettant de maintenir un écosystème en équilibre. L’œuvre s’accompagne d’un corpus documentaire mettant en évidence la démarche artistique et sociale dans laquelle elle s’inscrit.

L’exposition comprend également un film extrait du vaste projet Plantas nómadas (Plantes nomades, 2008-2013), relatant l’activité d’un robot biologique autonome créé par l’artiste et destiné à vivre aux abords de cours d’eau pollués. Mené le long du río Lerma et du río Grande de Santiago, au Mexique, ce projet traite de la pollution de l’eau et des impacts de la privatisation des ressources naturelles sur les populations rurales. Une série photographique tirée de ce projet sera également présentée à la Maison du développement durable, aux mêmes dates que l’exposition à la Galerie de l’UQAM. En situant sur un même terrain la pratique de l’art, la mise au point de biotechnologies et la création d’espaces d’apprentissage et de sensibilisation, les œuvres de Gilberto Esparza répondent de manière inédite à la nécessité de transformer plus rapidement et plus radicalement nos modes de gestion des ressources et de production d’énergie, lesquels mettent en péril la vie humaine sur la Terre.

L’artiste

Gilberto Esparza s’intéresse à l’impact social, économique et politique des nouvelles technologies sur l’environnement et l’espace urbain. Il a participé à plus de 70 expositions collectives dans les dix dernières années autour du monde en plus de réaliser une douzaine d’expositions solos au Mexique, en Espagne, en Slovénie et au Pérou. Il est diplômé en arts plastiques de l’Universidad de Guanajuato (2003, Guanajuato, Mexique) et a étudié les beaux-arts à la Universitat Politècnica de València (2000, Valence, Espagne). Récipiendaire du Prix Ars Electronica 2015 (Linz, Autriche) et du Prix TEDActive décerné par The Lincoln Reimagine Project 2013 (Californie, États-Unis), il s’intéresse aux énergies alternatives depuis 2008. Il utilise le recyclage de matériaux électroniques et la biotechnologie afin d’établir, dans l’espace public et au sein des espaces de présentation de l’art, des contextes de discussion et de sensibilisation à la fois ludiques et critiques.
gilbertoesparza.blogspot.ca
arroniz-arte.com

Les commissaires

Nuria Carton de Grammont est historienne de l’art, commissaire et chargée de cours à l’Université Concordia, spécialisée en art contemporain latino-américain. Elle détient une maîtrise en études des arts de l’UQAM, un doctorat en histoire de l’art de l’Université Concordia et deux postdoctorats du Centre d’études et de recherches internationales et du Département de géographie de l’Université de Montréal, où elle a également coordonné le Réseau d’études sur l’Amérique. Elle a coédité l’ouvrage Politics, Culture and Economy in Popular Practices in the Americas (Peter Lang, 2016) et publié plusieurs articles dans les revues Oltreoceano, Les Cahiers ALHIM, Fractal, esse arts + opinions, Inter - art actuel et Archée. En tant que commissaire, elle s’intéresse à des projets qui encouragent l’interculturalité. Dans les dernières années elle a présenté Milpa, ritual imprescindible (Jardin Botanique de l’Université Nationale Autonome du Mexique, Mexico, 2016), Espejismos de Catherine Bodmer (Espacio Mexico, Montréal, 2014), Narcotrafic and the art of violence (Center for Ethnographic Research and Exhibition in the Aftermath of Violence, Montréal, 2014). Elle vit et travaille à Montréal.

Véronique Leblanc est commissaire, auteure et chargée de cours en histoire de l’art à l’Université du Québec à Montréal. Elle s’intéresse aux pratiques contextuelles, processuelles et relationnelles ainsi qu’aux liens qui se tissent entre art, éthique et politique. On retrouve parmi ses plus récentes expositions : Richard Ibghy & Marilou Lemmens. La vie mise au travail (Galerie Leonard & Bina Ellen, Montréal, 2016), Polyphonies (Optica, Montréal, 2015) et faire avec (AdMare, Îles-de-la-Madeleine, 2013). Détentrice d’une maîtrise en études des arts de l’Université du Québec à Montréal, elle est la lauréate du Prix John R. Porter 2015 remis par la Fondation du Musée national des beaux-arts du Québec. Elle est l’une des cinq commissaires du projet pancanadien Repères2017/LandMarks2017, initié par Partners in Art à Toronto, proposant la création de nouvelles œuvres en relation avec plusieurs parcs nationaux canadiens pour poser un regard critique sur les manières dont nous concevons notre rapport au territoire à l’occasion du 150e anniversaire de la Confédération canadienne. À l’automne 2013, elle effectuait une résidence de recherche pour commissaires à Mexico (M&M Residency) organisée par Oboro à Montréal et le Laboratorio Arte Alameda à Mexico et soutenue par le Conseil des arts de Montréal. Le projet d’exposition de Gilberto Esparza trouve son origine dans cette résidence. Elle vit et travaille à Montréal.

Activités liées

Vernissage de l’exposition à la Maison du développement durable
Mardi 9 mai 2017, 12 h 15
Dans le cadre du lancement de la programmation estivale de la Maison du développement durable
Contribution suggérée : 5 $
Inscription : lamdd.org/ete2017

Visite commentée en compagnie de l’artiste et des commissaires
Mardi 9 mai 2017, 16 h
Galerie de l’UQAM
Entrée libre

Atelier bioélectronique
Mercredi 10 et jeudi 11 mai 2017, 10 h à 17 h
En collaboration avec Hexagram UQAM et l’Exposition agriculturelle
Frais d’inscription : 60 $
Inscription et détails : http://hexagram.uqam.ca/content/atelier-en-bioelectronique

Animé par l’artiste Gilberto Esparza, l’ingénieur Diego Liedo Lavaniegos et l’artiste et professeure Gisèle Trudel, cet atelier s’adresse à tout artiste, scientifique, ingénieur, étudiant ou professionnel intéressé par le développement durable. Les participants y apprendront à traiter des eaux usées à partir des processus biologiques pour l’obtention d’énergie électrique en provenance de microorganismes. Cette énergie « verte » sera ultérieurement utilisée pour expérimenter avec l'électronique analogique et traduire les processus biochimiques en signaux électriques permettant d'activer des dispositifs développés dans l'atelier. Cet atelier vise à encourager une réflexion et une action interdisciplinaires sur l’importance de l’eau. Il combine l’art, l’ingénierie et la science dans la réalisation d’un projet collectif sur la bioélectronique qui valorise une approche écologique de la technologie.

Visites commentées en compagnie des commissaires
Samedi 10 juin 2017, 13 h 30
En français
et
Samedi 17 juin 2017, 13 h 30
En espagnol
Galerie de l'UQAM
Entrée libre

Visites commentées de l’exposition
Offertes en tout temps. Réservations requises auprès de Philippe Dumaine, 514 987-3000, poste 3280, ou dumaine_allard.philippe@uqam.ca

Le carnet éducatif

La Galerie de l'UQAM publie un carnet éducatif offert aux visiteurs pour les guider dans leur parcours de l'exposition.

 

Licence Creative Commons
Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International

 

Appuis

2017_Esparza_appuis_final

 

 

2017_BlaisMetivier2_gCharles-Antoine Blais Métivier, Pub_3.psd, 2017, photographie numérique, dimensions variables

Charles-Antoine Blais Métivier. Objet de recherche

Finissant à la maîtrise en arts visuels et médiatiques, UQAM

10 mai au 17 juin 2017
Vernissage : mardi 9 mai, 17 h 30

[Plus d'informations]

La Galerie de l’UQAM présente l’exposition Objet de recherche de Charles-Antoine Blais Métivier, finissant à la maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM. L’exposition prend la forme d’une installation où l’artiste - par le biais d’objets que les visiteurs sont amenés à manipuler - explore le rapport que nous entretenons avec les interfaces tactiles et les appareils qui les supportent. Ce faisant, Blais Métivier s’intéresse à la relation intime qui lie l’utilisateur et son appareil mobile, ainsi qu’aux perceptions synesthésiques acquises par l’accoutumance à ses interfaces. Par l’entremise d’un dispositif participatif, l’exposition tente de révéler les conquêtes culturelles, voire même politiques, dont les expériences sensorielles des usagers font aujourd’hui l’objet.

L’exposition

L’omniprésence des interfaces tactiles et la numérisation des contenus médiatiques transforment notre rapport à l’information. De façon presque intuitive, les écrans suggèrent leur utilisation par l’entremise de commandes gestuelles qui interpellent à la fois les facultés haptiques (le toucher) et visuelles des utilisateurs. Alors que les commandes tactiles de ces appareils s’accordent aux images pour en faire des objets tangibles, la relation entre l’appareil technologique et son utilisateur accroît en substance et en intimité. Au fil du temps, l’accoutumance à ces appareils transforme nos modes de perception, ainsi que notre façon de percevoir notre environnement. En faisant appel à la participation du spectateur, ces nouveaux acquis culturels se révèlent intuitivement dans l’exposition Objet de recherche, qui tente d’exposer les mécanismes par lesquels les interfaces tactiles influent sur l’imaginaire, et inversement, comment l’imaginaire perçoit désormais la matière.

L’artiste

Charles-Antoine Blais Métivier est un artiste multidisciplinaire originaire de la ville de Sherbrooke. Il détient un baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal, où il complète actuellement une maîtrise. Depuis 2010, son travail a été présenté au sein d’expositions collectives à Montréal, ainsi qu’en France (Galerie Arena, Arles) et en Italie (Fondation Michellangelo Pistoletto, Biella). Son travail solo fut présenté pour la première fois à l’Espace projet de la galerie Pierre-François Ouellette en 2013. En 2012, il a cofondé le groupe de recherche After Faceb00k qui s’est produit dans plusieurs centres d’artiste au Canada (Skol, Espace F, L’Écart, The Alternator, Latitude 53, et ArtsPlace). After Faceb00k présentait récemment l’installation immersive In Loving Memory <3 au Musée McCord dans le cadre du Mois de la Photo à Montréal 2015.

Intéressé par les phénomènes sociaux liés à la production d’information visuelle, Charles-Antoine Blais Métivier collectionne divers artéfacts médiatiques, tels que des photographies, des vidéos ou des documents imprimés produits à des fins communicationnelles, d'autoreprésentation et de construction d’identité. C’est en déambulant sur internet ou dans l’espace urbain qu’il effectue d’importantes collectes de matériel visuel produit par des internautes ou des citoyens. Par la suite, d’imposantes mises en commun formelles ou typologiques sont réalisées sur ces corpus, afin d’en dégager les codes inhérents, qui semblent découler de la prolifération des caméras, de la démocratisation des logiciels de traitement de l’image et de l’avènement des réseaux sociaux. Récemment, les intérêts de Blais Métivier pour ce type de communication visuelle l’ont mené à interroger les interfaces technologiques par lesquelles l’information visuelle est produite, consommée, puis archivée. Cette redéfinition progressive de l’économie des images altère notre rapport au monde sensible, qui s’incarne de façon progressive au sein d’interfaces mobiles, connectées et immatérielles.
charles-antoine.ca

Activités gratuites

Présentation d’artiste : Charles-Antoine Blais Métivier
Dans le cadre de la série L’art observe
Mardi 23 mai 2017
12 h 45 – 13 h 45
Galerie de l’UQAM
Entrée libre

Visites commentées de l’exposition :
Offertes en tout temps. Réservations requises auprès de Philippe Dumaine, 514 987-3000, poste 3280, ou dumaine_allard.philippe@uqam.ca

2017_JDMM_gVue de la campagne d’affichage de l’œuvre Troubler le repos / Disturbing the Peace des Guerrilla Girls lors de sa création en 2009 à Montréal.

Journée des musées montréalais 2017

Guerrilla Girls, Gilberto Esparza et Charles-antoine Blais Métivier

Dimanche 28 mai 2017
10 h - 17 h

Service de navettes gratuites de la Journée des musées montréalais : Circuit rouge, arrêt 7

[Plus d'informations]

Pour une deuxième année, la Galerie de l’UQAM est fière de participer à la Journée des musées montréalais (JDMM) qui aura lieu le dimanche 28 mai 2017. À cette occasion, la Galerie de l’UQAM appelle à un éveil des consciences à travers trois projets : une œuvre des Guerrilla Girls et les expositions de Gilberto Esparza et de Charles-Antoine Blais Métivier. Ces artistes, à leurs façons, analysent le monde contemporain et proposent des alternatives inédites pour repenser ses structures et ses pratiques. Sur place, de nombreux médiateurs permettront au public, dans une atmosphère conviviale, d’apprécier la richesse et la complexité des œuvres présentées.

Rallye muséal du 375e

L’édition 2017 de la Journée des musées montréalais, organisée par la Société des musées de Montréal (SDMM), célèbre l’anniversaire de Montréal en mettant sur pied le Rallye muséal du 375e. Chacun des 43 musées participant y mettra de l’avant une œuvre de sa collection, choisie par la SDMM. Ces 43 « objets insolites » ont tous à voir avec l’histoire de Montréal : ils en soulignent les faits marquants et en éclairent les zones d’ombre, traçant un portrait hétéroclite et original de la métropole. Pour la Galerie de l’UQAM, l’œuvre qui a été sélectionnée est Troubler le repos, une affiche créée par les Guerrilla Girls à l’invitation de la Galerie en 2009, lors des vingt ans de la tuerie de Polytechnique. Puissante réflexion sur l’héritage de la violence envers les femmes, l’affiche rassemble une quinzaine de citations misogynes proférées par des hommes qui, pourtant, sont célébrés par l’histoire. De Pythagore à Roch Côté en passant par Saint Thomas d’Aquin, Eminem et Frank Sinatra, les Guerrilla Girls nous rappellent, non sans un humour grinçant, que les mots ont des conséquences aussi sournoises qu’explosives.

Expositions présentées

De plus, la visite des deux expositions en cours à la Galerie de l’UQAM permettra aux visiteurs de poursuivre leurs réflexions grâce au travail de deux artistes questionnant les intersections entre l’art et les technologies. L’exposition de l’artiste mexicain Gilberto Esparza, Plantas autofotosintéticas, s’articule autour de l’imposante installation du même titre. À la fois fonctionnelle et utopique, cette œuvre produit une énergie alternative et renouvelable grâce au traitement des contaminants présents dans les eaux usées, en même temps qu’elle interroge l’imaginaire avec lequel nous entrevoyons l’avenir de la ville. De son côté, Charles-Antoine Blais Métivier présente Objet de recherche, une installation qui explore − par le biais d’objets que les visiteurs sont amenés à manipuler − le rapport que nous entretenons avec les interfaces tactiles et les appareils qui les supportent. Ce faisant, Blais Métivier s’intéresse à la relation intime qui lie l’utilisateur et son appareil mobile, ainsi qu’aux perceptions synesthésiques acquises par l’accoutumance à ses interfaces.

Entre critique rigoureuse du monde contemporain et ouverture de possibles pour un futur plus reluisant, les artistes rassemblés pour la Journée des musées montréalais à la Galerie de l’UQAM mettent de l’avant des discours plus que nécessaires, dans un contexte où les célébrations repoussent parfois dans l’ombre les problèmes qui persistent.

La Journée des musées montréalais

La Journée des musées montréalais est un événement portes ouvertes incontournable, chaleureux et festif. Elle a pour but de faire connaître les musées de Montréal et de susciter un réel attachement de la population envers ces derniers. La JDMM attire chaque printemps plus de 100 000 visiteurs en une seule journée. Elle est présentée par Québecor, en collaboration avec la STM et de nombreux autres partenaires. museesmontreal.org

Partenaires

Musees_MTL_K_RGB  CCFA_BW_black_96_f

2017_Momenta_gDora Budor, Those Who Can Wreck the Infinite, 2015, épreuve numérique, 180 x 270 cm, photographie en collaboration avec Robert Kulisek. Avec l’aimable autorisation de la New Galerie (Paris)

De quoi l'image est-elle le nom?

MOMENTA | Biennale de l'image
Commissaire invité : Ami Barak

Quartier général : Galerie de l'UQAM et VOX, centre de l'image contemporaine

Artistes à la Galerie de l'UQAM : Adel Abdessemed, Luis Arturo Aguirre, Seung Woo Back, Yto Barrada, Dora Budor, Sara Cwynar, Latoya Ruby Frazier, Nelson Henricks, Camille Henrot, Risa Horowitz, Terrance Houle, Boris Mitić, Nadia Myre, Joshua Petherick

7 septembre - 15 octobre 2017
Vernissage : mercredi 6 septembre, 17 h

[Plus d'informations]

MOMENTA | Biennale de l’image (anciennement Le Mois de la Photo à Montréal)  présente, en collaboration avec la Galerie de l’UQAM et VOX, centre de l’image contemporaine, l’exposition centrale de son édition 2017 portant sur le thème De quoi l’image est-elle le nom ? développé par le commissaire invité Ami Barak.

Articulée autour du principe du dit et du non-dit à l’œuvre dans le traitement contemporain des images fixes et animées, l’exposition centrale réunit le travail de 23 artistes. Ceux-ci explorent et interrogent à leur manière la frontière poreuse entre réalité et imaginaire à travers des enjeux complexes tels que l’identité, le territoire, l’histoire et le temps.

Les artistes

Galerie de l’UQAM : Adel Abdessemed (France), Luis Arturo Aguirre (Mexique), Seung Woo Back (Corée), Yto Barrada (Maroc), Dora Budor (Croatie), Sara Cwynar (Canada), Nelson Henricks (Canada), Camille Henrot (France), Risa Horowitz (Canada), Boris Mitić (Serbie), Nadia Myre (Canada) Galerie de l’UQAM et VOX : LaToya Ruby Frazier (États-Unis), Terrance Houle (Canada), Joshua Petherick (Australie) VOX : Mircea Cantor (Roumanie), Samuel Fosso (Cameroun), Pascal Grandmaison (Canada), Frédéric Lavoie (Canada), Hanna Liden (Suède), Liu Yue (Chine), Moshe Ninio (Israël), J.D. ’Okhai Ojeikere (Nigeria), Kim Waldron (Canada)

L'exposition

Aujourd’hui, les images captent le monde à tous moments. Mais que disent-elles désormais? Sont-elles la capture objective du monde à un instant X? Que sont devenus ces marqueurs de réalité? MOMENTA 2017 examine la notion de pièce à conviction de l’image fixe et en mouvement sous ses aspects les plus variés, questionnant son statut comme témoin du réel et s’intéressant au caractère fantasmé et sublimé de celui-ci. Les 38 artistes réunis dans la biennale nous invitent à ne pas accepter sans critique le témoignage de l’image.

Leur art n’a pas pour projet esthétique de représenter le monde, mais plutôt d’intercéder entre l’état des choses et des interprétations possibles. Ces artistes sont davantage des lanceurs d’alerte et ils préfèrent la transfiguration plutôt que la réplication. Ils sont attachés à produire de la différenciation par le truchement d’allégories. Leurs images parlent du monde de diverses manières, mais elles s’échappent systématiquement du réel. Les 23 artistes présents à la Galerie de l’UQAM et à VOX, centre de l’image contemporaine, qui forment le quartier général de l’évènement, explorent et interrogent la frontière poreuse entre réalité et imaginaire à travers des enjeux complexes tels que l’identité, le territoire, l’histoire et le temps.

- Ami Barak, commissaire invité

À propos de MOMENTA

Depuis près de 30 ans, Le Mois de la Photo à Montréal offre un cadre stimulant pour étudier les pratiques, les mutations et les enjeux actuels de l’image fixe ou animée dans notre culture, et pour prendre le pouls des tendances de l’image contemporaine. Rebaptisé MOMENTA | Biennale de l’image en 2017, l’organisme joue un rôle crucial dans l'écologie locale, nationale et internationale du milieu des arts visuels. Grâce à une approche curatoriale conviant des commissaires de renom à développer des programmations artistiques rigoureuses à partir de thèmes d’actualité, la biennale jouit d’une notoriété dans sa ville et dans son pays ainsi qu’à l’étranger. Elle contribue activement à la reconnaissance des artistes d’ici — plus de 50% d’artistes canadiens à chaque édition — en présentant leur travail dans un contexte international, en association avec une quinzaine de partenaires d’exposition. Au cours des 7 dernières éditions, l’organisme a exposé au-delà de 400 artistes, plus de 2 000 œuvres et rejoint près de 2 millions de visiteurs.

momentabiennale.com

Le commissaire

Commissaire indépendant et critique d’art, Ami Barak vit et travaille à Paris. Il est l’initiateur de multiples expositions et projets, dont Vues arrière, nébuleuse stellaire et le bureau de la propagande extérieure. Œuvres de Taryn Simon, au Jeu de Paume (Paris, 2015), Julião Sarmento : la chose, même — the real thing, à la Fondation Calouste Gulbenkian (Paris, 2016), et Peter Kogler : Next, au Centre d’art ING (Bruxelles, 2016). Directeur artistique du Salon de Montrouge (2016 et 2017), il est aussi le co-commissaire de La Vie — Mode d’emploi, à Art Encounters, Biennale d’art contemporain (Timisoara, 2017).

La publication

La biennale serait incomplète sans son catalogue. Coproduit avec la prestigieuse maison d’édition Kerber Verlag, il rassemble des textes inédits signés par le commissaire et cinq auteures, Mara Ambrožič, Mirna Boyadjian, Françoise Docquiert, Sophie Hackett et Bénédicte Ramade, invitées à réfléchir à la question De quoi l’image est-elle le nom? L’artiste Micah Lexier y présente aussi un projet photographique créé spécialement pour l'ouvrage. Le lancement de la publication aura lieu lors du vernissage du 6 septembre. Par la suite, la publication sera en vente à la Galerie de l'UQAM et à VOX ainsi que sur le site Web de Kerber Verlag.

45 $, 176 pages, disponible en français et en anglais

MOMENTA Créatif - Activités autour des artistes présentés à la Galerie de l'UQAM

Nommé MOMENTA Créatif, le programme de médiation de MOMENTA 2017 permet aux publics de découvrir autrement les œuvres en solo, en famille ou en groupe. Vous trouverez ci-dessous les activités impliquant des pratiques présentées à la Galerie de l’UQAM. Programmation complète : momentabiennale.com/education

Visites commentées de l’exposition pour les groupes

Offertes sans frais, en tout temps. Il est possible d’organiser une visite combinée avec la partie de l’exposition centrale présentée à VOX.Réservations requises auprès de Philippe Dumaine
514 987-3000, poste 3280, ou dumaine_allard.philippe@uqam.ca

Parcours MOMENTA  

Des visites de l’exposition centrale pour le grand public ont lieu à la Galerie de l’UQAM et/ou à VOX, centre de l’image contemporaine.
16 septembre – EN, Galerie de l’UQAM,12 h 30, suivie de VOX, 14 h
21 septembre – FR, Galerie de l’UQAM, 17 h
30 septembre – FR, Galerie de l’UQAM, 12 h 30, suivie de VOX, 14 h
14 octobre – FR, Galerie de l’UQAM, 12 h 30, suivie de VOX, 14 h, puis du Musée d’art contemporain pour les Découvertes de portfolios, 15 h
Accès libre

Les images nous révèlent-elles la vérité ? 

Encadré par l’équipe de Brila, praticiens et praticiennes certifiés du modèle éducatif de la Philosophie pour enfants, cet atelier philosophique créatif est une façon originale de s’interroger sur la perception des images qui nous entourent.
17 septembre – FR, Galerie de l’UQAM, 14 h
1er octobre – FR, Galerie de l’UQAM, 14 h
8 octobre – EN, Galerie de l’UQAM, 14 h
Places limitées, inscription à l’avance ou sur place le jour même
Atelier également disponible pour les groupes sur réservation

Conférences

Deux artistes de l’exposition centrale tiennent des conférences à l’UQAM, en collaboration avec le Programme Intervenants Culturels Internationaux (ICI) de l’UQAM.
Boris Mitić : 20 septembre – FR, Galerie de l’UQAM, 12 h 45
Nadia Myre :
22 novembre – Langue à confirmer, Agora du pavillon Judith-Jasmin de l’UQAM, 12 h 45
Accès libre

Journée de discussion Sujets a : désir – demandes

Le public est convié au Centre canadien d’architecture (Maison Shaughnessy) pour échanger avec le commissaire invité, Ami Barak, et plusieurs artistes de la programmation pour entrevoir quelques motifs qui impulsent leur travail.
9 septembre, 10 h – 15 h 30
Artistes participants : Erin Shirreff, Jayce Salloum, Nelson Henricks, Jonas St. Michael, Valérie Mréjen, Terrance Houle, Kim Waldron, Matan Mittwoch, Jin-me Yoon, Artie Vierkant

Soirées de projection

Deux soirées de projection à la Cinémathèque québécoise présentent une sélection d’œuvres d’artistes de l’exposition centrale de MOMENTA 2017.
Terrance Houle : 13 septembre, 21 h
Boris Mitić : 20 septembre, 19 h (en présence de l’artiste)
10 $ (réduction offerte aux détenteurs du Passeport MOMENTA)

Plus d’informations sur la médiation et inscriptions

Amina Janssen, coordonnatrice à la médiation et au développement des publics, MOMENTA, amina.janssen@momentabiennale.com
Philippe Dumaine, responsable de la médiation, Galerie de l’UQAM, dumaine_allard.philippe@uqam.ca

Le carnet éducatif

Licence Creative Commons
Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

 

Partenaires

2017_Momenta_appuis



Conseil des arts du Canada Conseil des arts du Canada

GALERIE DE L’UQAM

Université du Québec à Montréal
1400, rue Berri, Pavillon Judith-Jasmin, Local J-R 120
Montréal, Québec
Ouvert du mardi au samedi, de midi à 18h.
Entrée libre