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Les pratiques
André Clément, Jean Dubois, Paul Landon, Sylvie Readman, Stephen Schofield

An exhibition by 5 UQAM professors

 

January 19 to February 17, 2001

 

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La Galerie de l’UQAM présente, du 19 janvier au 17 février 2001, André Clément, Jean Dubois, Paul Landon, Sylvie Readman, Stephen Schofield : les pratiques. Cette exposition propose des œuvres souvent inédites de cinq nouveaux professeurs à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM. Elle fait état de leur pratique artistique et établit le contact avec la recherche qui motive la production de leurs œuvres.

Jean Dubois expose Tact, une installation vidéo interactive contrôlée à l’aide d’un écran tactile, qui permet la rencontre et le dialogue gestuel par le toucher et la caresse entre le spectateur et un personnage situé de l’autre côté de l’écran.

Stephen Schofield offre des sculptures et des dessins qui explorent l’humeur, la turbulence et l’érotisme souvent occultés de notre image de l’espace domestique. Les sculptures sont formées à partir de matériaux et de procédés des laboratoires de la maison, cuisine, toilettes et jardin. Les dessins à caractère exploratoire suggèrent une relation plus diffuse entre sculpture et dessin, présentation et représentation, sujet et dispositif.

Mémoire ondulatoire d’André Clément montre l’image mouvante d’une passerelle métallique où filent des ombres, superposition numérique de documents visuels de diverses natures. Le travail explore les phénomènes perceptifs et interprétatifs liés à l’origine de l’image, à sa définition, à sa résolution en tant qu’énigme et à sa mise en scène dans l’espace et le temps.

Chemin, une installation audiovidéo de Paul Landon, amène le spectateur à déambuler dans un sentier étroit démarqué par des moniteurs vidéo. On longe une route principale à la campagne. Accompagnées de bruits de circulation et de sons de pas dans le gravier, les images tournées en marchant bougent comme le marcheur et donnent au spectateur l’impression que l’installation est en train de bouger autour de lui.

Sylvie Readman suit son développement d’un principe d’écriture au sein de sa pratique photographique à travers un travail d’épurement et de mise à distance du sujet photographique. Par diverses stratégies, au moment de la saisie de l’image elle s’engage dans une approche de la transcription de l’espace paysager et lors de la mise en forme en chambre noire, elle effectue une véritable transfiguration du négatif.

En concordance avec l’exposition se tiendront, tout au cours de la journée, des échanges avec les artistes le jeudi 1er février 2001.


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Marcel Blouin. SAINT-BARNABÉ SUD/Approche raisonnée et alchimie

Graduating master's student in visual and media arts, UQAM

 

January 19 to February 17, 2001

 

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La Galerie de l’UQAM présente, du 19 janvier au 17 février 2001, SAINT-BARNABÉ SUD/Approche raisonnée et alchimie, une exposition d’images photo-numériques de Marcel Blouin. Les prises de vue réalisées dans un boisé de la Montérégie nous montrent la nature, des amis et des parents de l’artiste, créant des atmosphères qui permettent à celui-ci de faire appel à une notion qui lui est chère : « la représentation du réel visible ».

Une question centrale oriente la démarche de Marcel Blouin : En quoi la photographie numérique propose-t-elle une nouvelle représentation du réel visible? Par son usage de procédés numériques, par son intérêt pour la psychologie de la cognition et l’esthétique, par ses recherches sur l’optique et la photographie, il nous propose des représentations du réel visible tantôt vraisemblables, tantôt subjectives. « Dans le contexte de la société des communications, nous vivons une perte de foi généralisée en l’image » et nous nous méfions de la « tromperie de la photographie numérique ». Dans cet esprit, l’exposition se présente comme une discussion avec le spectateur où se confondent les notions de mimétisme et de subjectivité, de raison et d’alchimie. Au regard des photographies, le doute s’installe devant la photographie devenue trompeuse.

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Point de chute
David Altmejd, Raphaëlle de Groot, Jérôme Fortin, Marie-Josée Laframboise et Manuelle Lalic

Curator: Louise Déry


March 2 to 31, 2001

 

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La Galerie de l’UQAM présente Point de chute, une exposition de 5 jeunes artistes montréalais, du 2 mars au 31 mars 2001. Un catalogue de 112 pages et 6 carnets individuels de 16 pages accompagnent l’exposition. Louise Déry, directrice de la Galerie de l’UQAM, est la commissaire de l’exposition et l’auteure des publications.

À partir de l’idée de la chute du temps, la commissaire a travaillé avec David Altmejd, Raphaëlle de Groot, Jérôme Fortin, Marie-Josée Laframboise et Manuela Lalic qui ont endossé certains paramètres de Point de chute, dont les balises, entre le fracas et la durée, leur sont demeurées très ouvertes et, par conséquent, risquées. Les projets qu’ils déploient ici sont tous inédits, l’exposition ayant pris la forme du chantier ou du laboratoire d’idées et d’œuvres.

De quelle chute est donc né le temps? Devant le temps, suggère Louise Déry, il y a quelque chose d’irréversible, comme devant l’art d’ailleurs, qui impose de repenser les rapports possibles entre le moment présent et la mémoire. Écoulement ou écroulement du temps, accumulation des images, comment survivre à cette tension? En regardant, peut-être, le temps qui se montre à travers les œuvres, en s’exposant à un modèle de temporalité autre, qui rendrait plus manifestes ces montages dont il est l’objet, dans l’art plus que dans toute autre chose. En amont de la création, lorsque les idées et les intuitions besognent avec le savoir et les intentions. En aval de la chute, alors que l’artiste, premier spectateur du temps de son œuvre, la voit se construire et s’affiner petit à petit. Et là, devant le spectateur, témoin de tous ces temps contractés, l’œuvre. Exposée. S’exposant. ?

La Galerie de l’UQAM a produit plusieurs publications à l’occasion de ce projet, toutes réalisées par la conceptrice graphique Emmelyne Pornillos : d’abord, un catalogue collectif qui réunit le travail des artistes, leurs projets pour l’exposition, plusieurs essais de la commissaire, de brefs portraits de la pratique des artistes rédigés par Anne-Marie Ninacs ainsi qu’une iconographie très substantielle documentant, pour la première fois dans certains cas, le travail des artistes. De plus, des carnets monographiques sur chacun d’entre eux ont été réalisés sous la forme de tirés à part individuels. Un sixième tiré à part renferme les textes de la commissaire sur Point de chute et développe certains concepts qui accompagnent sa pratique dans le domaine de la muséologie de l’art contemporain depuis plusieurs années.

Le projet a été soutenu financièrement par l’Université du Québec à Montréal, le Conseil des arts et des lettres du Québec et le Conseil des Arts du Canada.

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Dalia Chauveau. Clonez-vous en 6 étapes

Graduating master's student in visual and media art, UQAM


March 2 to 31, 2001


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La Galerie de l’UQAM lancera officiellement le nouveau kiosque de clonage ambulant, Clonez-vous en 6 étapes, de l’Agence de clonage Dalia Chauveau, du 2 au 31 mars 2001, dans la petite salle de la Galerie.

Le dispositif de Clonez-vous en 6 étapes permet un clonage privé, rapide et sécuritaire. Un rabais de 10 % est offert pendant la durée de l’exposition. En prime, sur présentation du carton d’invitation, les visiteurs pourront recevoir gratuitement un portrait numérisé de leur clone.

L’agence de clonage Dalia Chauveau, fondée en 1999, offrira bientôt via son site Internet une multitude de services personnalisés. La fondatrice, Dalia Chauveau, œuvre artistiquement dans le domaine de la génétique depuis 1993. Clone elle-même, elle maîtrise très bien l’art du clonage. En plus d’offrir un service personnalisé haut de gamme, elle travaille en collaboration avec plusieurs centres de recherche universitaires à l’élaboration de projets innovateurs.

Consciente des crises existentielles vécues par certains de ses clones, l’Agence finance plusieurs projets pilotes à caractère social. Elle veille au bien-être de ses protégés et à cet effet, elle a créé la Fondation Clone aide. Les fonds amassés par la Fondation ont servi à la création d'un service d’adoption pour clones abandonnés et à la construction d’un centre d’aide aux clones en difficulté non recyclables.

Présentement, l’Agence de clonage Dalia Chauveau lance une campagne de sensibilisation contre la violence faite aux clones.

L’organisme a reçu la médaille d’or décernée par l’association des consommateurs pour l’année 1999. Le pourcentage d’erreur de programmation de l’Agence est parmi les plus bas au pays et ses pratiques sont conformes aux normes internationales.

L’Agence de clonage Dalia Chauveau offre un vaste choix de clones sur mesure adaptés aux besoins de tous, ainsi qu’un service confidentiel personnalisé. Pour savoir comment l’Agence peut vous aider, vous pouvez consulter ses spécialistes aux adresses suivantes : www.agencedeclonage.com et clonagedc@yahoo.com

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Printemps Plein Temps 2001

Graduating students from the undergraduate program in visual and media arts, UQAM

 

April 13 to 28, 2001

 

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La Galerie de l'UQAM présente, du 13 au 28 avril 2001, une exposition de travaux des étudiants finissant le baccalauréat en arts visuels de l'UQAM, intitulée Printemps Plein temps 2001.

Cette exposition est organisée en collaboration avec l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM. Elle permet tout autant de saisir les principales orientations menées par des étudiants qui terminent le baccalauréat en arts visuels, que d'observer les premiers éléments artistiques d'une relève en émergence.

Lors du vernissage, le 12 avril à 17h30, le nom des lauréats du Prix d’excellence Jacques de Tonnancour, du Prix d’excellence Irène Senécal, du Prix des professeurs de l’École des arts visuels et médiatiques, des bourses de la Fondation McAbbie et de la bourse Pierre-Ayot sera dévoilé.

Le projet a été soutenu financièrement par l’Université du Québec à Montréal, le Conseil des arts et des lettres du Québec et le Conseil des Arts du Canada.

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Nancy Spero. The spoken image

Curator: Louise Déry


May 10 to June 23, 2001

 

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La Galerie de l'UQAM inaugure en présence de l'artiste, le 9 mai à 17 h 30, l'exposition Nancy Spero. L'image parlée / The Spoken Image, réalisée par Louise Déry, commissaire et directrice de la Galerie de l'UQAM. À cette occasion, le catalogue de l'exposition, qui a cours jusqu'au 23 juin 2001, sera également lancé.

Une artiste engagée

Le travail de Nancy Spero prend place au cœur des changements que connaissent les grands récits: celui de l'histoire des femmes et de ce qu'il est convenu d'appeler dorénavant les féminismes, celui de l'histoire de leur art dans le système de légitimation du musée et de la critique, celui de l'histoire de l'art amenée depuis peu à leur ménager une place et celui de l'histoire sociale tout entière qui s'est trouvée considérablement transformée des suites de ce que d'aucuns ont appelé la plus grande révolution du xxesiècle. Celle-là même qui fut qualifiée depuis quelques décennies déjà de prophète féministe, d'artiste culte et de poète visuelle a réalisé une œuvre fragile et tranchante, libre et engagée, historique et tellement présente au monde d'aujourd'hui.

Les œuvres exposées

Ce n'est pas sans fierté que la Galerie de l'UQAM a réuni quelques-unes des œuvres les plus importantes de sa production. Dans cette exposition, placée sous le signe de l'image parlée, les 22 grands panneaux de The First Language, une œuvre de 1979-1981 faisant près de deux cents pieds de longueur, mettront le visiteur en contact avec les thèmes, les formes et les techniques d'impression et de dessin de l'artiste. Se rencontrent ici de nombreuses figures de femmes qui peuplent et enluminent ses planches et qui, malgré leur appartenance à des temps et à des espaces différents, convergent et conversent en toute liberté sur les impressionnantes frises de papier qui signent par excellence la manière Spero. En complément, une œuvre plus récente, Marlene, Sky Goddess, Lillith, de 1989, composée de 7 panneaux dessinés et imprimés manuellement sur papier, poursuit l'élaboration du répertoire féministe de l'artiste avec entre autre, la figure reconnaissable de Marlene Dietrich.

Nancy Spero. L'image parlée / The Spoken Image permet de voir ces œuvres et, dans le contexte d'une galerie universitaire, de les faire découvrir à de nouvelles générations d'étudiants, de jeunes artistes et d'autres publics mobilisés plus récemment par l'art contemporain.

Le catalogue

La Galerie de l'UQAM, productrice de l'exposition Nancy Spero. L'image parlée / The Spoken Image, publie également un catalogue. Un essai substantiel de la commissaire Louise Déry, la reproduction de toutes les œuvres exposées, une section supplémentaire sur l'impressionnante mosaïque que l'artiste vient de compléter dans le métro de New York et une documentation complémentaire sont inclus dans l'ouvrage de 96 pages en couleurs qui se présente avec une couverture rigide. Il est distribué par la Galerie de l'UQAM au coût de 25 $.

Informations biographiques

Nancy Spero est née à Cleveland en 1926. Au cœur des années soixante, elle débute sa carrière sur le terreau inhospitalier d'une histoire de l'art américain subordonnée aux effets héroïques de la grande peinture expressionniste abstraite et au règne déferlant du Pop Art. Nancy Spero, tout entière vouée à son théâtre de résistance, produit des œuvres issues d'une réaction contestataire au pouvoir mâle pendant la guerre du Vietnam et se propulse avec virulence sur l'échiquier d'une scène artistique new-yorkaise dédaigneuse des premières audaces féministes. À partir de 1974, sa décision de ne recourir qu'à la représentation féminine, combinée à l'épanouissement formel considérable de ses installations de dessin, radicalisent sa démarche. Sur fond de protestation, de lutte et d'ironie inscrites dans une recherche artistique énergique, iconoclaste et inventive, elle réinvente l'histoire. Depuis, ses œuvres sont l'objet d'une attention admirative par l'ensemble de la scène internationale.

Au Canada, on compte sa présence au sein de quelques expositions individuelles et collectives, dont la première eut lieu à la Galerie France Morin en 1982 et les plus récentes au Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa et chez Optica à Montréal en 1993. Au cours de ces années, plusieurs œuvres ont également fait leur entrée dans quelques collections canadiennes, en particulier à Ottawa, à Toronto et à Vancouver.

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Jana Sterbak. Thinking Out Loud

Curator: Louise Déry


May 10 to June, 2001

 

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Après la Chine, à l'automne 2000, la Galerie de l'UQAM ouvre en ses lieux, le mercredi 9 mai à 17 h 30, une exposition de dessins inédits de l'artiste Jana Sterbak intitulée Jana Sterbak. Penser tout haut / Thinking Out Loud. Louise Déry, directrice de la Galerie, commissaire et auteure du catalogue également lancé à l'occasion du vernissage, a réuni près de quarante croquis et esquisses, une grande installation de neufs dessins au graphite et trois œuvres tridimensionnelles choisies pour le caractère linéaire et graphique de leurs formes et de leurs matériaux. L'exposition se poursuivra jusqu'au 23 juin 2001.

Une exposition de dessins inédits

D'entrée de jeu, la pulsion du dessin, chez une artiste aussi singulière que Jana Sterbak est celle d'une investigation. Le mobile de son travail semble en effet résider dans le fait que l'œuvre déporte l'objet de réflexion vers un parti pris qui concerne la constitution du savoir. Plusieurs auteurs ont déjà relevé le lien étroit qui existe, chez elle, entre la science et l'art, entre la recherche de connaissances par la science et par l'art. Il n'en va pas autrement dans ses œuvres graphiques, car Jana Sterbak s'adonne à une pratique intellectuelle non pas du dessin mais par le dessin. Cette attitude signe son désir de rendre parfois plus concrets les chemins de sa pensée. Qui plus est, lecture, écriture et dessin cheminent étroitement dans le processus de conception des œuvres de Jana Sterbak.

La présente exposition, dont les œuvres remontent jusqu'à 1977, constitue un angle d'approche nouveau et une première dans la compréhension de l'œuvre de l'artiste. À compter de l'automne 2002, une tournée européenne et nord-américaine permettra de diffuser cette dimension pratiquement inconnue de la démarche de Sterbak et de faire connaître le travail effectué par la Galerie de l'UQAM au plan de la recherche et du rayonnement des artistes du Québec.

Le catalogue

La Galerie de l'UQAM, productrice de l'exposition Jana Sterbak. Penser tout haut / Thinking Out Loud, publie également un catalogue monographique sur les dessins de l'artiste. Un essai substantiel de la commissaire Louise Déry, la reproduction de toutes les œuvres exposées et une documentation complémentaire sont inclus dans l'ouvrage de 112 pages en couleurs qui se présente avec une couverture rigide. Il est distribué par la Galerie de l'UQAM au coût de 25 $.

Jana Sterbak

Jana Sterbak est née à Prague en 1955. Elle vit à Montréal et à Barcelone en Espagne. Ses œuvres, exposées depuis 1978 aussi bien sur la scène nationale que partout à l'étranger, sont empreintes d'une vision artistique pénétrante. Axées sur le corps ou sur divers objets qui sont créés et utilisés comme métaphores du corps, elles expriment certaines formes de la vie psychique qui vont au-delà de la raison, proposant un regard souvent surréaliste, voire humoristique, sur la vie. Jana Sterbak a présent? son travail lors de plusieurs expositions individuelles: au Museum of Contemporary Art de Chicago en 1998, au Musée d'art moderne de Saint-Étienne en France, à la Fundacio Antoni Tapies à Barcelone et à la Serpentine Gallery en 1995 et 1996, au Museum of Modern Art de New York en 1993 et au Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa en 1991, pour ne citer que ces quelques exemples. En 2002, elle présentera une sélection de plusieurs œuvres à la Konsthall de Malmö, en Suède, alors que l'exposition de dessins de la Galerie de l'UQAM sera en tournée en Europe et en Amérique.

Le carnet éducatif

La Galerie de l'UQAM publie une brochure éducative offerte gracieusement aux visiteurs pour les guider dans leur parcours de l'exposition.

Licence Creative Commons
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Myopie
Christian Châtel, Magali Desbazeille et Chris Lidl

Curator: Louise Déry


September 7 to October 6, 2001

 

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La Galerie de l’UQAM inaugure, en présence des artistes, le 6 septembre à 17 h30, l’exposition Myopie. Cette dernière, sous la responsabilité de la directrice de la Galerie de l’UQAM, Louise Déry, réunit un corpus d’œuvres de Christian Châtel, Magali Desbazeille et Christl Lidl.

Les trois artistes réunis au sein de ce projet travaillent un même médium, celui de l'image enregistrée, qu'elle soit vidéographique, numérique, photographique ou cinématographique. La singularité de leur œuvre transparaît notamment dans le mode de diffusion, le support et le principe de monstration de cette image.

Myopie est pour cela un projet de mise au point sur l'image. Où s'arrête la limite du regard ? Comment perçoit-on une image, comment peut-elle nous apparaître autrement que par les canaux traditionnels ? Comment faire la mise au point de notre œil sur l'image? Que l'image soit d'eau, de sable, de verre ou mentale, Myopie met en jeu cette problématique de la mise au point : l’apparition d’un court instant de visibilité et l’évanouissement des vérités. Comment, dans le flou, être certain de ce que l'on voit? Comment, dans l'incertitude du rêve ou du souvenir, être sûr qu’il s’agit bien de ceci ou de cela? Comment, au travers de la transparence d'un verre, réussir à mettre au point son regard?

Christian Châtel, Magali Desbazeille et Christl Lidl sont diplômés du Fresnoy, Studio national des arts contemporains (France). Notons que l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM a établi un partenariat avec le Fresnoy, favorisant les échanges entre les étudiants et les professeurs.

Myopie est présentée dans le cadre de la manifestation culturelle France au Québec / la saison. Elle s'inscrit également dans le cadre des activités liées au Mois de la photo à Montréal.

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Lucie Lefebvre. Interventions paysagères

Graduating master's student in visual and medai arts, UQAM

 

September 7 to October 6, 2001

 

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La Galerie de l’UQAM présente, du 7 septembre au 6 octobre 2001, Interventions paysagères de Lucie Lefebvre. Le vernissage aura lieu le 6 septembre à 17h30. Cette exposition s’inscrit dans le cadre du Mois de la photo à Montréal.

La recherche de Lucie Lefebvre consiste à examiner les rapports que nous entretenons avec la nature et à sonder notre appréhension du paysage. La question que soulève cette problématique est celle d’une séparation de l’être humain de son environnement géographique, celle d’une relation liée à la nature, cette relation devenue distanciée et artificielle avec les divers objets et appareils mis en place entre nous et le monde : une jumelle, un guide touristique, un carnet d’esquisses, un appareil photo ou vidéo. Paradoxalement, ces objets, véritables écrans de la perception, servent à admirer et à jouir culturellement d’un paysage, tout en nous empêchant de le " voir " véritablement, d’être dans le paysage, de devenir paysage ou, en d’autres mots, de vivre une relation d’unification avec la nature.

L’artiste tente de mettre en lumière les écrans de perception, les voiles, les défenses que nous érigeons pour " ne pas voir " : les acquis culturels, les prédispositions émotionnelles, les codes picturaux de représentation, les conventions photographiques, etc. Sans éviter cette déroute, puisqu’elle use de la photographie pour soutenir son propos, Lucie Lefebvre désire combler l’inadéquation entre notre expérience de la nature et de sa représentation en proposant de nouvelles pistes de lecture, d'autres regards sur le paysage.

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Lani Maestro

Curator: Renee Baert


October 18 to November 24, 2001

 

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Deux nouvelles installations occuperont l’espace entier de la Galerie de l’UQAM quand s’ouvrira, le 18 octobre 2001, l’exposition personnelle de Lani Maestro.

Pour la petite galerie, Lani Maestro a créé une nouvelle installation, Tulala, dans laquelle des centaines de livres, eux-mêmes enchâssés dans deux tables-vitrines, renferment des "poèmes de fumée". La Galerie présentera aussi une version adaptée au lieu de Cradle (Couche), œuvre-clé de l’artiste constituée de douzaines de structures diaphanes, semblables à des tentes.

Dans son travail d’installation, Lani Maestro a recours à un minimum de matériaux pour produire un effet saisissant. Sa position éthique et politique s’ancre dans une poésie dépouillée et lucide, ainsi que dans le labeur requis par la production des œuvres. Chacune fabriquée à partir de matériaux très éphémères, les œuvres présentées à la Galerie de l’UQAM proposent des lieux de recueillement, de guérison, des espaces de rêve qui convoquent l’imaginaire et incitent à la réflexion.

Pour accompagner l’exposition, un catalogue couleur de 80 pages comprenant des reproductions des installations exposées, un essai en profondeur de la commissaire et une documentation contextuelle d’œuvres antérieures, donnera une première vue d’ensemble de la pratique de l’artiste.

Bien que Lani Maestro ait figuré dans de nombreuses expositions internationales, son travail a été moins souvent présenté à Montréal, sa ville de résidence. La Galerie de l’UQAM est donc particulièrement heureuse de présenter une exposition substantielle de cette artiste en milieu de carrière dont la démarche est parmi les plus subtiles et les plus réfléchies.

Parmi les récentes expositions auxquelles a participé Lani Maestro, mentionnons Shanghai Spirit (Shanghai Art Museum), The Asia-Pacific Triennial of Contemporary Art (Australie), le Centre culturel canadien (Paris), la 11e Biennale internationale de Sydney (Australie) et Crossings/Traversées au Musée des beaux-arts du canada. Son œuvre i want! i want! i want!, créée en 2000, était exposée à la Galerie de l’UQAM dans le cadre d’une exposition collective intitulée Là où ça est, doit advenir le Je.

Lani Maestro est née aux Philippines en 1957. Elle réside au Canada depuis 1982, vivant principalement à Montréal. Elle a été co-éditrice de Harbour Magazine of Art and Everyday Life, un magazine d’arts visuels et de littérature (1990-1994), et a assumé la codirection de Burning Editions, maison d’édition spécialisée dans les livres d’artistes. Elle a de plus enseigné à l’Université Concordia, dans le cadre du programme de maîtrise en arts plastiques.

Commissaire invitée pour l’exposition, la montréalaise Renee Baert est connue à travers le Canada pour ses expositions et ses écrits sur l’art contemporain. L’exposition et le catalogue ont été réalisés grâce à l’appui financier du Conseil des Arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec.

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Paramètre 2001

Students from the undergraduate program in visual and media arts, UQAM

 

December 7 to 15, 2001 

 

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La Galerie de l'UQAM présente du 7 au 15 décembre 2001, Paramètre 2001, une exposition des travaux d'étudiantes et d'étudiants du baccalauréat en arts visuels. Ces travaux ont été sélectionnés par un jury qui a examiné plus de 100 travaux soumis, couvrant des médiums artistiques aussi diversifiés que la photographie, la vidéographie, l'installation, la peinture, l'estampe et la sculpture.

Le vernissage aura lieu le jeudi 6 décembre à 17 h 30. Seront remis à cette occasion les prix et les bourses soulignant l'excellence des projets désignés par le jury ; trois prix d'une valeur de 2 500$ attribués par la Fondation McAbbie; un prix de 1 000$, don de Omer de Serres.



Canada Council for the Arts Canada Council for the Arts

GALERIE DE L’UQAM

Université du Québec à Montréal
1400, Rue Berri, Pavillon Judith-Jasmin, Local J-R 120
Montréal, Québec
Tuesday to Saturday from noon to 6 p.m.
Free admission