2017_Authier2_gMelanie Authier, Ground Seeker, 2015, acrylique sur toile, 152,4 x 182,9 cm. Avec l’aimable permission de Georgia Scherman Projects.

Melanie Authier. Contrariétés et contrepoints

Commissaire : Robert Enright

24 octobre - 9 décembre 2017
Vernissage : lundi 23 octobre, 17 h 30

Exposition organisée et mise en circulation par la Thames Art Gallery (Chatham, Ontario)

[Plus d'informations]

La Galerie de l’UQAM plonge dans l’énergie vive de la peinture avec l’exposition solo Melanie Authier. Contrariétés et contrepoints. Sous la houlette du commissaire et critique d’art Robert Enright, l’exposition rassemble des œuvres récentes de celle que le public de la Galerie de l’UQAM a pu découvrir dans l’exposition phare Le Projet Peinture (2013). Avec Contrariétés et contrepoints, l’artiste présente une peinture à la fois énergique et délicate, qui revisite les héritages contradictoires de la pratique picturale.

L’exposition

Les riches espaces peints par Melanie Authier, artiste établie à Ottawa, nous rappellent qu’une myriade de questions restent à résoudre au sujet de l’art après le modernisme. Pour Authier, les tableaux ne sont pas de simples objets esthétiques sans lien les uns avec les autres. Ils s’inscrivent dans un vaste réseau relationnel.

Alors que son univers pictural évoque le langage de l’abstraction moderniste, on y décèle aussi une esthétique associée à la manière baroque, en raison de l’empathie qui affleure dans sa technique. Cette exposition d’œuvres récentes sur toile et sur papier fait voir des approches contrastées de la peinture contemporaine, en un amalgame de styles qui génère un entre-deux à la fois intelligible et insaisissable. Chaque œuvre est pour Authier l’occasion de créer un problème de manière à « y apporter une réponse inattendue ».

« Je crois que mon travail renvoie à la marque lancinante laissée par l’histoire de la peinture, à l’histoire de l’Art avec un grand A et il se débat parfois contre elle. J’essaie de faire en sorte que mes œuvres se taillent une place au sein des discours actuels et qu’elles soient toujours axées sur le potentiel de la peinture. Ainsi, la question qui me préoccupe est : “Où aller à partir d’ici ?” »

- Melanie Authier, 2015

Les lectures genrées de la pratique picturale, par exemple, constituent l’un des discours complexes qu’Authier est profondément consciente de devoir négocier. En jouant avec des courants stylistiques opposés ― abstraction gestuelle et hard edge ― et en les subvertissant aussi habilement qu’elle applique l’acrylique, l’aquarelle ou l’encre, l’artiste s’attaque avec panache aux défis que posent les histoires véhiculées sur la pratique picturale.

L’artiste

Melanie Authier est née en 1980 à Montréal. Elle détient un baccalauréat de l’Université Concordia à Montréal (2002) et une maitrise de l’Université de Guelph (2006). Authier a exposé ses œuvres à travers tout le pays, notamment dans le cadre de l’exposition Les bâtisseurs. La biennale canadienne 2012, tenue au Musée des beaux-arts du Canada. Elle a présenté plusieurs expositions individuelles, dont Grisailles au Rodman Hall Art Centre de l’Université Brock (St-Catharines, 2013-2014), Vault/Shield/Buttress/Basin à la Anna Leonowens Gallery (Halifax, 2013) et Jostling Pictorial Oppositions chez Georgia Scherman Projects (Toronto, 2013). Elle a également participé à plusieurs expositions collectives, notamment The Tremendous Elusive: Emily Carr and the Canadian Imaginary à la Canada Gallery, Canada House (Londres, Royaume-Uni, 2016), Young Canadian Painters à Idea Exchange (Cambridge, 2014), Le Projet Peinture. Un instantané de la peinture au Canada à la Galerie de l’UQAM (Montréal, 2013) et Four Ottawa Painters à la Carleton University Art Gallery (Ottawa, 2010-2011). L’artiste a reçu de nombreuses bourses et distinctions, dont une mention honorable au Concours de peintures canadiennes de RBC en 2007. On retrouve ses œuvres dans plusieurs collections nationales et internationales, notamment celle du Musée des beaux-arts du Canada, de Canada House et d’Affaires mondiales Canada. Elle est représentée par Georgia Scherman Projects à Toronto. Elle vit présentement à Val-des-Monts (Québec). 
melanieauthier.com

Le commissaire

Robert Enright est un auteur, conférencier et commissaire maintes fois primé. Depuis 2004, il est professeur titulaire en critique et théorie de l’art au programme d’études supérieures de l’École des beaux-arts et de musique de l’Université de Guelph. Il possède plus de 35 ans d’expérience à titre de journaliste culturel dans la presse écrite ainsi qu’à la radio et à la télévision, et collabore depuis le même nombre d’années à la revue Border Crossings, dans laquelle il a publié plus de 200 entretiens avec des artistes canadiens, américains et européens. En 2005, il a été fait membre de l’Ordre du Canada et, en 2012, il a reçu la Médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II. En 2016, il a obtenu un doctorat honorifique de l’Université de Winnipeg.

Activités publiques

Visites commentées de l’exposition pour les groupes
Offertes sans frais, en tout temps.
Réservations requises auprès de Philippe Dumaine
514 987-3000, poste 3280, ou dumaine_allard.philippe@uqam.ca

Visite commentée de l’exposition en compagnie de l’artiste et de l’historienne de l’art Julie Bélisle
Dans le cadre de la série L’art observe
Mercredi 15 novembre 2017
17 h 30 – 18 h 30
Entrée libre

Joignez-vous à l'artiste Melanie Authier et à l'historienne de l'art Julie Bélisle pour une visite de Contrariétés et contrepoints. Cette visite informelle vous permettra de mieux saisir l'ampleur de la pratique picturale de l'artiste. Authier et Bélisle pourront aussi s'appuyer sur leur relation continue, puisque Julie Bélisle était commissaire du Projet Peinture (2013), l’importante exposition de la Galerie de l’UQAM sur la peinture canadienne actuelle, dont la sélection incluait le travail de Melanie Authier.

La peinture déplacée
Dans le cadre de la série L’œil écoute
Samedi 25 novembre 2017
16 h
Galerie de l’UQAM
En français
Entrée libre

Textes : Nicole Brossard, Paul-Émile Borduas, Anne Hébert, Agnes Martin, Monique Régimbald-Zeiber
Lectrices : Christiane Pasquier, Marie Eykel
Animation : Marie-Andrée Lamontagne
Commissariat des textes : Louise Déry

L’automne 2017 marque le retour de la série L’œil écoute de la Galerie de l’UQAM. Les évènements L’œil écoute prennent la forme de lectures publiques de textes marquants, sélectionnés spécifiquement pour les dialogues qu’ils établissent avec les œuvres présentées à la Galerie.

Partenaires

Cette exposition a été organisée par la Thames Art Gallery (Chatham, Ontario) en collaboration avec la Galerie d’art d’Ottawa (Ottawa, Ontario), la Art Gallery of Guelph (Guelph, Ontario), la Kenderdine Art Gallery (Saskatoon, Saskatchewan), la Galerie de I’UQAM, la MSVU Art Gallery (Halifax, Nouvelle-Écosse) ainsi que le Musée régional de Rimouski (Rimouski, Québec), et rendue possible grâce à l’appui des programmes de Tournées ontariennes et de Tournées nationales et internationales du Conseil des arts de l’Ontario.

 

2017_Authier_appuis

2017_Scenna2_gCarolyne Scenna, Papier mâché, 2017, photomontage, image tirée du diaporama J’aurais fait mieux

Carolyne Scenna. Je suis la pire à ce que je fais le mieux et pour ce don je me sens bénie

Finissante de la maitrise en arts visuels et médiatiques, UQAM

24 octobre - 9 décembre 2017
Vernissage : lundi 23 octobre, 17 h 30

[Plus d'informations]

La Galerie de l’UQAM présente Je suis la pire à ce que je fais le mieux et pour ce don je me sens bénie de Carolyne Scenna, finissante à la maitrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM. L’exposition inaugure une installation où l’artiste recompose et revisite de manière obsessive ses archives photographiques. Un espace délimité par des rideaux de velours blanc, des projections vidéo lo-fi et une maquette de volcan forment un parcours où les spectateurs sont invités, grâce à divers dispositifs de projection, à découvrir un assemblage d’images hybrides.

L'exposition

La locution « Je suis la pire à ce que je fais le mieux et pour ce don je me sens bénie » est tirée d’un couplet de la chanson du groupe Nirvana Smells Like Teen Spirit, succès emblématique du début des années 1990. À première vue, les paroles s’apparentent à une accumulation contradictoire d’images étranges et familières qui n’offre pas de sens évident. Devenue presque instantanément symbole mythique d’une génération, la chanson est aujourd’hui le reflet d’une réalité confuse : adolescence et notoriété y conversent et convergent de sorte qu’elles deviennent indistinctes. Pour Carolyne Scenna, ce magma émergeant de la récupération de productions culturelles par la culture de masse fait image. L’artiste s’approprie la métaphore adolescente pour son potentiel subversif et rejette au passage toute volonté de bien faire les choses.

L’exposition met en scène un mixtape visuel composé de fondus enchaînés, de photomontages en superposition et de leur mise en abime dans l’espace. Animations réalisées grâce à de nombreuses captures d’écran d’ordinateur, les séquences projetées sur les différentes surfaces dans la galerie explorent la nature construite des situations et des environnements que l’artiste documente et accumule. Il se dégage de ce processus un détachement engagé du réel, une dématérialisation à partir de laquelle l’artiste met à l’épreuve la précarité inhérente à la fabrication d’images et leur prééminence dans la vie courante.

L’artiste

Carolyne Scenna est une artiste multidisciplinaire originaire de Montréal. Travaillant avec la photographie, la vidéo lo-fi et l’installation, elle élabore une pratique de recomposition de l’image qui en explore les potentiels plastiques et polysémiques. Dans ses recherches, les procédés de matérialisation des images qu’elle met en place sont prétextes à une réflexion critique plus vaste sur l’engagement individuel dans la fabrication d’images à l’ère de la numérisation des données et de leur circulation accrue. N’ayant pas peur de l’ambiguïté, elle présente depuis 2011 un travail qui entremêle son nom à celui de son collectif (qu’elle souhaite garder sous silence) dans quelques centres d’artistes et galeries de Montréal (Parisian Laundry, Les territoires, Arprim, Clark, Art mûr) ainsi que dans le cadre d’évènements (OFFTA, Festival du Jamais lu, Nuit Blanche à Montréal, Chromatic). Je suis la pire à ce que je fais le mieux et pour ce don je me sens bénie constitue sa toute première exposition solo.
carolynescenna.com

Activités publiques

Visites commentées de l’exposition pour les groupes
Offertes sans frais, en tout temps.
Réservations requises auprès de Philippe Dumaine, 514 987-3000, poste 3280, ou dumaine_allard.philippe@uqam.ca

Présentation d’artiste : Carolyne Scenna
Dans le cadre de la série L’art observe
21 novembre 2017, 12 h 45
Galerie de l’UQAM
En français
Entrée libre

Partenaires

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Conseil des arts du Canada Conseil des arts du Canada

GALERIE DE L’UQAM

Université du Québec à Montréal
1400, rue Berri, Pavillon Judith-Jasmin, Local J-R 120
Montréal, Québec
Ouvert du mardi au samedi, de midi à 18h.
Entrée libre