2019_Lattente_gVirginie Laganière et Jean-Maxime Dufresne, VR Youth, 2018, de l’installation Intervalles, photographie, 80 x 53 cm. Avec l’aimable autorisation des artistes.

L'attente

Commissaire : Fabrizio Gallanti

Artistes : Jeremy Deller, K. Deepika, A. Kameshwaran, M. Sinduja, A. Thalamuthu et K. Padmapriya, Jean-Maxime Dufresne et Virginie Laganière, Antje Ehmann et Harun Farocki, Emmanuelle Léonard, Alain Parent

11 janvier - 23 février 2019 

Vernissage : mardi 15 janvier, 17 h 30

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La Galerie de l’UQAM lance l’année 2019 avec L’attente, une riche exposition de groupe rassemblant des artistes québécois et internationaux. Un commissariat de Fabrizio Gallanti, L’attente questionne la place et la valeur du temps dans le système capitaliste contemporain.

L'exposition

L’exposition L’attente se propose d’explorer un aspect intimement lié à notre relation avec le temps, notamment le temps du travail, qui occupe une place centrale dans nos vies. De nombreux artistes ont donné de l’attente des lectures et des représentations variées dans le but d’en sonder la nature et d’en figer quelques fragments importants.

On a coutume de dire qu’il faut savoir gérer habilement son temps. Cela est fondamental pour quiconque entend être performant, avoir la maîtrise de sa vie, connaître le succès. Nous devons maintenir un savant équilibre entre le temps consacré au travail et à la production d’une part, et celui que nous nous accordons d’autre part. Autrement dit, être en mesure de nous procurer à nous-mêmes du réconfort tout en polissant les différentes facettes de notre personnalité. Une fois projetée dans le monde, celle-ci est la clé qui fera de nous des êtres accomplis, épanouis, capables de réaliser les objectifs les plus divers. Nous savons aussi depuis très longtemps déjà qu’à chaque unité temporelle — une semaine, un jour, une heure, quelques minutes parfois —, nous pouvons rattacher une valeur pécuniaire : la majeure partie de notre relation à l’argent est associée, moyennant de nombreuses acrobaties mathématiques, à une mesure du temps. 

Ainsi, nous sommes dans l’attente d’un emploi, d’une réponse à une candidature, d’une entrevue avec un fonctionnaire ou d’une rencontre avec un professionnel… Nous savourons quelques instants de pause en attendant de recommencer à travailler. Or, cette attente peut être source d’anxiété et de préoccupation. Parfois, la principale activité d’une tâche consiste elle-même à attendre. Même la répartition du temps entre action et attente reflète les clivages de classe ; d’un côté, les privilégiés que l’on sert en premier, de l’autre, les gens qui n’ont pas d’autre choix que de faire la queue et attendre

Réunissant des œuvres déjà existantes, des documents d’archives et de nouvelles créations, L’attente offre un lieu d’échange et de réflexion sur cet aspect particulier du temps, à la fois très banal et complexe. L’exposition reconnait, dans le regard porté sur ces questions par les artistes, non seulement une capacité d’analyse et de construction liée à l’expérience esthétique, mais aussi un potentiel subversif et de résistance. En définitive, un véritable affranchissement s’opérera quand le temps de l’attente nous sera restitué et cessera d’influer sur nos vies sous l’action d’éléments extérieurs.

À propos du commissaire

Fabrizio Gallanti possède une large expérience internationale en design architectural, en enseignement, en publication et en organisation d’expositions. Il est titulaire d’un Ph. D. en design architectural de la Politecnico di Torino (Turin, Italie, 2001) et d’une maitrise en architecture de l’Université de Genève (Suisse, 1995). Il a enseigné au Canada, au Chili, en Italie, au Royaume-Uni et aux États-Unis. En 2014, il devenait le premier Senior Mellon Fellow à l’École d’architecture de l’université Princeton. Il enseigne présentement à l’École d’architecture de l’Université McGill à Montréal ainsi qu’à l’Architectural Association à Londres. Entre 2011 et 2014, il a occupé le poste de directeur associé des programmes au Centre canadien d’architecture, à Montréal. De 2007 à 2011, il a été éditeur de l’architecture au magazine Abitare et rédeacteur en chef du site web d’Abitare. Il collabore régulièrement à divers magazines d’architecture tels Harvard Design Magazine, Interwoven et San Rocco. En 2016, il a dirigé le livre MCHAP: The Americas pour IIT/Actar. Avec Francisca Insulza, il est le partenaire fondateur du studio de recherche en architecture Fig Projects, basé à Montréal (2003 à ce jour). En 2016, Fig Projects a organisé l'exposition The World in Our Eyes pour la 4e Triennale d'architecture de Lisbonne. Fig Projects s’intéresse actuellement à la relation entre la conception architecturale et le travail.

À propos des artistes

Jeremy Deller vit et travaille à Londres. Il a étudié l’histoire de l’art au Courtauld Institute et à la Sussex University. Deller a remporté le Turner Prize en 2004 pour son œuvre Memory Bucket et a représenté l’Angleterre à la 55e Biennale de Venise en 2013 avec son projet English Magic. Il a commencé à réaliser des œuvres au début des années 1990, souvent en les montrant à l'extérieur des galeries conventionnelles. Son travail a été l’objet d’expositions individuelles à travers le monde, notamment : Skulptur Projekte Münster (2017) ; The Infinitely Variable Ideal of the Popular (CA2M, Madrid, 2015 ; tournée au MUAC, Mexico ; à la Fundación Proa, Buenos Aires ; et au Azkuna Zentroa, Bilbao) ; Joy in People (Hayward Gallery, Londres, 2012 ; tournée à l’Institute of Contemporary Art, University of Pennsylvania ; et au Contemporary Art Museum St-Louis) ; It Is What It Is: Conversations About Iraq, (New Museum, New York, 2009 ; tournée au Hammer Museum, Los Angeles ; et au Museum of Contemporary Art, Chicago). Deller a été commissaire de nombreuses expositions, notamment Iggy Pop Life Class (Brooklyn Museum, 2016) et Love Is Enough: William Morris and Andy Warhol (Modern Art Oxford, 2014). jeremydeller.org

K. Deepika, A. Kameshwaran, M. Sinduja, A. Thalamuthu et K. Padmapriya sont des artistes récemment diplômé·e·s du Government College of Fine Arts à Chennai (Inde). Leur œuvre collective présentée dans L’attente a été créée dans le cadre de leurs études pour l’exposition Archiving Labour, organisée par la commissaire et professeure Krishnapriya CP. Cette exposition, qui rassemblait 33 étudiant·e·s, faisait partie de la Students’ Biennale 2016-2017, présentée en parallèle avec la Kochi-Muziris Biennale (Kochi, Inde). Les étudiant·e·s y exploraient l’histoire de leur collège en réfléchissant à l’imbrication du travail et de la colonisation dans la mise en place de cet établissement.

Outre leurs pratiques individuelles, Jean-Maxime Dufresne et Virginie Laganière collaborent en duo depuis une quinzaine d’années. Leurs recherches artistiques s’intéressent à la transformation de nos environnement construits et leurs réalités sociales ainsi qu’à différentes formes de spéculation sur le futur, avec une sensibilité pour la psyché humaine et les climats sociopolitiques. De nature anthropologique, leur travail s’incarne dans une approche protéiforme qui combine principalement l’installation, la photographie, la vidéo, la création sonore ainsi que l’élaboration de dispositifs et d’éléments sculpturaux. En brouillant les pistes entre le documentaire et le fictionnel, diverses stratégies narratives sont préconisées dans l’interprétation du réel afin de déployer des imaginaires à travers lesquels il est possible de se projeter. Alimenté par des séjours en résidence qui incluent le HIAP (Helsinki International Artist Programme, 2016) et le Inside-Out Art Museum (Beijing, 2013), leur travail a fait l’objet de nombreuses expositions individuelles, dont Normal Times. La vie minérale (L’œil de poisson, 2018) ; Post-Olympiques (Maison de la culture Côte-des-Neiges, 2017 ; 3331 Arts Chiyoda, Japon, 2015 ; VU, 2014) et Blind Signal (Titanik Gallery, Finlande, 2014). De plus, leur œuvres sont intégrées à plusieurs expositions collectives, dont Art souterrain (2015), Manif d’art 7 (La biennale de Québec, 2014) et ABC : MTL (Centre canadien d’Architecture, 2013).  Le travail présenté à la Galerie de l'UQAM a été initié lors d'une résidence à TOKAS (Tokyo Arts and Space, 2018), avec le soutien du Conseil des arts du Canada. jmdufresne.ca | virginielaganiere.com

Un couple de la vie personnelle et une équipe de producteurs partageant les mêmes idées, Antje Ehmann et Harun Farocki ont uni leurs forces dans de nombreux projets artistiques et de commissariat depuis la fin des années 1990. Après avoir travaillé ensemble sur des programmes cinématographiques pour différentes expositions et institutions, leur première collaboration a été l’exposition emblématique Cinema Like Never Before (Generali Foundation, Vienne, 2006 ; Akademie der Künste, Berlin, 2007), qui visait à créer un troisième espace au-delà du musée et du cinéma. Un second projet commissarial important visait à mettre en dialogue les images de guerre réalisées par les médias militaires et de masse, et leurs homologues critiques dans la pratique des artistes contemporains. Il en a résulté les expositions The Image in Question. War - Media - Art (Carpenter Center for Visual Arts, Cambridge, États-Unis, 2010) et Serious Games. War – Media – Art (Mathildenhöhe, Darmstadt 2011). Ehmann et Farocki ont également des pratiques individuelles. Antje Ehmann est commissaire, auteure et artiste. Harun Farocki est un cinéaste et vidéaste dont l’œuvre comprend plus de 100 longs métrages, essais, documentaires et installations vidéo. Il était l'un des réalisateurs les plus importants d'Allemagne au moment de son décès, en 2014. harunfarocki.de

Emmanuelle Léonard vit et travaille à Montréal. Elle détient un baccalauréat de l’Université Concordia et une maitrise de l’Université du Québec à Montréal. Son travail a été présenté dans de nombreuses expositions individuelles et collectives, notamment au Musée des beaux-arts de l’Ontario (2012), au Musée d’art contemporain de Montréal (À la recherche d’Expo 67, 2017 ; Territoires urbains, 2005), au Fresnoy – Studio National des Arts Contemporains (À Montréal, quand l’image rôde, 2013-2014), à la Galerie de l’UQAM (Le désordre des choses, 2015), à la Kunsthaus Dresden, au Neuer Berliner Kunstverein, à Mercer Union, à Optica et chez VOX – Centre de l’image contemporaine. Elle participe régulièrement à des évènements collectifs tels la Daegu Photo Biennale (Corée du sud, 2017), la Biennale de Montréal (L’avenir, 2014), le Mois de la photo à Montréal (2007, 2009) et la Triennale québécoise (Le travail qui nous attend, 2011). Elle est récipiendaire du Prix Pierre-Ayot 2005 et finaliste AIMIA | AGO Photography Prize 2012. En 2018, elle est en résidence avec les Forces armées canadiennes ainsi qu'à Bogotá, grâce à une entente entre le Ministère de la Culture de Colombie et le Conseil des arts et des lettres du Québec. À l’automne 2019, la Galerie de l’UQAM lui consacrera une importante exposition monographique dont Louise Déry sera la commissaire. emmanuelleleonard.org

Artiste et médecin, Alain Parent partage depuis maintenant plus de vingt ans sa pratique médicale entre la salle d’urgence à Québec et les différentes communautés Inuits du Nunavik, entrecoupée ces dernières années de missions humanitaires avec la Croix-Rouge. En marge de la médecine, mais toujours en lien avec ses rencontres et déplacements, sa pratique artistique a d’abord été orientée vers une photographie assez classique de portrait et de paysage. La maitrise interdisciplinaire en art qu’il a complété en 2016 aura marqué un point tournant sur son parcours d’artiste et de médecin, puisque art et médecine cohabitent maintenant à la faveur d’un nouvel espace de recherche et de création. Produite en plein exercice de la médicine, souvent à la salle d’urgence, il propose une œuvre puisant à même son quotidien de soignant, parfois aux limites de l’éthique et des contraintes institutionnelles, imprégnée de ses démêlés avec l’imprévu, l’inhospitalier et l’indécidable. Les résultats de ses recherches à la maitrise ont été exposés à la Galerie des arts visuels (Université Laval, 2016). Son plus récent projet de recherche-création, Art et médecine en contexte socioculturel nordique, a été entrepris à l’automne 2017 dans le cadre d’un doctorat à la Faculté d’aménagement, d’architecture, d’art et de design de l’Université Laval.

Activités publiques

La nuit des idées à Montréal
Le présent suspendu
Une présentation de la Galerie de l'UQAM et du Consulat général de France à Québec, en collaboration avec la Place des arts

Jeudi 31 janvier 2019, 18 h – 21 h 30
Agora du pavillon Judith-Jasmin
1 400, rue Berri
En français, traduction simultanée en Langue des signes québécoise (LSQ)
Entrée libre 

Les invité·e·s et détails seront annoncé·e·s en janvier

Suite au succès de la première édition de La nuit des idées en sol québécois, qui a attiré plus de 1 200 personnes dans l’Agora du pavillon Judith-Jasmin de l’UQAM le 25 janvier 2018, la Galerie de l’UQAM et le Consulat général de France à Québec récidivent le 31 janvier 2019 pour une nouvelle édition. Cette année, l’évènement s’articule autour du thème Le présent suspendu, en dialogue avec l’exposition L’attente, présentée à la Galerie de l’UQAM du 11 janvier au 23 février 2019. Il rassemblera des personnalités issues des arts et de la culture pour une soirée de réflexions et de débats. Initiée par l’Institut français, La nuit des idées a lieu une fois par an, à la même date sur les cinq continents, ralliant ainsi des milliers de personnes pour une nuit de débats internationale, interdisciplinaire et intergénérationnelle autour d’une thématique commune : Face au présent pour l’édition 2019. 

Le présent suspendu
Des millions d’êtres humains vivent dans un présent suspendu par l’attente : attendre ses papiers d’immigration, son permis de travail, la signature d’un accord commercial, la réponse de son éditeur, le téléchargement de nos images, le retour des vacances, la fin de l’hiver, la naissance de l’enfant. Attendre à l’urgence, à l’aéroport, au Palais de justice. Attendre l’inspiration, le succès, l’ami, l’amour, la mort. Face au présent, nous nous agitons frénétiquement, bien souvent pour rompre avec le malaise de l’attente, conscients que le temps s’absente pour ne pas revenir. Les sens tendus et le corps implorant, la pensée inquiétée ou l’espoir empêché, l’envie relancée ou le désir précipité, ne sommes-nous pas soumis à cette condition d’un présent dominé, pour plusieurs d’entre nous, par le fait d’attendre?

Projections de films
Une valse dans les allées (In den Gängen)
2018, réalisation de Thomas Stuber
En allemand avec sous-titres français
Jeudi 7 février 2019, 19 h
Cinéma du Parc
3575, ave. du Parc, suite 6100
Présenté dans le cadre de la série Achtung Film! du Goethe-Institut

L’emploi du temps
2001, réalisation de Laurent Cantet
En français
Vendredi 8 février 2019, 20 h 30
Cinémathèque québécoise
335, boul. de Maisonneuve Est

Offre éducative et accessibilité

Les médiatrices et médiateurs de la Galerie de l’UQAM se feront un plaisir d’accueillir les groupes et professeurs pour des visites commentées de L’attente. Souples et ouvertes à tous les groupes scolaires et communautaires, ces visites peuvent être adaptées aux besoins particuliers et s’inscrire en dialogue avec la matière abordée en classe, le cas échéant. Ces activités sont offertes sans frais, en français ou en anglais.

Récemment, la Galerie de l’UQAM a mis sur pied différents services d’accessibilité de ses expositions et activités pour les personnes sourdes et malentendantes. Ces services visent à la fois une meilleure intégration de ces communautés aux activités publiques de la Galerie de l’UQAM et le développement d’occasions spécifiques répondant à leurs besoins. De plus, les salles d'exposition de la Galerie de l'UQAM sont accessibles aux fauteuils roulants. + plus d’informations

Réservations requises :
Philippe Dumaine
Responsable de la médiation, Galerie de l’UQAM
dumaine_allard.philippe@uqam.ca
(514) 987-3000 p. 1424

 

Partenaires

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   CQ_logo_timbre               Goethe_noir

 

mariane_qc-NOIR                 Institut-Francais

 


2019_Zelli-gLeila Zelli, Terrain de jeux, 2018, image tirée de la video d’animation, couleur, son, 10 s

Leila Zelli. Terrain de jeux

Finissante de la maitrise en arts visuels et médiatiques, UQAM

11 janvier - 23 février 2019 

Vernissage : mardi 15 janvier, 17 h 30

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Nous ne voyons et ne comprenons les images qu’à partir de nos propres a priori culturels, connaissances, expériences et croyances, qui constituent une vision singulière du monde. Toute image ne peut donc jamais être comprise d’une seule et unique façon, car elle vit sous le kaléidoscope des regards humains. Et pourtant, chaque jour, nous voyons des centaines, sinon des milliers d’images à la télé, sur Internet, sur les réseaux sociaux, dans la rue, en fouillant les archives, et nous tenons pour acquis que notre point de vue sur elles est le bon. Ce sont quelques-unes de ces images quotidiennes, celles représentant des situations de guerre, qui sont ici rejouées sous forme installative, de manière à nous faire éprouver le regard que nous portons sur l’autre et l’ailleurs.


2019_Salledesmaquettes-Lavoie-gRaymond Lavoie, Salle des maquettes (version 2), 1995, acrylique sur toile, 274 x 660 cm (18 éléments de dimensions variées). Collection d’oeuvres d’art de l’UQAM (2007.7.1-18)

Salle des maquettes

Commissaire : Anne Philippon

8 mars - 13 avril 2019 

Vernissage : jeudi 7 mars, 17 h 30

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L’exposition Salle des maquettes rassemble des œuvres de la Collection d’œuvres d’art de l’UQAM dans lesquelles se traduit une modélisation de la pratique artistique. Manifesté sous diverses formes, ce processus de travail enregistrant une progression dans le temps peut se repérer tant par les thèmes abordés que par la méthodologie conceptuelle qui soutient son exécution. Bien que les maquettes, ébauches, esquisses préparatoires et cahiers de notes constituent des exemples concrets qui permettent de bien saisir les premiers linéaments d’un projet appelé à se développer, il sera aussi question de détails et de motifs qui caractérisent le travail. Cet exercice de filiation entre des projets qui servent de ressort à d’autres projets rend visible le travail de recherche et de réflexion partagé par plusieurs artistes qui font partie de la collection institutionnelle.

Partenaires

CCFA_BW_black_96_f     Calq_noir 

 


2019_Bortuzzo-gNans Bortuzzo, 5Ws (détail), 2018, installation, impression numérique, dimensions variables

Nans Bortuzzo. 5Ws

Finissant de la maitrise en arts visuels et médiatiques, UQAM

8 mars - 13 avril 2019 

Vernissage : jeudi 7 mars, 17 h 30

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Nos informations personnelles sont aujourd'hui disséminées sur Internet, dans les réseaux sociaux, dans les banques de données, et ce, dans différents pays. Notre dépendance aux nouvelles technologies tend à faire disparaître notre sphère privée. Pourtant, nos traces laissées sur Internet offrent un accès direct à nos pensées les plus intimes. 5Ws cherche à révéler ces traces à partir d'une archive numérique qui contient les requêtes et l'historique de navigation Internet de plus d’un demi-million d’Américains. Ces enregistrements ont été faits à l’insu des utilisateurs en 2006 et ont été anonymisés avant d'être publiés pour la recherche. L'exposition rassemble un corpus de ces requêtes englobant des réalités personnelles. À la fois sérieuses et légères, elles témoignent de problèmes sociaux et traduisent les inquiétudes de la société américaine. En mettant en place un jeu continuel entre passé et présent, individuel et collectif, Nans Bortuzzo cherche à provoquer un questionnement plus large sur l’Amérique actuelle.


2019_Passage-gVue de l’exposition Passage à découvert 2018, Galerie de l’UQAM

Passage à découvert 2019

Finissant.e.s du baccalauréat en arts visuels et médiatiques, UQAM

26 avril - 4 mai 2019 

Vernissage : jeudi 25 avril, 17 h 30

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Passage à découvert est l’occasion de découvrir les travaux des artistes contemporain·e·s et des pédagogues de demain qui occuperont les musées, galeries et écoles. L’exposition illustre la vivacité créatrice, la curiosité et la liberté des étudiant·e·s, et témoigne du professionnalisme des diplômé·e·s, ainsi que de l’engouement que génèrent leurs projets. Présentée chaque année, cette exposition fait également ressortir la richesse et la diversité des programmes offerts par l’École des arts visuels et médiatiques, laquelle privilégie une formation pluridisciplinaire.


2019_OMBB-Golding-gAmartey Golding, Chainmail, 2016, image tirée du film

Over My Black Body

Commissaires : Eunice Bélidor, Anaïs Castro

Artistes : Nakeya Brown, Stanley Février, Erika DeFreitas, Amartey Golding

17 mai - 22 juin 2019 

Vernissage : jeudi 16 mai, 17 h 30

Exposition présentée dans le cadre des 50 ans de l’UQAM

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Over My Black Body est un projet collaboratif qui a vu le jour à travers une conversation soutenue entre Eunice Bélidor et Anaïs Castro, alors qu’elles observèrent les diverses manières dont le corps noir est codifié dans nos sociétés contemporaines. À travers ce dialogue continu s’est bâtie une exposition cherchant à reconnaitre les luttes contre le contrôle du corps noir, à affirmer le rejet des costumes qui lui sont imposés et à dénoncer l'impunité accordée à la violence institutionnalisée. Over My Black Body est un projet évolutif qui continuera de prendre différentes formes et d’aborder divers publics. La première itération eut lieu à Berlin en juillet 2018. À la Galerie de l’UQAM, l’exposition deviendra un parcours à travers duquel le public sera amené à réfléchir aux nombreux codes qui portent préjudice au corps noir dans notre société. Malgré le caractère politique des œuvres, les artistes parviennent tout de même à célébrer la culture noire, dans ses expressions nord-américaine et britannique, manipulant les codes propres à leur culture de manière à la fois festive et provocante.

Partenaires

CCFA_BW_black_96_f Calq_noir


2019_Ares-gMaude Arès, Tournage débutant par la poudre d’une craie bleue (détail), 2017, Éliot le pêcheur, Le bâton de bois taillé et sa larme bleue, pétales séchées, bois de mer, fève en tire-bouchon, pierre polie, mousse de protection de Kevin, cocotte, parcelle du collet d’une robe noire. Photo : Samuel Trudelle-Gendron

Maude Arès. J'aime être entourée de bacs d'eau qui s'évapore

Finissante de la maitrise en arts visuels et médiatiques, UQAM

17 mai - 22 juin 2019 

Vernissage : jeudi 16 mai, 17 h 30

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J'aime être entourée de bacs d'eau qui s'évapore met en scène un univers minuscule composé de matériaux fragmentés et fragiles. L'installation est composée d'une grande table sur laquelle est déposée une collection d'anodins objets trouvés ainsi qu'une série de petites sculptures précaires et longilignes. Durant l'exposition, Maude Arès actionnera ces objets de petite taille par des jeux d'équilibre et de déplacement. Les sculptures seront alors utilisées comme des extensions permettant des manipulations lentes, périlleuses et hasardeuses des matériaux exposés. Bris, effritement, rétrécissement, union, emmêlement : l'attention est ici concentrée sur les relations, les mouvements et les transformations de la matière. Sans finalité, les sculptures et interventions de l'artiste sont en perpétuel changement, perceptibles à différentes échelles dimensionnelles et temporelles. L'observation et l'écoute rapprochée permettent de mettre en relief les détails qui composent la globalité d'un monde. À travers un investissement de la précarité et de la vulnérabilité, Maude Arès cherche à déployer la force de la fragilité.




Conseil des arts du Canada Conseil des arts du Canada

GALERIE DE L’UQAM

Université du Québec à Montréal
1400, rue Berri, Pavillon Judith-Jasmin, Local J-R 120
Montréal, Québec
Ouvert du mardi au samedi, de midi à 18h.
Entrée libre