2003_adi_nes

Are You Talking to Me? Conversation(s)
Dominique Blain, Kate Craig, Greg Curnoe, Chantal Durand, Yves Gaucher, Eugène Hamel, Alfred Laliberté, Ozias Leduc, Rober Racine, etc.

Curators: Louise Déry, Didier Prioul and Marie-Pierre Sirois


January 16 to March 5, 2003

 

[More information - French only]

La Galerie de l'UQAM présente à compter du 16 janvier 2003, une exposition intitulée Are You Talking to Me ? Conversation(s), réunissant 25 œuvres et textes autour de l'idée de la conversation. Ce concept de Louise Déry, directrice de la Galerie de l'UQAM et commissaire de ce projet, a également permis d'associer comme co-commissaires Didier Prioul, spécialiste de l'art canadien historique, et Marie-Pierre Sirois, professeure de littérature au Cégep de Maisonneuve et détentrice d'une maîtrise en muséologie. L'exposition et le catalogue qui l'accompagnera ont reçu l'appui du ministère du Patrimoine canadien et du Conseil des Arts du Canada. Le vernissage aura lieu le mercredi 15 janvier à 17 h 30.

L'exposition réunit des œuvres d'une quinzaine d'artistes du Canada et une dizaine de textes d'auteurs divers qui ont accepté de jouer le jeu de l'exposition en offrant une possible réponse ou une réaction à la formulation du titre. Tant la date de réalisation des œuvres (entre 1830 et 2002), le médium (la vidéo, la peinture, la photographie, la sculpture, par exemple), que la posture des textes des auteurs (la fiction, le dialogue, le texte/image) donnent au projet une grande vivacité et une diversité étonnante.

Le visiteur croisera sur son parcours La Corriveau d'Alfred Laliberté, La République de Dominique Blain, le O'Canada de Joyce Wieland, Delicate Issue de Kate Craig, l'Autoportait photographique d'Ozias Leduc (1899c), pour ne citer que ces exemples, et pourra lire un dialogue entre Socrate et Platon de Georges Leroux, une fiction à trois personnages de Denise Desautels, une conversation de Nicole Brossard, une adresse à l'attention de Glenn Gould de Louise Déry. Autant d'expériences où l'image, la parole, la musique travaillent ensemble à la constitution d'une conversation animée qui n'est pas exempte, parfois, de certains silences. On y trouvera aussi des œuvres et des textes d'Olivier Asselin, Paul Béliveau, Carle Coppens, Greg Curnoe, Pierre Dorion, Chantal Durand, Yves Gaucher, Raymond Gervais, Eugène Hamel, Alfred Laliberté, Alexander Cavalié Mercer, William Notman, Didier Prioul, Rober Racine, et Marie-Pierre Sirois.

L'exposition Are You Talking to Me ? Conversation(s) présente des œuvres qui, à première vue, n'appartiennent pas au même environnement artistique. Elles se sont appelées l'une l'autre au hasard de la recherche, à partir de l'idée d'un projet qui fonctionnerait comme une conversation. Le fait de les accueillir à la Galerie de l'UQAM a favorisé des apartés propices à des confidences, des aveux, des dialogues, des murmures... des silences. Pour les commissaires Louise Déry, Didier Prioul et Marie-Pierre Sirois qui les ont choisies et réunies ainsi, le concept et l'acte d'accrochage nourrissent un processus d'essai qui repose sur le fait que les œuvres vivent et survivent différemment à leur mise en vue. La rencontre des œuvres et leur mise en énigme arrivent à produire une rumeur engageante et particulière qui habite l'espace d'exposition, comme une conversation.

Cette rumeur serait porteuse d'indices qui devraient nous renseigner à la fois sur les œuvres, sur les potentiels activés par leur côtoiement dans l'exposition et sur leur réception. C'est pourquoi les organisateurs ont choisi d'en examiner l'écho en s'attardant tout d'abord à un bref état de la question sur les interfaces de l'histoire de l'art et de la muséologie, particulièrement sous l'angle des liens entre pratique d'exposition et production des savoirs.

Catalogue

Le catalogue bilingue, d'environ 200 pages, comprend la reproduction de toutes les œuvres exposées, les textes des auteurs invités et les essais des trois commissaires impliqués. Il se distingue du catalogue classique par son apport scientifique dans le domaine de la muséologie, en abordant des points de vue théoriques nombreux et originaux sur la transformation dont fait l'objet l'institution muséale depuis 20 ans, sur l'exposition comme modèle de médiation et sur la relation entre les œuvres comme événements de conversation. Il sera lancé à la mi-février.

L'exposition sera par la suite présentée du 7 au 25 mai 2003 à la Galerie d'art de l'Université de Moncton, grâce à l'appui du ministère du Patrimoine canadien.

2003_gauvreau

Pierre Gauvreau. Dessins de jeunesse 1938-1946

Curator: Audrey Genois


January 16 to March 15, 2003

 

[More information - French only]

La Galerie de l'UQAM entamera l'année avec l'exposition Pierre Gauvreau : dessins de jeunesse 1938-1946, préparée par la commissaire Audrey Genois et présentée dans le petit espace de la Galerie, du 16 janvier au 15 mars 2003. Le vernissage et le lancement du catalogue auront lieu le mercredi 15 janvier 2003 à 17 h 30.

Peintre, écrivain et réalisateur, Pierre Gauvreau est surtout connu pour ses créations picturales au sein du groupe automatiste et comme signataire du manifeste Refus global en 1948. À partir des années 70, il fait sa marque dans le monde télévisuel, entre autre par l'écriture et la réalisation de plusieurs téléromans, dont la célèbre série Le temps d'une paix.

L'exposition

L'exposition part d'un réel désir de faire connaître le rôle du dessin dans l'émergence du courant automatiste. Ce projet inédit permet d'aborder un pan relativement peu connu de la carrière artistique de Pierre Gauvreau en étudiant des œuvres qui témoignent de la démarche encore embryonnaire du peintre et en ouvrant la voie au réexamen et à l'analyse de la production préautomatiste.

Précisément, l'exposition Pierre Gauvreau : dessins de jeunesse 1938-1946 se penche sur la pratique du dessin au moment où pointent à l'horizon les premiers signes indicateurs de la non-figuration dans l'art québécois. Sous la forme d'un récit biographique, le parcours présente les balbutiements artistiques de Pierre Gauvreau et met en lumière la dimension hautement personnelle et anecdotique des 35 dessins exposés, réalisés alors qu'il a entre 16 et 24 ans. Le discours de l'exposition se structure autour de sept ensembles, dont chacun est conditionné soit par un aspect relié à la vie de l'artiste en devenir, soit par une parenté stylistique ou iconographique avec certains peintres européens. C'est finalement dans la pratique d'un art automatiste, guidé par la pensée inconsciente et se traduisant par un style non-figuratif, que l'artiste trouve un épanouissement et une réponse à ses interrogations.

Le corpus exposé fait partie de la Collection de l'UQAM. En 1985, Ruby et Bruno Cormier, celui-ci ami de Gauvreau depuis le collège, psychanalyste de profession, signataire du Refus global et collectionneur d'œuvres d'art, font don à l'établissement universitaire d'une huile et d'un ensemble de 39 dessins datés de 1938 à 1946. Indéniablement, cette sélection de dessins de Pierre Gauvreau est remarquable par son volume, mais surtout, elle dresse un portrait complet de la production de l'artiste alors qu'un épisode déterminant de l'histoire de l'art du Québec est en train de se jouer.

Le catalogue

La Galerie de l'UQAM publiera à l'occasion de l'exposition un catalogue dans lequel un essai de la commissaire Audrey Genois accompagne la reproduction de tous les dessins exposés. L'ouvrage compte 68 pages et comprend des illustrations en couleur. Il est distribué par la Galerie au coût de 20 $.

Détentrice d'un baccalauréat en histoire de l'art et d'une maîtrise en muséologie, Audrey Genois s'est jointe à l'équipe de la Galerie de l'UQAM pour poursuivre les travaux reliés à la collection et pour réaliser un premier commissariat sur les dessins de jeunesse de Pierre Gauvreau faisant partie de la collection institutionnelle.

Printemps Plein temps 2003

Graduating students from the undergraduate program in visual and media arts, UQAM

 

April 25 to May 3, 2003

 

[More information - French only]

La Galerie de l'UQAM présente Printemps Plein temps 2003, du 25 avril au 3 mai 2003, une exposition des travaux des étudiants finissants du programme de baccalauréat en arts visuels de l'UQAM. Le vernissage aura lieu le jeudi 24 avril à 17 h 30.

Printemps Plein temps 2003, organisée en collaboration avec l'École des arts visuels et médiatiques, Printemps Plein temps 2003 témoigne des préoccupations de la relève en émergence, de la liberté et de la vivacité créatrice des étudiants aussi bien que de leur professionnalisme. L'exposition permet par la même occasion de rendre compte de la richesse et de la diversité des programmes de l'École, qui privilégie une formation pluridisciplinaire.

La soirée du vernissage est l'occasion d'une grande fête de fin d'année au cours de laquelle seront remis aux projets primés plusieurs bourses et prix.

2003_labrecque

Manon Labrecque. Les témoins

Curator: Nicole Gingras


May 16 to June 21, 2003

 

[More information - French only]

La Galerie de l'UQAM présente, du 16 mai au 21 juin, Les Témoins, une exposition d'œuvres inédites de Manon Labrecque, préparée par la commissaire Nicole Gingras. Le vernissage aura lieu le jeudi 15 mai, à 17 h 30.

Les Témoins fait lumière sur une pratique artistique pluridisciplinaire : la vidéo, la photographie, le dessin et des objets en mouvement sont réunis dans les deux salles de la galerie. L'exposition s'attarde à la question de la vitesse, soulignant l'importance du mouvement dans sa répétition et sa suspension. La pratique de Manon Labrecque est liée à des gestes, des actions et des sons qui se répètent en boucles; elle s'appuie également sur des machines et des objets qui s'activent, tournoient et s'emballent parfois. L'ensemble de l'œuvre explore la dimension cyclique de notre existence.

Reconnue au Québec, au Canada et sur la scène internationale pour ses vidéos et ses performances, Manon Labrecque aborde ici l'installation. Les Témoins, sa première exposition personnelle, est accompagnée d'une publication produite par la Galerie de l'UQAM.

L'artiste

Manon Labrecque vit à Montréal. Elle se consacre à la vidéo depuis 1991, ce qui lui a valu plusieurs prix au Québec et en Europe. Sa pratique est traversée par la performance et emprunte à la sculpture, à la photographie et au dessin.

La commissaire

Nicole Gingras, auteure et commissaire d'exposition, vit à Montréal. S'intéressant aux pratiques expérimentales en cinéma, vidéo, art numérique et art sonore, elle a conçu, depuis 1985, plusieurs programmes de films et vidéos, des expositions individuelles et de groupe qui ont circulé au Canada et sur la scène internationale, et de nombreux essais sur l'art.

L'exposition Les Témoins et la publication ont été réalisées grâce à l'appui du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des Arts du Canada.

2003_are_you

Adi Nes. Photographies

Curator: Vincent Lavoie

 

September 5 to October 4, 2003

 

[More information - French only]

Le Mois de la Photo à Montréal et la Galerie de l'UQAM présentent Adi Nes : Photographies, du 5 septembre au 4 octobre. Le vernissage de l'exposition se tiendra le jeudi 4 septembre, à 17 h 30.

Né en Israël en 1966, Adi Nes vit et travaille à Tel-Aviv. Depuis qu'il a terminé ses études à la Bazalel Academy of Art and Design à Jérusalem, il aborde des aspects fondamentaux de la vie israélienne. Impossible de ne pas voir La Cène de Léonard de Vinci dans cette œuvre où des militaires de Tsahal posent à la manière des personnages de la célèbre peinture. Ce télescopage de l'actualité (le conflit israélo-palestinien) et de l'histoire caractérise le travail de bon nombre d'artistes, soucieux d'inscrire leur propos dans une perspective historique.

Dans ses premières photographies - la série intitulée The Soldiers - Nes met en lumière le spectre de l'identité masculine, suggérant des associations érotiques homosexuelles, tout en explorant la mythologie de l'une des institutions fondamentales d'Israël - son armée. Ses plus récentes œuvres analysent la sphère civile, se penchent sur la vie dans les zones périphériques des grandes villes. Évoquant des souvenirs de son enfance et de son adolescence, l'artiste arrive à confronter son histoire personnelle à la mythologie classique d'Israël. Les photographies d'Adi Nes ont fait l'objet de plusieurs expositions partout dans le monde. Au cours de la dernière année, l'exposition solo majeure, Adi Nes : Photographies, était présentée dans les principaux musées et centres artistiques des États-Unis.

Le Mois de la Photo à Montréal

Maintenant que l'image photographique a cédé le monopole de la représentation événementielle à des formes visuelles plus promptes à traduire les chocs de l'actualité, à quelle « expérience » du temps présent la photographie actuelle nous convie-t-elle? Du drame local à la nouvelle internationale, du fait divers au fait d'histoire, comment les pratiques photographiques d'aujourd'hui interprètent-elles l'actualité? Prenant acte de l'héritage historique du photojournalisme et de ses déclinaisons actuelles dans le champ des pratiques artistiques contemporaines, la 8e édition du Mois de la Photo à Montréal entend faire état des propositions artistiques les plus novatrices en matière de représentation événementielle.

Le Mois de la Photo à Montréal est la seule biennale de photographie contemporaine au Canada. Cette 8e édition donne le coup d'envoi à une présentation renouvelée et unifiée. Les expositions s'articulent désormais autour d'une thématique d'ensemble élaborée par un commissaire invité. Cette année, l'historien de la photographie et critique Vincent Lavoie propose un état des lieux sur la photographie d'événement, sous le thème Maintenant. Images du temps présent. Au programme : plus d'une vingtaine d'expositions individuelles et thématiques gratuites diffusant les oeuvres d'artistes locaux, nationaux et étrangers (États-Unis, Europe, Israël, Chine) dans divers lieux du grand Montréal.

2003_epreuve

Épreuve de distance

Curators: Sylvie Readman, Mario Côté and François Lacasse


September 5 to October 4, 2003

 

[More information - French only]

La Galerie de l'UQAM et l'École des arts visuels et médiatiques de l'UQAM présentent, du 5 septembre au 4 octobre 2003, l'exposition Épreuve de distance. Le public pourra y voir des œuvres de Lucio de Heusch, Seton Smith, Will Gorlitz, Susan McEachern et Joseph Branco. Le vernissage aura lieu le jeudi 4 septembre, à 17 h 30.

L'exposition Épreuve de distance, projet expérimental proposé par l'École des arts visuels et médiatiques, a été mis sur pied par trois professeurs et artistes, Sylvie Readman, Mario Côté et François Lacasse, les commissaires de l'exposition. Celle-ci porte sur l'idée de distance et d'épreuve qu'occasionne la perception des œuvres. À partir de différentes stratégies employées en arts visuels pour capter et retenir le regard, les commissaires ont cherché à rendre compte de l'effet de la mise à distance de l'image chez le spectateur. Que ce soit par brouillage, voilement ou en utilisant le leurre de la proximité, le spectateur est confronté à l'« épreuve » de la saisie de l'œuvre car celle-ci, tout en se donnant à son regard, rend en même temps manifeste son retrait.

Dans un premier temps, le projet s'est amorcé à partir d'un tableau intrigant de Lucio de Heusch, intitulé L'île aux corneilles, où sont utilisés différents modes de représentation tels que le trompe-l'œil, le dessin schématique et la mise en silhouette. À partir de ce tableau, les commissaires ont cherché d'autres artistes qui exploraient différentes stratégies pour retenir le spectateur, pour susciter un désir de voir ou de savoir. C'est à ce moment qu'ils se sont arrêtés sur le travail de l'artiste américaine vivant à Paris, Seton Smith, qui capte, d'une manière trouble, des objets déjà réfléchis par le verre. Elle présentera son travail pour la première fois à Montréal, dans le cadre d'Épreuve de distance.

Ensuite, ils ont choisi le Torontois Will Gorlitz qui a peint une série de quatre tableaux, As it is, représentant des appareils photos immergés dans l'eau, et la Néo-Écossaise, Susan McEachern, qui invite plutôt à une plongée introspective dans le quotidien en créant une mise à distance par l'emploi de mots. Enfin, ils ont voulu produire un effet de rupture en montrant un objet (cible circulaire et moulage de cire) de Joseph Branco, qui rejoue à sa manière les enjeux du quotidien, du photographique et du pictural.

Des textes sur les oeuvres

Dans un deuxième temps, le projet explore les rapports potentiels entre l'œuvre d'art visuel et le texte. Cinq auteurs ayant des pratiques appartenant aux domaines de la poésie, de la théorie et de l'histoire de l'art se sont prêtés à l'expérience d'une réflexion créatrice à partir des œuvres choisies. Martine Audet, Normand de Bellefeuille, Louise Dupré, Thérèse Saint-Gelais et Jean-Émile Verdier ont produit un ensemble de textes qui rend compte des rapports complexes et multiples entre les arts visuels et le travail d'écriture. Les auteurs feront une présentation publique de leurs textes lors d'une table-ronde qui aura lieu durant l'exposition.

L'espace de la galerie permettra autant de voir les œuvres des artistes que d'entendre des bribes de textes des auteurs. À partir de fragments enregistrés et lus par ces derniers, Mario Côté a élaboré une œuvre sonore qui permettra de faire une expérience singulière des œuvres et un parcours inattendu de l'exposition. Le catalogue de l'exposition sera disponible sur place. Judith Poirier, professeure à l'École de design de l'UQAM, a signé la conception et la réalisation graphiques de la publication. Un CD audio reprenant l'intégralité des textes lus par les auteurs sera inséré dans le catalogue.

L'exposition Épreuve de distance, est réalisée par l'École des arts visuels et médiatiques et la Galerie de l'UQAM et la publication est produite avec la collaboration des Éditions Lux. Le projet a été rendu possible grâce au soutien financier du Conseil des Arts du Canada, du Service de la recherche et de la création de l'UQAM et du Fond québécois de recherche sur la société et la culture.

2003_sarkis

Sarkis. 2 600 ans après 10 minutes 44 secondes

Curator: Louise Déry


October 17 to November 22, 2003

 

[More information - French only]

Le vernissage de l'exposition majeure de l'artiste d'origine arménienne Sarkis, intitulée 2 600 ans après 10 minutes 44 secondes aura lieu le jeudi 16 octobre à 17H30, à la Galerie de l'UQAM. Louise Déry est la commissaire de cette exposition.

Chaque nouvelle œuvre, chaque installation, chaque exposition nouvelle devient une partition en forme de récapitulation, presque de testament progressif, où des personnages et des objets venus de toutes ses pièces antérieures ou nouvellement choisies se télescopent, s'interpénètrent, entrent dans la conversation, la maintiennent engagée. Son œuvre n'est marquée d'aucune rupture.L'exposition de la Galerie de l'UQAM révélera de manière saisissante le travail de cet artiste essentiek de la scène européenne. La couleur, la lumière, le jour, la nuit, la vie, la mort, la musique, l'eau, le feu forment d'autres clés de la partition et l'amour, la passion et la souffrance, en termes historiques, personnels et existentiels, en sont les unités philosophiques. Comme chez plusieurs créateurs qui croisent sa trajectoire, Beuys, Tarkovski, Paradjanov, Kantor, etc., l'art de Sarkis relève d'une éthique qui se situe du côté de la métaphysique, du sacré, de l'immortalité, sur fond d'exigence et de générosité.

Pour la Galerie de l'UQAM, Sarkis a conçu une nouvelle installation réunissant un tapis turkmène, des objets de la collection de l'UQAM dont une momie égyptienne âgée de 2 600 ans, des vidéos d'aquarelle dans l'eau (les célèbres films de Saché), des aquarelles sur papier, une image évoquant le souvenir de son ami décédé le cinéaste Robert Kramer, de la musique, etc. Il s'agit d'une exposition exceptionnelle sur des questions aussi graves que la mort et l'oubli par exemple, mais elle s'attache à créer aussi des liens dans le temps et dans l'espace pour projeter de la lumière colorée sur le monde.

Sarkis anime deux ateliers d'aquarelle dans l'eau avec des enfants

La pratique de l'aquarelle est, comme en musique, la ligne mélodique de l'œuvre de Sarkis. Elle la traverse comme un long tracé sensible, stable et fort, malgré le caractère souvent fragile des images. C'est pourquoi il souhaite également réaliser des ateliers d'aquarelle dans l'eau avec des groupes d'enfants âgés d'environ 7 à 10 ans. L'activité consiste à créer dans des larges bols d'eau des images de couleur qui se déposent peu à peu au fond du bol. Sarkis guidera lui-même les enfants lors des deux premiers ateliers. Sarkis guidera lui-même les enfants lors des deux premiers ateliers qui durent entre 30 et 90 minutes. Les ateliers sont gratuits et auront lieu :

le jeudi 16 octobre 2003, à 16H30
les samedis 18 octobre, 25 octobre, Ier novembre, 8 novembre, 15 novembre, à 14H00.

Les enfants et leurs accompagnateurs pourront également visiter l'exposition de Sarkis à la Galerie de l'UQAM.

Conférence de Sarkis

Dans le cadre de l'exposition, Sarkis présentera une conférence intitulée Interprétation selon Sarkis, le jeudi 16 octobre à 12 h 45, au pavillon J.-A.-DeSève de l'UQAM, local DS-M425 (niveau métro), 320, rue Sainte-Catherine Est.

Catalogue de l'exposition

Le catalogue, qui renfermera une documentation abondante sur l'installation créée pour la Galerie de l'UQAM ainsi que des textes de Sarkis et de Louise Déry, paraîtra en décembre. Il sera disponible à la Galerie de l'UQAM, sur place et par commande.

L'exposition et le catalogue sont produits par la Galerie de l'UQAM et réalisés avec le concours du Conseil des Arts du Canada, de l'AFAA (Association Française d'Action Artistique), du ministère des Affaires étrangères du Canada et du Consulat général de France à Montréal.

Notes biographiques

Né à Istanbul en 1938, Sarkis s'installe à Paris en 1964. Dès lors, s'élabore une œuvre en appui sur une archéologie personnelle - sorte de récit mythique et autobiographique -, dont le déplacement, la patrie, la mémoire, la disparition mais aussi le retour constituent le cœur. Les expositions en témoigneront, à travers un parcours aussi original qu'intense et d'une recherche engagée et ininterrompue. Il participera à la plupart des grandes manifestations internationales telles que Documenta de Cassel (1977, 1982), Biennale de Sydney (1982-1990), Biennale de São Paulo (1985), Biennale de Venise (1990, 1993), Biennale de Lyon (1991) et exposera dans la plupart des grands musées français et européens.

Mentionnons deux périodes marquantes de son œuvre : le projet Blackout, évoquant l'obscurité, le couvre-feu, mais aussi le refuge devant la menace et le Kriegsschatz (trésor de guerre), thème dont les variations constituent un réinvestissement symbolique d'objets divers et singuliers que Sarkis prend ou désigne momentanément comme partie prenante de son trésor personnel.

Ces dernières années, plusieurs musées d'Europe ont consacré à Sarkis de très importantes expositions, à Bordeaux, Lyon, Céret, Darmstadt, et à Paris au Passage de Retz, au Louvre et à la Chapelle de l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts. Après Montréal, son grand retour en Arménie est prévu au printemps 2004, alors qu'il réalisera un ensemble de projets dans divers lieux, en particulier au Musée d'Erevan.

2003_parametre2003

Paramètre 2003

Students from the undergraduate program in visual and media arts, UQAM

 

December 5 to 13, 2003

 

[More information - French only]

Comme à chaque année, pour couronner la fin de la session d'automne, la Galerie de l'UQAM accueille l'exposition étudiante Paramètre 2003. À cette occasion, l'École des arts visuels et médiatiques de l'UQAM présente une sélection de travaux étudiants retenus par un jury composé d'enseignants et de membres de la communauté artistique de Montréal.

Cette exposition permet de témoigner de la richesse et de la diversité des programmes qui privilégient une formation pluridisciplinaire. Elle témoigne également de la liberté et de la vivacité créatrice des étudiants ainsi que du professionnalisme auquel ils aspirent.

Lors du vernissage, l'École des arts visuels et médiatiques remet aux étudiants des projets primés les bourses d'excellence de la Fondation McAbbie. Cette exposition est devenue une tradition et une fête pour l'École.



Canada Council for the Arts Canada Council for the Arts

GALERIE DE L’UQAM

Université du Québec à Montréal
1400, Rue Berri, Pavillon Judith-Jasmin, Local J-R 120
Montréal, Québec
Tuesday to Saturday from noon to 6 p.m.
Free admission