2017_Esparza_gGilberto Esparza, Plantas autofotosintéticas, 2013-2016, détail de l’installation (noyau central)

Gilberto Esparza. Plantas autofotosintéticas

Commissaires : Nuria Carton de Grammont et Véronique Leblanc

10 mai au 17 juin 2017
Vernissage : mardi 9 mai, 17 h 30

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La Galerie de l’UQAM présente la première exposition individuelle au Canada de l’artiste mexicain Gilberto Esparza : Plantas autofotosintéticas. Les œuvres d’Esparza, créées avec la complicité de chercheurs tels que des ingénieurs, des biologistes et des roboticiens, sont des entités hybrides.  Mi-appareils, mi-organismes, elles abordent divers enjeux de la crise environnementale. La pratique de l’artiste établit un dialogue stimulant entre l’art contemporain, la science et les nouvelles technologies afin de réfléchir à l’impact de l’activité humaine sur la nature.

Sous le commissariat de Nuria Carton de Grammont et Véronique Leblanc, l’exposition Gilberto Esparza. Plantas autofotosintéticas est rendue possible grâce au soutien du Conseil des arts du Canada, du Fondo Nacional para la Cultura y las Artes du Mexique et du Conseil des arts et des lettres du Québec.

L’exposition

L’exposition à la Galerie de l’UQAM est principalement consacrée à l’œuvre la plus récente de Gilberto Esparza, Plantas autofotosintéticas (Plantes autophotosynthétiques), expérimentée depuis 2013 dans les contextes offerts par différentes métropoles du monde (Lima, Mexico, Linz, Ljubljana, Athènes). À la fois fonctionnelle et utopique, cette œuvre produit une énergie alternative et renouvelable grâce au traitement des contaminants présents dans les eaux usées, en même temps qu’elle interroge l’imaginaire avec lequel nous entrevoyons l’avenir de la ville. Tandis que Montréal célèbre son 375e anniversaire, cette installation invite à envisager les réseaux d’égouts sillonnant le sous-sol de la ville, d’ordinaire dissimulés et évacués de la conscience publique, comme un système de production énergétique permettant de maintenir un écosystème en équilibre. L’œuvre s’accompagne d’un corpus documentaire mettant en évidence la démarche artistique et sociale dans laquelle elle s’inscrit.

L’exposition comprend également un film extrait du vaste projet Plantas nómadas (Plantes nomades, 2008-2013), relatant l’activité d’un robot biologique autonome créé par l’artiste et destiné à vivre aux abords de cours d’eau pollués. Mené le long du río Lerma et du río Grande de Santiago, au Mexique, ce projet traite de la pollution de l’eau et des impacts de la privatisation des ressources naturelles sur les populations rurales. Une série photographique tirée de ce projet sera également présentée à la Maison du développement durable, aux mêmes dates que l’exposition à la Galerie de l’UQAM. En situant sur un même terrain la pratique de l’art, la mise au point de biotechnologies et la création d’espaces d’apprentissage et de sensibilisation, les œuvres de Gilberto Esparza répondent de manière inédite à la nécessité de transformer plus rapidement et plus radicalement nos modes de gestion des ressources et de production d’énergie, lesquels mettent en péril la vie humaine sur la Terre.

L’artiste

Gilberto Esparza s’intéresse à l’impact social, économique et politique des nouvelles technologies sur l’environnement et l’espace urbain. Il a participé à plus de 70 expositions collectives dans les dix dernières années autour du monde en plus de réaliser une douzaine d’expositions solos au Mexique, en Espagne, en Slovénie et au Pérou. Il est diplômé en arts plastiques de l’Universidad de Guanajuato (2003, Guanajuato, Mexique) et a étudié les beaux-arts à la Universitat Politècnica de València (2000, Valence, Espagne). Récipiendaire du Prix Ars Electronica 2015 (Linz, Autriche) et du Prix TEDActive décerné par The Lincoln Reimagine Project 2013 (Californie, États-Unis), il s’intéresse aux énergies alternatives depuis 2008. Il utilise le recyclage de matériaux électroniques et la biotechnologie afin d’établir, dans l’espace public et au sein des espaces de présentation de l’art, des contextes de discussion et de sensibilisation à la fois ludiques et critiques.
gilbertoesparza.blogspot.ca
arroniz-arte.com

Les commissaires

Nuria Carton de Grammont est historienne de l’art, commissaire et chargée de cours à l’Université Concordia, spécialisée en art contemporain latino-américain. Elle détient une maîtrise en études des arts de l’UQAM, un doctorat en histoire de l’art de l’Université Concordia et deux postdoctorats du Centre d’études et de recherches internationales et du Département de géographie de l’Université de Montréal, où elle a également coordonné le Réseau d’études sur l’Amérique. Elle a coédité l’ouvrage Politics, Culture and Economy in Popular Practices in the Americas (Peter Lang, 2016) et publié plusieurs articles dans les revues Oltreoceano, Les Cahiers ALHIM, Fractal, esse arts + opinions, Inter - art actuel et Archée. En tant que commissaire, elle s’intéresse à des projets qui encouragent l’interculturalité. Dans les dernières années elle a présenté Milpa, ritual imprescindible (Jardin Botanique de l’Université Nationale Autonome du Mexique, Mexico, 2016), Espejismos de Catherine Bodmer (Espacio Mexico, Montréal, 2014), Narcotrafic and the art of violence (Center for Ethnographic Research and Exhibition in the Aftermath of Violence, Montréal, 2014). Elle vit et travaille à Montréal.

Véronique Leblanc est commissaire, auteure et chargée de cours en histoire de l’art à l’Université du Québec à Montréal. Elle s’intéresse aux pratiques contextuelles, processuelles et relationnelles ainsi qu’aux liens qui se tissent entre art, éthique et politique. On retrouve parmi ses plus récentes expositions : Richard Ibghy & Marilou Lemmens. La vie mise au travail (Galerie Leonard & Bina Ellen, Montréal, 2016), Polyphonies (Optica, Montréal, 2015) et faire avec (AdMare, Îles-de-la-Madeleine, 2013). Détentrice d’une maîtrise en études des arts de l’Université du Québec à Montréal, elle est la lauréate du Prix John R. Porter 2015 remis par la Fondation du Musée national des beaux-arts du Québec. Elle est l’une des cinq commissaires du projet pancanadien Repères2017/LandMarks2017, initié par Partners in Art à Toronto, proposant la création de nouvelles œuvres en relation avec plusieurs parcs nationaux canadiens pour poser un regard critique sur les manières dont nous concevons notre rapport au territoire à l’occasion du 150e anniversaire de la Confédération canadienne. À l’automne 2013, elle effectuait une résidence de recherche pour commissaires à Mexico (M&M Residency) organisée par Oboro à Montréal et le Laboratorio Arte Alameda à Mexico et soutenue par le Conseil des arts de Montréal. Le projet d’exposition de Gilberto Esparza trouve son origine dans cette résidence. Elle vit et travaille à Montréal.

Activités liées

Vernissage de l’exposition à la Maison du développement durable
Mardi 9 mai 2017, 12 h 15
Dans le cadre du lancement de la programmation estivale de la Maison du développement durable
Contribution suggérée : 5 $
Inscription : lamdd.org/ete2017

Visite commentée en compagnie de l’artiste et des commissaires
Mardi 9 mai 2017, 16 h
Galerie de l’UQAM
Entrée libre

Atelier bioélectronique
Mercredi 10 et jeudi 11 mai 2017, 10 h à 17 h
En collaboration avec Hexagram UQAM et l’Exposition agriculturelle
Frais d’inscription : 60 $
Inscription et détails : http://hexagram.uqam.ca/content/atelier-en-bioelectronique

Animé par l’artiste Gilberto Esparza, l’ingénieur Diego Liedo Lavaniegos et l’artiste et professeure Gisèle Trudel, cet atelier s’adresse à tout artiste, scientifique, ingénieur, étudiant ou professionnel intéressé par le développement durable. Les participants y apprendront à traiter des eaux usées à partir des processus biologiques pour l’obtention d’énergie électrique en provenance de microorganismes. Cette énergie « verte » sera ultérieurement utilisée pour expérimenter avec l'électronique analogique et traduire les processus biochimiques en signaux électriques permettant d'activer des dispositifs développés dans l'atelier. Cet atelier vise à encourager une réflexion et une action interdisciplinaires sur l’importance de l’eau. Il combine l’art, l’ingénierie et la science dans la réalisation d’un projet collectif sur la bioélectronique qui valorise une approche écologique de la technologie.

Activité pédagogique préparée par le Cœur des sciences de l’UQAM
Dates et détails à confirmer
Incluant la visite d’un laboratoire de la Faculté des sciences de l’UQAM ainsi que de l’exposition à la Galerie de l’UQAM.
Entrée libre

Visites commentées de l’exposition
Offertes en tout temps. Réservations requises auprès de Philippe Dumaine, 514 987-3000, poste 3280, ou dumaine_allard.philippe@uqam.ca

Appuis

2017_Esparza_appuis_final

2017_BlaisMetivier2_gCharles-Antoine Blais Métivier, Pub_3.psd, 2017, photographie numérique, dimensions variables

Charles-Antoine Blais Métivier. Objet de recherche

Finissant à la maîtrise en arts visuels et médiatiques, UQAM

10 mai au 17 juin 2017
Vernissage : mardi 9 mai, 17 h 30

[Plus d'informations]

La Galerie de l’UQAM présente l’exposition Objet de recherche de Charles-Antoine Blais Métivier, finissant à la maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM. L’exposition prend la forme d’une installation où l’artiste - par le biais d’objets que les visiteurs sont amenés à manipuler - explore le rapport que nous entretenons avec les interfaces tactiles et les appareils qui les supportent. Ce faisant, Blais Métivier s’intéresse à la relation intime qui lie l’utilisateur et son appareil mobile, ainsi qu’aux perceptions synesthésiques acquises par l’accoutumance à ses interfaces. Par l’entremise d’un dispositif participatif, l’exposition tente de révéler les conquêtes culturelles, voire même politiques, dont les expériences sensorielles des usagers font aujourd’hui l’objet.

L’exposition

L’omniprésence des interfaces tactiles et la numérisation des contenus médiatiques transforment notre rapport à l’information. De façon presque intuitive, les écrans suggèrent leur utilisation par l’entremise de commandes gestuelles qui interpellent à la fois les facultés haptiques (le toucher) et visuelles des utilisateurs. Alors que les commandes tactiles de ces appareils s’accordent aux images pour en faire des objets tangibles, la relation entre l’appareil technologique et son utilisateur accroît en substance et en intimité. Au fil du temps, l’accoutumance à ces appareils transforme nos modes de perception, ainsi que notre façon de percevoir notre environnement. En faisant appel à la participation du spectateur, ces nouveaux acquis culturels se révèlent intuitivement dans l’exposition Objet de recherche, qui tente d’exposer les mécanismes par lesquels les interfaces tactiles influent sur l’imaginaire, et inversement, comment l’imaginaire perçoit désormais la matière.

L’artiste

Charles-Antoine Blais Métivier est un artiste multidisciplinaire originaire de la ville de Sherbrooke. Il détient un baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal, où il complète actuellement une maîtrise. Depuis 2010, son travail a été présenté au sein d’expositions collectives à Montréal, ainsi qu’en France (Galerie Arena, Arles) et en Italie (Fondation Michellangelo Pistoletto, Biella). Son travail solo fut présenté pour la première fois à l’Espace projet de la galerie Pierre-François Ouellette en 2013. En 2012, il a cofondé le groupe de recherche After Faceb00k qui s’est produit dans plusieurs centres d’artiste au Canada (Skol, Espace F, L’Écart, The Alternator, Latitude 53, et ArtsPlace). After Faceb00k présentait récemment l’installation immersive In Loving Memory <3 au Musée McCord dans le cadre du Mois de la Photo à Montréal 2015.

Intéressé par les phénomènes sociaux liés à la production d’information visuelle, Charles-Antoine Blais Métivier collectionne divers artéfacts médiatiques, tels que des photographies, des vidéos ou des documents imprimés produits à des fins communicationnelles, d'autoreprésentation et de construction d’identité. C’est en déambulant sur internet ou dans l’espace urbain qu’il effectue d’importantes collectes de matériel visuel produit par des internautes ou des citoyens. Par la suite, d’imposantes mises en commun formelles ou typologiques sont réalisées sur ces corpus, afin d’en dégager les codes inhérents, qui semblent découler de la prolifération des caméras, de la démocratisation des logiciels de traitement de l’image et de l’avènement des réseaux sociaux. Récemment, les intérêts de Blais Métivier pour ce type de communication visuelle l’ont mené à interroger les interfaces technologiques par lesquelles l’information visuelle est produite, consommée, puis archivée. Cette redéfinition progressive de l’économie des images altère notre rapport au monde sensible, qui s’incarne de façon progressive au sein d’interfaces mobiles, connectées et immatérielles.
charles-antoine.ca

Activités gratuites

Présentation d’artiste : Charles-Antoine Blais Métivier
Dans le cadre de la série L’art observe
Mardi 23 mai 2017
12 h 45 – 13 h 45
Galerie de l’UQAM
Entrée libre

Visites commentées de l’exposition :
Offertes en tout temps. Réservations requises auprès de Philippe Dumaine, 514 987-3000, poste 3280, ou dumaine_allard.philippe@uqam.ca



Conseil des arts du Canada Conseil des arts du Canada

GALERIE DE L’UQAM

Université du Québec à Montréal
1400, rue Berri, Pavillon Judith-Jasmin, Local J-R 120
Montréal, Québec
Ouvert du mardi au samedi, de midi à 18h.
Entrée libre