2008_entrevoir© Janet Werner, Star Bunny (detail), 2005

EntreVoir

Michel Archambault, Michel Goulet, Dil Hildebrand, Fernand Leduc, Janet Werner

Curator: Louise Déry


January 11 to February 9, 2007 
Opening: Thursday, January 10, 5:30 p.m. 

 

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La Galerie de l’UQAM inaugurera, le jeudi 10 janvier prochain à 17 h 30, l’exposition EntreVoir, une proposition de la commissaire Louise Déry. Cette exposition, présentée du 11 janvier au 9 février 2008, réunira des couples d’œuvres de cinq artistes aux démarches et aux techniques variées (Michel Archambault, Michel Goulet, Dil Hildebrand, Fernand Leduc et Janet Werner), qui seront juxtaposées en un rapport singulier de complémentarité, de suggestion poétique, et parfois même, d’opposition.

L’exposition

« La proposition à regarder, explique la commissaire, s’effectue entre deux moments, deux médiums, deux manières, deux techniques ou deux matières. Elle se plaît à jouer sur le glissement subtil ou le brusque virage qui se produit parfois entre deux œuvres d’un même artiste. Sous le titre EntreVoir, l’exposition procède donc par paires d’œuvres : des duos trompeurs, des jumelages inattendus, des faux amis qui riment, des complicités menteuses. Elle embrigade le regard dans des couloirs qui relient deux œuvres pour créer entre elles du dialogue, pour briser leur solitude, pour se faire invitante. »

Dans ce projet, le visiteur est invité à tenter d’entrevoir, entre les œuvres, ce qui les unit ou les distingue. La réunion insolite de ces cinq artistesjoue aussi sur le contraste ou sur le rapprochement entre des pratiques qui se comparent ou qui s’opposent. L’intention de la commissaire consiste ainsi à créer un exercice que l’on pourrait qualifier de pédagogique et le projet est offert comme un outil de découverte dépassant la simple reconnaissance des œuvres.

Les artistes

Michel Archambault détient un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia. Artiste multidisciplinaire (arts visuels, conception de décors, organisateur d’événements), son travail s’inspire principalement du design, de la mode et de la publicité et se développe autour de l’utilisation de matériaux inusités tels que magazines de mode, patrons de couture, catalogues d’architecture et de quincaillerie et articles divers liés à la fabrication d’objets manufacturés. Depuis 1983, ses œuvres ont fait l’objet d’expositions collectives et individuelles au Canada et en Belgique : Musée national des beaux-arts du Québec (1996), Expression, centre d’exposition de St-Hyacinthe (1997), Parisian Laundry à Montréal (2006). Intéressé par l’art public, il a réalisé des œuvres pour la ville de Sainte-Catherine et pour le service de l’environnement de la ville de Montréal. En 2002, il participait aux concours pour l’aéroport international de Toronto et pour la rénovation du Palais des congrès de Montréal. En 2005-2006, il exposait à l’Usine C, suite à une résidence de création. Tout récemment, une exposition solo lui a été consacrée au Centre d’exposition CIRCA (2007).

Sculpteur et scénographe, Michel Goulet a enseigné à l’Université d’Ottawa, puis à l’UQAM durant plusieurs années. Par des mises en scènes habiles et poétiques, il collige et répertorie des objets du monde, souvent anodins, pour transcender leur apparente pauvreté et constituer un tout signifiant qui les dépasse. L’originalité de son travail est reconnue internationalement et ses œuvres figurent dans plusieurs collections prestigieuses. Créateur de nombreuses œuvres d’art public, il a été le premier artiste canadien invité par le Public Art Fund à créer une œuvre pour la Doris Freedman Plaza de New York (1990). La même année, la ville de Montréal lui commandait une œuvre monumentale pour la place Roy et le belvédère du Parc Lafontaine,Les leçons singulières,considérée comme une œuvre phare d’art public.En 2004, le Musée d’art contemporain de Montréal lui consacrait une exposition rétrospective majeure.

Né à Winnipeg, Dil Hildebrand détient un baccalauréat en arts visuels (peinture et dessin) de l’Université Concordia (1998) où il est présentement candidat à la maîtrise en beaux-arts.Il a travaillé pendant quelques années en scénographie pour le cinéma, la télévision et le théâtre.La peinture de Dil Hildebrand s’inspire de diverses traditions picturales dont le cubisme et le surréalisme. Elle combine des éléments qui réfèrent à la nature et à des motifs architecturaux, traduisant une conception scénographique de l’image. Ses œuvres ont fait l’objet d’expositions collectives à Montréal, Ottawa, Calgary, Vancouver et Auckland en Nouvelle-Zélande. On les retrouve dans des collections publiques comme celle du Musée d’art contemporain de Montréal et celle de la Banque d’œuvres d’art du Conseil des arts du Canada ainsi que dans des collections privées canadiennes et américaines.

Peintre et théoricien de l’abstraction, Fernand Leduc est une figure majeure de la scène artistique québécoise. Il est également reconnu en France, où il a vécu durant de nombreuses années. Au cours des années quarante, il participe activement à la formation et à la légitimation du groupe des Automatistes. Son travail évolue ensuite vers la recherche d’une peinture formaliste, plus ordonnée, plus épurée. Président et membre-fondateur de l’Association des artistes non-figuratifs de Montréal, créée en 1956, son engagement envers l’art se manifeste tant dans ses écrits que dans son enseignement à l’Université Laval et à l’Université du Québec à Montréal. Tout au long de sa carrière prolifique, plusieurs musées canadiens et français lui ont consacré d’importantes rétrospectives : Musée d’art contemporain de Montréal (1973), Musée des beaux-arts de Chartres (1985), Musée du Nouveau Monde de La Rochelle (1986), Musée national des beaux-arts du Québec (2006). Il fut récipiendaire du prix Paul-Émile Borduas (1988) et du Prix du Gouverneur général du Canada en arts visuels et médiatiques (2007). Ses œuvres font partie de nombreuses collections privées et publiques au Canada et en France.

Janet Werner, qui est née à Winnipeg au Manitoba, vit et travaille actuellement à Montréal. Elle a complété un baccalauréat en beaux-arts au Maryland Institute College of Art de Baltimore et une maîtrise à la Yale University School of Art (1987). Passant de l’abstraction à la représentation en brouillant les limites entre les genres, la démarche artistique de Janet Werner est riche en rebondissements. Peintre de grand talent, capable de faire croire à la présence des personnages représentés, sa thématique principale porte sur le sentiment d’isolement et sur l’incapacité d’utiliser la parole et le langage pour communiquer. Après avoir été professeure à l’Université de Saskatchewan durant plusieurs années, elle enseigne maintenant à l’Université Concordia. Son travail fait partie de nombreuses collections au Canada.Parmi les lieux qui ont présenté ses œuvres figurent notamment la Galerie Liane & Danny Taran à Montréal, la Dunlop Art Gallery à Saskatoon, Plug In Contemporary Art à Winnipeg. En 2003, elle participait à la Biennale de Prague en République Tchèque et exposait à Cologne, en Allemagne.

Les appuis

Pour la production de cette exposition, la Galerie de l’UQAM a reçu l’appui du Conseil des Arts du Canada.

Scott Duncan, Haïr le capitalisme / Hatred of Capitalism (détail), 2007. © Scott Duncan© Scott Duncan, Haïr le capitalisme / Hatred of Capitalism (détail), 2007

Scott Duncan. Hatred of Capitalism

Graduating master's student in visual and media arts, UQAM

January 11 to February 9, 2007
Opening: Thursday, January, 5:30 p.m. 

 

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La Galerie de l’UQAM présente, du 11 janvier au 9 février, Haïr le capitalisme / Hatred of Capitalism de Scott Duncan, étudiant à la maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM. Son installation, composée d’œuvres vidéographiques et photographiques, questionne la relation entre le spectateur (et l’artiste-spectateur) et les « paysages-usines » que l’on voit dans le monde contemporain.

Hatred of Capitalism (la haine du capitalisme) peut être compris de deux manières : soit la haine qu’on ressent envers le capitalisme, soit la haine qui émane du capitalisme. La vision idéologique et très personnelle de Scott Duncan tente de faire ressortir notre lien au monde qui nous entoure. Depuis plus d’un siècle, les bouleversements environnementaux causés par la logique économique et politico-industrielle ne peuvent nous laisser indifférents. Certaines usines, par leur gigantisme, apparaissent à l’artiste comme des paysages en soi : une vidéo en travelling de 28 minutes en témoigne.

Cette exposition pose plusieurs questions, entre autres : que se passe-t-il dans la tête et dans le regard de celui qui enregistre ces modifications radicales au paysage? Dans l’esprit d’un « remake » très libre, Duncan revisite une scène de l’œuvre de Jean-Luc Godard, Numéro deux (1975), en y ajoutant certaines de ses propres questions : l’artiste et son œuvre sont-ils paysages (qu’on observe) ou usines (qui produisent du sens)?

Scott Duncan propose ainsi, sous la forme d’une installation utilisant la vidéo et la photographie, des réflexions sur le paysage-usine et des récits autobiographiques à propos de nos paysages actuels et de leurs transformations par le capitalisme.

L’artiste

Scott Duncan vit et travaille dans la région de l’Outaouais près de Wakefield. Performeur, photographe et vidéaste, il a présenté ses œuvres à l’ONF et à l’Usine C (2007), au Centre des arts actuels Skol (2006) et il a participé, de 1994 jusqu’à maintenant, à plus d’une soixantaine d’événements de performances.

Stéphane La Rue, Sept pour Morton Feldman (extrait), 2007. © Stéphane La Rue© Stéphane La Rue, Sept pour Morton Feldman (extract), 2007

Stéphane La Rue. Retracer la peinture

Curators: Marie-Eve Beaupré and Louise Déry

 

February 22 to March 29, 2008
Opening: Thursday, January 21, 5.30 p.m.

 

[More information]

The Galerie de l’UQAM will launch the exhibition Stéphane La Rue. Retracer la peinture devoted to the oeuvre of the artist Stéphane La Rue, a towering figure in the new generation of Montreal painters. For over a decade this artist has been exploring a delimited zone of production within which he investigates the phenomena of our perception when confronted with monochrome white, and the endless possibilities it affords of illusionistic effects in a painting.

The selection of works assembled for this exhibition, executed between 1993 and 2007, demonstrates that La Rue’s artistic goal gradually incorporates both an approach to the painted object which verges on sculpture, and an ongoing use of drawing. The idea of retracing his paintings has a multiple purpose: to bring out the painterliness in the work, even when it is a drawing or sculpture; to go back over what has been painted in order to emphasize it, to underline it, to call attention to its fundamental components; to rethink painting as originating with the line or the brushstroke, the means by which his works establish the limits or borders between the paint and the support.

The exhibition is curated by  Louise Déry and Marie-Eve Beaupré, and co-produced by the Galerie de l’UQAM and the Musée national des beaux-arts du Québec. The artist is represented by Galerie Roger Bellemare.

Catalogue

A comprehensive catalogue containing over fifty reproductions of works by the artist together with essays by the two curators and by guest experts Roger Bellemare, Nathalie de Blois, Bernard Lamarche and Monique Régimbald-Zeiber will be launched at the close of the exhibition. The 144-page bilingual catalogue has been produced thanks to funding from the Conseil des arts et des lettres du Québec.

Jazz Concert for the All-Nighter

As part of the All-Nighter during the Montreal High Lights Festival, March 1 to 2, a jazz concert will take place in the Galerie among the works of Stéphane La Rue whose paintings are inspired by the music of Morton Feldman and Joe Maneri, among others. A performance by the group Undersound, featuring musicians Dominic Duval, John Heward and Joe McPhee, will be presented from 10 p.m. to 11 p.m. The Galerie will be open from 8 p.m. to 3 a.m.

Free public activity

- Lecture by the artist in the Galerie (in the context of the ICI programme)

March 13, 12.30 p.m.

Supports

Canada Council for the Arts
Conseil des arts et des lettres du Québec

Educational Booklet

An educational booklet is offered to the public free of charge as a a guide to the exhibition.

Creative Commons License
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Gwenaël Bélanger, Poursuivre le hors-champ (œuvre en cours de production, atelier de l'artiste), 2008 © Gwenaël Bélanger © Gwenaël Bélanger, Poursuivre le hors-champ (work in progress, studio of the artist), 2008 

Gwenaël Bélanger. Poursuivre le hors-champ

Graduating master's student in visual and media arts, UQAM


February 22 to March 29, 2008
Opening: Thursday, February, 5:30 p.m.

 

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La Galerie de l’UQAM présente, du 22 février au 29 mars 2008, Poursuivre le hors-champ, une installation inédite de Gwenaël Bélanger. Le vernissage de cette exposition aura lieu le jeudi 21 février, à 17 h 30.

Démarche de l’artiste

Le point de départ des projets de Gwenaël Bélanger réside dans une observation attentive et critique de ce qui fait image dans notre quotidien. Son travail se caractérise avant tout par une attitude « de bricoleur », qui consiste à jouer avec les limites de notre perception et de ses zones grises, à travers des procédés graphiques et photographiques. Avec cette installation d’envergure, l’artiste propose une réinterprétation de notre appréhension habituelle de l’espace direct. Il continue ici de réfléchir au statut de l’image — sa production, sa transmission et sa réception — et met à l’épreuve notre manière de voir et de percevoir.

Poursuivre le hors-champ

L’installation ne contient en fait ni photographie, ni travail graphique, ni même vidéo. Le créateur s’est plutôt attaqué à une ingénieuse mécanique, qui permet à l’œuvre de mettre en place et de provoquer à la fois la distorsion de l’image, celle de la perspective jusqu’à son éclatement et les effets propres au miroir, élément cher au vocabulaire de Gwenaël Bélanger. On aura pourtant à faire face à une immense image, étrangement familière, mais en constante transformation, obligeant sa continuelle réévaluation. Cette installation tente, selon l’artiste, « de faire apparaître ce qu’il y a dans les angles morts, de capter ce qui est en dehors du cadre, pour ultimement générer une nouvelle vision de ce qui nous échappe », en somme une nouvelle définition du hors-champ

Nuit Blanche

Pendant la Nuit blanche du Festival Montréal en lumière, qui aura lieu du 1er au 2 mars 2008, l’artisteGwenaël Bélanger réalisera, dans le cadre de son exposition, un projet photographique avec les visiteurs. Horaire : de 23 heures à minuit et demi. La Galerie sera ouverte de 20 h à 3 h.

Notes biographiques

Gwenaël Bélanger, qui est représenté par la galerie Graff, vit et travaille à Montréal. Ses œuvres, qui font partie de nombreuses collections publiques et privées, ont été présentées au Canada comme à l’international.

Gwenaël Bélanger, qui est représenté par la galerie Graff, vit et travaille à Montréal. Ses œuvres, qui font partie de nombreuses collections publiques et privées, ont été présentées au Canada comme à l’international. Par ailleurs, l’artiste compte plusieurs expositions individuelles à son actif, entre autres chez Optica (Montréal), au Centre des arts actuels Skol (Montréal) et à la Galerie Graff (Montréal). Il a également participé à plusieurs expositions collectives, dont la triennale L’Art qui fait Boum ! (Montréal, 2003), la 11e Biennale d'arts visuels de Pancevo (Serbie-Monténégro, 2004) et la Manif d’art 3 (Manifestation internationale d’art de Québec, 2005). Il s’est mérité le prix du public dans le cadre de la triennale et de la Manif d’art 3.

Site web de l’artiste : www.gwenaelbelanger.com

Appui

Pour la présentation de cette exposition, l’artiste a reçu l’appui du Conseil des arts et des lettres du Québec.

2008_printemps_gView from the opening, Printemps plein temps 2008.

Printemps Plein temps 2008

Graduating students of the undergraduate program in visual and media arts, UQAM


April 11 to 19, 2008
Opening: Thursday, April 10, 5:30 pm

 

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Printemps Plein temps 2008, organisée en collaboration avec l’École des arts visuels et médiatiques, témoigne de la liberté et de la vivacité créatrice des étudiantes et étudiants et démontre plusieurs préoccupations de la relève. Par la même occasion, l’exposition permet de rendre compte du professionnalisme de ces nouveaux diplômés de même que de la richesse et de la diversité des programmes de l’École, qui privilégie une formation pluridisciplinaire

La soirée du vernissage est l’occasion d’une grande fête de fin d’année au cours de laquelle aura lieu la remise de prix et bourses aux étudiantes et étudiants dont les projets auront été primés : le Prix d’excellence Jacques-de-Tonnancour, le Prix d’excellence Irène-Sénécal, le Prix d’excellence Robert-Wolfe, la Bourse Charest-Wallot, le Prix Marie-France-Desmeules et le Prix du Centre des arts et des fibres du Québec.

Une publication regroupant les travaux des étudiantes et étudiants finissants sera lancée lors de la soirée du vernissage.

Isabelle Hayeur, <i>Quaternaire II</i>, 2006. © Isabelle Hayeur © Isabelle Hayeur, Quaternaire II, 2006

Phenomena
Jean-Pierre Aubé, Patrick Coutu, Isabelle Hayeur

Curator: Louise Déry


May 16 to June 21, 2008
Opening: Thursday, May 15, 5:30 p.m.

 

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La Galerie de l’UQAM inaugurera, le jeudi 15 mai prochain à 17 h 30, l’exposition Phenomena, une proposition de la commissaire Louise Déry. Cette exposition, présentée du 15 mai au 21 juin 2008, réunira pour la première fois le travail de Jean-Pierre Aubé, Patrick Coutu et Isabelle Hayeur, trois artistes de Montréal intéressés par les phénomènes naturels, construits et imaginaires, et par la possibilité d’en évoquer autrement l’existence.

L’exposition

Phenomena présente des œuvres récentes de Jean-Pierre Aubé, Patrick Coutu et Isabelle Hayeur. Le projet, qui repose sur l’appréhension visuelle, sensible et conceptuelle de la notion de phénomène, intègre des œuvres sonores et vidéographiques, de même que des photographies et des sculptures. Les données qui se manifestent dans chacun des objets exposés ici nous renvoient à l’archéologie foisonnante d’un monde sédimenté : terre profonde et vestiges enfouis, surface remuée et encombrements pétrifiés, enveloppe atmosphérique et présence cosmique.

Devant l’infinie constellation de phénomènes qui ne cessent de travailler le regard, devant les traces, empreintes et circonstances qui en homologuent l’origine et l’état, l’artiste accède à des événements perceptibles ou à des conjonctures imaginaires qui réclament différentes procédures de l’image. Devant le réel, sa démarche est opératoire : elle s’attache à la détection des symptômes empiriques dont l’observation occupe le champ de la conscience. Et devant la poussée imaginative qu’alimente ce réel, sa démarche est évocatoire : elle se nourrit d’une arborescence intuitive et symbolique qui prend racine dans un inconscient largement ouvert sur l’infini.

Les artistes

Jean-Pierre Aubé est né en 1969 à Kapuskasing (Ontario) et vit à Montréal. Après des études en sculpture et en photographie à l’Université Concordia, il a complété une maîtrise en arts visuels à l’UQAM. Sa démarche interdisciplinaire (performance sonore, art médiatique, installation, photographie) emprunte aux méthodes scientifiques les procédés de collecte de données. Dans cette optique, il fabrique notamment des récepteurs d’ondes hertziennes de très basses fréquences (VLF) qui ont la capacité d’enregistrer les sons des phénomènes naturels présents dans la magnétosphère (orages électriques, aurores boréales, vents solaires). Dans le travail de Jean-Pierre Aubé, la technique est transcendée par une passion pour la complexité du monde matériel, source inépuisable d’inspiration et de transformation des consciences. L’artiste a participé à plusieurs expositions et événements artistiques ici et à l’étranger, dont Rendre réel (Ottawa, 2007, dans le cadre de Scène Québec); Dataesthetics, Nova Gallery (Zagreb, Croatie, 2006); et 11e Biennale de Pan?evo (Serbie, 2004). Il a exposé à Québec lors de la 6e édition du Mois Multi (2005) et à Montréal, (Optica, 2005 et Fonderie Darling, 2004).

Patrick Coutu vit et travaille à Montréal où il est né en 1975. Il a étudié la sculpture à l’Université Concordia (MFA, 2005), à la Glasgow School of Art (MFA, 2003) et à l’UQAM (BA, 1997). Il s'intéresse à l'environnement bâti, notamment urbain, et aux organisations naturelles. Bien que le corpus de son travail soit ponctué de photographies, d'aquarelles et de dessins, ses préoccupations se portent principalement vers la sculpture. Mais quel que soit le médium privilégié, les œuvres de Patrick Coutu tablent surtout sur ce curieux pouvoir qu'elles possèdent de révéler le processus grâce auquel elles sont façonnées plutôt que de miser sur la notion traditionnelle de représentation. Il a notamment exposé en solo à la Galerie René Blouin (Orbites et ruissellements, 2007) et au Musée national des beaux-arts du Québec (Œuvres spatiales, 2004). Il participe également à la première Triennale du Musée d’art contemporain de Montréal à partir du 24 mai 2008.

Née en 1969, Isabelle Hayeur vit et travaille à Montréal où elle a complété une maîtrise (UQAM, 2002) et un baccalauréat en arts plastiques (UQAM, 1996). Elle est connue pour ses photographies numériques de grands formats qui donnent à voir différents types de paysages transformés par l’être humain. Prises de vue du monde réel ou images recomposées par l’artiste, ces lieux de civilisation confrontent notre perception du réel et nous obligent à prendre le temps de regarder des environnements qui trop souvent nous échappent par leur banalité (banlieues, friches industrielles, etc.). Elle a réalisé des installations in-situ, notamment Issue, dans un incinérateur à déchets (Champ libre, 2004), des œuvres d'art public, des vidéos et des œuvres d'art Web. Elle compte plusieurs expositions individuelles dont Habiter : les œuvres d'Isabelle Hayeur, mise en circulation par Oakville Galleries (2007-2008) et Displacements & Relocations, Jessica Bradley art + projects (Toronto, 2007). Parmi les lieux qui ont présenté ses œuvres figurent également le Museum of Contemporary Photography (Chicago) et la Neuer Berliner Kuntsverein (Berlin). Elle participe à la première Triennale du Musée d’art contemporain de Montréal (2008).

Appui

Cette exposition a reçu l’appui du Conseil des Arts du Canada.

Erwin Wurm, The Artist Begging for Mercy, 2002 © Erwin Wurm / SODRAC (Montréal), 2008.© Erwin Wurm, The Artist Begging for Mercy, 2002. © SODRAC (Montréal), 2008.

Erwin Wurm. Désespéré/Desperate

Curator: Patrice Duhamel

 

September 5 to October 11, 2008
Opening: Thursday, September 4, 5.30 p.m.

 

[More information]

After the Pompidou Centre in Paris, after contemporary art museums in the world's great cities (New York, Tokyo, Rome, Geneva, Vienna, Lyon), after the Palais de Tokyo in Paris and the Peggy Guggenheim Collection in Venice, it's the Galerie de l'UQAM's turn to present Erwin Wurm, one of the most hard-hitting artists of our time. Under the curatorship of Quebec video artist Patrice Duhamel, the exhibition Erwin Wurm. Désespéré/Desparate will run from September 5 to October 11, 2008, bringing together works that cast a fanciful yet critical eye on our willingness to interact with the world around us.

Irreverent, openly paradoxical and gifted with a cutting wit, this Viennese artist questions the validity of our behavior by bashing the sociocultural norms to which we conform. Using deformed and twisted everyday objects (fridges, cars, clothing, and so on), video, drawing, photography, and interactive installations, Wurm's works occupy the investigative field of contemporary sculpture, which has abandoned traditional media and techniques to question forms and space with greater freedom.

The exhibition will assemble a selection of twenty pieces chosen from Wurm's imposing body of work.

Visual documents

Interview with EW during the preparation of an exhibition
http://fr.youtube.com/watch?v=-y3RW9pwJfI

Video on the retrospective at MUMOK
http://fr.youtube.com/watch?v=ZEmETkBiqfw

Thierry Marceau, Warhol 20 ans, 2007 © Thierry Marceau© Thierry Marceau, Warhol 20 ans, 2007

Thierry Marceau. TM héritier AW

Graduating master's student in visual and media arts, UQAM

 

October 24 to November 22, 2008
Opening: Thursday, October 23, 5:30 p.m. 

 

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La Galerie de l’UQAM présente, du 24 octobre au
22 novembre 2008, l’exposition TM Héritier AW de Thierry Marceau. Le vernissage aura lieu le jeudi 23 octobre, à 17 h 30.

TM Héritier AW

Il y a maintenant vingt ans mourait un des artistes les plus emblématiques et influents du XXe siècle : Andy Warhol, une légende, un personnage, un mythe. Que serait-il devenu aujourd’hui? Comment réagirait-il en voyant que chacun cherche, comme lui, son propre moment de gloire? Peut-on réanimer Warhol? Warhol aurait-il aimé être Elvis? Elvis aurait-il aimé être cowboy? Thierry Marceau aurait aimé être Andy, et Elvis, et le cowboy. Par des mises en scène alliant humour, cynisme et dérision, l’artiste, qui se pose comme héritier de Warhol, incarne des images tirées de la culture populaire.

« Je suis un héritier de Warhol. Plus je m’en approche, plus j’accepte mon héritage. Notre manière de regarder les choses, les images, notre époque. Comme lui je collectionne : sans cesse tout ramasser et tout remontrer. Pour moi, devenir collectionneur, c’était trouver un bon moyen de passer encore plus de temps avec Andy. Ce jeu se révéla être une obsession qui s’est installée sournoisement et qui a réglé tout le reste. »

L’exposition présente un choix d’éléments ayant marqué ce parcours Warhol : « Sa collection de jarres à biscuits, ma collection de photos en visite, les bandes vidéos de nos grands moments. »

Thierry Marceau est Héritier AW.

Notes biographiques

Finissant à la maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM, Thierry Marceau vit et travaille à Montréal. Son oeuvre qui se manifeste sous forme de performance, vidéo, photo et installation a été présenté dans plusieurs lieux dont le Centre Clark, le centre de diffusion Dare-Dare, la Galerie Verticale, Le Lieu, ainsi que la Galerie Joyce Yahouda. L’artiste a également réalisé de nombreuses interventions dans l’espace public et fait partie de l’édition 2008 de la Nuit Blanche de Toronto.

Site Web de l’artiste : www.thierry-marceau.com

Démarche de l’artiste

Thierry Marceau met en scène une multitude d’images populaires. Ces personnages connus de tous sont remaniés et détournés. Tout comme Warhol, Thierry Marceau se compose une faune, s’entoure de figurants pour compléter ses tableaux, et être au cœur de l’action. Il s’applique à répondre à la situation dans laquelle il est plongé et détourne les attentes qui lui sont formulées. Il pousse l’autre à se compromettre. Il trempe à la fois dans le spectacle, dans l’humour et dans la dérision. Avec ses interventions, Marceau, comme Warhol, parvient à produire le rassemblement et à attirer l’attention, réunissant autour de lui son public qui, séduit par les images, qui, par le personnage. Thierry Marceau est en mouvement et déplace tout ce qui l’entoure... même ce que l’on croyait immobilisé à jamais.

Appui

Thierry Marceau a reçu l’appui du Fond québécois de recherche sur la société et la culture.

Activité publique gratuite

- Warhol Cabaret

Le 9 octobre, 20 h, au Théâtre Plaza, situé au 6505, rue Saint-Hubert (angle Beaubien). 

2008_hewardJohn Heward, Sans titre no 141 (autoportrait), 1990, acrylique sur rayonne et attaches de poutre © Musée national des beaux-arts du Québec.

John Heward. Un parcours / Une collection

Curator: Michel Martin


October 24 to November 22, 2008
Opening: Thursday, October 23, 5:30 p.m.

 

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La Galerie de l’UQAM inaugure, le 23 octobre prochain à 17 h 30, l’exposition John Heward. Un parcours / Une collection, consacrée à l’un des artistes les plus importants de l’abstraction moderniste au Québec et au Canada. Le Musée national des beaux-arts du Québec est heureux de faire circuler – à la faveur d’une donation de 95 œuvres de la part de l'artiste – une première exposition à caractère rétrospectif. Le commissariat en est assuré par Michel Martin.

L’exposition

John Heward.Un parcours / Une collection réunit une cinquantaine d’œuvres, mettant à l’avant-scène le travail distinctif et rigoureux de l’artiste. La qualité et la diversité des œuvres qui composent la donation, et par le fait même l’exposition, permettent de mettre en lumière une production qui se distingue par un enchevêtrement de rythmes temporels. Heward interroge constamment les acquis de la peinture. Ainsi, d’une série à l’autre (des structures de paysages aux abstractions en passant par les masques, signes, marges, autoportraits ou les incontournables en formation), il reconsidère la structure, le geste, le tracé, la forme signée ou la tache comme autant de facteurs déterminants dans son processus de transformation, et ce, au même titre que le support textile accusant les aléas de la manipulation et les marques du temps. L’œuvre peinte prend alors véritablement corps.

Qu’elles soient révélées dans leur état brut ou recouvertes d’une enveloppe de vinyle, qu’elles apparaissent à peine marquées ou littéralement masquées, qu’elles soient récupérées de travaux précédents puis fragmentées et peintes à nouveau, qu’elles soient superposées et liées entre elles par de solides attaches de métal, ces toiles occupent l’espace réel de toute leur gravité. Un ensemble de photos, sculptures et dessins complète le corpus exposé. Un catalogue bilingue accompagne l’exposition.

L’artiste

Né à Montréal en 1934, John Heward compte à son actif une quarantaine d’expositions individuelles, une dizaine d’expositions en duo et quelque
80 manifestations collectives au pays et à l’étranger. Son travail a notamment été présenté au Musée d’art contemporain (Montréal, 1977), à l’Agnes Etheringthon Art Centre (Queen’s University, Kingston, 1994) et au Centre culturel canadien (Paris, 2000). John Heward expose aussi conjointement avec Sylvia Safdie et leur travail a été présenté dans différentes villes canadiennes, de même qu’à New York, Chicago, San Diego et Burlington (États-Unis), et à Beijing (Chine).

Également batteur accompli dans le champ de l’avant-jazz et de la musique d’improvisation, John Heward aborde dans son œuvre des questions liées autant à l’art visuel qu’à la musique, notamment l’impermanence de la matière et le work in progress. Depuis la fin des années 1960, il exerce une pratique sans artifice privilégiant le matériau brut et la portée significative du geste premier.

Les appuis

Pour la production de cette exposition, la Galerie de l’UQAM et le Musée national des beaux-arts du Québec ont reçu l’appui du Conseil des Arts du Canada.

Le carnet éducatif

La Galerie de l'UQAM publie une brochure éducative offerte gracieusement aux visiteurs pour les guider dans leur parcours de l'exposition.

Licence Creative Commons
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2008_parametres_pExhibition view, Paramètres 2008. Photo: Émilie Tournevache

Paramètres 2008

Students from the undergraduate program in visual and media arts, UQAM

 

December 5 to 13, 2008
Opening: Thursday, December 4, 5:30 pm

 

[More information - French only]

L’École des arts visuels et médiatiques (ÉAVM) de l’UQAM présente, à la Galerie de l’UQAM, l’exposition annuelle de l’automne Paramètres 2008, où seront présentés les travaux d’étudiants sélectionnés par un jury composé d’enseignants de l’ÉAVM. L’exposition se déroulera du 5 au 13 décembre 2008. Le vernissage aura lieu le jeudi 4 décembre, à 17 h 30.

Cette exposition souligne l’effervescence et la vivacité des diverses approches créatrices des étudiants ainsi que le professionnalisme auquel ils aspirent. L’École des arts visuels et médiatiques privilégie une formation pluridisciplinaire et Paramètres 2008 permet de témoigner de la richesse et de la diversité de ses programmes, ainsi que de la qualité des travaux réalisés par ses étudiants.

Les Bourses d’excellence de la Fondation McAbbie, la Bourse Hubert Rousseau et le Prix d’excellence Omer De Serres seront remis à l’occasion du vernissage.



Canada Council for the Arts Canada Council for the Arts

GALERIE DE L’UQAM

Université du Québec à Montréal
1400, Rue Berri, Pavillon Judith-Jasmin, Local J-R 120
Montréal, Québec
Tuesday to Saturday from noon to 6 p.m.
Free admission